jeudi 4 octobre 2012

Actualités de la pêche en France et en Europe 2012 (4)


Revue de presse de la pêche en France et Europe

Octobre / Novembre / Décembre 2012

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Le 28 décembre 2012

Espoirs pour 2013 ?

par René-Pierre Chever 


En cette période, surtout après une année 2012 globalement morose pour la pêche, il est de tradition de souhaiter santé, prospérité et les meilleurs voeux possibles à ceux qui nous entourent. En ce qui concerne les entreprises de pêche et en laissant de côté les aspects purement réglementaires (PCP, lois sur l’environnement, etc.), cela se résume toujours à un bon équilibre entre trois indicateurs fondamentaux : les volumes débarqués, le prix moyen du poisson et naturellement le coût de l’énergie. On peut en rajouter un quatrième, la météo.

En cette fin d’année 2012, après 11 mois qualifiés de minables par la plupart des pêcheurs en raison des prix moyens du poisson bas et d’un coût de carburant élevé, il est remarquable de constater que les trois facteurs qui déterminent la rentabilité globale de l’entreprise de pêche se sont conjugués favorablement, surtout pour la pêche hauturière car la météo, quatrième élément aléatoire, n’épargne pas les pêcheurs en cette fin d’année. En effet, les côtiers souvent bloqués à terre ne produisent pas à un moment où les prix de vente sont très intéressants et ceux qui vont en mer, le font dans des conditions très dures, en espérant que cela sera payant sur le plan financier.

Néanmoins, il est satisfaisant de constater, enfin et après 11 mois, une conjonction heureuse entre les volumes débarqués par les pêcheurs ces dernières semaines, des prix moyens élevés et ce qui était plus inattendu, un prix du gasoil pêche relativement plus bas que les mois passés. Depuis fin novembre, les hauturiers sont rentrés avec des pêches convenables (malgré le mauvais temps), le prix moyen, la lotte par exemple, a été entre 6 et 9 € depuis 3 semaines et le prix du litre de carburant, au Guilvinec (deux fournisseurs) est passé de 75, 30 au 30 août à 68, 30 centimes du litre le 24 décembre 2012.

Le bon niveau des volumes ne surprendra que les environnementalistes dogmatiques, éternelles Cassandres, prédisant comme le calendrier Maya la fin du monde en 2048 (fin prévue du dernier poisson !). Sur la plupart des espèces finistériennes, les pêcheurs ont pu constater une certaine abondance revenue depuis deux années environ. Seule la langoustine du Golfe a connu une chute sensible de production (moins 25% dans le Golfe de Gascogne). Il faut rester prudent et attendre la prochaine campagne. C’est une demoiselle capricieuse, qui se cache dans son terrier et il est très possible que le retour en force du merlu, un de ses prédateurs principaux, ne l’aide pas beaucoup. C’est une démonstration de la complexité de la gestion multispécifique et dite écosystémique, dont on ne connaît aujourd’hui que les balbutiements....


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Le 23 décembre 2012

Irlande : Le saumon d’élevage infesté de poux

44 poux par saumon dans un élevage de saumon de Marine Harvest, c’est bien au-dessus des normes admises par l’Institut marin d’Irlande.

L’infestation de poux du poisson touche aussi les élevages de saumon bio selon l’organisation internationale GAAIA qui mène campagne contre la salmoniculture industrielle.

Selon Marine Harvest, les conditions climatiques de la fin d’année auraient favorisé la multiplication des poux du poisson. Le leader mondial du saumon souhaiterait un plus grand nombre de sites d’élevage pour améliorer les pratiques d’élevage : optimisation des rotations et espacement des cages... D’après undercurrentnews.com : 44 sea lice per salmon at Marine Harvest Ireland farm

Des organisations irlandaises, pêcheurs, environnementalistes (comme Friends of the Irish Environment) appellent à boycotter le saumon fumé pour les fêtes de fin d’année. Ce boycott intervient au moment où l'administration irlandaise ouvre de nouveaux sites d'élevage, notamment celui en baie de Galway (pour une production annuelle de 15000 tonnes de saumon bio) : Friends' Work : Smoked farm salmon boycott launched
 

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Le 22 décembre 2012

Saumon fumé : Faites le bon choix !!!

Tous ces saumons fumés sont issus des mêmes multinationales, productrices de saumon d'élevage

4 multinationales (3 norvégiennes + 1 chilienne) produisent 50% du saumon d'élevage dans le monde soit 800.000 tonnes

30 sociétés (principalement norvégiennes + 3 à 4 chiliennes + 1 canadienne + ) produisent plus de 90% de la production mondiale de saumon d'élevage (saumon Atlantique "Salmo salar")

Quant aux saumons sauvages du Pacifique, les captures varient entre 700 000 tonnes à 1 million de tonnes chaque année contre 1,6 million de tonnes de saumons d'élevage
  1. LETZ SHOP : le jour où j'ai mangé le meilleur saumon (écossais) à ...

    Blog Le Monde (Blog)-9 déc. 2012
    Envie de partir loin de Paris, dans le grand nord, pour se dépayser, manger du hareng fumé, et visiter le quartier hippie autogéré de Christiana.
  2. Noël végétarien : "faux gras" et saumon fumé sans poisson au menu

    BFMTV.COM-18 déc. 2012
    Pour les toasts, vous pouvez aussi faire la joie de nos amis à écailles en optant pour le saumon fumé végétal. D'accord, sur l'emballage, cela ...
  3. Saumon fumé - Guide d'achat

    UFC Que Choisir-27 nov. 2012
    Selon une étude européenne, le principal critère de choix des consommateurs en matière de saumon fumé serait... sa couleur. Pas suffisant, bien sûr ! En réalité ...
  4. Delpeyrat lance le saumon fumé traiteur dans ses gammes RHD

    L'Hotellerie-17 déc. 2012
    Apres le foie gras, le jambon de Bayonne et le caviar, Delpeyrat lance cette année une gamme de saumon fumé traiteur, de grande qualité et ...
  5. Le saumon fumé de la Comtesse du Barry

    Site des marques-20 déc. 2012
    Le saumon fumé de la Comtesse du Barry Parce que Comtesse du Barry a su conserver les recettes historiques de ses fondateurs et qu'elle ...
  6. Saumon gravlax au thé fumé

    Le Figaro Madame-15 déc. 2012
    Refermer la gaze en emballant le saumon. Le déposer sur une assiette et poser dessus un poids d'environ1 kilo. Placer au réfrigérateur pendant 36 heures en ...

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Le 21 décembre 2012

Protection de la zone de pêche à Mayotte

Source : linfo.re

Une délégation mahoraise s’est rendue à Bruxelles la semaine dernière pour défendre sa position avant le vote de la réforme de la politique commune des pêches sur l’échelle européen.

Mayotte, qui est actuellement en passe d’accéder au statut de RUP, a son droit de parole auprès des instances européennes. Et pour cause, une forte délégation composée du président de la Chambre d’ Agriculture de la Pêche et de l’Aquaculture de Mayotte Dani Salim et de son directeur Jacques Domalin, du président du Parc Naturel Marin Maoulida Soula et de Pierre Bobet, un membre du Conseil Général, s’est rendue au siège de l’Union Européenne à Bruxelles la semaine dernière pour participer au Comité des RUP (régions ultra périphériques).

Les représentants des pêcheurs mahorais ont saisi l’occasion pour défendre leur position avant l’adoption de la réforme de la politique commune des pêches au niveau européen.

Les discussions ont porté essentiellement sur trois sujets d’une importance capitale pour Mayotte, à savoir, la protection de la zone exclusive de 100 nautiques, la modernisation de la flottille de pêche mahoraise et le rôle du parc naturel Marin et des aires marines protégées.

Comme à Madère, aux Açores et Canaries, la mise en place de la zone exclusive de 100 Nautiques a été étendue à Mayotte, il s’agit d’une grande victoire pour les pêcheurs mahorais. Cependant, seuls les navires immatriculés sur le 101e département seront autorisés à y pêcher.

En ce qui concerne la modernisation de la flotte, de nouvelles mesures sont prévues, et pour les aires marines protégées, des plans pluriannuels seront établis pour faire face aux enjeux liés à l’écosystème. Enfin, un changement est prévu concernant la compatibilité auprès du réseau Natura 2000. Pour rappel, la rupéisation de Mayotte devrait être effective à partir du 1er janvier 2014.

Sources : Mayotte.orange.fr, Agence de presse de l’Océan indien

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Le 20 décembre 2012

Des emplois dans la pêche contre la privatisation de la ressource en poisson !!!

Expert de l'emploi maritime en France depuis 2005, Clicandsea écoute attentivement Rupert Crilly, expert dans la surpêche. Avec d'autant plus d'attention que l'expert en surpêche mise sur la création de milliers d'emplois dans la pêche. A condition que les finances privées (les banques) investissent dans la reconstitution des stocks... 

En d'autres termes, des emplois contre la privatisation de la ressource en poisson !!!

Rupert Crilly : "Il est capital que les banques puissent avoir une idée du retour sur investissement d’un soutien de leur part à reconstitution des stocks.

Pour faire comprendre aux investisseurs l’intérêt d’y participer et faire avancer les négociations, nous avons calculé le retour sur investissement. Conclusion : l’investissement serait récupéré en 4,6 ans et commencerait dès lors à générer des bénéfices. Le retour sur investissement atteindra même 148 % d’ici 2023. Et en l’espace de 40 ans, le rendement sera de 14€ pour 1 € investi ! En revanche, les investisseurs vont demander des conditions plus strictes que les pouvoirs publics. Parmi ces conditions figure l’arrêt des rejets par l’industrie de la pêche. Notre prochaine étape va donc être de parler avec les banques et les pêcheurs pour trouver un consensus."

Pour nous, la financiarisation de la pêche avec la privatisation des stocks de poisson ne créera pas d'emplois.

Au contraire, le moratoire proposé par Rupert Crilly, économiste de la New economics foundation (NEF), détruira encore plus d'emplois notamment dans le secteur artisanal... La NEF propose un moratoire sur 49 espèces parmi les plus importantes d'un point de vue économique pour la survie des acteurs de la filière de la pêche, depuis le pêcheur-armateur et le mareyeur, jusqu'au poissonnier...

Sur les 54 principaux stocks de poissons de l'Atlantique nord-est étudiés, 49 espèces font l’objet de surpêche – sur plus de 150 que comptent les eaux européennes. Selon la NEF, un moratoire de la pêche permettrait de reconstituer rapidement la ressource : 10 espèces sur deux ans, 28 sur quatre ans, 44 sur six ans et la totalité sur neuf ans.


Qui peut survivre à un moratoire de la pêche aussi important ?

Pas les pêcheries côtières artisanales dans l’impossibilité de délocaliser leurs activités ancrées dans des communautés littorales ! Un moratoire de la pêche, c'est la mort du pêcheur-armateur !

Par contre, les conglomérats du secteur de la pêche, à la fois armateurs, négociants et transformateurs,... Ce moratoire va affaiblir les pêcheries artisanales ainsi que les acteurs traditionnels de la filière pêche (gestionnaires des ports, mareyeurs, poissonniers,...) au profit des sociétés transnationales qui approvisionneront les marchés européen et français à partir de produits importés. Ce moratoire va même « couler » les flottilles côtières qui auront perdu leur marché traditionnel et qui laisseront la place à de grands armements industriels...

Lire l'interview maritime : Rupert Crilly - Chercheur en économie environnementale 


L'impact économique de la surpêche

"Reconstituer les stocks de poissons en Europe aurait d’énormes avantages économiques"

Une récente étude de la New Economis Foundation (NEF), qui analyse depuis plusieurs années la surpêche et ses conséquences, démontre qu'une restauration des stocks halieutiques de l'UE offrirait des avantages économiques considérables et permettrait la création d’emplois. A contrario, l’épuisement des stocks serait source de pertes d’emplois tout en grevant les finances publiques. Explications avec Rupert Crilly, principal auteur de l’étude.

Quelle a été la motivation d’une étude sur l’impact économique de la surpêche ?

Nous avions déjà travaillé sur l’impact de la surpêche sur l’emploi en montrant que la surpêche faisait perdre des centaines d’emplois. A sa parution, les médias nous ont beaucoup interrogé sur ce que pourrait coûter une reconstitution des stocks à moyen et long terme. Nous avons décidé d’y répondre concrètement afin que le public, les décideurs politiques et les banques puissent se positionner. La surpêche actuelle génère en effet de gros bénéfices pour les pêcheurs à court terme mais endommage les finances publiques, ce que le public doit savoir. Par ailleurs, il est capital que les banques puissent avoir une idée du retour sur investissement d’un soutien de leur part à reconstitution des stocks.

En quoi les banques sont-elles concernées par la reconstitution des stocks halieutiques ?

Il faut que le soutien à la reconstitution des stocks vienne davantage du privé que du public. Attirer des finances privées permettrait de mettre en place des conditions moins flexibles que les conditions actuelles et un plan de reconstitution des stocks sur environ 9 ans. Or, nous savons désormais qu’un investissement de 10,56 milliards d’euros, nécessaire pour y parvenir, génèrerait un bénéfice de 5,1 milliards d’euros d’ici 2023. Enfin, une fois que les stocks seraient reconstitués, la valeur totale des débarquements serait presque triplée, générant 16,85 milliards d’euros de revenus chaque année. Si on regarde les chiffres, c’est très attirant pour des investisseurs privés.

Comment êtes-vous parvenu à ces résultats ?

Nous avons étudié 54 des principaux stocks de poissons de l’Atlantique Nord. Et nous avons constaté que 49 d’entre eux sont surpêchés. Une conclusion obtenue en travaillant sur l’état des stocks en termes de « rendement maximal durable » (RMD). Si le tonnage des prises ne diminue pas d’année en année, la pêche est durable. Dans le cas inverse, elle ne l’est plus. Pour ces 49 stocks, nous avons donc comparé les coûts et les bénéfices de l’interruption de la pêche jusqu’à ce que les stocks halieutiques se soient reconstitués, en indemnisant le secteur de la pêche. Nous arrivons à la conclusion que l’investissement nécessaire permettrait donc de générer plus de 16 milliards de recettes par an soit 2,7 fois la valeur actuelle des débarquements.

Rapprocher les banques des pêcheurs, la démarche semble innovante...

Elle est très nouvelle dans le secteur de la pêche mais elle est déjà mise en œuvre dans le secteur de la reforestation, par exemple. Pour faire comprendre aux investisseurs l’intérêt d’y participer et faire avancer les négociations, nous avons calculé le retour sur investissement. Conclusion : l’investissement serait récupéré en 4,6 ans et commencerait dès lors à générer des bénéfices. Le retour sur investissement atteindra même 148 % d’ici 2023. Et en l’espace de 40 ans, le rendement sera de 14€ pour 1 € investi ! En revanche, les investisseurs vont demander des conditions plus strictes que les pouvoirs publics. Parmi ces conditions figure l’arrêt des rejets par l’industrie de la pêche. Notre prochaine étape va donc être de parler avec les banques et les pêcheurs pour trouver un consensus.

La reconstitution des stocks aurait-elle un impact sur l’emploi ?

Absolument. Ce serait même le premier impact positif. Toutefois, ces résultats supposent que la totalité de la flotte de pêche actuelle soit correctement indemnisée pendant la période de transition.

En revanche, il faut retenir que si nous cessions la pêche des 49 (sur plus de 150) stocks surpêchés au 1er janvier 2013, l’approvisionnement en poissons serait supérieur d’ici 4 ans. La plupart des stocks pourraient être reconstitués, y compris la morue islandaise, et tous les merlus, maquereaux et merlans.

Reconstituer les stocks est donc plus rentable pour tous qu’une exploitation massive à court terme ?

C’est indiscutable. Malgré les coûts environnementaux et économiques de la surpêche, la reconstitution des stocks de poissons et la mise à disposition du montant de l’investissement ont été peu débattues publiquement. Dans le cadre de la réforme en cours de la politique commune de la pêche et de son mécanisme financier, alors que peu de promesses sont faites en vue d’une véritable modification du statu quo, la perspective d’une nouvelle décennie de surpêche nous menace. Nous montrons pourtant que la reconstitution des stocks est abordable, rentable et nécessaire.

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Mardi 18 décembre 2012

Amende réglée, le Maartje Theadora a repris la mer vers 19 h 




L'armateur allemand d'un des plus gros chalutiers du monde, retenu à Cherbourg, a été condamné mardi à payer 595.000 euros pour la plus grosse infraction de pêche jamais relevée en France métropolitaine, en plein débat sur la pêche à Bruxelles.

Le capitaine allemand du bateau, âgé de 36 ans, a reconnu devant le tribunal correctionnel de Cherbourg les faits qui lui étaient reprochés dans le cadre d'une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité.

Appréhendé au large d'Antifer (Seine-Maritime), le Maartje Theadora, un navire de 141 mètres de long avec 57 personnes à bord, est à quai depuis six jours à Cherbourg où il a été dérouté.

Sur les 4.000 tonnes de poissons congelés à son bord, 1.585 tonnes ont été pêchées de façon non conforme à la réglementation, selon l'Etat français qui estime à 1,2 million d'euros la valeur des prises illégales.

"Parti pour pêcher du maquereau, il a changé de filet en cours de route pour pêcher du chinchard. Or vous n'avez pas le droit de changer sur une même campagne de pêche", a expliqué le procureur de la République de Cherbourg, Eric Bouillard, en marge de l'audience.

Selon l'avocat de l'armateur, Me Bruno Khajat, le capitaine était de "bonne foi" et ne savait qu'il n'avait pas le droit de changer de filet.

L'amende de 580.000 euros et les 15.000 euros de dommages et intérêts accordés au comité régional des pêches ont été réglés dans l'après-midi par le propriétaire du chalutier géant, l'Allemand Westbank Hochseefischerei, filiale à 100% de l'armateur allemand Doggerbank Seefischerei, lui-même filiale du Néerlandais Parlevliet & Van Der Plas, poids lourds de la pêche industrielle dont le PDG était à l'audience.

Ce paiement acquitté, le bateau a pu quitter le port de Cherbourg peu avant 19H00, a constaté un correspondant de l'AFP.

Cette procédure annule la décision du juge des libertés qui avait fixé lundi à 1,2 million d'euros la caution à payer par le bateau avant de reprendre la mer en attendant un jugement sur le fond plus tard.

A la barre, l'avocat de l'armateur a fait valoir que son client avait perdu "1,065 million d'euros" en six jours d'immobilisation du bateau.

Le PDG de Parlevliet & Van Der Plas, Diederik Parlevliet, s'est dit "pas du tout satisfait" de cette condamnation pour infraction qu'il a qualifiée de "petite erreur administrative".

Dans un communiqué, l'armateur allemand Doggerbank Seefischerei a dénoncé une "sanction disproportionnée". "A ce jour, jamais une amende aussi élevée n'avait été prononcée dans l'Union européenne pour une infraction de ce type", a relevé son dirigeant, Uwe Richter.

"Les sanctions importantes dont sont frappées en France même les infractions les plus mineures sont une cause substantielle d'insécurité pour les pêcheurs européens opérant au large des côtes françaises", ajoute l'armateur, soulignant que son navire possédait un permis de pêche pour "toutes les espèces pêchées".

Le président du comité régional des pêches de Basse-Normandie, Daniel Lefèvre, qui réclamait 150.000 euros de dommages et intérêts, a relevé que les 595.000 euros prononcés représentent "une somme conséquente, quand même!".

Toutefois, "il faut revoir la réglementation européenne qui autorise ces bateaux surdimensionnés en Manche", a-t-il ajouté. "La pêche industrielle a sa place en Europe là où il y a 5.000 mètres de fond mais pas en Manche où on a 80 m de fond et où ce genre de bateau tue la pêche artisanale."

"Comment voulez vous que notre flottille vive. Les pêcheurs bas-normands ont un quota de 1.600 tonnes de maquereau par an et eux ils prennent ça" en moins d'une campagne, s'est encore exclamé M. Lefèvre.

Les plus grands bateaux bas-normands font 25 mètres de long, selon lui.

Greenpeace a de son côté estimé que "l'exemplarité" de cette condamnation "n'était pas à la hauteur" de l'infraction.

"Nous dénonçons plus que jamais cette pêche industrielle qui n'hésite pas à pratiquer la pêche illégale. L'Europe doit se réorienter vers une pêche artisanale", a déclaré à l'AFP François Chartier, chargé de campagne "océan" de l'ONG.

Les pays membres de l'Union européenne négocient mardi et mercredi à Bruxelles leurs quotas de pêche.

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L'armateur allemand du chalutier géant Maartje Theadora, soupçonné de la plus grosse infraction à la législation sur la pêche jamais constatée en France métropolitaine, a été condamné mardi à payer 580.000 euros d'amende par le tribunal de Cherbourg.

Une somme à laquelle il faut ajouter les 1,245 million d'euros de caution requis lundi par le juge des libertés de Cherbourg. Un montant correspondant à la valeur estimée de la cargaison frauduleuse, soit 1.585 tonnes de poisson.

La Westbank Hochseefischerei GmbH devra aussi payer 15.000 euros de dommages et intérêts au comité régional des pêches de Basse-Normandie. La décision du tribunal met fin à la procédure et le navire devrait pouvoir repartir, une fois l'argent versé, vraisemblablement mercredi selon son propriétaire.

"Dans d'autres pays, on aurait payé 25 à 30.000 euros maximum"

Un accord a finalement été trouvé entre l'avocat de l'armateur - qui a opté pour une procédure de plaider-coupable - et le parquet de Cherbourg, puis validé mardi matin par le juge, avant une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.  L'accord de mardi évite au propriétaire un procès qui serait intervenu en mars et annule la caution.

Diederik Parlevliet, le PDG de la maison-mère néerlandaise Parlevliet & Van Der Plas, a affirmé mardi qu'il n'était cependant pas satisfait : "Dans d'autres pays, on aurait payé 25 à 30.000 euros maximum", a-t-il affirmé.

Pêche du chinchard non déclarée

Appréhendé mercredi au large d'Antifer (Seine-Maritime), le Maartje Theadora, un navire de 141 mètres de long avec 57 personnes à bord, a été dérouté vers Cherbourg où il fait l'objet d'une saisie de la part de la Direction départementale de la mer. Le chalutier est suspecté d'avoir commencé à pêcher du maquereau, comme il l'avait déclaré, puis de s'être mis à pêcher du chinchard sans le signaler. Les enquêteurs cherchent la raison de cette dissimulation présumée.

Il lui est en outre reproché d'avoir combiné deux filets de pêche pour augmenter ses prises.

Rédac web avec AFP

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Le capitaine du chalutier géant, à quai depuis une semaine à Cherbourg, a été condamné à verser 580 000 € d’amende. Une fois l’argent versé, le Maartje Theadora va reprendre la mer.

Condamné, hier, par le tribunal de grande instance de Cherbourg à payer une caution de 1,245 million d’euros pour pouvoir lever la sequestre de son bateau, l’armement du chalutier allemand de 57 m Maartje Theadora, arraisonné la semaine passée, a soldé ce mardi matin les poursuites pénales. Il a choisi de reconnaître les faits reprochés dans le cadre d'une procédure inhabituelle dans ce type de délt, la reconnaissance péalable de culpabilité.

Le capitaine du chalutier a plaidé coupable et accepté de payer 580 000 € d’amende. Ce qui, du coup, ne rend plus nécessaire le paiement de la caution à laquelle il a été condamné hier pour pouvoir reprendre la mer. Rappelons qu'une caution n'est pas une condamnation. C'est l'immobilisation d'une somme d'argent versée par l'armement pour garantir qu'il se présentera devant la justice lors de son jugement.

Instruments non conformes et 2 000 tonnes hors taille

Cette reconnaissance préalable de culpabilité (le terme français exact) équivaut à un jugement définitif et met un terme aux poursuites engagées par le Parquet de Cherbourg. Une fois l'argent versé, le chalutier peut reprendre la mer et son capitaine et son armement ne peuvent plus être poursuivis. Pour l'armement, cette solution est la meilleure financièrement. L’immobilisation du navire, depuis une semaine à Cherbourg, lui a coûté un million d’euros.

Rappelons que ce chalutier avait été contrôlé en action de pêche dans les eaux françaises du Pas-de-Calais en début de semaine dernière par le patrouilleur des Affaires maritimes Thémis.

Le chalutier utilisait des instruments de pêche non conformes et détenait dans ses cales 2 000 tonnes de poisson ne faisant pas la taille réglementaire. Il avait été contraint de rejoindre le port de Cherbourg où il était consigné depuis mardi.

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Outre la condamnation à 580 000 € d’amende, le Maartje Theadora devra verser 15 000 € de dommages et intérêts au Comité régional des pêches de Basse-Normandie, qui s’était porté partie civile devant le tribunal.

Son président, Daniel Lefèvre, dénonce « le pillage permanent de la Manche par ces flottes-là, au détriment de nos flottilles artisanales. Ces gros bateaux-là n’ont pas leur place en Manche ».

Daniel Lefèvre déplore que le droit communautaire impose la liberté de pêche en Manche pour 85 % des espèces qui y vivent. « Il faut protéger la Manche avant qu’elle devienne un désert. »

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Le 13 décembre 2012

Le Maartje Theadora reste à quai à Cherbourg

Ce navire, qualifié d'"aspirateurs à poissons", est suspecté d'avoir employé des méthodes de pêches illégales au large de la Baie de Seine.

Source : France 3 Basse Normandie Par Christophe Meunier



Reportage de Sylvain Rouil et Florine Ebbhah

Ce chalutier immatriculé en Allemagne à Rostock a été dérouté depuis la Baie de Seine par les autorités Françaises car il pêchait avec des filets non-conforme à la réglementation européenne. Visiblement ce bateau de 140 mètres de long n’en est pas à sa première infraction

Les 57 membres d'équipage et le capitaine allemand sont cantonnés dans leur bateau, le Maartje Theadora, un chalutier de 140 mètres, en attendant de connaître le montant de la caution dont devra s'acquitter l'armateur néerlandais. Ce navir, immatriculé en Allemagne à Rostock, a été dérouté depuis la Baie de Seine par les autorités Françaises car il pêchait avec des filets non-conforme à la réglementation européenne. Il est bloqué au port de Cherbourg depuis mardi.

Ce géant des mers traîne dans son sillage une réputation de prédateur. Il est dans le collimateur de Greenpeace. Des militants de l'association l'avaient stoppé dans ses activités de pêche au large de la Mauritanie en mars dernier. Quelques mois plus tard, le gouvernement sénégalais l'avait chassé de ses eaux territoriales.

"Il y a en quelques sortes un vrai problème des capacités de contrôle aujourd'hui et il y a beaucoup de possibilités pour ces navires qui opérent en haute-mer de passer à travers les mailles du filet", explique François Chartier, chargé de campagne Greenpeace France, "La pêche illégale est malheureusement extrêmement plus répandue qu'on l'imagine, ça touche aussi les navires européens. En France, on estime que 25% du poisson qu'on mange est d'origine illégale"

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Le « Maartje Theadora » est consigné jusqu'à nouvel ordre au quai de Normandie sur le port de Cherbourg.
Hier matin, le patrouilleur des Affaires maritimes a escorté l'un des plus gros chalutiers au monde à Cherbourg. On lui reproche une pêche illégale dans les eaux communautaires.

Il ne ressemble pas à nos modestes chalutiers d'une quinzaine de mètres. Ce bateau de pêche, immatriculé en Allemagne, a plutôt des allures de yacht de croisière. 140 mètres de long, un équipage de 57 hommes, il est capable de transformer 200 tonnes de poisson par jour. Ses campagnes de pêche durent plusieurs semaines. Le Maartje Theadoraest un monstre. Certains le surnomment « l'aspirateur des mers ». Et peu de pays apprécient son passage dans leurs eaux.

2 000 tonnes hors taille

Vendredi vers 17 h 30, quand le Thémis, le patrouilleur des Affaires maritimes basé à Cherbourg, demande à le contrôler, le chalutier géant est en pêche au large du cap d'Antifer, dans les eaux communautaires de la baie de Seine. Un endroit qui ne lui est pas interdit.

A son bord, les contrôleurs découvrent une cargaison de 3 980 tonnes de poisson. Du chinchard, du maquereau, du cabillaud. Mais 2.000 tonnes n'ont pas la taille minimale fixée par la réglementation européenne. A priori, le maillage des chaluts utilisés pour pêcher ces espèces est lui aussi trop faible.

C'est donc sous escorte que le navire a rejoint le port de Cherbourg hier matin. Il a été consigné au quai de Normandie. Les vérifications quant à la nature des infractions sont en cours. S'il veut que son bateau reparte, l'armateur devra payer une caution. En attendant les poursuites, qui ne manqueront pas de venir.

Le Maartje Theadora n'appartient pas à n'importe quel armement. Parlevliet et Van der Plas est hollandais et exploite en accord avec les gouvernements qu'il réussit à convaincre, les eaux les plus poissonneuses de la planète. L'armateur possède une véritable flotte de ces chalutiers très puissants. En février dernier, l'organisation Greenpeace dressait un portrait peu flatteur de ce « pilleur d'océans » : « Ces cinq dernières années, le Maartje Theadora est régulièrement parti dans les eaux du Pacifique Sud pêcher du chinchard ». Un petit poisson pélagique qui sert de denrée de base pour certains pays en développement, « mais pêché pour servir de nourriture dans l'aquaculture ou même pour des porcs. »...


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Le 11 décembre 2012

Coquille Saint-Jacques : A consommer pour les fêtes sans modération !

Ne suivez pas les conseils de Consoglobe qui n'apprécie pas la finesse de la Saint-Jacques et qui invite à consommer la coquille avec une certaine modération !

Carton rouge à Consoglobe

A l’approche des fêtes de fin d’année, mettons à l’honneur un coquillage qui sera peut-être de la partie dans vos menus de réveillon : la coquille Saint-Jacques, la vraie. Pecten Maximus vient étoffer le guide poisson dans la catégorie « feu orange », à consommer avec une certaine modération.

Coquille Saint-Jacques, invitez-la pour les fêtes !

La coquille Saint-Jacques, si l’on peut s’en délecter pour des occasions spéciales et festives, mieux vaut tout de même la consommer avec parcimonie. Les stocks de coquilles sont fragiles du fait d’une très (trop ?) intense exploitation en Normandie et en Bretagne. Toutefois, la pêche des coquilles Saint-Jacques est responsable en Europe avec des jours et mêmes des horaires précis à respecter, ainsi que des quotas à ne pas dépasser.... D'après Consoglobe : Coquille Saint-Jacques, invitez-la pour les fêtes !

La coquille Saint-Jacques de Normandie fait le feuilleton de la semaine de France 2 !

A voir cette semaine sur France 2 :

« La Route de la Coquille Saint-Jacques »

5 reportages au JT de 13 h, tournés depuis Port en Bessin !

Chaque jour, du lundi 10 au vendredi 15/12/2012, vers 13h20, France 2 consacre un reportage de 5mn à la coquille Saint-Jacques de Normandie.

Ces 5 reportages ont été réalisés par une équipe de journalistes de France 2, venue sur place il y a 2 semaines, avec la complicité de NFM et en collaboration avec son agence de communication Michèle Frêné Conseil.

Au programme : pêche en mer avec Dimitri Rogoff, patron-pêcheur du Sauvage et ses matelots,  contrôle en mer sur le Thémys, débarque en criée à Port en Bessin, emballage en atelier de mareyage Jeanne-Mareyage, cuisine avec Sébastien Remi chef du restaurant L’Angle St Laurent à Bayeux…

Juste avant les fêtes, vous saurez tout sur la coquille Saint-Jacques de Normandie !

La coquille Saint-Jacques... de la mer à l'assiette

Source : France 3 Haute Normandie

Le dossier de la rédaction à suivre toute cette semaine en 5 épisodes. A la découverte de la coquille Saint-Jacques : son cheminement de la mer jusqu’à votre assiette

La route de la coquille

Reportage en 5 épisodes de Grégory Archiapati et  Stéphane L'Hôte.
(Prise de son :  Bruno Delande, montage : Xavier Robert).

Un feuilleton diffusé à la télévision sur France 3 Haute-Normandie du lundi au vendredi  dans les journaux télévisés de midi et de 19h. Vidéos disponibles dans cette page  (un nouvel épisode chaque matin)

Episode 1/5 : les préparatifs

Il est une heure du matin au port du Havre. L'équipage du bateau nommé La Cygogne se prépare au départ...


La route de la coquille, épisode 1 par Francetrois_Haute-Normand

Avec les interviews de :
    Martial, matelot à bord du Cygogne
    Jean-Louis Seron, armateur du Cygogne
    Dominique, patron du Cygogne


Episode 2/5 : une éprouvante  journée de pêche

Avec les interviews de :
    Romain , matelot
    Ludovic, matelot
    Dominique, patron du Cygogne


Episode 3/5 : Aujourd'hui : découverte de l'envers du décor de la vente à la criée.

Avec les interviews de :
    Eric Augustin, responsable d'exploitation de la Criée de Dieppe
    Miguel Marguerie, mareyeur


Episode 4/5 : Gros plan sur l’une des routes empruntées par les coquilles Saint-Jacques un fois débarquées sur la terre ferme.

Avec les interviews de :
    Stéphane Barq, restaurateur
    François-Xavier Godry, chef cuisinier


Episode 5/5 : Les dernières étapes du cheminement de la coquille Saint-Jacques avant d’arriver dans votre assiette.

Avec l’interview de  Renato Vassard, artisan poissonnier qui en vend 14 tonnes par saison.

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Le 5 décembre 2012

Cabillaud, poisson en voie d’extinction ?

« Longtemps poisson le plus consommé en Europe, le cabillaud est aujourd'hui menacé de disparition. »

En 2013, Norvège et Russie vont se partager un million de tonnes de cabillaud en Mer de Barents. Un record pour ces deux pays !

Cependant la télévision dit : Cabillaud, un poisson en perdition



Les Vikings sont les premiers à avoir pêché intensivement le cabillaud jusqu'à Terre-Neuve. Puis les Basques ont appris à le sécher et à le saler - inventant ainsi la morue. Pendant deux siècles, le cabillaud a représenté 60 % de la consommation totale de poisson en Europe. Aujourd'hui, il est menacé de disparition à cause de la surpêche. Enquête dans la Baltique, en Norvège, en Islande et à Terre-Neuve, ainsi qu'à bord de caboteurs et de chalutiers, dont certains sont de véritables usines flottantes.

Un film de Folke Rydén et Ryszard Solarz
Avec le soutien de Baltic Sea 2020

(Pologne, Etats-Unis, Canada, 2010, 43mn) 

ZDF

Date de première diffusion : Mar., 27 nov. 2012, 17h47

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Le 4 décembre 2012

Alerte : Une réforme sous influence

Bulletin du Collectif Pêche et Développement

N° 98-99 / 4e trimestre 2012 






Au sommaire :
 
  • Braving troubled waters. La pathologie de la gestion d’une ressource naturelle fluctuante

  • Océan Business. Multinationales, fondations et ONGE : les pêcheurs sous tutelle

  • Méditerranée. Le naufrage organisé de la pêche méditerranéenne 

Pour télécharger ce bulletin de 16 pages, cliquer Ici

ou


















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3 novembre 2012 

Pêche et pollution chimique des eaux en deux étapes

1e Etape : Contaminants chimiques dans les produits de la pêche : les instructions pour 2013


Une note du ministère de l'Agriculture précise les instructions sur la mise en œuvre du plan de surveillance des contaminants chimiques dans les produits de la pêche pour l'année 2013. Ce plan vise l'évaluation de la situation globale d'exposition du consommateur aux risques induits par les contaminants chimiques.

La présence de métaux lourds (plomb, cadmium, mercure) dans les produits de pêche est recherchée, de dioxines, de pesticides, mais aussi d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), de retardateurs de flamme bromés (RFB) et de perfluoroalkylés (PFA). Le plan de contrôle pour les recherches d'arsenic inorganique et d'aluminium étant achevé, il n'est donc pas repris dans le cadre de ce plan de surveillance.

Le plan répond aux objectifs fixés par le règlement européen de 2004 fixant les règles spécifiques d'organisation des contrôles officiels concernant les produits d'origine animale destinés à la consommation humaine.

Il prévoit un échantillonnage aléatoire et la réalisation de prélèvements, quelle que soit l'espèce, au niveau de la remise au consommateur final, dans l'ensemble des circuits de distribution. Sur l'année 2013, 801 prélèvements sont programmés, répartis entre les poissons de mer, les poissons d'eau douce, les crustacés et les céphalopodes. Les laboratoires doivent utiliser des matrices spécifiques constituées de la chair ou de la partie comestible des espèces concernées, c'est-à-dire celles destinées à l'alimentation du consommateur.

Graziella Dode
 
Plan de surveillance des contaminants chimiques du milieu aquatique dans les produits de la pêche –2013
Résumé : Cette note précise les instructions pour la mise en oeuvre du plan de surveillance des contaminants chimiques du milieu aquatique dans les produits de la pêche, hors coquillages en 2013. Ce plan doit être réalisé jusqu'au 31 décembre 2013 inclus. La date limite de réponse est le 15 février 2014.

Note de service DGAL/SDSSA/N2012-8225
Date: 20 novembre 2012
Date de mise en application : 01 janvier 2013
Abroge et remplace : DGAL/SDSSA/SDPA/N2011-8263
Date d'expiration : 31 décembre 2013
Date limite de réponse/réalisation : 15 février 2014
Nombre d'annexes : V
Degré et période de confidentialité : Destinataires
Objet : Plan de surveillance des contaminants chimiques du milieu aquatique dans les produits de la pêche –2013
Références : règlement (CE) n°882/2004, règlement (CE) n°854/2004, règlement (CE)
n°853/2004, règlement (CE) n°1881/2006, règlement (CE) n°333/2007, règlement (UE)
n°252/2012, Recommandation 2011/516/UE du 23/08/2011, Note de service relative aux dispositions générales des PSPC 2013.

Cliquer Ici pour télécharger la note

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2e étape : Aide à la cessation d'activité des pêcheurs professionnels en eau douce 

Source : FranceAgriMer

Le calcul de l'aide à la cessation d'activité des pêcheurs professionnels en eau douce a été modifié au profit des pêcheurs souhaitant déposerun dossier.

Le plan national de gestion de l'anguille et le plan national d'actions sur les poly-chloro-biphényles (PCB) limitant ou interdisant la pêche affectent l'activité économique de certaines entreprises qui n'atteignent plus leur seuil de rentabilité.

Afin d'accompagner les pêcheurs, une aide à la cessation d'activité a été mise en place. L'aide est calculée sur la base de 2,5 années de chiffre d'affaires moyen et non plus sur la base de 2 années, ce qui revient à mieux prendre en compte les difficultés rencontrées par les pêcheurs professionnels en eau douce.
Pages associées


Du 19/06/2012 au 31/05/2014

Aide nationale

Mesure d’aide à la cessation d’activité des pêcheurs professionnels en eau douce concernés par le plan national de gestion de l’anguille ou par les interdictions de commercialisation des poissons du fait de la pollution par les PolyChloroBiphényles (PCB).

Objectifs.

Le plan national de gestion de l'anguille approuvé par décision de la Commission européenne du 15 février 2010 et le plan national d'actions sur les Poly Chloro Biphényles (PCB) limitant ou interdisant la pêche affectent l’activité économique de certaines entreprises qui n'atteignent plus leur seuil de rentabilité.

Dans ce contexte, il est mis en place un plan de cessation d’activité de la pêche à destination des pêcheurs professionnels fluviaux impactés par le plan de gestion de l’anguille ou par le plan national PCB. Ce plan de cessation d’activité est un outil complémentaire au dispositif mis en place pour accompagner les pêcheurs en eau douce : relocalisation, reconversion, etc.

Bénéficiaires.

Peuvent bénéficier de cette mesure, sous réserve du respect des critères d’éligibilité, les pêcheurs professionnels en eau douce :
  • Installés en tant que pêcheurs professionnels avant la décision de la Commission européenne en date du 25 avril 2012 ;
  • Et  Adhérents à une association de pêcheurs professionnels en eau douce et cotisants ou « cotisants solidaires » à la Mutualité Sociale Agricole (MSA), considérés comme chefs d’exploitation agricole
  • Et  Titulaires d’un bail ou d’une licence de pêche, ou pouvant justifier d’une activité régulière à la date d’entrée en vigueur des mesures d’interdiction totale ou partielle de pêche (PCB),
  • Ou Titulaires d'un bail ou d'une licence de pêche, ou pouvant justifier d’une activité régulière au moment du dépôt de leur demande d'aide, pour les pêcheurs sollicitant le plan de cessation d’activité au titre du plan de gestion de l’anguille (PGA).
Modalités.

Les pêcheurs professionnels en eau douce et les exploitants de plans d’eau doivent s’adresser à la DDT du département dans lequel se trouvent leurs lots de pêche afin de connaître les conditions générales d’accès à la mesure et retirer le formulaire de demande d’aide.

Les dossiers de demande d’aide doivent être déposés en DDTM avant le 31 octobre pour l’année 2012 et le 31 mai pour les années 2013 et 2014.

Caractéristiques de la mesure.

Pour bénéficier de la mesure les pêcheurs professionnels en eau douce à temps plein et les pêcheurs professionnels en eau douce pluri-actifs doivent vérifier un certain nombre de critères d’éligibilités définis au point 3 « Caractéristiques de la mesure » de la  décision FranceAgriMer AIDES/GECRI/D2012-27 du 19 juin 2012. L’activité du pêcheur doit vérifier, notamment et selon le cas,  un certain nombre de ratios économiques calculés sur le chiffre d’affaires.

Montant de l’aide.

Le calcul du montant de l’aide est précisé à l'article 1 de la décision FranceAgriMer AIDES/GECRI/D2012-41 du 8 novembre 2012. Il est calculé sur une base de 2,5 années du chiffre d’affaires moyen « vente poissons » et plafonné à 57 000 €. L’aide équivaut au maximum de 90% de deux années et demie de chiffres d’affaires moyen « vente de poissons ».

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Le 30 novembre 2012

2ème vague de l’Observatoire de l’image de la filière pêche auprès des Français


Le Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM) a mandaté Ipsos pour réaliser la seconde vague de son Observatoire.

Les Français sont aujourd’hui convaincus de la réalité du réchauffement climatique et toujours très inquiets de l’état de l’environnement. Ils se montrent de plus en plus critiques vis-à-vis des acteurs considérés comme ayant des impacts négatifs sur la nature et expriment à leur égard des attentes fortes. Dans ce contexte, les résultats de la 2nde vague de l’Observatoire sont particulièrement intéressants.

Très longtemps critiqué pour son impact sur la faune marine et son irresponsabilité, il semble que le secteur français de la pêche bénéficie depuis peu d’une réelle amélioration de son image auprès de la population. En 2012, l’attachement que les Français expriment vis-à-vis de leurs pêcheurs se renforce par rapport à 2011. La donne semble avoir changé. Ils ont de plus en plus le sentiment que le secteur a pris conscience de son rôle dans le domaine de la protection de l’environnement. Mieux, les pêcheurs sont aujourd’hui considérés comme des acteurs à part entière de la protection des espèces et des fonds marins. Pour la 1ère fois depuis la création de l’Observatoire, une majorité de Français considère que le secteur évolue dans le bon sens.

Il n’en reste pas moins vrai que les Français attendent probablement plus d’actions encore de la part du secteur de la pêche dans le domaine de la préservation de l’environnement, car leurs efforts sont encore perçus comme seulement « plutôt » importants. Par ailleurs, la filière est toujours considérée comme socialement sinistré tandis que la profession de marin pêcheur est à la fois perçue comme formatrice et intéressante, mais aussi difficile, dangereuse et peu rémunératrice. Elle attire toujours aussi peu les Français qui déconseilleraient à leur enfant d’embrasser cette carrière

L’image des pêcheurs et de la filière continuent de s’améliorer auprès des Français

Les Français confirment leur attachement à la profession et au secteur d’activité : près de 9 Français sur 10 ont une bonne image des pêcheurs (89%) et les trois quarts considèrent que depuis ces 10 dernières années l’image qu’ils ont des pêcheurs s’est améliorée (74%, + 1 pt par rapport à la vague d’enquête précédente réalisée en 2011).

58% des Français (+3 pts) se disent être attachés à ce secteur, secteur qu’ils considèrent d’ailleurs comme faisant partie du patrimoine français (87%, +2 pts).

Un secteur qui évolue dans le bon sens : 70% des Français pensent que ce secteur fait beaucoup d’efforts pour améliorer son image (+8 points) et qu’il évolue dans le bon sens (55%, +7 pts par rapport à 2011).

Les Français estiment de plus en plus que les pêcheurs font de réels efforts dans le domaine de la préservation de l’environnement

Les efforts du secteur en matière de protection de l’environnement sont davantage perçus : près de 8 Français sur 10 estiment que ce secteur fait des efforts dans le domaine de la protection de l’environnement depuis ces 5 dernières années (77%). Ce résultat enregistre d’ailleurs une forte progression depuis la précédente vague d’enquête (+ 10 pts par rapport à 2012).

Une large majorité des Français considère que le secteur fait depuis ces 10 dernières années des efforts pour préserver l’espèce du thon rouge en respectant ses quotas de pêche (73%) ou pour éviter le plus possible les captures accidentelles de mammifères marins (70%, + 8 pts par rapport à 2012).

7 Français sur dix trouvent également que ce secteur se montre plus respectueux de la sauvegarde des espèces menacées (69%, +7 points par rapport à 2012). Enfin, une large majorité des Français estime que les pêcheurs font évoluer leurs pratiques de pêche (76%, + 3pts) et participent à la sauvegarde du patrimoine marin (64%, + 10 pts).

Une majorité de Français considère en effet que le secteur de la pêche joue un rôle de vigie depuis ces dernières années, en rendant davantage compte aux autorités de l’évolution des stocks de poissons et de crustacés (70%) ou en témoignant des changements et des perturbations qui surviennent en mer par la faute du changement climatique (72%).

Cette conscience environnementale est d’ailleurs une spécificité des pêcheurs français : pour une grande majorité des Français, les pêcheurs français sont plus soucieux de l’environnement (73%) et plus sensibles à la sauvegarde des espèces (75%) que ceux des autres pays au sein de l’Union européenne.

La qualité des produits et l’engagement en matière de sécurité alimentaire font aussi la force du secteur de la pêche et des pêcheurs français

La qualité des produits, un atout maître de la filière : plus de 8 Français sur 10 considèrent que ce secteur fournit des produits et des services de qualité (84%, + 2 pts). 81% des Français déclarent que le secteur de la pêche a acquis un niveau de sécurité sanitaire élevé (+1 pt), signe de la qualité de ses produits.

Les produits pêchés par des pêcheurs français plébiscités : la grande majorité des Français font attention à l’origine des produits qu’ils consomment (81%). En déclaratif, un Français sur deux (52%) dit acheter le plus souvent des produits issus de la mer pêchés par des pêcheurs français. Plus de 9 Français sur 10 qu’ils seraient prêts à acheter en priorité la marque « Pavillon de France » (93%).

Un attachement fort au « made in France » : cet attachement repose d’une part sur du patriotisme économique, les Français achetant le plus souvent des produits pêchés en France ou proche de leur région le font pour aider la filière de la pêche française (45%) ou parce qu’ils pensent qu’il faut le plus possible consommer français en temps de crise (35%). La qualité des produits favorise également ce réflexe d’achat (26%).

Mais si le secteur de la pêche est perçu comme indispensable à l’économie française, il est aussi considéré comme socialement en crise tandis que le métier de marin ne suscite pas de fortes vocations

Un secteur d’activité indispensable mais encore perçu comme peu dynamique : 85% des Français considèrent en effet que le secteur de la pêche est indispensable au dynamisme économique du pays (+2 pts). Par ailleurs, 6 Français sur 10 (60%, + 5 pts) estiment que la filière participe à la croissance de la France (dont seuls 12% de tout à fait) et 1 Français sur deux considère que la France est compétitive dans ce secteur (50%, + 2 pts). Pire, une large majorité pense que ce secteur est socialement en crise, 65% considérant que ce n’est pas une activité créatrice d’emplois.

Un métier respecté mais qui pâtit de sa pénibilité : 81% des Français trouvent qu’il s’agit d’un métier intéressant (81%, + 4 pts) et formateur (76%).

Mais ils considèrent aussi que ce métier est difficile (97%), dangereux (94%, - 1 pt) et incompatible avec la vie de famille (86%). Plus grave pour l’avenir de la profession, il n’est pas non plus considéré comme rémunérateur (84%) ou d’avenir (72%, - 6 pts). Conséquence : seuls 29% des Français estiment que les pêcheurs donnent envie aux jeunes d’en faire leur métier. Notons toutefois que la profession gagne en attractivité depuis la précédente vague (+4 points par rapport à 2011).

Fiche technique

L’Enquête pour le CNPMEM a été réalisée par Ipsos/Logica Business Consulting auprès d’un échantillon représentatif de 1 014 Français âgés de 18 ans et plus interrogés du 16 au 23 octobre. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence du foyer, catégorie d’agglomération et région).

Emilie Rey-Coquais
Chargée d'études sénior Ipsos Public Affairs

Documents associés

Perception et image de la filière pêche et des pêcheurs Télécharger le document

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Le Monde : Réaction de Martine Valo

Martine Valo essaie de trouver des failles dans l'enquête d'Ipsos. Elle ne comprend pas pourquoi les pêcheurs ont autant succès parmi ses lecteurs qui sont pourtant sur-informés de surpêche dans les colonnes de son journal...


Alors que le gouvernement français défend pied à pied, à Bruxelles, son droit de poursuivre les poissons jusque dans les grands fonds, s'attirant les foudres des ONG écologistes, la pêche hexagonale tâche, elle, de présenter son meilleur visage aux consommateurs.

C'est donc son profil "responsable et durable" que met en avant le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) dans l'enquête qu'il a commandée pour la deuxième année consécutive.

Selon ce sondage sur la perception du métier et de la filière, réalisé par Ipsos en octobre auprès de 1 014 personnes, non seulement 89 % des Français déclarent avoir une bonne image des pêcheurs, mais celle-ci s'améliore même aux yeux de 75 % d'entre eux.

Une grande majorité estime que, depuis quelques années, le secteur de la pêche "fait des efforts" pour protéger l'environnement, respecter ses quotas de pêche en général et de thon rouge en particulier, éviter d'attraper des espèces protégées et de capturer accidentellement des mammifères marins. Plus de 70 % des sondés parent les pêcheurs français de plus de vertus que leurs homologues européens vis-à-vis de l'environnement.

Secteur "socialement en crise"

Nulle question cependant ne porte sur la mauvaise grâce française à se plier aux futurs règlements européens visant à interdire les rejets en mer de poissons morts. A partir de 2013, la Commission veut en effet réduire le plus possible le gaspillage des espèces qui ne sont pas commercialisées.

Le sondage reste aussi muet sur la bataille du ministre de la pêche, Frédéric Cuvillier, pour obtenir les fonds nécessaires à la modernisation de la flotte, ce qui lui permettra de maintenir sa capacité de pêche, même quand la ressource faiblit. Une utilisation des fonds publics contraire aux préconisations de la commissaire européenne à la pêche, Maria Damanaki.

Mais les sondés sont de plus en plus nombreux à penser que le secteur "est socialement en crise" et à considérer que "ce n'est pas une activité créatrice d'emplois". Sur ce triste constat, tout le monde s'accorde.

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Le 29 novembre 2012

Pêche et Aquaculture : Projet de loi de finance pour 2013

Écologie, développement et aménagement durables : pêche et aquaculture

22 novembre 2012 : Budget - Écologie, développement et aménagement durables : pêche et aquaculture (avis - première lecture )

Avis n° 149 (2012-2013) de M. Gérard LE CAM, fait au nom de la commission des affaires économiques, déposé le 22 novembre 2012

Pour accéder au document, cliquer Sénat 

Cliquer Ici pour télécharger le document


INTRODUCTION
         
I. LA PÊCHE ET L'AQUACULTURE, DES ACTIVITÉS FRAGILES.
             
A. LA PÊCHE FRANÇAISE CONFRONTÉE À UN DÉFI ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL.
                1. Le défi économique d'une pêche performante.
                    a) Une demande qui progresse.
                    b) Un approvisionnement national fortement déficitaire.
                    c) Faire évoluer l'offre et la demande française de poissons.
                   d) Le défi d'une infrastructure performante à terre : la modernisation des criées et l'organisation de la profession.
                2. Le défi environnemental : le souci d'une pêche durable.
                    a) Préserver la ressource halieutique.
                    b) Un défi au carrefour de l'environnemental et du social : lutter contre le gâchis.
                3. Le défi social : préserver la pêche artisanale et former les marins de demain.
                    a) Une activité artisanale.
                    b) Formation, installation, conditions de travail : les défis du renouvellement des générations.
                4. Le défi territorial : maintenir l'activité de pêche sur le littoral et développer la pêche outre-mer.
                    a) La réduction continue de la flotte de pêche, menace pour la pérennité des ports.
                   b) La pêche participe à l'aménagement du territoire littoral : l'enjeu est de maintenir également les emplois à terre.
                    c) Les outre-mer : des territoires à fort potentiel de développement.
            
B. LE PÊCHEUR, VARIABLE D'AJUSTEMENT DES POLITIQUES PUBLIQUES ?
                1. La réglementation européenne, source d'incertitudes pour les pêcheurs.
                    a) La réforme de la politique commune de la pêche : une cause d'inquiétude.
               b) Au-delà de la réforme de la PCP, des pêcheurs suspendus régulièrement à des décisions européennes brutales.
                2. Faire évoluer le cadre économique de la pêche française et européenne.
                    a) La dépendance au carburant est une faiblesse structurelle de la pêche.
                   b) La lutte contre la concurrence déloyale et la recherche d'une harmonisation sociale par le haut.
                    c) Pêche et environnement : un équilibre à trouver.
         
II. LES PRIORITÉS PRÉSERVÉES DU BUDGET 2013 POUR LA PÊCHE ET L'AQUACULTURE.
             
A. LES SOUTIENS MULTIFORMES DE LA PUISSANCE PUBLIQUE À LA PÊCHE MARITIME.
                1. Une enveloppe budgétaire modeste et réduite en 2013.
                    a) Une action pêche ramenée à son étiage bas.
                    b) Des soutiens budgétaires à la pêche éparpillés dans le budget de l'État.
                2. Le maintien d'un régime fiscal favorable.
                    a) La détaxation du gazole, indispensable mais contestée
                    b) Les autres aides fiscales.
                3. Des soutiens européens importants.
                  a) Le Fonds européen pour la pêche (FEP) : un instrument majeur du soutien à l'activité de pêche en France.
                   b) L'incertitude sur le futur du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).
                4. La mise en place d'un financement privé mutualisé et d'un financement par les collectivités territoriales.
                    a) L'émergence d'un acteur privé de premier plan : France filière pêche.
                    b) Les aides des collectivités territoriales.
             
B. UNE ENVELOPPE BUDGÉTAIRE QUI PERMET DE FAIRE TOUT JUSTE FACE AUX TRADITIONNELLES PRIORITÉS DE LA POLITIQUE NATIONALE DE LA PÊCHE.
                1. La collecte de données scientifiques.
                    a) Une obligation réglementaire européenne.
                    b) Un budget préservé pour l'exercice 2013.
                2. Le contrôle des pêches : une priorité absolue.
                    a) Le contrôle des pêches : une obligation dont le non-respect comporte de lourds risques financiers.
                    b) Des moyens maintenus en 2013.
                    c) Mieux organiser la chaîne de contrôle, pour répondre aux critiques de la Cour des comptes.
                3. Une part importante de l'enveloppe budgétaire consacrée à l'accompagnement économique et social des pêcheurs.
                    a) La poursuite, à un rythme modeste, des plans de sortie de flotte.
                    b) L'indemnisation des arrêts temporaires.
                    c) Le soutien aux caisses de chômage, intempéries et avaries.
                4. Les contrats bleus : un dispositif menacé ?
                    a) Des crédits maintenus pour les contrats bleus.
                    b) Des doutes sur l'avenir du dispositif.
                5. L'action structurelle en faveur de la pêche : des moyens limités et comptés.
                    a) La modernisation de la flotte de pêche : une nécessité.
                    b) Des moyens budgétaires très limités sur l'action structurelle.
                6. L'aquaculture, parent pauvre du budget de la pêche.
                    a) Des crédits insignifiants.
                    b) Des obstacles non budgétaires au développement de l'aquaculture marine.

ANNEXE - LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES

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Le 24 novembre 2012

Les pêcheurs s’inquiètent de la réorganisation du marché par des ONG comme le WWF

Source : Encre de mer

Par bonne intention, peut-être, le WWF veut promouvoir la vente directe des produits de la pêche, en s’adressant directement aux pêcheurs. 

C’est oublier que la gestion de la pêche artisanale doit être pensée en terme de » territoire régional ». C’est une panoplie de bateaux qui fournit la diversité des apports et qui finance l’ensemble des infrastructures. Dès lors qu’une structure différente du secteur pêche veut se lancer dans la communication et la commercialisation des produits, elle risque de le faire avec ses propres critères (sur les métiers, les engins, les saisons, les espèces…) qui, au final, seront dommageables aux pêches artisanales et aux développements des régions. Par exemple, on attend toujours, en Méditerranée, une étude d’impact sur l’arrêt de la thonaille et le report sur les autres espèces, alors même que les thons pullulent…

Ci-après, l’information relayée par la profession :

« Nous venons d’être informés que le WWF s’adresse directement et personnellement aux pêcheurs pour promouvoir la mise en place d’une filière courte en les invitant à remplir un questionnaire.

Le Comité national des pêches et des cultures marines tient à mettre en garde les pêcheurs sur ce genre d’initiative susceptible de désorganiser la filière française.

Il est désormais avéré que cette ONG mais aussi d’autres veulent promouvoir un modèle de pêche artisanale à leur manière en faisant fi des réalités du marché et de l’existence d’autres modes de pêche et de commercialisation.

Je vous invite en conséquence à relayer cette information auprès des pêcheurs et à les mettre en garde  sur cette approche non exempte d’arrières pensées ainsi que l’atteste la récente étude sur le financement des ONG disponible sur le site de « Pêche et Développement »: http://www.peche-dev.org/spip.php?article685

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23 novembre 2012


Au menu du marin du 23 novembre. Notre sujet d’ouverture : le développement de la filière des macroalgues. Le dossier de la semaine : escale à Toulon. Nos pages d’actualité : la hausse du quota de thon rouge décidée à l’Iccat, le procès du Sokalique, l’embarquement de gardes privés face à la piraterie, la mobilisation autour du Marion Dufresne, la Solas sur la sellette pour le Costa Concordia, CMA CGM qui confirme ses bénéfices, un projet de bateau de pêche de moins de 12 mètres très innovant… Et bien sûr, le cap de la politique maritime donné aux Assises. Pour accéder au Marin en Ligne
 
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Le 21 novembre 2012
Pour télécharger la note d'information Iccat, cliquer Cnpm 

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Le 19 novembre 2012

Thon rouge : Devinez l'escroquerie qui se cache dans cet article...


Après le trafic de thon rouge que WWF a voulu nous faire avaler, France TV / AFP nous révèle dans cet article une autre escroquerie, cette fois-ci commerciale...

Le battage médiatique orchestré par le WWF autour du thon rouge vendu illégalement au Japon n'était qu'une supercherie d'avant CICTA :

31 octobre 2012. Le WWF dévoile les fraudes sur le commerce de thon rouge

Une nouvelle étude commanditée par le WWF dévoile qu’entre 2000 et 2010, l’équivalent de 18 704 tonnes de thon rouge aurait transité via le Panama sans avoir été déclarées à la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT), organe officiel international de gestion des pêches.

Au-delà du Panama, d’autres pays méditerranéens comme l’Espagne, l’Italie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie ainsi que le Japon seraient impliqués. Suite à ces nouvelles révélations, le WWF appelle l’ICCAT et les pays concernés à mener d’urgence une enquête approfondie avec les données plus détaillées dont ils disposent.

« C’est la première fois qu’une étude traite de ce sujet et elle ne montre certainement que la partie visible de l’iceberg. Nous avons enfin les preuves d’une situation dont tout le monde est au courant depuis des années y compris l’ICCAT » a déclaré Sergi Tudela, responsable du programme pêche au WWF Méditerranée... Suite du Communiqué

De nombreux médias se sont laissés gruger par ce communiqué dénoncé le 19 novembre 2012 par Alain Fonteneau, directeur de recherche à l'Ird, sur France Culture dans l'émission Cultures Monde consacrée à la pêche : De Dakar à Valparaiso : pêcher dans les eaux du monde (1/4)- Quelle politique de la pêche pour l’Europe ?

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Le 17 novembre 2012

France Filière Pêche aurait des préférences ?

France Filière Pêche (FFP), vient de sélectionner les projets qu'elle va aider dans les prochains mois... 

Un projet des pêcheurs de La Cotinière n'a pas été retenu...

Les cotinards à la tête du plus grand port de pêche "100% artisanal" en France veulent faire-valoir leurs droits aux aides de France Filière Pêche

À l'invitation de l'équipe municipale, la préfète Béatrice Abollivier, entourée de son équipe, du sous-préfet de Rochefort, du DTM (directeur des travaux maritimes) et d'un stagiaire de l'ENA (École nationale d'administration), a passé, mercredi dernier, une grande partie de la journée sur le port de la Cotinière, en compagnie de l'équipe municipale et d'élus locaux.

Béatrice Abollivier a longuement visité les installations de la criée, rencontré les professionnels et s'est vue présenter les bilans et perspectives de cet équipement portuaire. Il traite annuellement près de 5 000 tonnes de poissons, coquillages et crustacés et se maintient depuis plusieurs années au 6e rang national (au vu de trois critères : le volume annuel total, le chiffre d'affaires total et enfin le prix moyen au kilo).

Jeunes pêcheurs en difficulté

La préfète a déjeuné avec les professionnels. Pendant le repas ont été évoqués les thèmes d'actualité : le troisième bassin, le projet de parc marin, la poursuite de la modernisation des équipements mais également les difficultés rencontrées par les jeunes patrons de pêche pour s'installer dans de bonnes conditions, notamment du fait des problèmes des quotas et du manque général de visibilité sur la gestion de la ressource halieutique. Des exemples précis lui ont d'ailleurs été présentés, la Cogesco (société anonyme coopérative qui assure la gestion des navires de pêche) en profitant pour lui remettre le dossier d'un jeune patron qui pourrait investir dans un moins de 12 mètres, mais qui n'est pas sûr d'avoir des quotas de pêche.

Projets refusés

Pour sa part, Éric Guérit (président du GIE, groupement des pêcheurs) lui a donné copie des courriers de refus d'une instance parisienne, France Filière Pêche, « censée aider les projets d'amélioration de la flotte de pêche pour plus de sécurité et moins de consommation de carburant », mais qui « refuse les projets cotinards jugés insuffisamment expérimentaux ! »

Béatrice Abollivier, originaire de Bretagne, a déclaré être « très attentive aux développements des filières professionnelles maritimes » et s'est dit prête à « aider le port et à suivre ses dossiers de développement ».


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Le 15 novembre 2012

Le Marin se lance sur la toile...
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Le 14 novembre 2012

Civelles : quota en baisse

Source : Media-web

La campagne de pêche qui doit démarrer le premier décembre en Loire Atlantique est marquée en France par une diminution des quotas autorisés.

34 t contre 37 l’an passé, c’est le résultat des négociations qui se sont déroulées en juin dernier entre le Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM), le Comité National de la pêche professionnelle en eau douce (CONAPPED), le WWF d’une part et d’autre part avec le Ministre de l’environnement, Delphine Batho et le Ministre délégué en charge de la pêche, Frédéric Cuvillier.

Cette diminution du quota engendre des interrogations et des inquiétudes  chez les pêcheurs professionnels.En effet, depuis la saison 2009-2010, un plan de gestion de la ressource a été mis en place (plan de gestion anguille ou PGA), approuvé par la Commission européenne. Il prévoit une réduction de la mortalité par pêche de 30 % pour les anguilles et de 40 % pour les civelles d'ici 2015.
« Ces objectifs bien qu’atteints, voire même dépassés, n’ont pas suffi à convaincre la ministre de tous les efforts entrepris depuis plusieurs années »  a déclaré Gérard Romiti, le président du Comité national des pêches. Soulagé quand même, car, la profession a évité de tomber sous le couperet d’un moratoire.

52 % du quota des captures pour le 44
Surnommé l’or blanc ou l’or gris, la civelle ou pibale pullulait en Loire et sa pêche n’a dérangé personne jusque dans les années soixante-dix, car, l’anguille était considérée comme un nuisible.

Le marché s’est peu à peu ouvert et une activité plus professionnelle a vu le jour, les quantités énormes, qualifiées aujourd’hui de surpêche jusqu’à 4 000 tonnes par saison à la fin des années soixante-dix se sont réduites comme une peau de chagrin à 110 t en 2010.

Évidemment, le prix de vente a flambé jusqu’à un record de 1 000 euros le kilo, le prix moyen aujourd’hui varie de 150 à 200 euros.

Mais le marché a l’export est en pleine progression dans les pays asiatiques, en effet, il est impossible de faire de reproduire de l’anguille en captivité. Comme elle est fort appréciée, notamment au Japon à Taïwan ou en Corée du Sud, la  solution passe par des civelles d’importations qui sont élevées en Chine. On comprend mieux le désarroi des civelliers qui s’étaient vu interdire cette part du marché à l’export en janvier 2011, bloquant par exemple le port de Saint-Nazaire lors d’un mouvement national. Cliquer Ici

Préserver la ressource

Bien évidemment, il est impossible de savoir combien de centaines de kg d’alevins sont puisés chaque année. Une pêche estimée en 2008 en Loire de 100 à 200 kg par saison et par pêcheur professionnel, soit 5 à 10 kg par marée.

Question essentielle, la préservation de la ressource, certes. Puisqu’il faut près de 3 000 civelles pour un kg de marchandise. Certes, cela fait autant d’anguilles qui ne connaîtront jamais la joie de la reproduction dans la mer des Sargasses. Il faut peut-être imaginer d’autres causes à la disparition de l’espèce et que l’on arrête de montrer du doigt les pêcheurs professionnels, en diminution, aujourd’hui, ils sont 150 entre les fluviaux et les maritimes dans le département.
L’anguille, l’un des poissons les plus communs dans les années soixante-dix est devenue une espèce en quasi voie d’extinction, elle est classée comme vulnérable par l’Union Européenne. On peut avancer plusieurs autres explications à sa disparition. Elles sont cumulables.

On l’a vu la surpêche des années soixante-dix, mais, elle a fait l’objet d’une sévère réglementation.
La Loire qui a vu en cours des années sa morphologie se transformer avec des dragages intensifs, l’eau douce arrive plus vite dans l’estuaire, même chose pour les lâchers d’eau des barrages hydrauliques,  de plus non équipés de passe à poissons, la pollution des eaux, mais aussi la diminution des zones humides, l’arrivée d’espèces parasites et enfin le braconnage (une civelle sur dix serait pêchée illégalement).
Ce dernier facteur paraît des plus difficiles à cerner, sans doute, un vrai fléau, une économie parallèle alimentée par des viviers clandestins, des réseaux, sans oublier des acheteurs qui ferment les yeux sur les provenances et la probité des revendeurs sans licence.

D’autres revendications

Les quotas sont donc en légère baisse pour la nouvelle saison qui a débuté par une première manifestation-grogne des civelliers dans le Sud de la France au début du mois. Une nouvelle réunion doit faire débattre d’autres dossiers concernant la préservation de la ressource et la protection des professionnels. « Le gel des contraintes imposées à la profession en attente de l'atteinte des objectifs 2012 fixés pour les autres sources de mortalité de l'anguille, la réalisation d'un bilan de la mise en œuvre des Plans de gestion anguille au regard du repeuplement des autres États membres et la révision de l'approche de restauration de l'espèce vers une approche écosystémique ».

Le communiqué officiel

« L'anguille est une espèce sensible, soumise à un plan de reconstitution au niveau européen, et à un plan de gestion au niveau national, et nécessite des mesures de gestion adéquates. Ces mesures de gestion portent sur la réduction de la mortalité par pêche, mais aussi sur les autres causes de mortalité de l'anguille : restauration de la continuité écologique et reconquête de la qualité des zones humides et plus généralement des milieux aquatiques.

Le point d'étape de la mise en œuvre du plan de gestion de l'anguille effectué en juin 2012, et transmis à la Commission Européenne, a permis de mettre en évidence des pistes de progrès. Une révision de ce plan de gestion pourrait être envisagée. Les évolutions qu'il faudrait apporter, tout en confirmant le principe d'encadrement de la pêche professionnelle, devront notamment permettre d'améliorer les connaissances sur cette espèce et de renforcer les actions sur les autres causes de mortalité de l'anguille ».

Sources :



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Le 13 novembre 2012

Birdlife anime le Parlement européen...

La semaine dernière, Birdlife Europe a organisé une animation au Parlement européen. 

Le clou de cette animation, c’était la photo de pêcheur... Découvrez la galerie des 203 portraits ! C’est à mourir !!!

Communiqué de Birdlife Europe

Pour une pêche véritablement durable

Entre le 6 et le 8 novembre 2012, Birdlife Europe a tenté de sensibiliser les membres du Parlement européen sur la surpêche en Europe à travers une exposition au sein du Parlement européen.

L’exposition a été organisée en collaboration avec Greenpeace, Oceana, le WWF et Ocean2012 et vise à encourager les députés à voter en faveur de la pêche durable, le 18 décembre prochain. De nombreux députés représentant le comité des pêches, et d’autres décideurs clés impliqués dans la question, ont visité le stand pour en apprendre davantage sur la problématique de la surpêche en Europe. De nombreuses vidéos, animations éducatives et entretiens avec les pêcheurs européens permettaient de comprendre les conséquences de la surpêche.

Les principales menaces sont la sécurité alimentaire globale, l’épuisement de nos écosystèmes marins, les services qu’ils fournissent et qui profitent à la société dans son ensemble. Ces menaces sont notamment les pertes d’emploi chez les pêcheurs si il n’y a plus de poisson à pêcher.

Épuisement du milieu marin

En 1925, la taille moyenne d’une morue était de plus d’1 mètre. Aujourd’hui, sa taille est d’environ 40 cm. C’est le résultat de plusieurs années de pratiques de pêche intensive, consistant à attraper des morues de taille toujours plus grande. Étant donné que seules de petites morues ont été laissées dans les océans, les générations suivantes sont devenues de plus en plus petites en taille et en population.

Par ailleurs, la législation actuelle de l’UE permet aux pêcheurs de prendre des morues de 35 cm dans les eaux communautaires, bien en dessous de la taille moyenne à laquelle les espèces se reproduisent. Pour que les femelles fraient pour la première fois leur taille doit être d’environ 65 cm.

88% des poissons sont péchés au-delà de leur capacité écologique, comme la morue, alors qu’une pêche moins intensive aujourd’hui permettrait le rétablissement des stocks, ainsi que la capture de poissons de plus grandes tailles dans le futur. Cependant, il est probable que le Parlement européen et le Conseil suppriment les mesures garantissant une pêche durable. Cette décision favoriserait l’industrie de la pêche à grande échelle au détriment des petits pêcheurs, une baisse profonde des stocks de poissons et un chômage de plus en plus élevé au sein de l’activité.

Birdlife Europe demande aux députés et au Conseil de voter une réforme  réaliste de la pêche dès l’année prochaine, afin d’assurer un développement durable de la pêche et des écosystèmes marins à la fois dans les eaux européennes mais également internationales. C’est, pour Birdlife, la seule façon de garantir la sécurité alimentaire et la viabilité du secteur de la pêche à long terme.

Ludovic Sarrazin. Source : Birdlife Europe


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Le 10 novembre 2012

Novembre fête le Hareng....


Tout savoir sur le Hareng fumé, cliquez Ici

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Etaples : 20e Fête du hareng-roi

Etaples / Pas-de-Calais

10 et 11 novembre 2012

Le hareng se fait roi le temps d’un week-end dans le Nord-Pas-de-Calais à Etaples. Ce petit poisson a fait le bonheur et souvent la fortune des pêcheurs jusque dans les années cinquante.

Salé, rollmops, saur, filets marinés, kipper, buckilng, pilchard… le hareng revêt en gastronomie de nombreuses formes. La fête du hareng-roi correspond à l’arrivée sur les Côtes de la Mer du Nord et de la Manche du Clupea Harengus au début de l’hiver.

Les festivités se déroulent les 10 et 11 novembre. Au programme dégustations de hareng bien sûr, musiques traditionnelles et contes autour du thème de la mer et feu d’artifice!

Revivez l’effervescence des campagnes de pêche au hareng

En voilà un poisson doré à souhait et qui fleure rudement bon… Allez-y m’sieurs dames, laissez-vous tenter ! Sur le port d’Étaples, il va flotter comme un délicat parfum d’iode et de hareng grillé. Ou fumé. Ou mariné. Le kipper à toutes les sauces depuis vingt ans et l’effervescence à tous les coins de rue.

Une délicieuse invitation à l’escapade maritime. Merci qui ? « Les Bons Z’enfants », pardi ! Derrière les fourneaux, une centaine d’Étaplois. Sur les braseros, trois tonnes de harengs, dévorés en 48 heures à peine. La promesse d’un repas gargantuesque. Et c’est le chalutier « Sainte-Catherine Labouré » qui régale. Dix à quinze mille personnes sont attendues pour mordre à l’hameçon et célébrer le « Hareng roi ». Un rendez-vous immanquable avec cette époque aujourd’hui révolue, où les hommes, rentrés à bon port, fêtaient les pêches miraculeuses et le hareng saur.

Groupes de folk ou de pop rock celtique, chants marins, jeux traditionnels, et festival de contes (entre autres) viennent étoffer le programme d’une fête de la Pêche déjà bien généreuse.

Pour y aller, autoroute A16 Boulogne-Port, sortie 26 Le­Touquet - Étaples. La fête se déroule essentiellement sur le port d’Étaples. Pour plus d’informations : www.etaples-tourisme.com

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Dieppe : 43e Foire aux harengs et aux coquilles Saint-Jacques

Dieppe / Seine Maritime

17 et 18 novembre 2012

La 43e édition de la foire aux harengs et aux coquilles Saint-Jacques a lieu samedi 17 et dimanche 18 novembre 2012...

Toute information sur le programme des deux jours, cliquer Hareng

Foire de Dieppe : les harengs débarquent !

La foire aux harengs et aux coquilles Saint-Jacques attire environ 100000 visiteurs

Plus de deux cents exposants et des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus à Dieppe pour la quarante-troisième foire aux harengs, samedi 17 et dimanche 18 novembre.

Rencontre avec l'un des membres du Nouveau comité du Bout du quai, Joël Padelou, qui organise la manifestation.

Paris-Normandie : Quels sont les temps forts de la foire aux harengs cette année ?

Joël Padelou: «Nous mettons l'accent, cette année, sur la vente de produits dérivés reprenant les affiches de la foire aux harengs, imaginées par Brigitte Pope. Après le sac cabas, nous avons fait réaliser des tabliers, des tapis de souris, des dessous de verre, des mugs, des parapluies et des toiles. Ces produits seront vendus sur le stand du comité du Bout du quai. Les premiers prix seront à 5€. Nous pensons que ces objets sont un bon moyen de véhiculer l'image de cette foire. Ensuite, ils pourront être commercialisés.» Source : Paris Normandie

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Le 9 novembre 2012

Quel avenir pour la filière pêche française ?

Les Rendez-vous de la Mer

8e édition

Quel avenir pour la filière pêche française ?

Synthèse des interventions

Juin 2012

Pour télécharger le document, cliquer Pwc

Pourquoi ce thème ?

La pêche est un secteur en pleine mutation avec un certain nombre d’interrogations que nous essayerons de lever aujourd’hui au travers des débats et des tables rondes autour de la réforme de la Politique Commune de la Pêche (PCP).

Extrait du document

Présentation de la pêche en France
Présentation de Laurent Baranger (RICEP)

L’objectif de cette présentation est de vous exposer les enjeux socio-économiques de la filière pêche et de retracer les grandes tendances de ces 10 à 20 dernières années.

D’un point de vue économique, quatre composantes essentielles sont aujourd’hui une réalité pour les acteurs du secteur. D’un côté les volumes qui dépendent de la disponibilité des ressources et des captures que l’on peut en retirer. De l’autre côté, les marchés vers lesquels ces produits sont destinés. Cette rencontre de l’offre et de la demande conduit à la création de richesse. Cette richesse à un coût qui dépend des services mis en oeuvre par l’ensemble des opérateurs de la filière pour alimenter cette chaine de valeur ajoutée et les emplois qui en découlent.

La durabilité de la filière des produits de la mer, consiste donc à veiller à ce qu’il y ait, sur chacune de ces composantes, une visibilité suffisante pour pouvoir s’engager sur des objectifs de durabilité. D’un point de vue des investissements, il faut pouvoir renouveler les outils et s’adapter à la mutation de la filière. Et du point de vue de l’exploitation, il faut être en mesure de répondre aux enjeux d’une entreprise classique et en particulier pour le secteur de la pêche, ceux liés au contexte énergétique.

Pour le prix, le principe de valorisation optimale de la production est un enjeu majeur. Nous montrerons que le prix du poisson est fixé aujourd’hui non plus à une échelle nationale mais le plus souvent européenne, voire internationale. Même enjeu pour l’emploi, et en particulier l’attractivité de la main d’oeuvre....

(....)

L’autre constat important en amont de la filière : la modification du contexte énergétique de ces 20 dernières années (courbe de l’évolution du prix en euro du baril de pétrole).

Sur l’ensemble de la période jusqu’à la fin des années 90, on remarque un certain nombre de chocs. A la fin 2012, le cours du pétrole atteint un seuil encore jamais connu.

Comment les entreprises de pêche se sont-elles finalement adaptées à cette situation ?
Cette hausse du cours du gasoil s’est faite par palier. A chaque marche, la rentabilité des entreprises est affectée malgré le rôle « d’amortisseur » du système de rémunération à la part.
En observant la structure d’exploitation des entreprises de pêche, on note que dans les années 90, le niveau de carburant représentait 10 à 12% du chiffre d’affaires. A la fin des années 90, la structure d’exploitation subit une première modification avec une part beaucoup plus importante des carburants amortie en partie par les salaires.

En 2010, la situation s’aggrave du point de vue de la dépendance énergétique. Au niveau de la masse salariale, on constate une réduction encore importante de la part réservée à celle-ci, et petit à petit une rentabilité de plus en plus affectée.

D’après nos dernières analyses, certaines entreprises, qui dans quelques régions peuvent représenter une part importante des activités, passent en dessous du seuil de rentabilité si le prix dépasse 0.75€ du litre et jusqu’à 1.39€ pour les moins dépendantes du carburant.

Finalement, compte tenu du contexte énergétique et du contexte économique général, nous avons des entreprises qui rencontrent actuellement de réelles difficultés pour atteindre le point mort. Une situation critique pour elles, car elles perdent désormais de l’argent à chaque sortie en mer.

Le secteur commence donc à connaitre ses limites face à l’évolution inquiétante du cours du pétrole. Les efforts entrepris par les armateurs pour compenser la hausse du prix du carburant, comme par exemple la diminution de la consommation énergétique, sont de plus en plus restreints. Faute de solutions pour enrayer cette dépendance énergétique et compte tenu des perspectives de hausse importante du cours du pétrole, la nécessité d’une rupture technologique pour la pêche devient un enjeu majeur.

Si on regarde maintenant la répartition de la masse salariale en neutralisant l’inflation sur ces 25 dernières années, on remarque que l’ensemble des marins ont un pouvoir d’achat qui s’est maintenu. Il s’est maintenu par un mécanisme de réduction de parts allouées pour cette masse salariale : le nombre moyen de marins embarqués a diminué. Le salaire brut moyen pêche est d’environ 38K€ en 2010. Si on le compare aux autres secteurs d’activité, il est malgré tout légèrement au dessus de la moyenne (contre 33K€ pour les autres secteurs d’activité en 2010)....

(...)

Historique de la construction d’une politique commune des pêches
Présentation d’Yves Perraudeau (LEMNA, Université de Nantes)

L’économie cherche à satisfaire les besoins humains qu’ils soient privés ou sociaux c’est-à-dire individuels ou collectifs. Pour répondre à ces besoins, il faut des activités de production qui font appel à des ressources. Elles peuvent être naturelles ou anthropiques (prélèvement ou élevage), matérielles ou immatérielles, renouvelables ou non, marchandes ou non marchandes …
Ici nous sommes face à des ressources renouvelables, et il est important de savoir comment prélever les poissons tout en maintenant le renouvellement du stock. Ceci nous amène à nous poser la question fondamentale de la rareté de la ressource, notion qui différencie un bien économique (existe en quantité limité) et non économique (en abondance). Cette rareté va imposer des choix dans le prélèvement des ressources et dans le processus de transformation.
Concernant ces ressources marines, il faut également faire référence aux ressources communes qui ont deux caractéristiques : soustractive ou indivise. On parle de ressource soustractive quand, ce qui est prélevé par les uns ne peut pas l’être par les autres (les poissons), et, de ressource indivise quand on ne peut pas répartir la ressource (capacité trophique d’un bassin conchylicole)....

Chronologie de la politique Commune des Pêches (1957-2012)

La question est de savoir comment réguler l’accès à la ressource

(...)

Tables rondes
La gestion des droits de pêche
Les rejets et mesures techniques
Vers une nouvelle structuration de la filière
La pêche des grands fonds
Les outils : financements, formation

Synthèse des cinq tables rondes
Yves Perraudeau, LEMNA, Université de Nantes

La première table ronde concernait les QIT. Il en ressort une idée forte qui est d’accepter la diversité des réponses nationales pour permettre à chaque Etat membre de pouvoir gérer ces quotas. Derrière ce problème des QIT, il y a un véritable débat théorique, entre d’un côté une approche purement classique libérale, et de l’autre une approche plutôt interventionniste (keynésienne) pour apporter de la régulation à l’économie. C’est un débat théorique que l’on connait au sein de la science économique depuis de nombreuses années.

Quel système veut-on réellement ? L’idéal serait d’avoir une flexibilité microéconomique pour laisser l’initiative des entrepreneurs associée à une stabilité macroéconomique. Malheureusement ce n’est pas ce que montre l’histoire : si on laisse de la liberté aux agents économiques (qui favorise l’innovation et la productivité, mais aussi des abus et imperfections) on arrive à une instabilité macroéconomique. Si l’on encadre les activités (financières par exemple !) on gêne l’initiative individuelle (rigidité microéconomique) mais on assure la stabilité macroéconomique. Les réponses apportées par cette table ronde suggèrent de laisser de la souplesse aux pays dans leur régulation, et le choix des outils qui existent et qui seraient les plus adéquates pour répondre à la diversité des pêcheries (J. Pichon, E. Mariat Roy).

La deuxième table ronde a abordé le problème très actuel des rejets, exemple parfait du nécessaire pragmatisme espéré. L’idée du rejet n’est pas complètement nouvelle, elle rejoint en partie celle du « sous-taille ». Les pêcheurs ont posé la question il y a 25 ans à la Commission européenne en montrant qu’il avait des débarquements de poissons de sous-taille dans certains ports européens.

L’interdiction des rejets peut s’imaginer pour certaines pêcheries, mais pas pour d’autres, pluri-espèces. Au-delà de cet aspect pragmatique, lorsqu’on discute avec les techniciens de la Commission il apparaît qu’un certain nombre d’entre - eux ne partagent pas le point de vue du
Commissaire, témoignant d’une réelle ambigüité.

La troisième table ronde faisait référence à l’organisation commune des marchés et notamment aux notions de la valorisation de la marque et de la mise en place de l’interprofession (E. Sauvion). En tant qu’économiste, ce qui nous intéresse c’est la valeur du poisson débarqué. La valeur étant la quantité par les prix, cet aspect de valorisation ne peut faire que l’unanimité. Mais la démarche au quotidien n’est pas simple, comme l’ont montré Y. Foezon et L. Baranger, avec les nombreuses considérations d’offre et de demande à intégrer. L’approche « marché » est peu présente dans les approches bioéconomiques ce qui empêche d’approfondir la réflexion sur la filière. L’interprofession, renforçant la qualité de la filière, ne peut être qu’un élément positif pour la cohésion des acteurs et une meilleure transparence.

Les problèmes des espèces de grands fonds illustrent une gestion de la ressource influencée par la médiatisation. Lors de la 4ème table ronde, comme l’a si bien souligné T. Douard, nous sommes face à une « pression écologiste ». Il s’agit d’une pêcherie importante pour la France et les pêcheurs français sont un peu à la pointe de cette activité. Il y a de nombreuses années lorsque ces espèces n’étaient pas sous quotas, les français ne déclaraient pas forcément toutes leurs activités contrairement aux anglais qui, juste avant la mise en place des quotas, déclaraient des surpêches afin de bénéficier d’une part de quotas plus importante. Si l’on ne peut nier les caractéristiques de grands fonds qui rendent la gestion de stocks plus difficile, la surenchère de certaines ONG écologistes est aussi évidente...

Enfin, sur la cinquième table ronde, qui concernait la formation et le financement, en tant qu’enseignant je ne peux qu’être satisfait de retrouver les notions de travail et de capital qui sont la base de la fonction de production en économie. Il faut encourager les jeunes à entrer dans la profession mais, sans les encourager à sortir, il faut leur proposer des filières « ouvertes » avec des passerelles éventuelles vers d’autres métiers.

Quant au financement, c’est aussi une question majeure quels que soient les systèmes intermédiés ou désintermédiés qui dominent. On s’aperçoit que, même dans les économies désintermédiées, nous ne sommes pas avec un autofinancement total. Il y a un besoin de financement, assuré par un agent extérieur à l’armement de pêche. Pour cela, l’image du futur est essentielle, avec deux considérations importantes : le retour sur investissement et l’incertitude (prime de risque). Les changements de règles, imposés parfois par la Commission, compliquent le financement pour les investisseurs.

Mais n’oublions pas le principe basique et fondamental de l’économie : tous les revenus sont issus de la production. Si l’on ne produit pas, il n’y a pas de revenus. Si nous n’arrivons pas, que ce soit en France ou en Europe à produire et vendre, nos revenus vont être affectés à la baisse. Nous avons donc tout intérêt à trouver (ou retrouver) un outil productif pour pouvoir produire demain, sinon certaines zones géographiques vont produire à notre place. Et les activités tertiaires sont souvent des dérivées des activités primaires et industrielles, comme le mettent souvent en évidence les crises économiques…

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Le 3 novembre 2012

Le retour de la pêche à la Coquille Saint-Jacques en MOR BIHAN !

Reportage photos du photographe Philip Plisson

Lundi et Mardi dernier, à 9 h 30 une flottille comprenant entre 60 et 80 bateaux a repris la pêche à la coquille dans le nord est de Belle-Isle, sur des sites qui n'avaient pas été dragués depuis 3 ans. L'autorisation était valable pour une demie heure deux fois par semaine. Cela représente en réalité 20 minutes de drague, car elle est remontée après 1/4 d'heure et il faut compter 5 à 10 minutes entre le moment où elle est virée, vidée et remise à l'eau. Les plus expérimentés parviennent à les vider et à les relancer en trois minutes. A 10 heures précises, le sémaphore de Quiberon ordonne par radio à chaque bateau de remonter les dragues. "Fin de pêche. Terminé". Les navires tirent sur les câbles et déchargent le deuxième coups de drague à bord. Suit un travail de contrôle, sur la zone les pêcheurs doivent rejeter à la mer les coquilles qui mesurent moins de 10,2 cm le taille réglementaire.

Il faut entre 3 et 4 ans pour faire une coquille, et les prélèvements étaient interdits depuis 2009 à cause d'une toxine présente dans le tube digestif des coquilles. Grâce à ces 3 ans de suspension, le gisement serait passé de 500 tonnes à 1400 tonnes.


Pour découvrir toute la richesse en couleur d'une pêcherie de coquille saint-jacques, à travers l'oeil de l'appareil d'un Pro, cliquer  Reportage de Philip Plisson

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Le 2 novembre 2012

Menace britannique sur le chalut français

 Pour l'intégralité de l'article du Marin (2 novembre 2012), cliquer Le Kiosk

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Le 30 octobre 2012

Thalassa. Les nouveaux conquérants extrait

Un reportage diffusé vendredi 2 novembre 2012 dans Thalassa



Un reportage de Stéphane Nicolopoulos et Béatrice Berge

Il est aujourd'hui possible pour les Etats d'étendre leurs frontières maritimes au-delà des traditionnels 200 miles marins.

Comment ? En prouvant scientifiquement aux Nations Unies que leur « plateau continental », c'est à dire la continuité géologique du continent sous la mer, va au-delà de cette distance. Une aubaine pour la France qui détient le deuxième domaine maritime du monde, et qui pourrait donc s'agrandir de 2 millions de Km2 soient 4 fois la taille de l'hexagone ! Si toutes ses revendications étaient acceptées !

Sur les pas de Jacques Cartier ou Christophe Colomb, Walter Roest géophysicien à l'Ifremer est chargé au nom de la France de revendiquer ces nouveaux territoires. Depuis 10 ans, il sillonne tout ce que la France compte comme territoires aux 4 coins du monde. Nous le suivons à St Pierre et Miquelon, à bord d'un navire océanographique chargé de faire des relevés très précis de ce fameux plateau continental. Puis à New York, à l'ONU, où il faudra plaider le dossier....


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Le 27 octobre 2012

Canada/UE : Le ministre canadien vante les accords de libre échange aux pêcheurs de Nouvelle-Ecosse

Le ministre MacKay souligne les avantages d’un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne pour la Nouvelle-Écosse...

Selon le Ministre, les pêcheurs néo-écossais ont tout à y gagner... 

L’élimination des obstacles tarifaires permettrait d’accroître les ventes de produits de la mer de calibre mondial de la Nouvelle-Écosse sur le lucratif marché de l’Union européenne, lequel compte quelque 500 millions de consommateurs. Cela profiterait directement aux travailleurs néo-écossais grâce à la création d’emplois, à la hausse des salaires et à une prospérité accrue à long terme.

Le renforcement des échanges commerciaux avec l’Union européenne favorisera la création d’emplois bien rémunérés, la croissance et la prospérité à long terme pour les travailleurs de la Nouvelle-Écosse, affirme le ministre MacKay.

L’Union européenne est le plus grand marché du monde pour les produits de la mer. De 2009 à 2011, ses importations annuelles se sont chiffrées, en moyenne, à 25 milliards de dollars. Les droits que perçoit actuellement l’Union européenne sur les produits de la mer du Canada s’élèvent, en moyenne, à 11%, mais atteignent parfois 25%. Ces droits élevés seraient éliminés aux termes d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne.

« Plus de 60 p. 100 des revenus annuels du Canada (produit intérieur brut) et un emploi sur cinq au pays dépendent du commerce », a souligné le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast. « C’est pourquoi notre gouvernement met en œuvre actuellement le plan d’expansion du commerce le plus ambitieux de l’histoire du Canada, lequel comprend un accord global de nouvelle génération avec l’Union européenne. Un tel accord permettrait d’augmenter de 20% nos échanges bilatéraux et d’injecter 12 milliards de dollars par année dans l’économie canadienne. Cela se traduirait par une augmentation de 1 000 dollars du revenu de la famille canadienne moyenne ou la création de 80 000 emplois. »

L’Union européenne est le deuxième partenaire commercial du Canada en importance et la plus vaste économie intégrée du monde : elle compte plus de 500 millions de consommateurs et enregistre un PIB supérieur à 17 billions de dollars.

Emplois, croissance et prospérité à long terme pour les travailleurs de la Nouvelle-Écosse

Un accord commercial ambitieux avec l’Union européenne aurait des retombées positives considérables au Canada, car il mènerait à une hausse de 20 p. 100 des échanges bilatéraux et à une augmentation de 12 milliards de dollars du revenu annuel du Canada (produit intérieur brut).

Cela se traduirait par une hausse de 1 000 dollars du revenu de la famille canadienne moyenne ou par la création de 80 000 emplois, ce qui reviendrait à ajouter à l’économie canadienne cinq fois le nombre d’emplois qu’on trouve actuellement dans la ville de New Glasgow.

De nombreux secteurs clés de l’économie de la Nouvelle-Écosse bénéficieraient d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne :

Produits de la mer

Ce secteur emploie plus de 10 000 personnes en Nouvelle-Écosse.

L’Union européenne constitue le plus important marché du monde pour les produits de la mer. De 2009 à 2011, les importations de produits de la mer de l’Union européenne en provenance du monde entier ont atteint, en moyenne, 25 milliards de dollars par année.

L’Union européenne impose actuellement des droits de douane moyens de 11% sur les exportations canadiennes de produits de la mer, et certains atteignent même 25%. Ces obstacles tarifaires importants seraient éliminés dans le cadre d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne.

L’élimination des obstacles tarifaires permettrait d’accroître les ventes de produits de la mer de calibre mondial de la Nouvelle-Écosse sur le lucratif marché de l’Union européenne, lequel compte quelque 500 millions de consommateurs. Cela profiterait directement aux travailleurs néo-écossais grâce à la création d’emplois, à la hausse des salaires et à une prospérité accrue à long terme.

Source : Affaires étrangères et Commerce international Canada

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Le 23 octobre 2012

Suisse. Des pêcheurs dénoncent un acte de «cruauté envers les animaux»

Suisse : Les pêcheurs brandissent des menaces 

Source : 20 minutes

Les pêcheurs augmentent la pression sur la Confédération et les cantons pour que les rivières en aval des centrales hydroélectriques disposent de suffisamment d'eau.

La loi sur la protection des eaux exige que, d'ici à la fin de l'année, les cours d'eau en aval des barrages soient assainis tout en garantissant le seuil de rentabilité des installations. Or, en 2011, seuls 37% des assainissements requis ont été effectués, selon des chiffres publiés en février dernier par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

«Nous ne pouvons, ni ne voulons accepter ce bilan», a déclaré mardi lors d'une conférence de presse à Berne Roland Seiler, président central de la Fédération suisse de pêche (FSP). Et de menacer de prélever de l'argent sur les «bénéfices illégaux» que représente la vente d'électricité. Ce commerce est comparable au trafic de drogue, a martelé Roland Seiler.

La FSP envisage aussi de déposer plainte pour «cruauté envers les animaux». En effet, de nombreux poissons meurent lorsque les ruisseaux et rivières ne sont pas suffisamment alimentés en eau.

Selon les chiffres de l'OFEV, le Valais fait figure de mauvais élève, côté romand. Sur les 199 prélèvements dont l'assainissement était nécessaire dans ce canton de montagne, il n'en a assaini que 4%. Cette proportion s'élève à 21% dans le canton de Fribourg et à 32% dans le canton de Vaud.

Le Jura n'a réalisé aucun des 9 assainissements requis, alors que Genève a entièrement satisfait à son devoir d'assainissement, mais il n'en avait que quatre à réaliser. Quant au canton de Neuchâtel, il a refusé de transmettre les informations.

Lire aussi dans la Liberté : Le «scandale» des rivières à sec

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Le 22 octobre 2012

La pression sur les ressources, facteur de crises en Méditerranée

Par Rémi Barroux - Le Monde.fr

Les printemps arabes seraient-ils la conséquence du réchauffement climatique et de la crise écologique? Sans l'affirmer aussi abruptement, l'organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network estime que le déficit écologique autour de la Méditerranée accroît les pressions exercées sur les écosystèmes et alimente les crises économiques, elles-mêmes sources de troubles politiques et sociaux.

Selon un rapport de l'ONG – "Tendances de l'empreinte écologique méditerranéenne" –, publié à l'occasion d'un colloque qui s'est tenu, les 1er et 2 octobre à Venise, en Italie, "entre 1961 et 2008, la population croissante ainsi que les tendances en matière de consommation ont fait tripler la demande régionale de ressources renouvelables et de services écologiques".

L'empreinte de la région a ainsi dépassé les actifs écologiques locaux disponibles de 150% en 2008. "Et l'habitant moyen a actuellement une empreinte écologique de 3,1 hectares globaux (hag) alors que seul 1,3 hag par personne sont disponibles dans la région."

Cette réalité n'est pas spécifique à la Méditerranée. Les habitants de la planète consomment plus de ressources naturelles que celle-ci ne peut en produire. Ce déficit écologique s'aggrave, selon l'organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network : le jour "du dépassement", c'est-à-dire la date à laquelle les ressources renouvelables de la planète produites dans l'année ont été entièrement consommées, a été atteint le 22 août en 2012.

Cette date à partir de laquelle l'humanité vit "à crédit" intervient chaque année un peu plus tôt. En 2000, c'était le 1er novembre. Et le 31 décembre en 1986, année de création de cette "date du dépassement ".

"Ce déficit écologique est dangereux, il risque de nuire à la sécurité économique des pays du bassin méditerranéen, ainsi qu'à leurs capacités à garantir le bien-être de leurs citoyens", explique Mathis Wackernagel, président du Global Footprint Network. Du Portugal à l'Egypte, du Maroc à la Syrie, les vingt-quatre pays du bassin méditerranéen étudiés sont passés de créditeurs à débiteurs. A une exception près, le Monténégro, pays pour lequel les données sont incomplètes.

Les cinq pays les plus débiteurs étaient, en 2008, l'Italie, l'Espagne, la France – ces trois pays contribuant à eux seuls à plus de 50 % de l'empreinte écologique régionale –, la Turquie et l'Egypte. Ce lien entre crises écologique, économique et politique est souligné par les auteurs du rapport. "L'écart grandissant entre l'offre et la demande rend la stabilité de la région fortement dépendante de la disponibilité des actifs écologiques situés hors du bassin méditerranéen, écrivent-ils, ainsi que de sa capacité à financer l'accès à ces ressources et aux services produits."

Deux périodes sont distinguées : entre 1961 et 1970, le déficit écologique méditerranéen était compensé par l'apport d'autres écosystèmes extérieurs à la région. De 1971 à 2000, le monde est entré dans une phase de surconsommation. "Les marchés internationaux ont réagi, contribuant à l'augmentation des prix de ressources mondiales en diminution", analyse le Global Footprint Network.

"Approvisionnement instable"

Les crises se combinent et, explique M. Wackernagel, "les pays dépendant d'autres nations se rendent compte que leur approvisionnement en matière de ressources devient instable et aléatoire, ce qui a de profondes implications économiques". La part moyenne du revenu mondial par habitant du bassin méditerranéen reculant nettement, ces pays sont dans une situation économique difficile pour accéder à ces ressources mondiales limitées.

A ce jour, la région méditerranéenne ne peut renouveler que 40% de sa demande en services et ressources naturels, et l'importation de biens représente un quart de ses besoins. "En matière de déchets, précise le rapport, les habitants de la région émettent bien plus de CO2 que ce que les écosystèmes peuvent absorber."

L'augmentation des coûts et la perturbation accrue dans l'accès aux ressources devient alors un "facteur de limitation du bien-être futur", estime le Global Footprint Network qui préconise, à l'issue des deux jours du colloque vénitien, de "mieux prendre en compte, dans les prises de décision, les contraintes des ressources et le déficit écologique". Rémi Barroux

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Le 19 octobre 2012

Ariaké Alençon, la boite à bouillon d’origine nippone

En cette semaine du Goût, Ariaké entrouvre les portes à ses bouillons et jus de la cuisine du futur..

La pochette à base d'aluminium hermétique est facile à ouvrir. Un sachet filtrant à infusion carré, plus volumineux que celui des tisanes et des thés, trois recettes différentes à base de coquillages, volailles ou légumes. Vous plongez le sachet à votre goût, dans une eau que vous laissez frémir le temps qu'il faut. Et bon appétit !

Jus de langoustine rôtie

Un jus prêt à l'emploi, 100% naturel

Suggestions : Prêt à l'emploi pour accompagner vos poissons, légumes...

Préparation : 

Bain-marie : réchauffer 5 min.

Micro-onde (800W): ouvrir le sachet et chauffer 40 secondes. Après ouverture, conserver 24h max au réfrigérateur.

Composition : Ingrédients d'origine naturelle : langoustine 76% (tête de langoustine, langoustine entière) eau, concentré de tomate, sucre, piment rouge.

Bouillon de coquillages

Ingrédient d’origine naturelle et recette signée Joël Robuchon, ce bouillon a tout pour plaire. Il contient 52 % de coquillages, et est sans conservateur, sans colorant et sans arôme ajouté. Riche en protéine, il présente une faible teneur en matière grasse.

Composition : Coquillages 52 % (extrait de Clams d'Islande, chair d'amande), chair de poisson, extrait de levure, fibres de blé, antioxydant (extraits riches en tocophérols). Contient : poisson, mollusque, blé. Peut contenir des traces de crustacés, céleri.

Bouillon de crustacés

Ingrédient d’origine naturelle et recette signée Joël Robuchon, ce bouillon a tout pour plaire. Il contient 52 % de coquillages, et est sans conservateur, sans colorant et sans arôme ajouté. Riche en protéine, il présente une faible teneur en matière grasse.

Composition : Crustacés : 53% (extrait de langoustine, crevette), chair de poisson, extrait de levure, légumes (tomate, oignon), sel, sucre, fibres de blé, antioxydants : extraits riches entocophérols Contient : crustacés, blé, poisson. Peut contenir des traces de céleri, mollusque, soja. *Ingrédients d'origine naturelle, sans conservateur, sans colorant, sans arôme artificiel, sans glutamate ajouté.

Pour en savoir plus....


À l’occasion de la quinzaine de l’innovation en Basse-Normandie, l’entreprise d'Alençon (Orne) Ariake a ouvert ses portes aux professionnels. Visite au cœur d’une société qui élabore la cuisine de demain.

Blouses blanches, bottes blanches, portes blanches, murs blancs… Mis à part le sol, vert, les charlottes et les masques, bleus, ici tout est blanc. Il y a comme une atmosphère de clinique dans les locaux d’Ariake. Pourtant ici, c’est plutôt la cuisine la spécialité. Les produits développés sont veloutés déshydratés, bouillons à infuser et soupes miso (soupes instantanées).

L’absence de bruits et de passages dans la partie réception rajoute à l’impression d’hôpital. « On ne travaille dans la partie stockage et préparation que le matin », explique Valérie Calvar, responsable administrative et financière de l’antenne française du groupe japonais. L’usine se fournit principalement localement. « La volaille provient du Grand Ouest, et nous avons la chance d’être dans une région bonne productrice de fruits et légumes ». Les stocks de produits frais sont abrités dans une gigantesque chambre froide avant de rejoindre la partie préparation.

Comme dans un centre hospitalier, l’hygiène est une obsession constante. À l’image de l’entrée dans une salle d’opération, le visiteur accède à la salle de préparation par un sas. Lavage des mains et passage sur un tapis nettoyant de rigueur. Là, les ingrédients sont mélangés et passent dans une sorte de centrifugeuse, « un bowlcutter ». Il en ressort une pâte qui est ensuite conduite dans le Saint des Saints, la salle de séchage.

Un procédé de séchage innovant...

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Le 18 octobre 2012

Itinéraires Bretagne : Le Guilvinec, capitale de la pêche (France 3 Bretagne)

Implanté dans le Pays Bigouden, Le Guilvinec représente l'un des principaux ports de pêche français. Tous les métiers du secteurs y sont représentés, 3000 emplois en découlent.

Le quartier maritime du Guilvinec- qui compte aussi, Saint-Guénolé, Lesconil, Loctudy et Bénodet -est le plus important en France pour la pêche artisanale. Le poisson, une fois sorti de l'eau, emprunte un circuit économique bien rôdé avant d'atterrir dans nos assiettes, comme le montre ce reportage.



K. Veillard, J-M. Piron, V. Texier, B. Thibaut, M. Le Carrour

Rencontre

Scarlette Le Corre, patron-pêcheur, figure du Guilvinec et l'une des premières femmes marins-pêcheurs de France. Elle a vu le métier évoluer, dans un contexte économique difficile.



K. Veillard, J-M. Piron, V. Texier, B. Thibaut, M. Le Carrour

Dans le rétroviseur

En 1964, la fabrique de filets de pêche Le Drezen faisait l'objet d'un reportage. Cette fabrique existe toujours et compte désormais 69 salariés.



Le Malamok : compagnon du marin pêcheur

Le Malamok est à l'origine le nom d'un oiseau (les pétrels fulmars) donné par les marins. Ces oiseaux ont fini par être associés aux bonnes pêches. Malamok a alors été repris pour désigner des chalutiers en bois qui composaient la flotte du Guilvinec autrefois. Aujourd'hui, seuls trois ou quatre continuent à naviguer.

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Le 17 octobre 2012

Recadrage de la réforme avant la dernière ligne droite...



Réforme de la politique commune de la pêche : la voie à suivre

La réforme de la politique européenne de la pêche a fait des progrès : dans ses deux résolutions adoptées le 12 Septembre 2012, le Parlement européen a soutenu l'appel de la Commission pour une réforme approfondie et ambitieuse de la Politique commune de la pêche (PCP) afin d'assurer à long terme la durabilité de l'environnement et assurer la viabilité économique et sociale. En Juin, le Conseil des Ministres a approuvé une approche commune de la réforme, dans laquelle les ministres de la pêche ont également confirmé l'engagement de la durabilité comme objectif fondamental de la politique. En Janvier 2013, le Parlement européen adoptera sa position. Nous espérons qu'il sera au moins aussi ambitieux que la position des États membres.

La Commission s'efforce de parvenir à une véritable réforme de la politique de la pêche axée sur la durabilité à long terme. Nous voulons nous assurer que nos stocks seront pêchés de manière durable d'ici à 2015, que l'interdiction des rejets entrera véritablement en vigueur pour mettre fin à cette pratique de gaspillage du poisson.

Atteindre le rendement maximal durable et interdire les rejets sont non seulement possibles, mais ils vont produire d'importants avantages sociaux et économiques même à court terme. Ceci est un message clé en cette période de crise. Une fois la position du Parlement adoptée, la Commission sera en mesure de poursuivre les négociations avec le Conseil des ministres... Suite sur Europa

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16 octobre 2012

20 ans du réseau Natura 2000 : 10 lauréats pour les Grands Prix 2012

Dont 3 projets en lien avec la mer

Prix spécial du jury

Syndicat mixte du grand site Gavres-Quiberon (Bretagne)
Préservation et réhabilitation du site d’échouement du TK Bremen (page 43)

Mise en cohérence des politiques publiques

Syndicat mixte des étangs littoraux, Siel (Languedoc-Roussillon)
Mise en oeuvre et animation d’un schéma d’intervention foncière sur les communes des sites Natura 2000 Étangs palavasiens et Étang de l’Estagnol (page 44)

Services de l’État

Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Basse-Normandie
Film documentaire Natura 2000 : quand biodiversité rime avec démarche partagée (page 25)

Pour en savoir plus, télécharger le document Grands Prix Natura 2012

Natura 2000 en quelques chiffres

Le réseau français de sites Natura 2000 compte 1 753 sites et couvre désormais 6,9 millions d’hectares terrestres, soit 12,5 % du territoire métropolitain et 4 millions d’hectares marins. 1369 sites d'intérêt communautaire sont proposés au titre de la directive habitats, faune et flore, soit 4,6 millions d’hectares terrestres et 2,7 millions d’hectares marins. 384 zones de protection spéciales (ZPS) au titre de la directive oiseaux représentent 4,3 millions d’hectares terrestres et 3,4 millions d’hectares marins.

Des plans de gestion (document d’objectifs) sont actuellement opérationnels sur plus de 1 160 sites ou en cours de concertation sur plus de 400 sites, avec une implication forte des collectivités (75 % des nouveaux comités de pilotage bénéficient d’une présidence assurée par des élus, et 58 % des documents d’objectifs sont portés par des collectivités).
Plus de 2 100 contrats Natura 2000 financés par le ministère du Développement durable et l’Europe ont été signés depuis 2002 (605 sur le plan de développement rural national 2002-2006 et plus de 1 500 depuis 2007) avec les différents acteurs locaux (collectivités territoriales, agriculteurs, forestiers…).

Par ailleurs, plus de 10 % des terrains agricoles en sites Natura 2000 ont fait l'objet de mesures agro-environnementales territorialisées dédiées à la gestion des sites.

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Le 15 octobre 2012


La Fédération des poissonniers de Bretagne organise, le 18 octobre 2012, le premier Trophée du plateau de fruits de mer breton. Les poissonniers des quatre départements sont invités à participer.

Les modalités de participation sont les suivantes : les concurrents devront présenter un plateau de fruits de mer pour quatre personnes composé de fruits de mer de saison. Le plateau devra comporter 90% de produits issus de la pêche ou de la conchyliculture de la région Bretagne. Aucune mention commerciale ne devra y figurer. Les réalisations devront être déposées au Centre de formation des apprentis de la chambre de métiers et de l'artisanat des Côtes-d'Armor, à Ploufragan. Le jury réunira huit personnes reconnues pour leurs aptitudes professionnelles. Trois trophées - d'or, d'argent et de bronze - seront remis aux vainqueurs. À ce jour, environ 300 poissonneries sont recensées en Bretagne, dont 28% exercent une activité de vente sur les marchés et/ou ambulant. 39,5% de ces entreprises sont situées dans le Finistère, 27% dans le Morbihan, 19% dans les Côtes-d'Armor et 14% en Ille-et-Vilaine. Elles représentent un total de près de 1.200emplois. L'âge moyen des chefs d'entreprise est de 47 ans et trois mois. En Bretagne, on compte ainsi une poissonnerie pour 10.000 habitants en moyenne.

Le détail du 1e Trophée de plateau des fruits de mer bretons le 18 octobre 2012

Écrit par Union Nationale de la Poissonnerie Française.

La première édition du Trophée de plateau de fruits de mer breton se déroulera le 18 octobre 2012 à Ploufragan.

Pourquoi un trophée de plateau de fruits de mer breton ?

Les raisons qui conduisent la profession à mettre en place le trophée breton des produits de la mer s’inscrivent dans la logique de la mise en place de la charte qualité poissonnerie dont l’objectif est de promouvoir les produits de la mer issus de nos côtes.

Ce trophée qui se déroulera chaque année en automne se donne pour objectifs :

La promotion des savoirs- faire des entreprises de poissonneries,
La promotion des produits de la mer d’origine régionale,
La volonté de renforcer les relations et le dialogue avec les professionnels amont de la mer,
La volonté de promouvoir auprès des consommateurs produits de la mer d’origine régionale,
La volonté de promouvoir les relations entre les membres de la filière.

Présentation du trophée du plateau de fruits de mer breton

Départements concernés : Côtes d’Armor, Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan.

Date et lieu du concours : Le jury délibérera le 18 Octobre à partir de 16 heures  au Centre de formation des Apprentis de k Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Côtes d’Armor, le Tertre de la Motte, 22440 Ploufragan

Entreprises concernées : Artisans Poissonniers  aux codes APE suivants : 4723 Z et 4781 Z 4638 A) et leurs ayant droits des départements 22, 29, 35, 56

Contenu du concours : Les concurrents devront présenter un plateau de fruits de mer pour 4 personnes composé de fruits de mer de saisons. Le plateau devra compter obligatoirement 90% de produits issus  de la pêche ou de  la conchyliculture  de la région Bretagne.

Le plateau  ne devra comporter aucune mention commerciale.

Le candidat devra fournir selon le document, la liste de l’origine des produits composant le plateau de fruits de mer. Le non-respect est considéré comme un facteur éliminatoire.

Lieux de dépôt des plateaux de fruits de mer : Centre de formation des Apprentis de k Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Côtes d’Armor, le Tertre de la Motte, 22440 Ploufragan.

Composition du jury : Le jury est constitué sous la responsabilité de la Fédération Régionale de la Poissonnerie de Bretagne. Il devra être majoritairement constitué de professionnels. Le jury sera composé de 8 personnes maximum reconnues pour leurs aptitudes professionnelles. Il examinera l'ensemble des produits des concurrents.

Les critères de jugement des plateaux de fruits de mer  :

Critère n° 1 : Présentation et aspect du plateau : 40/100
Critère n° 2 : Aspect des produits crus à leur ouverture : 15/100
Critère n° 3 : Aspect des produits cuits après ouverture : 15/100
Critère n° 4 : Dégustation des produits : 30/100
Préalablement au jugement des critères ci-dessus, le jury examinera les critères éliminatoires à savoir, produit hors taille, non-présentation du plateau de façon anonyme, non-respect de la traçabilité.

Pour toutes informations, cliquer Ici
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Le 14 octobre 2012
« Elle est si bonne, fraîche et entière, mais ouvrez-la quand même avant ! »


Une campagne presse, radio et web

À partir du 15 octobre 2012, un visuel destiné à promouvoir la coquille Saint-Jacques de nos côtes auprès des consommateurs paraîtra dans la presse, accompagné du message : « Elle est si bonne, fraîche et entière, mais ouvrez-la quand même avant ! ».

Campagne de promotion de la coquille Saint-Jacques

Communiqué de presse de FranceAgriMer

FranceAgriMer annonce l'ouverture de la saison de la coquille Saint-Jacques en lançant une nouvelle campagne de promotion.

De couleur rouge à brune, parfois rose ou tachetée, à la chair nacrée, avec ou sans corail, la coquille Saint-Jacques de nos côtes est de retour sur les étals.

La saison de pêche a ouvert le 1er octobre et s’achèvera le 15 mai prochain. C’est le moment de la déguster !
La coquille Saint-Jacques de nos côtes, un gage de qualité et de fraîcheur

Riche en vitamines, en protéines et en minéraux, pauvre en lipides (moins d’un gramme), la coquille Saint-Jacques c'est aussi de la vitamine B pour le système nerveux et la peau, du magnésium, antistress naturel et stimulant intellectuel, du fer pour une meilleure oxygénation des muscles.

La coquille Saint-Jacques se déguste aussi bien en entrée qu’en plat principal et se cuisine facilement et rapidement : saisie une minute de chaque côté dans une noisette de beurre, assaisonnée d’un peu d’ail, de persil ou de safran, selon les goûts…

Elle se consomme crue, poêlée, marinée, en gratin ou en brochette. De quoi varier les plaisirs !

Consulter les documents associés :
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Le 13 octobre 2012 

Le bulot de la Baie de Granville  à l'honneur !

Pour en savoir plus sur le bulot de la Baie de Granville, lisez Le Marin du 12 octobre 2012 dans le Kiosk

Autres articles :
  • Grands fonds : Hausse des quotas de sabre et de grenadier en vue
  • Thon rouge : Les scientifiques confirment le retour
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Le 12 octobre 2012

Quels sont les producteurs du poisson vendu en surgelés par Ecomiam.com ?

Ecomiam.com, du producteur au congélateur, commercialise des produits de la mer surgelés. 

Sur son site internet, Ecomiam.com présente à la vente quatre produits issus de la pêche : coquille saint-jacques, merlu, merlan et lieu jaune...

Du producteur au congélateur, Ecomiam.com "se classe" dans les circuits courts de distribution des produits de la mer comme le suggère le titre d'Ouest France (article du 11 octobre 2012) : Surgelés. Ecomiam.com privilégie les circuits courts

Quels sont donc ces producteurs qui encaissent près de 80% des revenus dans ce circuit de distribution mis en place par Ecomiam ?

Sur la page réservée à la "Filière poisson", Ecomiam parle des bolincheurs de Bretagne et d'Erimer société impliquée dans la distribution de produits surgelés à partir de son unité de transformation "Saint-Guéfroid" installée dans le port de Saint-Guénolé. ERIMER a obtenu la certification MSC.

Le problème est que Ecomiam.com ne commercialise pas à partir de son site Web, les sardines de l'association des bolincheurs de Bretagne sud dont la pêcherie de sardine est en effet écolabelisée MSC depuis 2011.

« On joue la transparence. » ?

L’histoire d’Ecomiam.com a démarré au port de Brest en 2009 par la vente de poulets surgelés. Depuis, l’enseigne de surgelés a développé sa gamme grâce à cinq magasins ouverts au Relecq-Kerhuon, Brest, Quimper, Morlaix, Lorient. Ecomiam.com casse les prix grâce à une filière locale. Des prix de 30 % à 40 % moins chers que dans d’autres enseignes alimentaires. Cela est rendu possible grâce à des coûts réduits au maximum. « Pas de communication, ni de marketing inutile, des magasins épurés, tout cela permet de condenser nos prix », commente Antoine Sauvaget, le directeur général. Des prix affichés de telle manière que le consommateur connaît la part qui revient au producteur. « On joue la transparence. » Source : Surgelés. Ecomiam.com privilégie les circuits courts

Sinon à partir du port de pêche de Saint-Guénolé (Finistère Sud), vous avez le véritable circuit-court de distribution, du pêcheur au consommateur, du bateau à l'assiette, avec Poisson frais, les captures mises en vente directe par l'armenent "La Houle"

Photo montage à partir d'une capture d'écran

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Le 11 octobre 2012

Conflit franco-britannique autour de la Coquille en Baie de Seine

Après les manoeuvres d'intimidation des coquillards normands (voir plus bas au lundi 8 octobre 2012), les britanniques nous livrent leur version des faits....

The Guardian  du 10 octobre 2012


Article retranscrit partiellement et avec quelques approximations par l'AFP dans GoodPlanet du 11 octobre 2012


Alors que la saison de la Saint-Jacques vient de débuter dans la manche, quarante bateaux de pêche normands, excédés par la présence de navires anglais dans la zone, ont pris la mer pour en découdre avec leurs homologues britanniques pêchant pourtant légalement au large des côtes françaises.

Les pêcheurs britanniques draguaient la coquille Saint-Jacques au large du Havre, une pêcherie lucrative, lorsqu’ils se sont faits attaquer à coups de pierres et d’objets métalliques par des pêcheurs français qui tentaient de bloquer leur passage. Selon le Guardian, les marins des 6 navires anglais attaqués ont fait appel aux gardes-côtes britannique et à la Royal Navy qui ont incité les autorités françaises à réagir. Un vaisseau militaire français est arrivé dans la zone peut de temps après sans pour autant apaiser les tentions.

Les pêcheurs britanniques, qui ne sont pas soumis aux régulations européennes en matière de pêche, ont l’autorisation annuelle de pécher la Saint-Jacques durant 36 jours au large des côtes françaises. Les pêcheurs français, excédés par des réductions de quotas et pour qui les stocks de Saint-Jacques s’amenuisent, ont voulu exprimer leur ras-le-bol quant à cette situation de plus en plus délicate à gérer. Pour les pêcheurs français, leurs homologues anglais ont tout le temps nécessaire pour exploiter les ressources de Saint-Jacques de la zone avant que la pêche ne soit officiellement ouverte en Europe.

Pour Claude Milliner, patron pêcheur du Défi, « la saison 2012-2013 a mal commencé, nos amis anglais sont entrain de piller la zone et les milliers de tonnes emportées en Angleterre reviennent en France en cassant le prix de la coquille. Si les autorités ne prennent pas leurs responsabilités, le conflit va se durcir car la survie de la pêche à la coquille normande est en jeu ».

Les pêcheurs britanniques qui ont promis de revenir dans la zone de pêche devraient, selon Claude Milliner, « être accueillis, non plus par 40 mais par 120 bateaux si les autorités ne réagissent pas ». Les pêcheurs français demandent la fermeture de la pêcherie afin de laisser le temps au stock de se renouveler.

Conflit relaté par la BBC : Fishermantells of French attack at sea

et traduit par Slate : Guerre de la coquille saint-jacques: des pêcheurs françaisattaquent des Anglais

le 11 octobre 2012

L'histoire est rocambolesque. Sept à huit navires de pêche français auraient encerclé puis attaqué leurs homologues anglais qui pêchaient légalement dans les eaux internationales de la Manche, rapporte la BBC.

Côté britannique, on avait «jamais vu ça» de mémoire de marin :

    «Ils essayaient tout simplement de nous empêcher de pêcher.»

    «Ils tiraient des fusées de détresse sur les autres bateaux, tout ce qu’il y a de plus sournois.»

    «Ils nous ont jetés des pierres et ont essayé de nous rentrer dedans.»

   «J’ai demandé l’assistance d’autres navires et lorsqu’ils sont arrivés, ils ont eux aussi reçu des tirs de fusées de détresse, des filets et des cordes ont été mis dans l’eau pour nous immobiliser.»

D’après les pêcheurs britanniques, le navire de protection de la pêche français aurait refusé d’intervenir pour les secourir, relate la BBC. Selon un autre pêcheur anglais, trois Français seraient montés sur son bateau pour parler au capitaine, qui aurait réussi à les convaincre qu’il était dans son droit en pêchant ici.

Les pêcheurs anglais, qui craignent maintenant pour leur sécurité, sont choqués de l’absence de réaction de la part des autorités françaises. L’un deux déclare:

    «Aucun de nos capitaines ne pourrait s’en sortir comme ça, nous serions enfermés et des poursuites judiciaires seraient immédiatement engagées contre nous.»

Au cœur du problème se trouve la pêche à la coquille Saint-Jacques. La loi française interdit de pêcher la coquille saint-jacques du 15 mai au 30 septembre. Les autres pays européens ne sont pas astreints à ce règlement.

Par conséquent, Ecossais, Anglais, Irlandais et Belges viennent pêcher la coquille saint-jacques à la limite des eaux françaises, tout en restant dans les eaux internationales, captant ainsi des réserves de coquilles saint-jacques françaises encore inaltérées, explique France 3 Basse-Normandie. Les pêcheurs français observent donc impuissants les stocks se vider jusqu’en octobre

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Le 10 octobre 2012

Du développement durable à la croissance verte : Quels impacts sur l’emploi, les métiers et les formations ?

Synthèse Inter Carif-Oref réalisée par le Groupe Info
Carif : Centre d’animation, de ressources et d’information sur la formation
Oref : Observatoire régionaux emploi formation

MAJ 05/09/2012

Remarque personnelle : Les professionnels de la mer, pêcheurs, conchyliculteurs et aquaculteurs, les grands oubliés des métiers et des formations de la croissance verte !!!

Notion introduite en 1987 par le rapport Brundtland de l’ONU, le développement durable s’inscrit, depuis lors, dans les politiques de développement au niveau mondial : de nouvelles façons de consommer et de produire se  sont  développées pour prendre en compte la protection de la planète.

D’un point de vue économique, pour beaucoup, le développement durable concerne des filières dont on présume qu’elles sont créatrices d’emplois nouveaux dans le domaine de la protection de l’environnement. Or, il s’avère que le développement durable n’est pas restreint à ce seul domaine.

En effet, s’il apparaît que le développement durable  va créer des emplois dans le domaine de l’environnement, il va aussi et surtout impacter d’autres secteurs ainsi que des métiers traditionnels qui vont devoir s’adapter et faire évoluer leurs compétences.

Réalisée à la demande des directeurs des Carif-Oref, cette synthèse, fruit du travail collaboratif du réseau des documentalistes, fait un état des lieux de la prise en compte du développement durable dans l’économie française en tant que facteur influençant les secteurs économiques, et avec eux, l’emploi, les métiers et la formation.

Elle s’attache tout d’abord à définir les termes récurrents liés à cette problématique.

Elle décrit ensuite l’évolution de cette prise en compte dans les politiques internationales et européennes, et sa déclinaison au niveau national, concrétisée par le Grenelle de  l’environnement.

Puis elle aborde les recommandations sur l’emploi et la formation, formulées, pour chaque filière, par les comités de filières, dans le cadre du Grenelle.

Les perspectives d’emploi présentées dans ce cadre, sont mises en regard des différents rapports publiés.

De même, les conséquences  des politiques menées en faveur de la formation et des "métiers verts" sont analysées et les réalisations en matière de formation supérieure sont décrites.

Un état des lieux de l’avancée de la prise en compte du développement durable dans les onze filières définies par le  Grenelle est réalisé, présentant également les nouvelles perspectives et orientations spécifiques.

Enfin, la synthèse est  complétée d'informations régionales, présentant les enjeux du développement durable dans les territoires.

Pour télécharger le document, cliquer Carif

En Poitou-Charentes, la croissance verte se fera sans les métiers de la mer ?

La région Poitou-Charentes tourne le dos à ses professionnels de la mer, des métiers considérés comme des sentinelles de l'environnement côtier... Pourtant, la Charente-Maritime se classe parmi les plus grands départements halieutiques de l'hexagone (dans le peloton de tête avec les départements bretons et normands) 

Catalogue de formations des métiers de la croissance verte

L'ARFTLV et l'Onisep Poitou-Charentes ont mis à jour le catalogue de formations, initiales, continues et en apprentissage, des métiers de la croissance verte.

Les secteurs concernés : Agriculture, aquaculture, sylviculture, Energies renouvelables, Gestion et traitement des déchets, Gestion et traitement de l’eau, Génie de l’environnement, Eco-construction, Management environnemental, Achats - logistique – transport – vente.

L’aquaculture n’apparaît que dans les titres, mais aucun lien avec une formation ou un établissement de formation...

Consulter le catalogue.


Pour en savoir plus sur les métiers et les formations de la croissance verte en Poitou-Charentes, cliquer Ici

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Frédéric Cuvillier a participé dimanche 7 et lundi 8 octobre à une réunion informelle des ministres européens en charge des questions maritimes, à Limassol, à l’initiative de la présidence chypriote de l’Union européenne.

Les ministres ont adopté une déclaration politique qui donne un nouvel élan à l’ambition maritime européenne. La mer est un levier de croissance et d’emploi, autour des énergies bleues, de l’aquaculture, des biotechnologies, de l’exploitation des ressources minérales et du tourisme. L'océan génère en Europe 495 milliards d'euros de richesse, et fait vivre 5,4 millions d'Européennes et d'Européens.

Pour Frédéric Cuvillier, cette démarche, qui avait été introduite dans le débat électoral par le Président de la République, marque une approche globale et intégrée, seule à même de créer de nouveaux emplois et de défendre ceux qui existent. « Il faut libérer le potentiel économique de nos mers, littoraux et territoires d’outre-mer », indique Frédéric Cuvillier, rappelant que la France possède la deuxième façade maritime mondiale. « La France plaide pour une croissance bleue, créatrice de richesses durables, autour de la construction navale (300.000 emplois), du transport maritime, de la recherche, des énergies marines renouvelables, de la pêche durable (24.000 marins embarqués) et des ports, en promouvant l’enseignement et la formation aux métiers de la mer ».

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Le 9 octobre 2012

Faible augmentation des possibilités de pêche en eau profonde pour 2013 et 2014


Communiqué de presse

Bruxelles, le 9 octobre 2012

Faible augmentation des possibilités de pêche en eau profonde pour 2013 et 2014

La Commission européenne a présenté aujourd'hui ses propositions de possibilités de pêche concernant les stocks de poissons d'eau profonde dans les eaux UE et internationales de l'Atlantique du Nord-Est pour 2013 et 2014. Conformément aux avis scientifiques, la Commission propose, par rapport à l’année 2012, d'augmenter les totaux admissibles des captures (TAC) pour trois stocks, de les diminuer pour 13 stocks et de les maintenir à leur niveau actuel pour 8 stocks (y compris des TAC zéro pour 6 stocks).

Pour 2013, la Commission propose une augmentation de 77 % du TAC pour le stock de grenadier de roche à l’ouest des îles britanniques (pour le porter à 4 500 tonnes). Ces niveaux de pêche devraient permettre de ramener ce stock à des niveaux durables d'ici à 2015 [ce que l'on appelle le rendement maximal durable (RMD)]. La Commission propose également d'augmenter de 20 % et 5 % respectivement les TAC pour deux stocks de sabre noir des eaux occidentales (Ouest de l'Écosse/Irlande). Pour ces stocks également, les avis scientifiques indiquent la façon de parvenir au RMD d'ici à 2015. Pour les autres stocks de sabre noir et de grenadier de roche, il est proposé de réduire ou de maintenir inchangés les TAC actuels. Conformément à l'approche de précaution, la Commission propose de réduire de 20 % les TAC de dorade rose et de lingue bleue, car l'état de conservation de ces stocks n'est pas pleinement connu.

Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à ce propos: «Pour préserver les pêcheries d'eau profonde, nous devons suivre les avis scientifiques et ne pas surexploiter les espèces vulnérables. Néanmoins, trois des stocks concernés semblent en passe d'être reconstitués et d'atteindre un niveau compatible avec le RMD. Nous avons un objectif de gestion clair: assurer une exploitation durable à long terme de ces stocks.»


À deux exceptions près, les données disponibles sur les stocks d’eau profonde sont insuffisantes pour permettre aux scientifiques d'évaluer intégralement l'état des stocks, qu'il s'agisse du nombre de poissons ou de la mortalité par pêche. Néanmoins, les avis scientifiques se sont améliorés, en particulier pour les stocks qui offrent les possibilités de pêche les plus importantes.

Contexte

La pêche d'espèces d'eau profonde est réglementée par l'Union européenne depuis 2003 en ce qui concerne, d'une part, les totaux admissibles des captures (TAC) par espèce et par zone et, d'autre part, l'effort de pêche maximal pouvant être déployé dans l'Atlantique du Nord-Est.

Les poissons d'eau profonde sont capturés au-delà des principaux lieux de pêche du plateau continental. Ils sont répartis le long du talus continental ou peuplent les monts sous-marins. La plupart de ces espèces ont une croissance lente et une longue durée de vie, ce qui les rend particulièrement vulnérables face à la pêche.

Si les pêcheries d'eau profonde ne représentent qu'environ 1 % du poisson débarqué de l'Atlantique du Nord-Est, certaines communautés locales de pêcheurs sont tributaires, dans une certaine mesure, de ce type de pêcherie. Sous l’effet de l’épuisement des stocks, les captures – et les emplois qui y sont liés – diminuent depuis des années.

Les propositions de la Commission sont fondées sur les avis scientifiques rendus par le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM).

La Commission a récemment proposé un nouveau système de gestion pour les pêcheries d'eau profonde afin d’assurer une meilleure protection des stocks d’eau profonde et de leurs habitats (voir IP/12/813).

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Le 8 octobre 2012


Une quarantaine de bateaux de pêche bas-normands ont décidé d'aller en mer à la rencontre des navires anglais qui pêchent au large de la Baie de Seine. Avec la ferme intention de les empêcher de travailler.


Les bateaux normands ont mis le cap sur les navires anglais qu'ils aimeraient ne plus voir dans leur zone de pêche.

Depuis plusieurs semaines, la situation est tendue entre pêcheurs à la coquille des deux pays.

Ce matin, les pêcheurs bas-normands ont décidé de passer à l'action et de ne pas attendre que la situation se règle dans des bureaux et dans des réunions.

Une bonne quarantaine de bateaux français sont actuellement en mer autour d'une dizaine de navires anglais et écossais. Un pêcheur de Courseulles-sur-mer, Jean-Marc Daubert, expliquait à midi sur l'antenne de France 3 Basse-Normandie que la situation était un peu tendue. "On a essayé de dialoguer mais ils nous charrient". "Nous sommes quarante bateaux en colère, on va essayer des les stopper au maximum", explique M.Daubert qui précise qu'une vedette des Affaires maritimes est arrivée sur zone.

Le pêcheur exprime aussi "le ras-le-bol total" des pêcheurs français qui voient sous leurs yeux leurs "ressources pillées" par les Britanniques alors qu'eux font de gros efforts pour préserver la ressource, respecter les quotas et les dates de pêche. 

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Le 7 octobre 2012

La course au maquereau en Mer du Nord

Les plus grands chalutiers pélagiques de l'UE et de la Norvège sont en pêche....


Parmi toute cette flottille de pélagiques de 40 à 120 mètres de longueur, un navire sous pavillon français, le Sandettie, un chalutier pélagique (80 m) de l'armement France Pélagique...

Pour suivre cette flottille, allez sur Marine Traffic

France Pélagique : Cap à l'international

Dans l'Express / Georges Dupuy, publié le 06/07/2009

Antoine Dhellemmes a choisi la très haute mer, l'international. Avec la crise qui frappe les criées françaises, le patron de France Pélagique ne regrette surtout pas de s'être d'emblée associé au groupe néerlandais Vrolijk. " Sans eux, nous n'aurions pas créé cette filière ", dit ce fils et petit-fils d'armateurs à la pêche de Concarneau. Il vante la connaissance des marchés de son partenaire, auquel il vend ses maquereaux et ses harengs, et les économies qu'il lui fait réaliser. Pour mieux défendre ses intérêts, il a aussi rejoint cinq autres armateurs pélagiques européens au sein de The Group, une association de communication et de lobbying.

Si son bureau se situe du côté de l'Etoile, à Paris, si ses trois chalutiers pélagiques - qui partent pour trois semaines - battent pavillon français et si ses marins sont des Fécampois pur sucre, pas un kilo de ses 50 000 tonnes annuelles de captures ne débarque en France. Ses ports se situent aux Pays-Bas ou aux Canaries. Ses concurrents frontaux sont les Ecossais, les Danois, les Irlandais et, surtout, les Norvégiens.

La perspective des quotas individuels et transférables ne lui fait pas peur. Même si le citoyen Antoine estime que cela risque de freiner l'installation des jeunes, le patron Dhellemmes y voit une opportunité de développement pour sa société. Il rêve de chalutiers disposant de droits de pêche multinationaux. Aura-t-il les moyens de ses ambitions et, surtout, où les trouvera-t-il ? " Si la pêche devient un marché financier, ce sera inquiétant ", reconnaît-il.

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Le 6 octobre 2012 : Plus au Nord, Pacific Andes se taille la part du lion.... 

Pêcherie de maquereau en Atlantique Nord. Le Lafayette en opération de pêche dans les eaux féroïennes (?) en limite de la ZEE norvégienne, le 4 octobre 2012


La multinationale Pacific Andes qui arme le Lafayette, aurait "acheté" la quasi totalité du quota de maquereau des Îles Féroé soit plus de 140.000 tonnes, lire : La guerre du maquereau

Pour plus d'informations :
  • Positionnement du Lafayette dans les derniers jours, cliquer Marine Traffic
  • Pour connaitre les caractéristiques du Lafayette, plus gros bateau-usine au monde, cliquer Marine Traffic
  • Sinon si vous pointez le Lafayette sur la carte de Marine Traffic, vous remarquerez la présence d'une importante flottille islandaise non loin du bateau-usine de Pacific Andes (à la date du 6 octobre 2012)
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Durée : 1 min 51
Date : 5 octobre 2012
Auteur : TF1

Résumé : La pêche a commencé à Grandcamp Maisy le 1er octobre. Pour le moment, elles sont encore petites, mais cela n'empêche pas les gourmets de se précipiter sur les étals des poissonniers pour déjà les consommer.

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 Le 4 octobre 2012

Tout savoir sur le bulot.... de Granville, naturellement !!!

Pour mieux apprécier le fameux gastéropode de la Baie de Granville !

Le journal de bord n°8 (Octobre 2012) de Normandie Fraîcheur Mer (NFM), nous livre un « Spécial Bulot de la baie de Granville » à un moment crucial de la vie de ce gastéropode : La demande d’Indication Géographique Protégée (IGP)....

La Baie de Granville, première région européenne de production de bulot !

Cocorico ! Les données FAO (Food & Agriculture Organization) parlent d’elles même : depuis près de 40 ans, la France s’impose comme un poids lourd de la pêche du bulot en Europe.

Mieux encore, les données fournies par FranceAgrimer prouvent l’écrasante majorité granvillaise et de sa région pour ce qui est de la production de bulot dans l’Hexagone.

Chaque année 6 à 9000 tonnes de Bulots sont issus de la Baie de Granville, ce qui fait de cette espèce la 1ère en valeur en criée à Granville et la 2ème à l’échelle bas-normande.

Mais il faut compter avec la perfide Albion !

Et oui ! Car en dépit de l’Entente Cordiale depuis plus d’un siècle entre nos deux pays, le Royaume Uni n’en demeure pas moins le plus important concurrent pour ce qui est de la production européenne de bulots. Une production qui débarque depuis quelques années en France sous la mention ANE (Atlantique Nord-est)…

Pour plus d’informations sur la vie et les mœurs du bulot de la Baie de Granville, cliquer NFM

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Oceana contre le chalut et la drague dans toutes les aires marines protégées

L’ONGE étatsunienne Oceana, s’est dit « ulcérée » quand elle a appris que le gouvernement danois avait approuvé l’utilisation de la drague dans la pêcherie de moule à l’intérieur de deux sites Natura 2000.

Oceana recommande au Danemark et à tous les Etats-Membres de l’UE d’interdire toutes les méthodes de pêche destructrices telles que le dragage et le chalutage de fond dans toutes les aires marines protégées. D’après l’article de The Fishsite : Denmark Criticised for Allowing Dredging in Marine Protected Areas

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Le 3 octobre 2012

Une pêche artisanale plus soucieuse des ressources exploitables

Les Amis de la Terre de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône comprennent et appuient une plus juste répartition des quotas de pêche du thon rouge en Méditerranée française telle que la revendique le Syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc-Roussillon (SPMLR).

Les Amis de la Terre souhaitent néanmoins attirer l’attention des secteurs professionnels concernés sur la fragilisation des stocks due, non seulement à la pêche semi-industrielle intensive, mais aussi aux graves pollutions marines passées et présentes sur les côtes méditerranéennes françaises....

Les boues rouges, une menace pour la pêche côtière

La pêche intensive n’est pas la seule menace qui pèse sur les ressources halieutiques en Méditerranée française. Les Amis de la Terre de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône souhaitent alerter les secteurs professionnels concernés sur les risques induits par le déversement de millions de tonnes de boues rouges en plein coeur du Parc national des Calanques, près de Marseille. Ces boues sont issues de l'exploitation de la bauxite pour la fabrication d'alumine à Gardanne, et sont déversées inconsidérément depuis plus de 40 ans, successivement par Pechiney, Rio-Tinto Alcan et le fonds d’investissement américain HIG.

Les Amis de la Terre Hérault et des Bouches du Rhône demandent que des études sur l'impact sanitaire des pollutions marines dans le Golfe du Lion et le delta du Rhône soient poursuivies et intensifiées, notamment par Ifremer.

Montpellier, 2 octobre 2012

Texte intégral du Communiqué de presse des Amis de la Terre, sur l’Encre de Mer

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Suite de la revue de presse, 3e trimestre 2012

1 commentaire:

Hippolyte a dit…

Il y a peut-être des mesures à prendre, au niveau européen, pour protéger encore mieux les stocks de coquilles Saint-Jacques. Que les pêcheurs français soient demandeurs de telles mesures est compréhensible. Mais ça ne leur donne pas le droit de faire n'importe quoi et surtout de laisser dire n'importe quoi par des médias plus ou moins complices de la désinformation qui règne à ce sujet.

L'article de Good Planet ne peut en aucun cas être considéré comme une traduction de l'article du Gardian. A l'évidence, et contrairement à ce que titre Good Planet, il n'y a pas eu de bataille navale entre pêcheurs anglais et pêcheurs français mais agression caractérisée des premiers par les seconds. Quant à écrire que les pêcheurs britanniques ne sont pas soumis aux régulations européennes, c'est du grand n'importe quoi ! L'auteur de l'article publié par Good Planet aurait mieux fait d'aller se coucher plutôt que de s'exprimer à propos d'un sujet dont il ne connaît visiblement pas grand chose.

Ne parlons pas de l'attitude des autorités françaises, chargées de faire respecter la réglementation internationale dans la zone concernée. Elle est suffisamment stigmatisée dans l'article du Gardian pour qu'il ne soit pas nécessaire d'en rajouter !

De nombreux autres médias ont également propagé de la désinformation, confondant mer territoriale et ZEE et ignorant tout des régimes particuliers que la PCP prévoit notamment dans les zones des 6 et 12 milles.

A part une petite zone très réduite, à proximité de la frontière franco-belge, les Britanniques n'ont pas le droit de pêcher dans notre zone des 12 milles. Au contraire, la PCP accorde aux Français de nombreuses possibilités de pêche dans la zone des 6 à 12 milles anglais. Alors, s'il y a déséquilibre des droits respectivement accordés aux Français et aux Britanniques, au profit de qui s'exerce-il ?

A moins de remettre en cause toutes les bases de PCP, il faut bien reconnaître qu'il s'agit là fondamentalement d'une mauvaise querelle cherchée par les pêcheurs français. Si chaque pays ne doit pêcher que dans sa ZEE, alors… finie la pêche en Mer du Nord pour les bateaux français… finie la pêche en Ouest-Ecosse… finie la pêche en Ouest-Irlande ! Et dans bien d'autres zones encore !

Non, les coquilles que les Britanniques viennent pêcher sur le gisement de Baie de Seine ne sont pas des coquilles volées aux Français ! Elles se trouvent en dehors de notre zone des 12 milles. Richard Brouze, directeur de l'Organisation de Producteurs de Basse-Normandie reconnaît d'ailleurs, dans une interview accordée au journal Ouest-France, que le gros du gisement de Baie de Seine se trouve à moins de 12 milles de nos côtes, dans une zone où les Anglais ne peuvent accéder.

Je crois avoir entendu que l'Union européenne venait d'obtenir le prix Nobel de la paix. C'est sûrement pas grâce aux pêcheurs et à ceux qui tolèrent leurs actes de violence injustifiables…