mardi 20 novembre 2012

Thon rouge : Devinez l'escroquerie qui se cache dans cet article...

Une escroquerie se cache dans cet article : "Les quotas de pêche au thon rouge repartent à la hausse"

Après le trafic de thon rouge que WWF a voulu nous faire avaler, France TV / AFP nous révèle dans cet article une autre escroquerie, cette fois-ci commerciale...

Le battage médiatique orchestré par le WWF autour du thon rouge vendu illégalement au Japon (via le Panama) n'était qu'une supercherie d'avant ICCAT :

31 octobre 2012. Le WWF dévoile les fraudes sur le commerce de thon rouge

Une nouvelle étude commanditée par le WWF dévoile qu’entre 2000 et 2010, l’équivalent de 18 704 tonnes de thon rouge aurait transité via le Panama sans avoir été déclarées à la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT), organe officiel international de gestion des pêches.

Au-delà du Panama, d’autres pays méditerranéens comme l’Espagne, l’Italie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie ainsi que le Japon seraient impliqués. Suite à ces nouvelles révélations, le WWF appelle l’ICCAT et les pays concernés à mener d’urgence une enquête approfondie avec les données plus détaillées dont ils disposent.

« C’est la première fois qu’une étude traite de ce sujet et elle ne montre certainement que la partie visible de l’iceberg. Nous avons enfin les preuves d’une situation dont tout le monde est au courant depuis des années y compris l’ICCAT » a déclaré Sergi Tudela, responsable du programme pêche au WWF Méditerranée.

Basée à la fois sur la comparaison entre des déclarations douanières et données d’échanges commerciaux et les rapports de l’ICCAT, cette étude révèle, qu’en une décennie 14 327 tonnes de thon rouge transformé, soit l’équivalent de 18 704 tonnes en poids vif, auraient transité par le Panama.

14 327 tonnes de thon rouge transformé ont été importées au Panama depuis les pays méditerranéens (Espagne, Italie, Maroc, Tunisie et Turquie), puis 13 730 tonnes ont été exportées du Panama vers le Japon.... 

Suite du Communiqué

De nombreux médias se sont laissés gruger par ce communiqué dont le contenu a été dénoncé le 19 novembre 2012 par Alain Fonteneau, directeur de recherche à l'Ird, sur France Culture lors de l'émission Cultures Monde consacrée à la pêche : De Dakar à Valparaiso : pêcher dans les eaux du monde (1/4)- Quelle politique de la pêche pour l’Europe ? (Le thon rouge en cause aurait été déclaré à l'ICCAT) 

4 ans plus tôt....


Graphique tiré de ce document : WWF

Réponse : Fraude à l'étiquetage. Thon rouge pêché en Océan Indien est probablement de l'Albacore, "Thunnus albacores" et non "Thunnus thynnus", le nom scientifique du thon rouge (dont l'aire de répartition n'englobe pas l'Océan Indien).

Autres articles :
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Le 28 janvier 2013


Le thon rouge n'était que du vulgaire albacore : le mareyeur dans les filets de la justice.

On connaissait le papillon dont le battement d'aile suffit à semer un désordre planétaire. Voici maintenant le thon de l'océan Indien dont le frétillement donne de l'urticaire jusqu'au tribunal de La Rochelle.

Il était une fois, donc, un poissonnier qui vendait du poisson sur le marché d'Ussel, en Corrèze. Jusque-là, rien de répréhensible, même si le marché d'Ussel est moins réputé que celui de Brive-la-Gaillarde. Un fin limier de la répression des fraudes, passant par-là, avisa sur l'étal quelques filets de thon rouge qui indiquaient comme origine géographique : « pêché dans l'océan Indien ». Bon sang, mais c'est bien sûr ! Il n'y a pas de thon rouge dans l'océan Indien. Il ne pouvait s'agir que de thon albacore, le « thunus vulgaris », qui coûte trois fois moins cher. Ce que l'enquête confirma.

Le contrôleur eut vite fait de remonter à la source, un mareyeur de La Rochelle. Lequel confirma qu'il avait bien vendu du thon au poissonnier d'Ussel. Si le bordereau mentionnait « thon rouge », ajouta-t-il, c'était une simple erreur matérielle. D'ailleurs, ne l'avait-il pas facturé au prix du thon blanc, à 16,50 € le kilo ?

Les faits datent du 26 septembre 2008. Ils auront mis plus de quatre ans pour remonter à la surface devant le tribunal correctionnel. L'avocat du mareyeur rochelais, le bâtonnier François Drageon, se dit « consterné », « fou de rage ». Au point de plaider… bénévolement. « Quatre ans de procédure, deux administrations l'une en Corrèze, l'autre en Charente-Maritime, trois juges, un procureur de la République, une greffière et des avocats mobilisés, tout ça pour trois kilos et demi de thon et 57 euros de préjudice ? Vous ne pensez pas qu'on a tous autre chose à faire ! Un contrôleur a monté une véritable usine à gaz dont la seule logique est de justifier son emploi. »

La défense a plaidé la relaxe « pour une question de principes ». Le procureur, qui ne croit pas à la bonne foi du mareyeur, a requis une amende de 3 000 euros. Jugement dans notre édition de jeudi.

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Que Choisir - Février 2013

Attention au risque de manipulation

La fausse disparition du thon rouge en Méditerranée


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