vendredi 5 octobre 2012

Aquaculture contre la faim. Le contrôle des entreprises sur la nutrition par le biais des partenariats Public-Privé (PPP)


Le contrôle des entreprises sur l'alimentation et la nutrition par le biais des partenariats Public-Privé concerne tout particulièrement le secteur de la pêche.... Avec près de 40% des produits de la mer échangés sur le marché international pour une valeur estimée à 138 milliards de US$ en 2012, le commerce du poisson reste très dynamique. Il attise les convoitises des plus grandes sociétés de négoce impliquées dans les denrées alimentaires....

A titre de comparaison : le commerce mondial des céréales : 295,5 milliards US$, du sucre : 50 milliards US$, de la viande : 29,2 milliards US$....

Annoncé le 1 octobre 2012, le nouveau partenariat mondial pour l’aquaculture au profit de la lutte contre la faim s’inscrit dans le cadre des partenariats Public-Privé (PPP). Le projet baptisé AFSPAN (Aquaculture pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la nutrition), et financé par l'Union européenne (UE) à hauteur d'un million d'euros, est géré par la FAO en partenariat avec une alliance mondiale de vingt organismes de développement, gouvernements et universités.

L’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition 2012 nous ouvre les yeux !!!

L'observatoire du droit à l'alimentation et à la nutrition regroupe des organisations défenseurs des droits humains. Cet observatoire fait la lumière sur les acteurs qui contrôlent la prise de décision et l'élaboration des politiques concernant l'alimentation et la nutrition. Le rapport analyse la chaîne de pouvoir pour déchiffrer les causes structurelles sous-jacentes de la faim et de la malnutrition qui affectent actuellement une grande partie de la population mondiale. (Voir plus bas l'exemple de la nutrition infantile dont le programme SUN est financé par la fondation Bill Gates qui détient par ailleurs un grand nombre de parts/actions chez Coca Cola, McDonald et Wal-Mart).

Cet observatoire permet aussi de comprendre les grandes évolutions dans la gouvernance de la pêche mondiale, notamment la main-mise du secteur privé avec le soutien des fondations et des ONG Environnementales sur les pêcheries et l'aquaculture aux quatre coins de la planète. Sous couvert de surpêche, Privatisation des ressources halieutiques (sous la forme de quota individuel transférable), Sanctuarisation des espaces maritimes et Ecolabellisation du poisson  font partie intégrante de la stratégie de ces nouveaux acteurs de la filière de la pêche. En réalité, ils souhaitent contrôler le poisson en tant que source de profit à long terme...

Le secteur privé et certaines ONG internationales ont acquis une influence sans précédent sur la gouvernance mondiale, tandis que les États assistent au déclin de leur emprise. L’explication donnée à cette étroite collaboration avec le secteur privé est la « rareté » des fonds publics. Or, cette rareté ne concerne que le financement du développement, puisqu’une quantité suffisante de fonds publics est libérée afin de renflouer les entreprises. Cette influence croissante a fait de la signature de partenariats Public-Privé (PPP) la stratégie numéro un pour répondre aux besoins de la population mondiale dans le domaine de la santé et de la nutrition.

Ces dernières années, les Nations Unies se sont avérées être l’un des principaux promoteurs des PPP (conclus le plus souvent avec des entités commerciales). Beaucoup considèrent ces partenariats comme l’instrument nécessaire et idéal pour financer les activités de développement. Une analyse plus approfondie révèle toutefois les multiples enjeux (parfois contradictoires) et les conflits d’intérêts qu’ils renferment.

Les PPP ont permis de renforcer certains programmes en s’orientant vers des solutions non durables, axées sur l’utilisation de technologies et sur le marché, pour résoudre des problèmes spécifiques, sans tenir compte des déterminants sociaux de la santé et de la nutrition. Ils se sont révélés incapables de promouvoir et de soutenir des approches sectorielles horizontalement intégrées et explicitement engagées en faveur du renforcement des systèmes locaux de prestation de services, et de répondre aux besoins locaux. La nécessité de conclure de nouvelles alliances avec la société civile, les organisations populaires et les mouvements sociaux pour promouvoir le droit à la nutrition réaffirme la place centrale que devrait occuper la participation démocratique dans la prise de décisions concernant la fourniture des services sociaux. Étant donné que les partenaires finançant ces projets disposent généralement d’un pouvoir disproportionné dans la prise de décisions, le modèle de PPP ne peut garantir une participation démocratique. Autre défaut de ces ententes, elles s’orientent souvent vers des solutions techniques fragmentées, dictées par le marché, qui s’accompagnent de nets avantages pour les sociétés participantes, mais de bénéfices discutables pour les populations ciblées, tout en ignorant les causes sociales de leurs problèmes, comme c’est clairement le cas de l’initiative pour le renforcement de la nutrition maternelle et infantile (SUN).

Qui oriente l’initiative SUN et fixe les enjeux prioritaires mondiaux en matière de nutrition ?

Dans le passé, les priorités mondiales en matière de nutrition étaient définies en premier lieu par le Comité permanent de la nutrition des Nations Unies (SCN). Début 2009, la Banque mondiale, accompagnée d’organismes onusiens (UNICEF, PNUD et SCN) et de donateurs tels que les agences britannique et canadienne pour le développement, la fondation Bill and Melinda Gates, Save the Children-USA, Hellen Keller International et d’autres, ont développé le Plan d’action mondial pour des investissements dans le renforcement de la nutrition. Ce plan a ouvert l’espace au secteur privé pour qu’il joue un rôle de plus en plus important dans la définition des priorités dans le domaine de la nutrition à l’échelle mondiale. Il convient de rappeler que la fondation Gates détient un grand nombre de parts/actions chez Coca Cola, McDonald, Exxon Mobil, BP, Caterpillar et Wal-Mart.

Philippe Favrelière (texte modifié le 6 octobre 2012) avec le concours de l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition - Qui décide des questions d’alimentation et de nutrition à l’échelle mondiale ? Les stratégies pour reprendre le contrôle/ Octobre 2012, cliquer Ici pour télécharger directement le document ou pour toutes les informations sur l'Observatoire

Autres articles :


Pour aller plus loin....

Les tendances du commerce des produits de la mer :
  • Résumé : Perspectives de l'alimentation (Faits saillants), mai 2012, cliquer SMIAR
  • Détails (en anglais) : Food Outlook - Global Market Analysis, may 2012, cliquer SMIAR
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Nouveau partenariat mondial pour l’aquaculture au profit de la lutte contre la faim
           
L’Union européenne, chef de file d’une initiative triennale
Reconnaître le rôle de l'aquaculture dans la sécurité alimentaire

1er octobre 2012, Rome - Une grande initiative internationale a été lancée afin de mieux comprendre le rôle de l'aquaculture dans la sécurité alimentaire des pays pauvres.

Le projet, financé par l'Union européenne (UE) à hauteur d'un million d'euros, est géré par la FAO en partenariat avec une alliance mondiale de vingt organismes de développement, gouvernements et universités.

L'initiative aidera les pays à faible revenu et à déficit vivrier d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine à élaborer des politiques durables pour améliorer les moyens d'existence de millions de pauvres.

Rôle central

Le poisson représente la principale source de protéines pour 17 pour cent de la population mondiale - et pour près de 25 pour cent des habitants des PFRDV. Il est aussi une source importante d'acides gras oméga-3 qui contribuent au développement du cœur et du cerveau et protègent des risques de maladies cardiovasculaires. Près de 50 pour cent du poisson que nous consommons aujourd'hui est issu de l'aquaculture.

Bien que l'aquaculture soit considérée comme ayant un rôle central dans la lutte contre la faim, on ne connaît pas exactement son impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et sur la réduction de la pauvreté dans les pays en développement.

Compte tenu des projections de croissance démographique, des demandes croissantes de produits de la pêche et de la production stable des pêches de capture, l'aquaculture devra être développée pour satisfaire la demande future de poisson.

Impact sur la sécurité alimentaire

Le nouveau partenariat représente les régions du monde où l'aquaculture joue un rôle majeur et contribue aux moyens de subsistance de millions de petits pêcheurs. Il comprend également des institutions clés dotées d'une vaste expertise dans la recherche, la mise en œuvre des projets de développement et la vulgarisation.

Le projet baptisé AFSPAN (Aquaculture pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la nutrition) mettra au point de nouveaux moyens de mesurer la contribution de l'aquaculture grâce à de meilleurs outils et à des évaluations plus systématiques et quantitatives. Il élaborera en outre des stratégies visant à améliorer l'impact de l'aquaculture sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction de la pauvreté.

"Le projet travaillera en étroite collaboration avec les communautés de pêcheurs et se concentrera sur la recherche sur le terrain dans de nombreux pays en développement où l'aquaculture est un secteur porteur. Il élaborera des outils et des méthodologies visant à aider les partenaires à élaborer des politiques axées sur une meilleure contribution de l'aquaculture à la sécurité alimentaire et nutritionnelle", a déclaré Rohana Subasinghe, expert de la FAO en aquaculture et coordonnateur du projet. Source : FAO



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Comité des pêches 2012 : Le Burkina veut un fonds pour développer son aquaculture

Le Burkina Faso demande la création de fonds pour développer l’aquaculture dans les pays sans littoral. C’est à l’occasion de la trentième session du Comité des pêches de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), tenue du 9 au 13 juillet 2012 à Rome.

Le Comité des pêches (COFI), un organe consultatif du Conseil de la (FAO) a tenu sa trentième session du 09 au 13 juillet 2012 à Rome en Italie. Environ 120 pays, 64 organisations intergouvernementales et organisations non gouvernementales ont pris part à ce forum intergouvernemental mondial pour examiner les grands problèmes des pêches et de l’aquaculture dans le monde.....

Des records pour la pêche

Les débats sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture ont mis en exergue l’importance de ce secteur pour l’humanité toute entière. Les pêches et l’aquaculture sont une source essentielle d’aliments et de protéines pour des milliards de personnes dans le monde. Plus d’une personne sur dix dans le monde tirent leurs moyens d’existence de ce secteur. En 2011, le poisson et les produits de la pêche figuraient parmi les produits alimentaires les plus commercialisés à travers le monde....

Le Burkina au rendez-vous

Le Burkina Faso, pays sans littoral, plus consommateur que producteur de poisson, a tout de même tenu le pari de la participation au COFI. Le pays était représenté par Laurent Diandioua Coulidiati, Conseiller près l’ambassade du Burkina Faso en Italie, représentant permanent adjoint auprès de la FAO. A côté d’autres délégations comme celles des Etats-Unies d’Amérique ou de la république Chine composées d’une dizaine d’experts ou diplomates au moins. Aucun professionnel de la pêche du Burkina n’y était présent. « Bien que nous n’ayons pas de mer, nous consommons beaucoup de produits qui viennent de la mer. Aujourd’hui on parle de pêche responsable, il y a aussi les aspects sanitaires et autres par rapport à ce que nous consommons en termes de poissons et autres fruits de mer. Par rapport à cela nous trouvons que nous avons notre place quand même dans les discussions, bien que 75% des discussions concernent la grande pêche, maritime notamment », précise Laurent Diandioua Coulidiati.

La demande de poisson au Burkina se situe entre 25000 et 30000 tonnes par an, alors que la production nationale atteint à peine 10000 tonnes. « Pour combler ce gap, la solution préconisée c’est surtout l’aquaculture qui consiste à élever certains produits provenant de l’eau, depuis le poisson que tout le monde connait en passant par les grenouilles et aussi les crabes d’eau douce », fait comprendre le présentant du Burkina au COFI. Selon le rapport sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture en 2012, l’aquaculture est l’un des secteurs de production d’aliments qui croissent le plus. Le Burkina Faso a préconisé la mise en place de fonds pour permettre aux pays sans littoral de développer l’aquaculture et aussi de mieux organiser les acteurs de la pêche artisanale. Le Burkina a également souhaité un transfert de technologies en matière d’aquaculture.

« Les autorités burkinabé s’appuient souvent sur l’exemple du Brésil où l’aquaculture se déroule exactement comme on élève les poulets chez nous dans les villages. Nous avons demandé qu’il y ait un transfert de technologie vers le Burkina pour permettre à nos populations locales de maîtriser la technique », explique Laurent Diandioua Coulidiati. Le Burkina Faso est reconnu pour ses nombreux barrages. Une aubaine pour le pays qui pourrait envisager l’association de l’agriculture irriguée à la pisciculture. Sur ce plan, le représentant du Burkina au COFI se veut rassurant. « Depuis un certain temps, on tient compte de la production de poisson dans la conception des différents barrages », déclare-t-il.

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Au terme de la semaine de débats interminables, souvent marqués par des positions inflexibles de certains pays, le Burkina sort satisfait. Satisfait d’avoir pu faire entendre sa voix auprès de grands pays de la pêche. Satisfait d’avoir pris une part active dans le déroulement des travaux en tant que membre de la commission chargée de la rédaction du rapport de la 30e session du COFI.

Inoussa MAÏGA
 

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Occuper le système alimentaire !

Les organisations de la société civile appellent à un changement quant aux prises de décision sur l'alimentation et la nutrition à l'échelle mondiale

Genève, le 25 septembre 2012 – À l'occasion de la présentation du cinquième rapport annuel sur le droit à l'alimentation et à la nutrition, les représentants de la société civile déclarent qu'il est impossible de lutter contre les causes de la faim tout en gardant intactes les relations de pouvoir existantes. « L’alimentation et le pouvoir sont liés. Il est quasiment impossible de trouver une personne parmi les plus influentes de la politique et de la société qui ne puisse manger à sa faim », a déclaré Huguette Akplogan-Dossa, Coordinatrice régionale du Réseau africain pour le droit à l'alimentation (RAPDA). « L’exclusion de la prise de décisions économiques et politiques va généralement de pair avec un plus grand risque de souffrir de la faim et de la malnutrition. »

Le rapport global de l'Observatoire du droit à l'alimentation et à la nutrition 2012, intitulé « Qui décide des questions d'alimentation et de nutrition à l'échelle mondiale - Stratégies pour reprendre le contrôle », donne une multitude d'exemples de violations graves du droit à l'alimentation et à la nutrition provoquées par le système  alimentaire actuel : expulsions forcées et accaparement des terres par des entreprises ou des membres corrompus des gouvernements, comme en témoignent les articles sur le Mexique et sur le Printemps arabe, ou encore programmes d'approvisionnement en denrées alimentaires inappropriés et investissements spéculatifs dans les agrocarburants, comme décrits dans les articles sur le Bangladesh, le Paraguay et les Philippines. « Les personnes qui protestent parce qu'elles ont été privées de leurs terres et ne peuvent plus nourrir leur famille de leur travail sont souvent arrêtées et victimes de violence. C'est inacceptable », a déclaré Gerald Staberock, Secrétaire général de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT).

« Nous ne pouvons plus accepter la faim chronique ou les émeutes de la faim dépeintes comme des conséquences de catastrophes naturelles ou de défaillances anonymes du marché », a rajouté Lalji Desai, Secrétaire général de l'Alliance mondiale des peuples autochtones mobiles et des pastoralistes nomades (WAMIP). « Les terribles conditions de vie de centaines de millions de personnes sont en fait causées par leur perte de contrôle sur leur alimentation et leur nutrition. C'est pourquoi nous luttons pour notre droit à l'autodétermination et à la souveraineté alimentaire». Suite du communiqué de l’Observatoire

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L'influence des grandes sociétés de négoce sur le système alimentaire mondial

Acteurs influents mais peu connus du système alimentaire mondial, les quatre leaders du négoce font l'objet d'un rapport détaillé commandé par Oxfam. Selon l'ONG, des multinationales comme Cargill ou Louis Dreyfus participent pleinement à la volatilité des prix agricoles et à l'accaparement des terres.

De « Occuper le système alimentaire ! » pour l'Observatoire du droit à l'alimentation  à « Cultivons » pour « réparer le système alimentaire mondial » pour Oxfam, les mobilisations internationales pour dénoncer la mainmise de l’agro-industrie et de la finance sur l’agriculture se multiplient. Mais si Monsanto, Nestlé ou Walmart sont largement épinglés, les principales sociétés de négoce en matières premières agricoles restent méconnues. Pour les sortir de l’ombre, Oxfam a missionné un expert et deux universitaires sur le rôle de ces sociétés dans le système agricole mondial. Dans leurs travaux publiés en août 2012, les auteurs concluent que ces « acteurs sont décisifs dans la restructuration globale en cours, en particulier concernant « la croissance rapide du secteur des biocarburants, l’acquisition à grande échelle de terres dans les pays en développement et la financiarisation du marché des matières premières agricoles ».

Les quatre plus grosses sociétés, Archer Daniels Midland (ADM), Bunge, Cargill et Louis Dreyfus, se partagent à elles seules 90 % du marché des céréales. Les ABCD, dénommées ainsi selon l’acronyme de leurs initiales, dominent donc largement le marché mondial des matières premières agricoles. Elles interviennent également à toutes les étapes de la chaîne agricole  industrielle, à la fois comme fournisseurs de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires, mais aussi comme propriétaires terriens, financeurs, transporteurs... Par exemple, ADM, Cargill et Bunge représentent 60% du financement total de la culture de soja au Brésil : ils fournissent les intrants, achètent les récoltes et les transportent dans leurs propres sociétés de transport. Ces sociétés ont profité du boom du marché de l’alimentation animale, principalement le soja et le maïs, lié notamment à l’augmentation de la consommation de viande en Asie. Idem pour l’envol des agrocarburants, les ABCD s’étant largement investies dans la production et la commercialisation de bioéthanol et de biodiesel au Brésil, aux États-Unis et en Asie du Sud-Est.... Suite dans Novethic


L’initiative pour le renforcement de la nutrition (SUN)

L’initiative SUN « […] vise à favoriser les mesures et les investissements ciblés pour améliorer la nutrition maternelle et infantile pendant la période des mille jours qui s’écoule entre le début d’une grossesse et le deuxième anniversaire de l’enfant, durant laquelle l’amélioration de la nutrition peut changer l’avenir de l’enfant […] [et à] encourager les gouvernements à adopter des plans nationaux pour mieux intégrer la nutrition dans leurs différentes politiques sectorielles […] ». Si cet objectif est honorable, les méthodes choisies pour l’atteindre sont controversées. En 2010, l’initiative SUN a identifié plusieurs interventions ayant un impact direct sur l’état nutritionnel, dont, entre autres, l’allaitement maternel, l’introduction d’une alimentation complémentaire après l’âge de six mois, l’amélioration des pratiques d’hygiène, l’amélioration des pratiques agricoles et la supplémentation en micronutriments. Le Cadre d’action SUN prévoit l’allocation de 2,9 milliards de dollars à la promotion de bonnes pratiques nutritionnelles et de 6,2 milliards de dollars à la prévention et au traitement de la malnutrition à l’aide d’aliments spéciaux.

« […] le mouvement SUN prévoit la création de partenariats entre les entreprises, la société civile et les gouvernements pour renforcer la nutrition grâce à des initiatives de sensibilisation qui s’inscrivent dans une chaîne de valeur nationale. Les initiatives du secteur privé visent notamment à fournir des produits alimentaires enrichis, à promouvoir des comportements nutritionnels sains, à créer des environnements de travail ouverts aux femmes pour leur permettre de mieux se nourrir et nourrir leurs enfants, à ouvrir l’accès à des produits nutritionnels de qualité aux groupes ayant des revenus modestes, et à renforcer les capacités locales grâce à la transmission de savoir-faire et de technologie ».

Le Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, tout en saluant les progrès réalisés par l’initiative SUN, a appelé à son alignement sur les droits humains, parmi lesquels le droit à l’alimentation....
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