mercredi 26 septembre 2012

Moratoire de la pêche : Les va-t-en guerre de la NEF

(Ancien titre : Moratoire : L’appât de la NEF n’est qu’un leurre néolibéral....)

En proposant un moratoire de la pêche dans les eaux communautaires, les économistes de la New economics foundation (NEF) font une déclaration de guerre à l'ensemble des acteurs traditionnels de la filière "Pêche"....

« Ne plus pêcher de poissons dans l'Atlantique pendant quelque temps permettrait de protéger les stocks... mais aussi d'augmenter les revenus des pêcheurs de manière permanente. C'est la conclusion de la dernière étude (1) de la New economics foundation (NEF), un think-tank basé à Londres, qui appelle à un moratoire de quelques mois à neuf ans sur les espèces les plus surpêchées en Europe. »

Cette proposition est retranscrite sans analyse critique dans Le Monde du 21 septembre 2012 : Un moratoire sur les poissons surpêchés en Europe serait rentable.

Le journal "Le Monde" appâté par un communiqué de presse bien ficelé est tombé dans le piège... La NEF propose un moratoire sur 49 espèces parmi les plus importantes d'un point de vue économique pour la survie des acteurs de la filière de la pêche, depuis le pêcheur-armateur et le mareyeur, jusqu'au poissonnier...

Sur les 54 principaux stocks de poissons de l'Atlantique nord-est étudiés, 49 espèces font l’objet de surpêche – sur plus de 150 que comptent les eaux européennes. Selon la NEF, un moratoire de la pêche permettrait de reconstituer rapidement la ressource : 10 espèces sur deux ans, 28 sur quatre ans, 44 sur six ans et la totalité sur neuf ans.


Qui peut survivre à un moratoire de la pêche aussi important ?

Pas les pêcheries côtières artisanales dans l’impossibilité de délocaliser leurs activités ancrées dans des communautés littorales ! Un moratoire de la pêche, c'est la mort du pêcheur-armateur !

Par contre, les conglomérats du secteur de la pêche, à la fois armateurs, négociants et transformateurs,...

Ce moratoire va affaiblir les pêcheries artisanales ainsi que les acteurs traditionnels de la filière pêche (gestionnaires des ports, mareyeurs, poissonniers,...) au profit des sociétés transnationales qui approvisionneront les marchés européen et français à partir de produits importés. Ce moratoire va même « couler » les flottilles côtières qui auront perdu leur marché traditionnel et qui laisseront la place à de grands armements industriels...

La NEF compte sur les investisseurs privés pour reconstruire le secteur de la pêche...

A court terme, bien sûr, ce moratoire impliquerait un coût, puisqu'il faudrait compenser l'absence de revenus des pêcheurs et maintenir les navires pendant les périodes de non-pêche. Mais cet investissement, la NEF le chiffre à 10,5 milliards d'euros pour l'ensemble de la période de transition entre 2013 et 2022, soit bien moins que les bénéfices retirés à long terme par la mesure. "Pour un euro investi, un bénéfice de 1,48 euro est généré au cours de la première décennie. En l'espace de 40 ans, les profits sont de 14 euros pour 1 euro investi", calcule le think-tank, qui estime que ces coûts seraient essentiellement financés par des investisseurs privés intéressés dans la perspective d'un retour sur investissement.

Au Canada, les communautés de pêcheurs veulent toujours compter dans le secteur halieutique...

Au Canada, le projet de loi de modernisation de la pêche devait favoriser la concentration du secteur dans les mains de grandes entreprises intégrées pour des questions de rentabilité. Le gouvernement fédéral a du reculer devant l’hostilité des communautés littorales qui défendent bec et ongles les politiques de séparation de la flottille.

Les politiques concernant la séparation de la flottille et les propriétaires exploitants sont la pierre angulaire de la pêche côtière au Canada Atlantique. La séparation de la flottille empêche une compagnie (ou société ndlr) de se charger à la fois de la pêche et de la transformation du poisson, tandis que la politique concernant les propriétaires exploitants stipule que seuls les détenteurs d'un permis peuvent pêcher le poisson.

Après des mois de tergiversations, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a finalement décidé de faire marche arrière, se félicite le Nouveau Parti démocratique (NPD).

La politique de séparation de la flottille garantit de nombreux emplois, endigue la concentration et protège le mode de vie et assure la survie des pêcheurs d’ici en empêchant les grandes entreprises commerciales de faire à la fois la pêche et la transformation du poisson.

« C’est une grande victoire pour les communautés de pêcheurs indépendants qui constituent la colonne vertébrale de l’économie des régions côtières », ajoute Phil Toone, porte-parole adjoint de l’opposition officielle en matière de pêche (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine). « Si nous avons réussi à bloquer ces modifications, c’est surtout grâce à la mobilisation exceptionnelle des pêcheurs pour défendre leur mode de vie. »

« Au cours des derniers mois, le NPD et les communautés de pêcheurs ont talonné les conservateurs sur cette question », rappelle Phil Toone. « Maintenant, les conservateurs font comme s’ils n’avaient jamais eu l’intention d’abolir cette règle ! C’est pitoyable. »

(1) Pour télécharger l’étude “No Catch Investment - Investing to restore European fish stocks”, cliquer NEF

Philippe Favrelière (avec l’aide de l’article de l’Avantage du Québec : Séparation de la flottille de pêche : Ottawa recule) - Texte modifié le 26 septembre 2012

Autres articles :


Pour aller plus loin....

Deux spécialistes formulent des critiques et contestent les résultats de l’étude de la NEF sur Linkedin 

Globalement, la pêche dégage des "bénéfices" (sans l'aide des subventions)...
The 2012 Annual Economic Report on the EU Fishing Fleet (STECF-12-10)

Le rapport économique annuel 2012 de la flotte de pêche communautaire

Scientific, Technical and Economic

Committee for Fisheries (STECF)

Edited by
John Anderson
Natacha Carvalho
Franca Contini
Jarno Virtanen

This report was reviewed by the STECF during its’ 40th plenary meeting held from 9 to 13 July 2012 in Copenhagen, Denmark
EUR 25425 EN -  2012

Le rapport économique annuel 2012 (AER) sur la flotte de pêche de l'Union européenne (UE) donne un aperçu complet des dernières informations disponibles sur la structure et la performance économique des flottes de pêche des États membres de l'UE.

Les performances économiques de la pêche se sont améliorées...

En 2010, les résultats indiquent que la flotte de pêche de l'UE est passée d'une situation déficitaire à une situation bénéficiaire. Globalement, la flotte communautaire a montré des améliorations dans les indicateurs de performance économique analysés : La valeur ajoutée (GVA) a été estimée à 3,4 milliards d’euros, soit une hausse de 5,7% par rapport à 2009, le bénéfice brut s’élevait à 1,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 39,5% par rapport à 2009 et le résultat net était de 288 millions d’euros, soit une augmentation de 300 millions € par rapport à 2009 (non inclus les subventions).

Les données prévisionnelles suggèrent également une amélioration des performances économiques en 2011 pour près des trois quarts des flottes nationales analysées. Toutefois, l'avenir de nombreuses flottes de l'UE reste incertain étant donné le contexte économique actuel...

Pour télécharger le document, cliquer STECF

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Le 20 décembre 2012

Des emplois dans la pêche contre la privatisation de la ressource en poisson !!!

Expert de l'emploi maritime en France depuis 2005, Clicandsea écoute attentivement Rupert Crilly, expert dans la surpêche. Avec d'autant plus d'attention que l'expert en surpêche mise sur la création de milliers d'emplois dans la pêche. A condition que les finances privées (les banques) investissent dans la reconstitution des stocks... 

En d'autres termes, des emplois contre la privatisation de la ressource en poisson !!!

Rupert Crilly : "Il est capital que les banques puissent avoir une idée du retour sur investissement d’un soutien de leur part à reconstitution des stocks.

Pour faire comprendre aux investisseurs l’intérêt d’y participer et faire avancer les négociations, nous avons calculé le retour sur investissement. Conclusion : l’investissement serait récupéré en 4,6 ans et commencerait dès lors à générer des bénéfices. Le retour sur investissement atteindra même 148 % d’ici 2023. Et en l’espace de 40 ans, le rendement sera de 14€ pour 1 € investi ! En revanche, les investisseurs vont demander des conditions plus strictes que les pouvoirs publics. Parmi ces conditions figure l’arrêt des rejets par l’industrie de la pêche. Notre prochaine étape va donc être de parler avec les banques et les pêcheurs pour trouver un consensus."

Pour nous, la financiarisation de la pêche avec la privatisation des stocks de poisson ne créera pas d'emplois.

Au contraire, le moratoire proposé par Rupert Crilly, économiste de la New economics foundation (NEF), détruira encore plus d'emplois notamment dans le secteur artisanal... La NEF propose un moratoire sur 49 espèces parmi les plus importantes d'un point de vue économique pour la survie des acteurs de la filière de la pêche, depuis le pêcheur-armateur et le mareyeur, jusqu'au poissonnier...

Sur les 54 principaux stocks de poissons de l'Atlantique nord-est étudiés, 49 espèces font l’objet de surpêche – sur plus de 150 que comptent les eaux européennes. Selon la NEF, un moratoire de la pêche permettrait de reconstituer rapidement la ressource : 10 espèces sur deux ans, 28 sur quatre ans, 44 sur six ans et la totalité sur neuf ans.


Qui peut survivre à un moratoire de la pêche aussi important ?

Pas les pêcheries côtières artisanales dans l’impossibilité de délocaliser leurs activités ancrées dans des communautés littorales ! Un moratoire de la pêche, c'est la mort du pêcheur-armateur !

Par contre, les conglomérats du secteur de la pêche, à la fois armateurs, négociants et transformateurs,... Ce moratoire va affaiblir les pêcheries artisanales ainsi que les acteurs traditionnels de la filière pêche (gestionnaires des ports, mareyeurs, poissonniers,...) au profit des sociétés transnationales qui approvisionneront les marchés européen et français à partir de produits importés. Ce moratoire va même « couler » les flottilles côtières qui auront perdu leur marché traditionnel et qui laisseront la place à de grands armements industriels...

Lire l'interview maritime : Rupert Crilly - Chercheur en économie environnementale 


L'impact économique de la surpêche

"Reconstituer les stocks de poissons en Europe aurait d’énormes avantages économiques"

Une récente étude de la New Economis Foundation (NEF), qui analyse depuis plusieurs années la surpêche et ses conséquences, démontre qu'une restauration des stocks halieutiques de l'UE offrirait des avantages économiques considérables et permettrait la création d’emplois. A contrario, l’épuisement des stocks serait source de pertes d’emplois tout en grevant les finances publiques. Explications avec Rupert Crilly, principal auteur de l’étude.

Quelle a été la motivation d’une étude sur l’impact économique de la surpêche ?

Nous avions déjà travaillé sur l’impact de la surpêche sur l’emploi en montrant que la surpêche faisait perdre des centaines d’emplois. A sa parution, les médias nous ont beaucoup interrogé sur ce que pourrait coûter une reconstitution des stocks à moyen et long terme. Nous avons décidé d’y répondre concrètement afin que le public, les décideurs politiques et les banques puissent se positionner. La surpêche actuelle génère en effet de gros bénéfices pour les pêcheurs à court terme mais endommage les finances publiques, ce que le public doit savoir. Par ailleurs, il est capital que les banques puissent avoir une idée du retour sur investissement d’un soutien de leur part à reconstitution des stocks.

En quoi les banques sont-elles concernées par la reconstitution des stocks halieutiques ?

Il faut que le soutien à la reconstitution des stocks vienne davantage du privé que du public. Attirer des finances privées permettrait de mettre en place des conditions moins flexibles que les conditions actuelles et un plan de reconstitution des stocks sur environ 9 ans. Or, nous savons désormais qu’un investissement de 10,56 milliards d’euros, nécessaire pour y parvenir, génèrerait un bénéfice de 5,1 milliards d’euros d’ici 2023. Enfin, une fois que les stocks seraient reconstitués, la valeur totale des débarquements serait presque triplée, générant 16,85 milliards d’euros de revenus chaque année. Si on regarde les chiffres, c’est très attirant pour des investisseurs privés.

Comment êtes-vous parvenu à ces résultats ?

Nous avons étudié 54 des principaux stocks de poissons de l’Atlantique Nord. Et nous avons constaté que 49 d’entre eux sont surpêchés. Une conclusion obtenue en travaillant sur l’état des stocks en termes de « rendement maximal durable » (RMD). Si le tonnage des prises ne diminue pas d’année en année, la pêche est durable. Dans le cas inverse, elle ne l’est plus. Pour ces 49 stocks, nous avons donc comparé les coûts et les bénéfices de l’interruption de la pêche jusqu’à ce que les stocks halieutiques se soient reconstitués, en indemnisant le secteur de la pêche. Nous arrivons à la conclusion que l’investissement nécessaire permettrait donc de générer plus de 16 milliards de recettes par an soit 2,7 fois la valeur actuelle des débarquements.

Rapprocher les banques des pêcheurs, la démarche semble innovante...

Elle est très nouvelle dans le secteur de la pêche mais elle est déjà mise en œuvre dans le secteur de la reforestation, par exemple. Pour faire comprendre aux investisseurs l’intérêt d’y participer et faire avancer les négociations, nous avons calculé le retour sur investissement. Conclusion : l’investissement serait récupéré en 4,6 ans et commencerait dès lors à générer des bénéfices. Le retour sur investissement atteindra même 148 % d’ici 2023. Et en l’espace de 40 ans, le rendement sera de 14€ pour 1 € investi ! En revanche, les investisseurs vont demander des conditions plus strictes que les pouvoirs publics. Parmi ces conditions figure l’arrêt des rejets par l’industrie de la pêche. Notre prochaine étape va donc être de parler avec les banques et les pêcheurs pour trouver un consensus.

La reconstitution des stocks aurait-elle un impact sur l’emploi ?

Absolument. Ce serait même le premier impact positif. Toutefois, ces résultats supposent que la totalité de la flotte de pêche actuelle soit correctement indemnisée pendant la période de transition.

En revanche, il faut retenir que si nous cessions la pêche des 49 (sur plus de 150) stocks surpêchés au 1er janvier 2013, l’approvisionnement en poissons serait supérieur d’ici 4 ans. La plupart des stocks pourraient être reconstitués, y compris la morue islandaise, et tous les merlus, maquereaux et merlans.

Reconstituer les stocks est donc plus rentable pour tous qu’une exploitation massive à court terme ?

C’est indiscutable. Malgré les coûts environnementaux et économiques de la surpêche, la reconstitution des stocks de poissons et la mise à disposition du montant de l’investissement ont été peu débattues publiquement. Dans le cadre de la réforme en cours de la politique commune de la pêche et de son mécanisme financier, alors que peu de promesses sont faites en vue d’une véritable modification du statu quo, la perspective d’une nouvelle décennie de surpêche nous menace. Nous montrons pourtant que la reconstitution des stocks est abordable, rentable et nécessaire.

3 commentaires:

Hippolyte a dit…

La pêche européenne et la pêche française ne seraient donc plus déficitaires sans les subventions et aides publiques diverses qui lui sont accordées ? On ne peut que se réjouir de cette nouvelle situation et se dire qu'on va enfin pouvoir progressivement supprimer ces subventions et aides diverses. En ces temps de crise, il est préférable de ne pas dépenser inutilement les fonds publics. Les Etats ont eux-mêmes tellement de dettes à rembourser !

Hélas, j'ai bien peur que ce ne soit là qu'un rêve et que de nouvelles revendications des pêcheurs français viennent nous rappeler qu'ils ne partagent pas ce point de vue.

Les rapports rédigés au niveau de l'Europe ne parlent que des aides financières directes accordées aux pêcheurs dans le cadre de la PCP. Ils ne recensent pas les aides indirectes accordées à leurs pêcheurs par les Etats, les Régions, voire les Communes portuaires. Des aides qui ne sont d'ailleurs pas toujours respectueuses des règles de la PCP, comme la Commission européenne a eu l'occasion de le rappeler à plusieurs reprises à la France.

A titre d'exemple :

1)Le fait que les pêcheurs français bénéficient d'un gazole totalement exempt de taxes est à l'évidence une aide indirecte.
2)Le fait que les pêcheurs bénéficient d'allègements particuliers de leurs charges sociales constitue également une aide indirecte.

De rapides calculs, que l'on peut faire à partir de diverses sources françaises, montrent qu'il n'y a pas de rentabilité globale de notre pêche sans ces deux sortes d'aides indirectes.

Mais encore une fois, si je me trompe et si les bilans financiers de la pêche française peuvent être à l'équilibre sans ces aides, alors il est clair qu'il faut les supprimer au plus vite…

Hippolyte a dit…

Personnellement, je ne conteste pas ces aides. Je regrette simplement l'attitude (l'ingratitude !) du monde de la pêche qui ne semble pas reconnaissant de ce que consent déjà la solidarité nationale et européenne à son égard. Les agriculteurs, eux, n'ont aucun mal à reconnaître qu'ils bénéficient de diverses aides importantes dont ils auraient bien du mal à se passer !

Dans un article du journal Libération daté du 26 août 2000, on pouvait lire :

"Jean Glavany rappelait qu'on ne pouvait ni modifier la fiscalité sur le gazole pour les pêcheurs, déjà totalement détaxé, ni apporter des aides directes aux entreprises, ce qui serait condamné par Bruxelles. Vendredi soir Jean Glavany avait trouvé une «ficelle»: il décidait de proroger de 3 mois les allégements de la moitié des charges sociales décidées après le naufrage de l'Erika, et dont bénéficient les pêcheurs depuis avril. Un geste qui représente 85 millions de francs. Il faudra sans doute expliquer à Bruxelles de quel droit les pêcheurs de Sète bénéficient d'une telle aide... La communauté urbaine de La Rochelle n'a pas hésité: pour éviter le blocage du port, elle a versé 1 million de francs à ses pêcheurs."

Le 6 novembre 2007, Michel Barnier propose carrément l'exonération totale des charges sociales patronales et salariales pour les pêcheurs, pour une durée de 6 mois. Finalement, l'exonération totale portera sur une durée plus courte mais une mesure durable d'allègement des parts patronales sera finalement élaborée. Je cite un document de l'époque :

"Une mesure durable d’allégement des taux a été mise en place. A partir du 5 février, l’allégement […] prend la forme d’un abaissement des taux des seules contributions patronales : réduction de 50% des taux pour l’ensemble du secteur pêche (hors conchyliculture), et cette réduction est portée à 75% pour les navires utilisant des engins remorqués (décret en cours d’élaboration)."

Et on pourrait continuer jusqu'à aujourd'hui mais j'ai du mal à recenser toutes ces aides multiples, diverses et changeantes. Et apparemment, je ne suis pas le seul.

Hippolyte a dit…

Mes deux messages précédents étaient une réponse à un commentaire sur une publication concernant les bilans économiques des flottes de pêche européennes de l'année 2010. Le lien vers cette publication et le commentaire qui l'accompagnait ont été supprimés.

Je redonne donc ce lien et précise le sens de mes messages, qui ne concernent donc pas le moratoire sur la pêche proposé par la NEF dont il est principalement question ici.

Voici ce lien :
http://stecf.jrc.ec.europa.eu/documents/43805/366433/12-08_STECF+12-10+-+AER+EU+Fleet+2012_JRC73332.pdf

Mais il y a aussi celui-ci, qui correspond aux bilans dressés une année plus tôt. :
http://ec.europa.eu/fisheries/news_and_events/events/080911/anderson_en.pdf


A part quelques disparités, d'un rapport à l'autre, concernant notamment l'année 2009 (corrections tardives ?), ce qu'il faut retenir c'est que les aides prises en compte, notamment dans la figure 3.10 du premier document, ne sont que les aides DIRECTES attribuées au niveau européen (direct income subsidies). Les aides indirectes, variables suivant les pays, ne sont pas prises en compte.

Cordialement