dimanche 1 juillet 2012

News de la Pêche dans le monde : Juillet, Août et Septembre 2012



News de la Pêche mondiale 2012

3e trimestre 2012 : Juillet / Août / Septembre 2012


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Le 14 septembre 2012

Disparition de l'inventeur de l'ordinateur portable concept "coquille saint-jacques"

BFMTV

Bill Moggridge a en effet conçu cette forme en "coquille saint-jacques", où l'écran se rabat sur le clavier.


Bill Moggridge est mort cette semaine à l'âge de 69 ans. Inconnu du grand public, il a pourtant très fortement influencé le marché du high-tech en mettant au point au début des années 80, le premier ordinateur portable. Et si 30 ans plus tard, les performances techniques et graphiques de ces machines ont considérablement évoluées, le design, lui est resté inchangé, preuve de la pertinence de cette innovation. Bill Moggridge a en effet conçu cette forme en "coquille saint-jacques", où l'écran se rabat sur le clavier. Pour parfaire son innovation, il avait même à l'époque fait appel à des philosophes et autre sociologues. Hommage à un visionnaire.

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Le 13 septembre 2012

Afrique du Nord : l’extinction des poissons d’eau douce menace les activités halieutiques !


Assessment of the socio-economic value of freshwater species for the northern African region

IUCN avec l'appui financier de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID)
Edited by Diego Juffe-Bignoli and William R.T. Darwall

Extinction des espèces d’eau douce : une double perte

Source : IUCN

C’est la première fois qu’une étude qui regroupe et intègre l’information sur la valeur socio-économique des espèces d’eau douce et leur menaces au nord de l’Afrique est effectuée.

Les écosystèmes d’eau douce au Nord de l’Afrique, comme cela est le cas dans d’autres parties du monde, abritent des espèces dont les retombées socio-économiques sont directes et importantes pour les communautés locales. En effet, les espèces d’eau douce sont bien souvent source de nourriture, de matériaux de construction, de matières premières pour l’artisanat et de médicaments. Cependant, les espèces d'eau douce d'Afrique du Nord sont également confrontées à l'un des plus hauts niveaux de menace en Afrique continentale, avec 28% de tous les poissons, mollusques, crabes, libellules, hippocampes, et plantes aquatiques menacés d’extinction.

Télécharger le rapport, cliquer IUCN

Les résultats de cette étude coordonnée par le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN et supervisée par le Programme des Espèces de l'UICN, sont édifiants. La valeur socio-économique élevée des espèces d'eau douce est clairement démontrée, puisque qu’environ 46% des poissons et 28% des plantes sont utilisés d'une manière ou d'une autre par les populations. Malheureusement, les espèces d'eau douce qui constituent les écosystèmes des zones humides tendent à disparaître rapidement en raison de l'activité humaine, avec 25% de toutes les espèces utilisées en danger.

En ce qui concerne les poissons d'eau douce, au moins 378 000 personnes en Egypte dépendent directement des activités liées à la pêche et / ou à l'aquaculture en eau douce, une activité qui a généré 355,7 millions de dollars en 2009. Dans les pays du Maghreb, la pêche continentale et l'aquaculture sont moins importantes qu’en Egypte, mais constituent encore une contribution importante à la vie de milliers de personnes.

Plus du quart des espèces de plantes d’eau douce autochtones du Nord de l’Afrique sont utilisées directement par les habitants de la région, et plus de 20% de ces espèces utilisées sont menacées d’extinction à un niveau régional. Les montagnes du Rif et la côte méditerranéenne du Maroc, la zone de la région de Kroumirie en Algérie jusqu’à la région de Sejenane en Tunisie, ainsi que la zone du Delta du Nil abritent un grand nombre de plantes ayant une valeur socio-économique mais qui sont malheureusement menacées. Parmi les plantes inclues dans cette étude, 66% sont des parents sauvages des espèces cultivées («Crop Wild Relatives» ou CWR, en anglais), et dont la valeur est évidente, puisqu'elles fournissent le patrimoine génétique dont dépendent de nombreuses espèces cultivées.

L'objectif de cette étude est de relier les données de la Liste Rouge de l'UICN portant sur les risques d'extinction de 877 espèces d'Afrique du Nord, avec des informations sur la valeur socio-économique de ces espèces d'eau douce. Pour cela, 646 espèces ont été sélectionnées, dont les 128 poissons natives et 518 plantes aquatiques, en évaluant ainsi les niveaux de dépendance vis-à-vis des services dérivés des écosystèmes d'eau douce. Cela a permis l'identification des espèces qui sont menacées d'extinction et qui ont également une grande valeur socio-économique.

« Les espèces identifiées comme menacées et de grande valeur socio-économique devrait être une priorité lorsqu'il s'agit de promouvoir des initiatives de conservation visant à réduire au minimum ou atténuer les impacts sur leurs habitats, à travers des initiatives de gestion intégrée à l'échelle du bassin ou sous-bassin », affirme Diego Juffe-Bignoli de l’Unité de la Biodiversité d'Eau Douce du Programme des Espèces de l'UICN et coordinateur de la publication.

« Cette étude montre clairement les synergies entre les objectifs de conservation de la biodiversité et les objectifs pour la protection des moyens de subsistance durables basées sur l'utilisation des ressources naturelles », a déclaré William Darwall, directeur de l'Unité de la Biodiversité d'Eau Douce du Programme des Espèces de l'UICN.

« Les espèces et les écosystèmes doivent être protégés non seulement parce qu'ils sont utiles pour les humains, mais parce que la biodiversité soutient toute vie sur terre, y compris l'humanité », explique Catherine Numa du Programme de l'UICN des Espèces du Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN.

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12 septembre 2012

Estelle Bastien

Le Ruanglap Charoench 1, bateau battant pavillon thaïlandais, a été surpris en flagrant délit de pêche illégale au banc de Nazareth, situé à 800 km au nord de Maurice, le dimanche 9 septembre dernier. Il a été arraisonné et est attendu au port ce jeudi.

La Commission de l’océan Indien (COI) a fait appel au patrouilleur français Osiris pour mission de surveillance qui avait démarré le 6 septembre dernier. Aidé par un avion de la National Coast Guard, ce navire se dirigeait vers le banc de Nazareth. Cette région de l’océan Indien est réputée comme étant très poissonneuse. En cette période de l’année, elle est peu fréquentée puisque les bateaux mauriciens ne s’y aventurent pas à cause des mauvaises conditions de navigation.

Cette zone est particulièrement exposée à la pêche illégale. « Le banc constitue un site exceptionnel, long de plus de 240 km et large de 150 km. Il est très exposé aux activités illégales étant très proche des eaux internationales et très difficile d’accès. Mais il est aussi riche en poissons à haute valeur ajoutée qui sont aussi fragiles car contrairement aux thons, ils ne se déplacent pas », précise le secrétaire général de la COI, Jean-Claude de l’Estrac.

Le patrouilleur Osiris effectuait un contrôle sur un navire taïwanais suspect le dimanche 9 septembre à proximité du banc de Nazareth. A 11h50, l’avion de la National Coast Guard a signalé un navire en campagne de pêche. En début d’après-midi, le Ruanglap Charoench 1 a été pris en flagrant délit de pêche illégale par le patrouilleur. Durant la soirée du dimanche au lundi soir, le bateau thaïlandais a tenté de prendre la fuite.

«Dans des conditions très difficiles, l’équipe d’inspection a pu se rendre au contact du navire sans pouvoir monter à bord. Elle a pu relever son nom et identifier son pavillon thaïlandais. Après négociations, le capitaine du navire de pêche illégale a accepté l’arraisonnement et son déroutement vers Port-Louis sous escorte du patrouilleur Osiris », souligne Xavier Nicolas, coordonnateur du plan régional de surveillance des pêches à la COI.

Il faut dire que cela fait bien des années que Maurice détient des informations sur des activités illégales dans l’océan Indien, précisément au banc de Nazareth. Mais le directeur attaché au ministère de la Pêche, Daroomalingum Mauree, soutient que le gouvernement n’a pu agir, faute de moyens.

«Certains opérateurs nous avaient déjà informé de la présence de navires dans cette région qui péchaient illégalement. C’est d’ailleurs l’information que j’ai transmise à la COI dans le cadre de cette mission qui a été un succès », soutient Daroomalingum Mauree.

Le Ruanglap Charoench 1 est attendu à Port-Louis, le jeudi 13 septembre. Les coupables seront jugés à Maurice.

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Pillage des eaux mauriciennes au détriment de la pêche artisanale de l'archipel !!!

Des rafiots de fortune battant pavillon thaïlandais parcourrent des milliers de kilomètres et pillent les eaux mauriciens encore très riches, notamment sur les bancs de Nazareth (800 km au nord de Port Victoria)


Jean-Claude de l’Estrac (COI) : « Nazareth, zone de pêche stratégique pour Maurice » (Le Mauricien)

Le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), Jean Claude de l’Estrac, a fait ressortir, hier, lors d’une conférence de presse, à Ebène, que bien que très éloigné de Maurice, le banc de Nazareth constitue une zone poissonneuse d’espèces auxquelles les Mauriciens sont très attachés. « Elle constitue une réserve pour la sécurité alimentaire de l’île et de toute la région », a-t-il déclaré, après l’arraisonnement d’un navire de pêche thaïlandais, le Ruanglap Charoench, surpris en flagrant délit de pêche illégale, dimanche, par le patrouilleur français Osiris sur ce banc de pêche. Le navire est actuellement escorté vers Port Louis.

Selon M. de l’Estrac, une surexploitation des stocks de poissons tels que le sacréchien ou la carangue aurait des effets irréversibles à très long terme par manque d’approvisionnement sur les étals à Maurice. « Les prix du poisson vont augmenter pour les Mauriciens, tout particulièrement pour les espèces qu’ils affectionnent le plus. Ces poissons sont aussi appréciés dans les autres pays de la COI », dit-il. Contrairement aux thonidés, ces poissons ne sont pas migrateurs et la surexploitation illégale aurait des conséquences irréversibles à long terme sur l’emploi des pêcheurs mauriciens qui sont plusieurs centaines à pêcher sur les bancs. Jean Claude de l’Estrac a plaidé en faveur de cette industrie semi-artisanale de pêche à la ligne qui doit donc être protégée. Les ressources halieutiques sur les bancs sont très importantes pour Maurice mais sont fragiles et très exposées à la pêche illégale, compte tenu de leur haute valeur et de la proximité immédiate des eaux internationales où les navires illégaux peuvent se réfugier.

Le banc de Nazareth, situé en zone exclusive mauricienne, à 800 km au nord, constitue un site exceptionnel, long de plus de 240 km et large de 150 km. Il est très exposé aux activités illégales car très proche des eaux internationales et très difficile d’accès. Il est aussi très riche en poissons à haute valeur ajoutée

M. de l’Estrac a souligné que la période d’hiver austral est la plus propice à la pêche illégale sur les bancs. « Au nord-ouest de l’océan Indien, le risque de piraterie est trop fort pour que les bateaux illégaux aillent s’y aventurer, et au sud, où se trouve actuellement la majeure partie de la flottille, les conditions de mer sont trop extrêmes pour les navires de moins de 30 mètres. Il leur reste donc la zone des bancs où malgré les alizés les conditions de mer restent acceptables. La tentation est d’autant plus forte qu’en hiver, la plupart des bateaux mauriciens se limitent à la zone de St Brandon à cause de l’état de la mer. Les bateaux illégaux peuvent donc opérer sans être vus », dit-il. D’autres opérations de la COI seront conduites tout au long de l’année avec le soutien financier de l’Union européenne. Les zones les plus éloignées et inaccessibles où les analyses font apparaître un fort risque de pêche illégale seront ciblées.

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L’Osiris arraisonne un navire de pêche illicite (Clicanoo)

La lutte contre la pêche illégale dans l’océan Indien est un véritable enjeu économique et de protection de la ressource. Ce genre d’activités illicites est encore bien présent dans la région. Pour preuve le coup de filet réussi par le patrouilleur Osiris. Le navire français, engagé dans une opération de surveillance des pêches financée par le programme dédié de la Commission océan Indien (COI), a arraisonné lundi matin un navire thaïlandais pris en flagrant délit sur le banc de Nazareth, à 440 milles au nord-est de Maurice.

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Plus d’opérations coup-de-poing

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Le programme régional de surveillance des pêches, financé à 75 % par l’Union européenne qui met au pot 12 millions d’euros de 2007 à 2014, a déjà à son actif 31 missions, 900 jours de patrouille en mer, 330 contrôles et 8 arraisonnements. Chassés du nord-ouest de l’océan Indien par les pirates somaliens, les bateaux de pêche illégale seraient de plus en plus tentés par les bancs riches (rouge, carangue, sacréchien…) et proches des eaux internationales au nord de Maurice
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Le 11 septembre 2012

Déchets toxiques non-identifiés sur les plages de la Somalie (Goodplanet)

Source: Arte

Déchets toxiques sur les plages en Somalie

Sur les plages somaliennes, les pêcheurs découvrent des containeurs avec des substances non-identifiées. il s'agit de déchets toxiques jetés au large en toute illégalité. la décomposition de l'Etat en Somalie facilite ces pratiques, les responsables savent qu'ils ne seront pas poursuivis.

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Le 10 septembre 2012

Thaïlande : Révolte des travailleurs de la crevette !!!


L’ITF soutient une pétition contre la « servitude pour dette »

Source : ITF (International Transport workers' Federation) ou Fédération internationale des ouvriers du Transport

L’ITF s’associe à UNI Global Union pour soutenir une pétition demandant au géant de la distribution Walmart d’ouvrir une enquête après les graves accusations dont font l’objet certains de ses fournisseurs en Thaïlande.

La pétition, qui jusqu’à présent a permis de recueillir 98 000 signatures, a été lancée après une révolte des travailleurs étrangers d’une usine de transformation de crevettes en Thaïlande, qui affirment que leurs passeports leur ont été confisqués et que leurs salaires ont été fortement diminués – les laissant en situation de dette envers l’employeur et de servitude.

Liz Blackshaw, responsable du programme conjoint ITF/UITA From Catcher to Counter, a déclaré : « Ces allégations sont profondément dérangeantes et appellent une réponse urgente. Walmart doit agir maintenant pour qu’un contrôle indépendant ait lieu rapidement dans ces usines. »

La pétition peut être consultée à l’adresse : http://sumofus.org/campaigns/shrimp/?ak_proof=1&akid=.198998.7Y8NPi&rd=1&sub=fwd&t=1.

Pour en savoir plus sur le programme From Catcher to Counter : www.itfglobal.org/fish/index.cfm.

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Le 8 septembre 2012

APEC : le Vietnam souligne la coopération régionale


Lors de la première session de l'APEC 20 tenue samedi à Vladivostok en Russie, le président Truong Tân Sang a insisté sur l'urgence du renforcement de la coopération et des liens économiques régionaux.

Selon lui, il s'agit de la ''clé" qui permet à chaque membre du forum de Coopération économique Asie-Pacifique de poursuivre sa croissance et à la région de maintenir son dynamisme économique.

Le président Truong Tân Sang a également recommandé à l'APEC d'accorder plus de priorité à l'établissement de chaînes logistiques fiables et à l'approvisionnement durable en énergie, carburants et aliments. Selon le chef de l'Etat vietnamien, l'APEC doit créer des conditions favorables aux économies en développement pour qu'elles puissent participer plus aux chaînes logistiques mondiales....

Vietnam va renforcer sa coopération avec l'Extrême-Orient russe

Le président Truong Tân Sang et son homologue russe Vladimir Poutine ont convenu de dynamiser la coopération multiforme entre le Vietnam et l'Extrême-Orient russe.

Les deux dirigeants, qui se sont rencontrés samedi à Vladivostok à l'occasion du 20e Sommet du forum de Coopération Asie-Pacifique (APEC), ont souligné les domaines de coopération bilatérale prioritaires comme l'exploitation minière, le textile-habillement, l'aquaculture, l'éducation et la formation...

Truong Tân Sang a affirmé le souhait du Vietnam d'investir dans l'Extrême-Orient russe. De son côté, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie accueillerait à bras ouverts les investisseurs vietnamiens souhaitant investir dans cette région. Les deux chefs d'Etat ont pris en haute estime la signature le 5 septembre 2012 d'un procès-verbal sur l'achèvement des études afin de lancer au premier trimestre 2013 les négociations sur un accord de libre-échange entre le Vietnam et l'Union douanière réunissant la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie.

Sources : Vietnamplus

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Le 7 septembre 2012

Pêche et Droit à l’alimentation


Le rapport d'Olivier De Schutter, rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation

Quel est le rôle de la gestion des ressources halieutiques dans la concrétisation du droit à l’alimentation ?

Des communautés du monde entier, vivant notamment dans des régions vulnérables et en insécurité alimentaire, dépendent de la pêche pour gagner leur vie et en retirer des protéines alimentaires essentielles.

De nombreuses espèces ont cependant été pêchées de manière excessive, tandis que les cours d’eau ont été dégradés par les activités industrielles, la pollution et la mauvaise gestion, soulevant de graves problèmes de durabilité des activités halieutiques.

Le Rapporteur Spécial contrôle les conséquences de la gestion des pêches sur l’accès démocratique à l’alimentation, et fera rapport sur cette question à l’Assemblée générale de l’ONU en octobre 2012. Une table ronde d’experts s’est réunie avec le soutien du PNUE et du HCDH en avril 2012 à Nairobi.

Source : Olivier De Schutter

Olivier De Schutter a été nommé Rapporteur Spécial sur le droit à l’alimentation par le

Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies en mai 2008. Il est indépendant de tout gouvernement et de toute organisation. Pour de plus amples informations sur le mandat et le travail du Rapporteur Spécial, consultez

http://www2.ohchr.org/english/issues/food/index.htm ou www.srfood.org

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La sécurité alimentaire otage du commerce dans les négociations de l’OMC : expert de l’ONU sur le droit à l’alimentation

GENÈVE – « Le monde est au beau milieu d’une crise alimentaire qui exige une réponse politique rapide. Mais l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) n’a pas adapté son ordre du jour, et les pays en développement craignent à juste titre de se retrouver les mains liées à cause des règles commerciales. » Tel est l’avertissement lancé par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, dans ses recommandations de mettre le droit de l’homme à une alimentation adéquate en tête de l’ordre du jour de l’OMC, un mois avant un sommet clé.

« La sécurité alimentaire est l’éléphant dans le salon que l’OMC devrait prendre en compte. Le commerce ne nourrissait pas les affamés quand la nourriture était bon marché et abondante, et il est encore moins en mesure de le faire maintenant que les prix crèvent le plafond. Les importations alimentaires mondiales s‘élèveront à 1,3 trillions USD en 2011, et la facture des importations alimentaires des pays les moins développés a grimpé de plus d’un tiers au cours de l’année écoulée. Le G20 a reconnu que la dépendance excessive aux importations alimentaires a rendu les pays en développement de plus en plus vulnérables aux flambées des prix et aux pénuries alimentaires, » a déclaré De Schutter, avant d’ajouter : « L’OMC doit à présent faire de même. »

L’avenir du Cycle de Doha et du système commercial mondial sera discuté lors de la conférence ministérielle de l’OMC qui se tiendra à Genève du 15 au 17 décembre. « Nous devons éviter les solutions à court terme qui feraient franchir à tout prix la ligne d’arrivée à Doha pour sauver la face », a déclaré l’expert indépendant. « Nous devrions plutôt saisir cette occasion pour nous demander quel type de règles commerciales nous permettront de lutter contre l’insécurité alimentaire et de concrétiser le droit de l’homme à l’alimentation. »

Des tarifs douaniers plus élevés, des restrictions temporaires sur les importations, des achats aux petits exploitants sous contrôle de l’État, des commissions de marketing actives, des régimes d’assurance offrant un filet de sécurité et des subventions agricoles ciblées sont de plus en plus reconnus comme des mesures vitales à la réhabilitation de la capacité de production alimentaire locale dans les pays en développement.

Mais les règles de l’OMC ne laissent que peu de marge de manœuvre aux pays en développement pour mettre ces mesures en place. « Même si certaines politiques ne sont pas interdites, elles sont certainement découragées par la complexité des règles et la menace d’action légale, » a expliqué De Schutter.

« Les efforts actuels pour constituer des réserves alimentaires humanitaires en Afrique doivent discrètement contourner le règlement de l’OMC. C’est le monde à l’envers. Les règles de l’OMC devraient tourner autour du droit de l’homme à une alimentation adéquate, et non l’inverse. »

« C’est un problème de principe : l’OMC continue à poursuivre l’objectif dépassé d’intensifier le commerce pour son propre bien au lieu de n’encourager davantage de commerce que dans la mesure où cette intensification améliore le bien-être humain. Elle considère dès lors les politiques en matière de sécurité alimentaire comme une déviation malvenue de cette voie. Il nous faut au contraire un environnement qui encourage les politiques audacieuses visant à améliorer la sécurité alimentaire. »

« Si l’on veut que le Cycle de Doha avance, il doit lever toutes les contraintes possibles sur les politiques visant à sécuriser le droit à l’alimentation : ces mesures devraient inclure la gestion d’un stock alimentaire servant à limiter la volatilité des prix et à assurer l’accès à une alimentation adéquate au niveau local. »

Le Rapporteur spécial a demandé la réunion d’un panel d’experts afin de réconcilier la sécurité alimentaire et les préoccupations commerciales ; l’établissement d’un protocole pour contrôler les impacts du commerce sur les prix alimentaires ; et une dérogation générale qui exempterait les mesures relatives à la sécurité alimentaire des disciplines de l’OMC, sans pénalité.

FIN

Pour lire la note d’information complète intitulée The World Trade Organization and the

Post-Global Food Crisis Agenda: Putting Food Security First in the International Food

System, rendez-vous sur :

http://www.srfood.org/images/stories/pdf/otherdocuments/20111116_briefing_note_05_en.pdf


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Le 6 septembre 2012

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Le 5 septembre 2012

Hong Kong : Cathay fret ne transportera plus d'ailerons de requins (AFP)

A Hong Kong, ce magasin d'ailerons de requin ne sera plus ravitaillé par la voie aérienne de Cathay Pacific.... (Photo Wikipedia)

La compagnie aérienne de Hong Kong Cathay Pacific a annoncé mercredi qu'elle ne transporterait plus en fret la viande ou des ailerons de requins pêchés à l'état sauvage, portant un coup symbolique à ce mets prisé des Chinois.

L'annonce de Cathay a été saluée par les défenseurs de l'environnement. Mais les marchands de Hong Kong, plateforme du commerce de la viande et des ailerons de squale, assurent que la compagnie aérienne menace leur gagne-pain.

Le gros des 10.000 tonnes d'ailerons importées chaque année arrivent pourtant par bateau.

Cathay Pacific a décidé d'arrêter de transporter les requins et les produits contenant du requin pêchés de manière non respectueuses de l'environnement, a déclaré le groupe dans un communiqué.

Il existe des preuves scientifiques sérieuses montrant que c'est la bonne chose à faire pour un groupe engagé dans le développement durable.

Hong Kong est un des principaux centres d'échanges dans le monde pour les ailerons de requins, utilisés dans la composition de soupes, un mets prestigieux et onéreux servi lors des banquets chinois.

La pêche de requins écologique est extrêmement minime, selon les scientifiques, qui estiment que la pêche aux squales menace la survie de l'espèce, vitale pour l'équilibre des écosystèmes marins.

Pour Andy Cornish, directeur du Fonds mondial pour la nature (WWF) Hong Kong, il est difficile de quantifier le montant des ailerons transportés par Cathay mais cette annonce est une nouvelle fantastique.

Je pense que sa signification va au-delà de l'impact des ailerons transportés par la compagnie. Ca s'inscrit dans le cadre d'un mouvement général de la part des entreprises, notamment à Hong Kong, pour agir de manière plus responsable, a-t-il déclaré à l'AFP.

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Le 30 août 2012

Greenpeace tente de bloquer un chalutier géant en Australie (Libération)

L'ONG accuse ce navire-usine d'avoir ravagé les réserves halieutiques en Afrique de l'Ouest.

Un méga-chalutier, l’un des plus gros bateaux de pêche au monde, a accosté jeudi à Port Lincoln, dans le sud de l’Australie, malgré une opération de Greenpeace qui l’accuse de piller les océans et tente de l’empêcher de lancer une campagne en Tasmanie.

Le FV Margiris, que les écologistes accusent de surpêche au large de la côte Ouest de l’Afrique, avait déjà été stoppé par une équipe de Greenpeace en tentant de quitter le port néerlandais de Ijmuiden fin juin.

Ils avaient entravé le Margiris, un navire-usine de 9 500 tonnes battant pavillon lituanien, en se suspendant à sa coque et en posant des chaînes autour de l’hélice.

Les activistes l’ont de nouveau harcelé jeudi alors qu’il tentait d’entrer dans Port Lincoln où, selon la presse locale, il devait rester plusieurs jours, le temps de passer sous pavillon australien et subir des travaux de maintenance.

Ils ont vainement tenté de monter sur le pont, les marins sectionnant les cordes qu’ils avaient lancées pour se hisser à bord, puis ils se sont enchaînés à un ponton du port, empêchant le navire de s’approcher du quai pour s’amarrer.

Le Margiris s’est finalement imposé, menaçant les activistes qui ont juste eu le temps de désamarrer leur zodiac, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’organisation, Julie Macken.

«C'était assez extraordinaire de voir l’agressivité avec laquelle le Margiris a manoeuvré alors que nos militants étaient toujours sur sa trajectoire», a-t-elle dit. Désormais, selon elle, «la balle est dans le camps des Australiens» et du gouvernement.

L’Autorité australienne de gestion de la pêche (AFMA) estime que le Margiris n’aurait quasiment pas d’impact, voire aucun, sur l'éco-système, et serait soumis à de strictes limites de quotas de pêche....

Pour en savoir plus : Super-chalutier dans l'océan mondial

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Le 29 août 2012

Typhon Bolaven : Opération de sauvetage de pêcheurs chinois

Publiée le 28 août 2012 par afp

Les sauveteurs affrontent une mer démontée en Corée du sud pour tenter de sauver plus de 30 pêcheurs chinois après le naufrage de leurs bateaux de pêche pris dans Bolaven, l'un des plus puissants typhons observés depuis des décennies en Asie. Durée: 00:51

Onze pêcheurs ont été sortis des eaux à l'aide de cordes après que des garde-côtes ou des pompiers eurent nagé jusqu'à l'épave de l'un des navires, retourné à une cinquantaine de mètres du rivage, a déclaré à l'AFP un porte-parole des garde-côtes de Seogwipo. Six autres ont regagné la rive par leurs propres moyens. "Beaucoup (de rescapés) se tiennent sur la coque de l'un des bateaux et les sauveteurs les ramènent au bord à l'aide de cordes", a-t-il dit. L'autre navire s'est brisé en deux et a coulé, a-t-il ajouté.

Entre 31 et 34 membres d'équipage se trouvaient sur les deux bateaux de pêche, les Yue Jiang Cheng Yu 91104 et 91105, immatriculés à Weihai dans la province chinoise du Shandong (est).

Corée du Sud: un typhon noie 4 pêcheurs chinois, 12 autres ont disparu (Rtbf / AFP)

Le naufrage dans les eaux sud-coréennes de deux bateaux de pêche chinois pris mardi dans Bolaven, l'un des plus puissants typhons observés depuis des décennies en Asie, a fait quatre morts et 12 disparus, selon un bilan provisoire des garde-côtes. Le drame est survenu près des côtes de l'île de Jeju, à la pointe méridionale de la Corée du sud.

La pression atmosphérique au centre du typhon est tombée jusqu'à 910 hectopascals, faisant de Bolaven l'un des typhons les plus forts jamais observés dans la région depuis 60 ans. L'agence météorologique nationale sud-coréenne a lancé mardi matin une alerte concernant Séoul, métropole de 10 millions d'habitants, où toutes les écoles ont reçu l'ordre de rester fermées. L'agence sud-coréenne de prévention des catastrophes naturelles a elle émis son niveau d'alerte le plus élevé.

Le président Lee Myung-Bak a demandé à tous les services concernés d'assurer une "préparation minutieuse". Les autorités ont interdit l'entrée du port de Busan à tous les navires jusqu'à la fin de l'alerte. Elles ont recommandé aux très grands navires de se mettre à l'abri hors de la trajectoire du typhon.

Selon le ministère des Transports, les 87 liaisons par ferry de la Corée du Sud ont été suspendues et 247 vols --183 intérieurs et 64 internationaux-- ont été annulés depuis lundi. Un exercice militaire commun de troupes sud-coréennes et américaines a été suspendu, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Sur Jeju, le typhon a emporté arbres et toits et environ 200 000 foyers étaient privés de courant dans le sud, selon l'Agence nationale de gestion des urgences.

Le typhon avait fait un mort et cinq blessés sur les îles japonaises d'Amami et d'Okinawa (sud) dans la nuit de dimanche à lundi, selon des médias et les agences météorologiques régionales. Un homme est mort sur l'île d'Amami, emporté par les flots d'une rivière en crue, a rapporté l'agence japonaise Kyodo. Cinq personnes ont été blessées à Okinawa. La télévision publique japonaise NHK a montré des images des rues désertes de la capitale de la préfecture d'Okinawa, Naha, balayées par des vents surpuissants. Quelque 17 500 foyers de la préfecture d'Okinawa ont été provisoirement privés d'électricité, tout comme 58 300 foyers de la préfecture voisine de Kagoshima, à la pointe méridionale de l'île de Kyushu (sud-ouest du Japon).

Selon l'agence sud-coréenne de météorologie, l'oeil de Bolaven devrait se trouver en mer Jaune, à environ 200 kilomètres au sud-ouest de Séoul, mardi vers midi (03h00 GMT).

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Le 28 août 2012



Le combat des pêcheurs artisanaux contre les bateaux de pêche étalé dans une vidéo de l’AFP

Le feuilleton explosif sur l’île Maurice tourné par l’Agence France Presse (AFP) se poursuit. Après la vidéo intitulée Le tourisme de masse, un danger pour l’île Maurice, diffusée le 31 juillet dernier, place cette fois-ci à Mauritian fisherman battle against new fishing legislation.

Cette vidéo en anglais publiée le 25 août, toujours par l’AFP, lève le voile sur la situation des pêcheurs artisanaux à Maurice, qui se dégradera avec l'entrée en opération de 86 nouveaux bateaux de pêche dans les eaux mauriciennes. D’une durée d’une minute et 53 secondes, cette vidéo démarre avec deux pêcheurs revenant d’une partie de pêche dans leur pirogue. La scène se déroule dans les alentours du port. Gros plan également sur les gros bateaux de pêche. La vidéo met aussi en scène Mohamed Ally et Judex Rampaul, secrétaire et président respectivement du syndicat des pêcheurs. Ces derniers déplorent la surexploitation des poissons dans les eaux mauriciennes par les gros bateaux de pêche, au détriment des pêcheurs artisanaux. Quant à la voix off, elle dresse un bilan sur ce secteur dans l’île avec des chiffres à l’appui.

Interviewé, Vassen Kauppaymootoo qui est présenté comme Consultant en environnement révèle que «la rébellion s’organise et que des groupes européens ont déjà été contactés pour mettre un frein à cette surpêche». Du côté du ministère de la Pêche, la parole est donnée à Daroomalingum Mauree, président de l’Indian Ocean Tuna Commission, qui défend la politique du gouvernement : «Nous devons apporter un système de quotas. Je ne crois pas que les opérateurs de l’industrie essaieront de faire des choses qui auront un impact négatif sur les ressources marines».

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Le 27 août 2012

L'enrichissement des chinois change la vie des communautés de pêcheurs en Asie du Sud

Le développement économique rapide de la Chine au cours des trois dernières décennies, a déclenché une "ruée vers les ressources" de l'Asie du Sud. L'augmentation de la demande chinoise en produits de base comme les produits de la mer de qualité, explique Michael Fabinyi de l'Université James Cook, a déclenché un processus d’«intensification» dans de nombreuses communautés côtières, notamment aux Philippines. C’est-à-dire que beaucoup de personnes se consacrent maintenant à la pêche de cette catégorie de poissons à haute valeur marchande, comme les poissons de récifs vivants (mérou, et autres), les concombres de mer...

Faut-il lier le déclin des requins, des concombres de mer et des poissons de « luxe » constaté dans ces régions à la seule force de la demande chinoise ?

Toujours est-il que les populations en tirent d'importants avantages sociaux tels que l'amélioration des soins de santé, du logement et de l'éducation. D’après Seaweb : Study Looks At the Increasing Influence of Luxury Seafood Demand On Coastal Communities

Pour accéder directement à l'étude....

Historical, cultural and social perspectives on luxury seafood consumption in China

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21 septembre : journée mondiale de la forêt, source de vie marine

WRM : "Définissons les forêts en leur donnant leur véritable signification"


En cette Année internationale des forêts

Il y a là un ours polaire, mais ce n’est pas le pôle

Il y a là de l’eau et des poissons, mais ce n’est pas l’océan

Il y a là beaucoup d’arbres, mais ce n’est pas une forêt

Peut-on imaginer de remplacer les pôles par ceci ?

Et de remplacer les océans par ceci ?

La définition de « forêt » de la FAO permet

que l’on remplace les forêts par ceci

Les plantations ne sont pas des forêts

Définissons les forêts en leur donnant leur véritable signification

Raconte au monde ce que la forêt signifie pour toi


====== 16 août 2012 ======

Moins de thons pêchés dans le Pacifique (Radio Australia)

Entre juillet 2011 et 2012, l'industrie de la pêche a prélevé 200.000 tonnes de thons en moins que l'année précédente (pour un total de 2 millions de tonnes)

Et 300.000 de moins par rapport à 2005, année record. Telle est la conclusion du comité scientifique de la Commission des Pêches du Pacifique Centre et Ouest, dont la réunion s'est close mercredi à Busan, en Corée du Sud. Le rôle des scientifiques est de renseigner les pays de la Commission sur les quotas de pêche qu'ils devraient imposer, en fonction de la disponibilité de la ressource. Glenn Hurry est le directeur exécutif de la Commission des Pêches :

«Nous n'avons pas évalué le niveau des stocks des thons albacore, listao et obèse cette année. Mais nous l'avons fait l'année dernière et les résultats indiquent que les ressources en thon obèse sont relativement stables, autour de 151 000 tonnes sont capturées chaque année. Mais il faudrait réduire les prises de thon obèse de 25 à 30% pour le préserver. Quant au thon listao, il est plus menacé, les pêcheurs n'ont pu capturer que 1.5 million de tonnes, soit 100 000 tonnes de moins que l'année d'avant. Et les prises de thon albacore ont également baissé à 448 000 tonnes.»

Et si les prises ont baissé, ce n'est pas parce qu'il y a moins de thons albacores dans le Pacifique. Bref, ce n'est pas le signe d'une surpêche selon Glenn Hurry :

«En ce qui concerne le thon albacore dans le sud du Pacifique, nous avons évalué le niveau des stocks, et la conclusion c'est qu'il a n'est pas victime de la surpêche. Ceci dit, les scientifiques sont inquiets de l'arrivée de toujours plus de flottes de pêche en provenance de Chine et de Taïwan. Cette augmentation aura forcément un impact sur le stock d'albacore. Cette question sera au centre du congrès annuel de la Commission des Pêches du pacifique Centre et Ouest en décembre.»

Reste qu'une baisse de 200.000 tonnes des prises de thon, toutes espèces confondues, est un mouvement significatif, que la Commission des Pêches du Pacifique Centre et Ouest a du mal à expliquer :

«La prédominance de La Nina dans le Pacifique Nord ces deux dernières années a eu un impact sur la reproduction des poissons, donc moins de poisson. C'est une des raisons de la baisse des prises de thon cette année. Ce phénomène s'ajoute au fait que nous avons passé le "pic du thon" d'une certaine manière, et que les prises seront désormais moins nombreuses, en gros on va passer de 2.4 millions à 2 millions de tonnes par an.»

C'était Glenn Hurry, le directeur exécutif de la Commission, au micro de Jemima Garrett sur Radio Australie.

====== 14 août 2012 ======

The Arctic Imperative Summit


Sommet sur l’Arctique

Anchorage - Girdwood / Alaska

24 au 27 août 2012

La ruée vers l’Arctique

Avec la fonte des glaces, d’immenses territoires se découvrent…

Saisissez votre chance en participant à ce sommet en Alaska qui sans aucun doute vous ouvrira les portes de l’Arctique…

Les clés sont Ici

Joignez-vous aux plus prestigieuses sociétés de ce monde, les parrains de ce nouvel eldorado....

====== 11 août 2012 ======

Homard. Les pêcheurs canadiens acceptent de repartir en mer pour 3 $ la livre !

Au Nouveau-Brunswick, la saison de pêche du homard d’automne va débuter à un prix négocié entre 3 $ et 3,50 $ la livre après plusieurs jours de manifestations.

(Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo : Crise du homard)

Le prix du homard a provoqué la colère des pêcheurs canadiens. Ils exigeaient pour leurs propres prises au moins 4 $ la livre, sans quoi ils ne pourraient rentabiliser leurs activités. Les transformateurs leur proposaient plutôt 2,50 $.

Les pêcheurs canadiens dénoncent l’importation de homards à bas prix depuis les USA… Des pêcheurs du Nouveau-Brunswick ont bloqué l'accès à plusieurs usines de transformation et ils ont empêché le déchargement de homards importés du Maine (USA)….

Après plusieurs jours de crise du homard...

Vendredi 10 août, les pêcheurs ont accepté l'offre des transformateurs. Ils conviennent ainsi de cesser de manifester, et d'entamer la saison de pêche d'automne dès lundi, comme ils l'avaient convenu.

Les transformateurs leur ont offert de payer entre 3 $ et 3,50 $ la livre pour leurs homards, selon Maurice Martin, qui représente les pêcheurs dissidents de la zone 25.

Les propriétaires d'usines de transformation ont fait cette offre vendredi après-midi, lors d'une réunion qui aura duré quatre heures en présence d'une facilitatrice, à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick. L'objectif était d'arriver à une entente avant l'ouverture de la pêche prévue lundi.

Les pêcheurs se sont ensuite réunis, vendredi soir, pour discuter du contenu de l'offre. Plus de 300 pêcheurs ont participé à la rencontre, selon M. Martin. Il rapporte que la majorité a voté en faveur de la proposition.

« On n'a pas eu le prix qu'on voulait, mais on n'avait plus le choix. » — Maurice Martin, pêcheur.

Selon Maurice Martin, les pêcheurs étaient plutôt mécontents du prix offert par les transformateurs. Ils ont toutefois convenu qu'il était plus prudent d'accepter de vendre leurs homards à ce prix, pour éviter de retarder davantage le début de la saison de pêche.

Des transformateurs ont pour leur part qualifié leur offre de « raisonnable », au terme de la réunion entre les pêcheurs et les propriétaires d'usines.

Les pêcheurs de homards de la zone 25 sont appelés à voter, ce samedi, pour officialiser la proposition des transformateurs. D’après Radio Canada : Les pêcheurs de homards acceptent d'aller en mer dès lundi et Entente sur le homard au N.-B. : les pêcheurs se prononcent

====== 6 août 2012 ======

Le métier le plus dangereux du monde : la pêche en mer

Avec plus de 24 000 morts par an, la pêche est considérée comme le métier le plus dangereux du monde. Plus de 50 pour cent de la population mondiale vit à moins de 60 kilomètres des côtes. Des milliards de personnes sont tributaires de ressources marines de plus en plus rares ; elles dépendent des pêcheurs et de leurs prises. Un bateau disparu, un pêcheur disparu, et c’est toute la vie de la communauté côtière qui est bouleversée.

Bienvenue sur le site La sécurité des pêcheurs, portail Internet accueilli par la FAO, où sont regroupés des documents sélectionnés par un groupe d’experts de la sécurité en mer pour la filière de la pêche.

Stability of fishing vessels


Source : FAO : La sécurité des pêcheurs

======= 28 juillet 2012 ========

A Gaza, la mer rétrécit (Le Monde Diplomatique)

La Méditerranée a toujours revêtu une importance majeure pour la population de Gaza. Elle est un horizon sans limites qui, depuis des décennies, aide à supporter le poids du conflit israélo-palestinien. Mais pour les pêcheurs toujours en activité, la mer est devenue, ces dernières années, synonyme de danger et de frustration.

par Joan Deas, août 2012

Aperçu

Depuis 1993, la zone de pêche autorisée par Israël aux pêcheurs de Gaza s’est réduite comme peau de chagrin. Initialement fixée à 20 milles nautiques par les accords d’Oslo, elle a été progressivement restreinte pour des raisons de sécurité — notamment pour éviter les trafics d’armes et de personnes, importants à une époque mais désormais mineurs. De 12 milles en 2002, elle est passée à 6 milles en 2006, pour atteindre sa limite actuelle de 3 milles à la suite de l’opération « Plomb durci », en décembre 2008 et janvier 2009. Aujourd’hui, selon l’Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies, 85 % des eaux de pêche sont, en violation du droit international, partiellement ou totalement interdites d’accès.

« Three miles are not enough » (« Trois milles, ce n’est pas suffisant ») : le graffiti orne un mur jouxtant l’entrée du port, dont l’accès est soumis à une autorisation délivrée par les autorités portuaires de Gaza. Situé au cœur de la ville, le seul port encore en activité porte toujours les stigmates des bombardements israéliens de 2008-2009. En reconstruction, il se compose d’un large ponton de béton, de quelques préfabriqués en guise de bureaux pour l’administration et de baraques en tôle destinées au matériel des pêcheurs.

M. Nasser Abou Amira, 45 ans, a fait ses premières sorties en mer pour aider son père dès qu’il a été assez fort pour remonter un filet. Ici, la pêche est une affaire de famille : ses quatre fils l’accompagnent chaque nuit et hériteront un jour des hasakas, ces petits bateaux constituant la seule source de revenu de la famille. Comme la plupart de ses collègues, M. Abou Amira ne compte plus ses confrontations avec la marine israélienne. « Leur technique, c’est de décrire des cercles autour du bateau pour essayer de nous faire chavirer, ou de tirer dans les moteurs pour les détruire. (...)


====== 27 juillet 2012 ======

La pêche aux cormorans, un art chinois en voie de disparition (TF1)

4 minutes

Résumé : A Xingping, au Sud de la Chine, les habitants pratiquent la pêche aux cormorans dans la rivière Li depuis plus de 1.500 ans.

Une réalité du monde n'en déplaise au présentateur de TF1 (Ecouter sa réaction après le reportage)

====== 20 juillet 2012 ======

Le Burkina Faso demande la création de fonds pour développer l’aquaculture dans les pays sans littoral (lefaso.net)

Comité des pêches 2012 : Le Burkina veut un fonds pour développer son aquaculture

Le Burkina Faso demande la création de fonds pour développer l’aquaculture dans les pays sans littoral. C’est à l’occasion de la trentième session du Comité des pêches de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), tenue du 9 au 13 juillet 2012 à Rome.

Le Comité des pêches (COFI), un organe consultatif du Conseil de la (FAO) a tenu sa trentième session du 09 au 13 juillet 2012 à Rome en Italie. Environ 120 pays, 64 organisations intergouvernementales et organisations non gouvernementales ont pris part à ce forum intergouvernemental mondial pour examiner les grands problèmes des pêches et de l’aquaculture dans le monde.....

Des records pour la pêche

Les débats sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture ont mis en exergue l’importance de ce secteur pour l’humanité toute entière. Les pêches et l’aquaculture sont une source essentielle d’aliments et de protéines pour des milliards de personnes dans le monde. Plus d’une personne sur dix dans le monde tirent leurs moyens d’existence de ce secteur. En 2011, le poisson et les produits de la pêche figuraient parmi les produits alimentaires les plus commercialisés à travers le monde....

Le Burkina au rendez-vous

Le Burkina Faso, pays sans littoral, plus consommateur que producteur de poisson, a tout de même tenu le pari de la participation au COFI. Le pays était représenté par Laurent Diandioua Coulidiati, Conseiller près l’ambassade du Burkina Faso en Italie, représentant permanent adjoint auprès de la FAO. A côté d’autres délégations comme celles des Etats-Unies d’Amérique ou de la république Chine composées d’une dizaine d’experts ou diplomates au moins. Aucun professionnel de la pêche du Burkina n’y était présent. « Bien que nous n’ayons pas de mer, nous consommons beaucoup de produits qui viennent de la mer. Aujourd’hui on parle de pêche responsable, il y a aussi les aspects sanitaires et autres par rapport à ce que nous consommons en termes de poissons et autres fruits de mer. Par rapport à cela nous trouvons que nous avons notre place quand même dans les discussions, bien que 75% des discussions concernent la grande pêche, maritime notamment », précise Laurent Diandioua Coulidiati.

La demande de poisson au Burkina se situe entre 25000 et 30000 tonnes par an, alors que la production nationale atteint à peine 10000 tonnes. « Pour combler ce gap, la solution préconisée c’est surtout l’aquaculture qui consiste à élever certains produits provenant de l’eau, depuis le poisson que tout le monde connait en passant par les grenouilles et aussi les crabes d’eau douce », fait comprendre le présentant du Burkina au COFI. Selon le rapport sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture en 2012, l’aquaculture est l’un des secteurs de production d’aliments qui croissent le plus. Le Burkina Faso a préconisé la mise en place de fonds pour permettre aux pays sans littoral de développer l’aquaculture et aussi de mieux organiser les acteurs de la pêche artisanale. Le Burkina a également souhaité un transfert de technologies en matière d’aquaculture.

« Les autorités burkinabé s’appuient souvent sur l’exemple du Brésil où l’aquaculture se déroule exactement comme on élève les poulets chez nous dans les villages. Nous avons demandé qu’il y ait un transfert de technologie vers le Burkina pour permettre à nos populations locales de maîtriser la technique », explique Laurent Diandioua Coulidiati. Le Burkina Faso est reconnu pour ses nombreux barrages. Une aubaine pour le pays qui pourrait envisager l’association de l’agriculture irriguée à la pisciculture. Sur ce plan, le représentant du Burkina au COFI se veut rassurant. « Depuis un certain temps, on tient compte de la production de poisson dans la conception des différents barrages », déclare-t-il.

(....)

Au terme de la semaine de débats interminables, souvent marqués par des positions inflexibles de certains pays, le Burkina sort satisfait. Satisfait d’avoir pu faire entendre sa voix auprès de grands pays de la pêche. Satisfait d’avoir pris une part active dans le déroulement des travaux en tant que membre de la commission chargée de la rédaction du rapport de la 30e session du COFI.

Inoussa MAÏGA

====== 19 juillet 2012 ======

Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2012-2021


OCDE

juillet 2012

La production agricole devra augmenter de 60 % sur les quarante prochaines années pour répondre à la demande croissante de produits alimentaires. Il sera essentiel d’accroître la productivité pour contenir les prix alimentaires, compte tenu de l’aggravation des contraintes de ressources, et pour réduire l’insécurité alimentaire mondiale.

Les prix agricoles se maintiennent à un palier plus élevé

Si, d’après les projections, les prix mondiaux de nombreux végétaux vont rester élevés, ils vont cependant baisser à court terme par rapport aux niveaux atteints en 2011, la production mondiale continuant de réagir aux prix élevés des dernières années, les stocks se reconstituant et la demande augmentant moins vite, dans un premier temps, sous l’effet de conditions macroéconomiques moins favorables. Suite…

Poissons et fruits de mer

Le secteur du poisson devrait entrer dans une décennie marquée par des prix, mais aussi des coûts de production, plus élevés.

Situation du marché

Après la reprise de 2010, le secteur de la pêche et de l’aquaculture a continué de se développer en 2011 et début 2012, comme en témoigne l’augmentation de la production, de la demande, des échanges et des prix du poisson et des fruits de mer. Selon les données préliminaires, la production totale a atteint 154 Mt en 2011, la pêche de capture progressant de 2 % et l’aquaculture de 6 % par rapport à 2010. Les exportations totales de poisson frais et transformé (farine et huile de poisson comprises) ont battu un nouveau record en 2011, puisqu’elles ont représenté plus de 126 milliards USD, soit 16 % de plus qu’en 2010.

Compte tenu de la hausse de la demande, la consommation apparente de poisson par habitant dans le monde a atteint pour la première fois 18.8 kg (équivalent poids vif). Le poisson a constitué environ 16 % de la consommation mondiale de protéines animales et 6 % de la consommation totale de protéines.

En 2011, les prix du poisson ont tout d’abord enregistré une forte hausse pour ensuite s’infléchir légèrement en fin d’année et au début de l’année 2012, restant toutefois toujours plus élevés que ceux des années précédentes. L’indice FAO des prix du poisson indique qu’en moyenne les prix courants du poisson ont atteint des niveaux sans précédent, en passant par un record absolu en août 2011 (14 % de plus qu’en août 2010), après quoi les niveaux agrégés d’indice ont lentement régressé.

Durant les dernières décennies, les marchés mondiaux du poisson frais et transformé ont considérablement évolué. Depuis un certain temps en effet, les opérateurs de la filière (pêcheurs, aquaculteurs, négociants, transformateurs et détaillants) cherchent à exploiter de nouveaux créneaux, à réduire leurs coûts de production et à opérer des investissements rentables dans un cadre d’activité de plus en plus internationalisé. Les nouveaux produits et méthodes de production, la fragmentation et l’externalisation des activités de production, de même que la modification des chaînes de valeur témoignent de l’évolution et de l’adaptation permanentes des marchés mondiaux du poisson. Les pêcheries ont pour particularité de faire partie du patrimoine commun et leur gestion nécessite une coopération régionale et internationale pour assurer que les stocks de poissons sont exploités de façon durable et responsable.


Principaux éléments des projections

Selon les projections, la production halieutique et aquacole mondiale devrait atteindre environ 172 Mt en 2021, ce qui marque une hausse de 15 % par rapport au niveau moyen de 2009-11. Cette hausse est à mettre au compte principalement de l’aquaculture, qui augmentera de 33 % pendant la période couverte par les Perspectives, la pêche de capture progressant quant à elle de 3 %. Cependant, la croissance de l’aquaculture devrait marquer le pas, le taux de croissance annuel moyen, qui était de 5.8 % durant la dernière décennie tombant à 2.4 % pendant la période considérée.

La production de poisson est l’une des sources de protéines animales qui se développe le plus vite. La production halieutique et aquacole mondiale devrait augmenter de 15 % pendant la période de projection. Cependant, avec une croissance de 33 % de sa production, l’aquaculture surclassera la pêche proprement dite et deviendra la principale source de poisson destiné à la consommation humaine en 2018.

Le secteur du poisson devrait entrer dans une décennie marquée par des prix, mais aussi des coûts de production, plus élevés. Sous l’effet de l’augmentation des prix des farines de poisson, de l’huile de poisson et des autres produits d’alimentation animale, le prix moyen des espèces d’élevage devrait connaître une hausse un peu plus élevée que celui des espèces sauvages pendant la période couverte par les Perspectives.

La mondialisation de la filière se poursuivra, une grande partie de la production totale de poisson (34%) étant destinée à l’exportation.

La consommation apparente de poisson par habitant devrait atteindre 19.6 kg en 2021, soit 16% de plus que le niveau moyen pour 2009-11. En raison de la hausse des prix du poisson, la croissance de la consommation de poisson devrait diminuer de 0.3 % par an durant la période de projection contre 1.7 % par an au cours de la précédente décennie.

Les économies émergentes s’arrogeront une part croissante du commerce mondial de produits agricoles, lui même en augmentation. Figureront au premier plan des pays comme le Brésil, l’Indonésie, la Thaïlande, la Fédération de Russie et l’Ukraine, qui investissent beaucoup dans l’agriculture pour stimuler leur capacité de production. En 2021, les pays en développement assureront la majeure partie des exportations de riz, de graines oléagineuses, d’huile végétale et d’huile de palme, de tourteaux protéiques, de sucre, de viande bovine, de volaille, et de poisson frais et transformé. Source : Ocde

Pour aller plus loin....

Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2012-2021

La dix-huitième édition des Perspectives agricoles, élaborée conjointement pour la huitième fois avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) présente des projections à ...

Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2012 | OECD Free preview | Propulsé par Keepeek Logiciel Photothèque professionel pour entreprises et collectivités

Poissons et fruits de mer (cliquer sur les images pour lire)

Poissons et fruits de mer | OECD Free preview | Propulsé par Keepeek Logiciel Photothèque professionel pour entreprises et collectivités

Graphiques :

  • Hausse des prix du poisson résultant de l'augmentation des prix de l'alimentation animale et de la forte demande
  • La hausse des coûts enraye la baisse des prix du poisson
  • L'aquaculture permet de maintenir le volume total de la production de poisson au-dessus de celui de la production de viande de bœuf, de porc et de volaille
  • Les produits de l'aquaculture devancent ceux de la pêche dans la consommation humaine
  • Une part croissante de la farine de poisson est tirée de déchets de poisson
  • Croissance de la consommation par habitant, à l'exclusion de l'Afrique
  • Volume des produits certifiés par le MSC
======= 18 juillet 2012 ======

Rio+20. Biodiversité, Changement climatique, Economie verte,... Et....


La Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio2012) a réaffirmé le droit universel à l’alimentation, et le besoin de soutenir la petite agriculture et de promouvoir des méthodes de production qui ne nuisent pas à l'environnement, a informé Martin Khor, directeur exécutif de South Centre, dans son dernier article pour Agenda Global.

Il faut « que les pays riches suppriment leurs subventions agricoles, aider les pays en développement avec des programmes qui appuient leurs petits agriculteurs à travers l'accès à la terre, le crédit et la commercialisation, des subventions et des tarifs appropriés, freiner la spéculation avec les matières premières, changer les conditions des accords de libre-échange et promouvoir l'agriculture écologique », écrivait Khor, l'un des 10 panélistes dans le débat sur la sécurité alimentaire et de la nutrition qui s'est tenue dans le cadre de la Conférence de Rio de Janeiro.

Voici l’article de Khor :

L’alimentation dans le feu des projecteurs

Martin Khor*

La sécurité alimentaire et l'agriculture durable ont été l'un des sujets les plus importants lors du récent Sommet de Rio2012. Alors que les négociateurs ont travaillé dur dans une petite pièce pour parvenir à rédiger un texte assez satisfaisant sur ce sujet, dans la salle du plénière une autre discussion plus intéressante sur la sécurité alimentaire et de la nutrition avait lieu, qui a fait partie des Dialogues sur le développement durable organisés par le gouvernement brésilien pour le programme officiel du sommet (les autres ont été la crise financière mondiale, le chômage, l'énergie, les océans, les villes, les forêts et les modes de production et de consommation).

J'ai été l'un des dix panélistes dans ce débat, avec la Première ministre du Mozambique, Luisa Dias Diogo, l'ex-Commissaire des Nations Unies pour les droits humains, Mary Robinson, l'écologiste indienne Vandana Shiva, le fondateur de Slow Food, Carlo Petrini, la vice-présidente de Forum économique mondial, Josette Sheeran, l’académicien brésilien Renato Maluf et divers représentants d'organisations d’agriculteurs.

Avant le dialogue il y a eu des mois de discussion interactive sur Internet, ouverte à tout le monde, et les milliers de personnes qui y ont participé ont proposé des solutions au problème de l’alimentation. Le groupe devait définir quelles étaient les propositions les plus importantes et les envoyer à la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement qui aurait lieu quelques jours plus tard.

Les panélistes ont convenu que les petits agriculteurs des pays en développement, et en particulier les femmes, sont essentiels à la fois pour le présent et l'avenir de l'agriculture, donc il est essentiel de leur donner les moyens d'accès à la terre, aux crédits, aux subventions, aux installations de stockage et au transport.

L'expansion des budgets nationaux et l'attribution de l'aide à la petite agriculture ont été définis, par conséquent, comme des priorités, ainsi que le renforcement des organisations d’agriculteurs.

Plusieurs panélistes ont souligné la nécessité d’appliquer des méthodes d'agriculture écologique.

La forte pression de l'agriculture à base de chimie et qui fait un usage intensif de l'eau a été une erreur à cause de l’impact qu'elle a eu sur l'environnement. Elle est même l'une des causes du changement climatique et de la dépendance des petits agriculteurs à acheter des engrais, des pesticides et des semences.

L’endettement des ménages qui en résulte a conduit à plus de 200 000 suicides d’agriculteurs en Inde, a rappelé Vandana Shiva.

Le génie génétique n'est pas non-plus une solution à cause des bouleversements environnementaux qu'il entraîne, des risques qu’il suppose pour la sécurité alimentaire et parce qu’il enlève aux agriculteurs le contrôle des semences. Donc l'approche agro-écologique devrait avoir les possibilités qu’elle n’a pas eu jusqu’à présent et recevoir du financement pour la recherche et la vulgarisation, et un soutien important des organisations internationales afin de démontrer que l'agriculture durable n'est pas seulement bonne pour l'environnement mais qu’elle sert à alimenter le monde.

Robinson et plusieurs autres participants ont souligné que la sécurité alimentaire et de la nutrition sont des droits humains. Par conséquent, les gouvernements devraient assurer à leurs citoyens l'accès à la nourriture. Suite...

====== 17 juillet 2012 ======

Une flottille pour une Méditerranée solidaire (socialwatch.org)

Ce 2 juillet, l’Oloferne, un bateau affrété par 17 organisations issues de 7 pays, prend la mer au port de Rosignano (Toscane), direction la Sicile, lieu de jugement de nombreux marins ayant prête assistance à des migrant-e-s en mer.

La Campagne Boat4People y dénoncera le contrôle violent des frontières maritimes et la contradiction entre la criminalité des Etats et la criminalisation des personnes solidaires avec les migrant-e-s.

Cela fait plusieurs années que nombre d’organisations africaines et européennes interpellent en vain les gouvernements à propos des milliers de migrant-e-s qui chaque année meurent aux frontières de l’UE. En Méditerranée, pour l’année 2011, le Haut-Commissariat de l’ONU aux Réfugiés estime à plus de 2000 le nombre de noyades, alors même que sont présents dans la région non seulement les navires des garde-côtes et ceux des patrouilles de surveillance de Frontex, mais aussi (en 2011) les bâtiments militaires de la coalition engagée dans les opérations en Libye.

Face à ces trop nombreux naufrages, au silence des pays d’Europe qui se ferment dans leur refus d’accueillir les réfugié-e-s, face aux politiques répressives qui criminalisent de plus en plus les migrations vers l’Europe, une série d’associations - 17 issues de è pays - désirent revendiquer une Méditerranée solidaire et sont arrivées à la conclusion qu’il était impératif de passer à l’action. Elles ont donc décidé d’affréter une flottille de la solidarité en Méditerranée afin de :

■ Dénoncer l’hécatombe qui a lieu actuellement dans les eaux entre Tunisie et Italie

■ Exercer un droit de regard citoyen sur les zones maritimes dans lesquelles se produisent des naufrages et dans les centres où sont enfermés celles et ceux qui arrivent en Italie

■ Diffuser de l’information sur la situation des migrant-e-s en Méditerranée (à la presse, aux parlementaires, aux marins...)

■ Rappeler à tous les exigences du droit de la mer (Convention des nations unies sur le droit de la mer), ainsi que du droit d’asile (Convention de Genève sur les réfugiés)

■ Récolter des témoignages afin d’alimenter des plaintes devant les instances internationales contre les acteurs en mer (gardes-frontières, Frontex, OTAN...) qui se rendraient coupables de non assistance à personne en danger ou de refoulement de demandeurs d’asile

■ Renforcer la solidarité euro-africaine en terme de migrations et de défense des droits des migrant-e-s

Source

CNCD 11.11.11 : http://bit.ly/N8lYae

====== 16 juillet 2012 =====

Les pêcheurs africains demandent plus de considérations pour les petits pélagiques...

Rome. En marge de la réunion du comité des pêches de la FAO (COFI)....

Les pêcheurs africains de la Confédération africaine des organisations de pêche artisanale (Coapa), ont lancé un appel à l’occasion de la deuxième rencontre parallèle organisée par la société civile, en marge des sessions du Cofi, sur l’exploitation des petits pélagiques en Afrique de l’Ouest. Ces espèces jouent un rôle vital dans la sécurité alimentaire. La sardinelle que tout le monde prend comme le poisson du pauvre, selon les professionnels, constitue un important filet de sécurité alimentaire....

Ressources halieutiques : Les professionnels demandent une bonne gestion des stocks de petits pélagiques (Le Soleil)

ROME - La Confédération africaine des organisations de pêche artisanale (Coapa) demande l’intégration, la protection et la gestion des petits pélagiques considérés comme importants pour assurer la sécurité alimentaire des populations.

S’il y a un état de fait sur lequel les différents acteurs, représentants des Etats comme organisations professionnelles de pêcheurs, se sont accordés hier, c’est la menace qui pèse sur les stocks d’espèces pélagiques. Une très forte pression est exercée sur ces ressources reconnues et nécessaires pour la sécurité alimentaire. En Afrique de l’Ouest, ces ressources vitales pour lutter contre la pauvreté dans cette région sont menacées. D’où l’appel lancé par la Confédération africaine des organisations de pêche artisanale (Coapa), à l’occasion de la deuxième rencontre parallèle organisée par la société civile, en marge des sessions du Cofi, sur l’exploitation des petits pélagiques en Afrique de l’Ouest. Ces espèces jouent un rôle vital dans la sécurité alimentaire. La sardinelle que tout le monde prend comme le poisson du pauvre, selon les professionnels, constitue un important filet de sécurité alimentaire. La réduction de la surpêche et la mise en place d’accords d’aménagement de ces pêcheries (compte tenu de l’aspect migratoire des sardinelles) s’avèrent donc nécessaires pour donner la possibilité aux pays africains d’approvisionner les marchés nationaux et régionaux, indique la Coapa. «Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est l’application de limites en matière de captures de petits pélagiques et aussi l’application transparente de conditions claires d’accès», a indiqué Gaoussou Guèye, secrétaire général de la Coapa.

En somme, les organisations de la société civile (Osc) demandent aux Etat et aux organisations régionales de pêche de bien prendre en compte le rôle des petits pélagiques.

La Fao a été surtout exhortée à soutenir des initiatives ainsi que les efforts favorisant une gestion concertée de ces petits pélagiques. Concernant l’aquaculture, les professionnels soutiennent son développement, notamment en Afrique, mais cela doit être guidé par le souci de créer les conditions de sécurité alimentaire pour les populations africaines. Car, estime la Coapa, ce n’est pas une solution de développer une aquaculture pour l’alimentation des espèces cultivées en s’appuyant sur l’exploitation des stocks sauvages de petits pélagiques qui montrent des signes de surexploitation. «Ce qu’il nous faut, c’est une aquaculture basée sur des espèces qui ne demandent pas une nourriture à base de poissons sauvages, qui soit adaptée aux demandes des marchés locaux et régionaux, et qui ne soit pas basée sur une exploitation non durable de nos stocks», soutient le secrétaire général de la Coapa....


Ce document publié par le WorldFish Centre examine le potentiel de diverses espèces de petits poissons pour lutter contre la faim cachée. Les petits poissons constituent un aliment commun, base de l’alimentation de tous les jours pour de nombreuses populations dans les pays pauvres. Ces populations souffrent également de sous-nutrition, notamment de carences en micronutriments (la faim cachée). Des études menées en milieu rural au Bangladesh et au Cambodge montrent que les petits poissons représentent 50 à 80 % des captures lors de la pleine saison de production. Les petits poissons constituent un aliment très apprécié. Ils apportent de multiples nutriments essentiels et sont reconnus pour leurs bienfaits sur la nutrition, la santé et le bien-être des populations. Dans la mesure où la plupart de ces petits poissons se mangent entièrement, ils sont particulièrement riches en calcium et certains sont également riches en vitamine A, en fer et en zinc. Dans les régions dotées de ressources halieutiques importantes, il serait opportun d’intégrer cet aliment riche en nutriments dans les programmes et les politiques agricoles et ainsi accroître la production afin d’améliorer la nutrition et la santé des populations. (WorldFish Centre, 05/2012)

Pour télécharger le document, The potential of nutrient-rich small fish species in aquaculture to improve human nutrition and health, cliquer Worldfish Center

Shakuntala Haraksingh Thilsted *

Senior Nutrition Adviser

The WorldFish Center

Bangladesh & South Asia Office

House 22 B, Road 7, Block F, Banani

Dhaka 1213

Bangladesh

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Le 15 juillet 2012

Des bateaux armés à Hainan pour un exercice de pêche en Mer de Chine Méridionale...

Des navires en route pour Nansha

Une opération conjointe de pêche en haute mer qui regroupe 30 bateaux ont appareillé jeudi (12 juillet 2012) pour les îles Nansha en mer de Chine méridionale, dans la province de Hainan au sud du pays.

C'est l'une des activités de pêche les plus importantes dans l'histoire de Hainan, selon l'autorité de la pêche locale.

Un exercice de pêche de vingt jours qui aura lieu à proximité des eaux du récif de Yongshu.

Selon les autorités locales de pêche, la flotte se compose d'un navire de ravitaillement de trois mille tonnes et de vingt-neuf bateaux de pêche. Parmi eux, dix-huit appartiennent à l'Association des pêcheurs Sanya Hiayu et onze à Association Sanya Yufeng. Ils seront répartis en plusieurs équipes lors de la pêche. La flotte a un commandant en chef, trois commandants adjoints et une équipe de contrôle qui prend les toutes les dispositions et coordonne le fonctionnement de chaque équipe, a expliqué Zhang Huazhong, directeur du bureau de la marine et de la pêche de Sanya.

Des navires de patrouille autour de la zone de Sansha et des départements concernés seront prêts à répondre à des situations d'urgence pour le fonctionnement de la pêcherie, a-t-il dit. "Les bateaux sont totalement différents des anciens navires. Ils disposent d'un système de navigation Beidou et les personnes à bord sont tous des professionnels," a confié à China daily, Lu Guangxian, le capitaine de Qiong Sanya 72029, l'un des 29 navires de pêche.

Chaque année, les pêcheurs de Hainan organisent eux-mêmes une opération de pêche d'un mois, mais cette fois les associations de pêcheurs sont aussi impliquées. "Avec la participation des associations, nous serons mieux organisés et pourrons nous soutenir mutuellement en cas d'urgence. L'opération est un test de pêche en haute mer. Les îles Nansha ont de nombreuses ressources halieutiques. Si cette fois nous avons une bonne récolte, nous irons à Nansha plus souvent », a déclaré Zhang Guanfu, capitaine de Qiong Sanya 7250.

Les eaux autour de Sansha ont un volume de pêche potentiel de 5 millions de tonnes métriques chaque année. Mais actuellement, Hainan tire seulement 80.000 tonnes de production de la pêche.

Fin Juin, la Chine a établi la ville de Sansha pour administrer les trois groupes d'îles de Nansha, Xisha et Zhongsha. La nouvelle ville couvre également les eaux entourant les îles ». La Chine envisage de mettre en place un organe législatif dans la ville nouvellement créée. Plusieurs sources ont indiqué jeudi que le Comité permanent de l'Assemblée populaire de la province de Hainan va délibérer sur une motion visant à mettre en place un comité organisateur pour le corps législatif de Sansha.

Photo : Les bateaux de pêche en attente dans le port de Sanya, province de Hainan, avant le départ pour les eaux autour des îles Nansha.

Source : le Quotidien du Peuple en ligne

====== 13 juillet 2012 =====

Pêches et aquaculture: donner les moyens à ce secteur vital de contribuer davantage à la sécurité alimentaire

Nouveau rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

Selon les dernières statistiques, près de 30 % des stocks halieutiques sont surexploités

9 juillet 2012, Rome - Les pêches et l'aquaculture durables jouent un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle en garantissant des moyens d'existence à des millions de personnes.

La dernière publication-phare de la FAO sur l'état des pêches et de l'aquaculture présentée à l'ouverture de la 30ème session du Comité des pêches de la FAO, met l'accent sur la contribution vitale du secteur au bien-être et à la prospérité du monde, comme le soulignait également le récent Document de résultats Rio+20.

La Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2012 révèle que le secteur a produit un chiffre record de 128millions de tonnes de poisson destiné à la consommation - soit une moyenne de 18,4kg par personne - assurant à plus de 4,3 milliards de personnes 15 pour cent environ de leurs apports en protéines animales. Les pêches et l'aquaculture représentent aussi une source de revenus pour 55 millions de personnes.

"Pêches et aquaculture jouent un rôle vital dans l'économie mondiale, nationale et rurale, souligne le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. Les moyens d'existence de 12 pour cent de la population mondiale en dépendent directement ou indirectement. Les pêches et l'aquaculture apportent une importante contribution à la sécurité alimentaire et la nutrition; elles sont la principale source de protéines pour 17 pour cent de la population mondiale et pour environ 25 pour cent dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier".

Selon Árni M. Mathiesen, chef du Département FAO des pêches et de l'aquaculture, "les pêches et l'aquaculture apportent une contribution vitale à la sécurité alimentaire mondiale et à la croissance économique. Toutefois, le secteur est confronté à toute une série de problèmes tels qu'une mauvaise gouvernance, des régimes d'aménagement des pêches précaires, des conflits sur l'utilisation des ressources naturelles, le recours persistant à de mauvaises pratiques halieutiques et aquicoles. Sans compter le manque d'intégration des priorités et des droits des petites communautés de pêcheurs et les injustices liées à la discrimination des femmes et au travail des enfants".

Renforcer la gouvernance

La FAO exhorte les gouvernements à déployer tous les efforts possibles pour garantir des pêches durables à l'échelle mondiale. Le rapport fait remarquer que de nombreux stocks halieutiques marins contrôlés par la FAO restent soumis à de fortes pressions. Selon les dernières statistiques disponibles, près de 30 pour cent de ces stocks sont surexploités, un léger fléchissement par rapport aux deux années précédentes, quelque 57 pour cent sont pleinement exploités (c'est-à-dire que les prises atteignent ou avoisinent le rendement constant maximal) et seulement 13 pour cent ne sont pas pleinement exploités.

"La surexploitation a non seulement des répercussions sur l'écologie, mais elle amenuise également la production halieutique, avec des effets négatifs d'ordre social et économique", affirme le rapport. "Pour accroître la contribution des pêches marines à la sécurité alimentaire, aux économies et au bien-être des communautés côtières, des plans de gestion efficaces doivent être mis en place pour reconstituer les stocks surexploités".

Le renforcement de la gouvernance et de la gestion des pêches s'impose. Le rapport soutient que la promotion d'une pêche et d'une aquaculture durables peut servir de levier à une meilleure gestion des écosystèmes en préconisant des mécanismes tels que l'adoption d'une approche écosystémique fondée sur des systèmes de pêche équitables et responsables.

Production mondiale de poisson

En 2010, les pêches de capture et l'aquaculture ont produit quelque 148 millions de tonnes de poisson pour une valeur estimée à 217,5 milliards de dollars EU.

La production aquicole est un des secteurs de production animale à plus forte croissance, et qui continue à croître plus vite que la croissance démographique - tendance appelée à perdurer.

Le poisson et les produits de la pêche sont parmi les denrées alimentaires les plus échangées dans le monde. A la suite d'un fléchissement en 2009, le commerce mondial a repris son essor sous l'effet d'une demande soutenue, de politiques de libéralisation, de la mondialisation des systèmes alimentaires et d'innovations technologiques. En 2010, il a affiché un chiffre record de 109 milliards de dollars et devrait atteindre un nouveau record estimé à 125 milliards de dollars en 2011.

Accroître la résilience et renforcer le secteur

Le rapport souligne que les prochaines décennies devraient connaître une évolution importante dans les domaines de l'économie, des marchés, des ressources et des comportements sociaux, où les impacts du changement climatique feront peser des incertitudes croissantes dans de nombreux secteurs vivriers, dont les pêches. D'où l'importance du Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable, et des plans d'action internationaux et directives techniques qui s'y rattachent en vue de la réalisation d'un système de production vivrière mondial durable.

Les pêches artisanales emploient plus de 90 pour cent des pêcheurs mondiaux et sont un secteur vital pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction et la prévention de la pauvreté. Le Comité des pêches de la FAO a recommandé la mise au point de directives volontaires internationales contribuant à l'élaboration de politiques, à la sécurité des pêches artisanales et à la création d'avantages.

Les femmes constituent au bas mot 50 pour cent de la main-d'œuvre des pêches continentales et commercialisent jusqu'à 60 pour cent des fruits de mer en Asie et en Afrique de l'Ouest. Malgré tout, leur rôle est souvent sous-estimé et méconnu. Là encore, comme l'a réaffirmé la Conférence Rio+20, le rapport montre qu'outre la réalisation de l'Objectif du Millénaire pour le développement d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes, l'intégration des femmes est un volet essentiel de la réduction de la pauvreté, d'une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, et d'un développement durable des ressources de la pêche et de l'aquaculture.

Pêcheurs, aquaculteurs et leurs communautés tendant à être particulièrement vulnérables aux catastrophes, le rapport examine les approches de planification préalable et de réponse efficaces en cas de catastrophe dans le secteur. Les interventions d'urgence devraient renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle par une réhabilitation durable et un relèvement à long terme du secteur et des moyens d'existence qui en dépendent, en ciblant en particulier les femmes et autres groupes marginalisés.

"Permettre aux pêches et à l'aquaculture de prospérer de façon responsable et durable requiert la pleine participation de la société civile et du secteur privé", affirme M. Mathiesen. Et d'ajouter: "Le commerce et l'industrie peuvent contribuer à mettre au point des technologies et des solutions, à mobiliser des investissements et à engendrer une transformation positive. La société civile et les organisations internationales et non gouvernementales locales peuvent tenir les gouvernements responsables de leurs engagements et veiller à ce que la voix de tous les acteurs se fasse entendre".

La voie en avant

Les principales menaces pesant sur le potentiel des pêches et de l'aquaculture de contribuer à la sécurité alimentaire dérivent essentiellement de la gestion inefficace et d'une mauvaise conservation des habitats. Une transition vers des approches centrées sur les populations est nécessaire pour renforcer la contribution du secteur à la sécurité des moyens d'existence. Comme l'a souligné la récente Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, cette transition pourrait inciter la communauté mondiale à miser sur une utilisation réellement durable et responsable des ressources aquatiques afin de satisfaire aux besoins présents tout en garantissant ceux des générations futures.

====== 10 juillet 2012 ======

Avec l'Ocde, la vision libérale de la pêche et des moyens pour combattre la surpêche.... Pourquoi avoir titré "Agriculture...." ?

Agriculture : une gestion et des incitations efficaces peuvent rétablir le secteur de la pêche, déclare l’OCDE à l’EXPO 2012 (Ocde)

09/07/2012 - Les pays soucieux de dynamiser leurs activités de pêche devraient revoir leurs politiques pour instaurer des incitations propices à la viabilité économique et environnementale du secteur, d’après un nouveau rapport de l’OCDE.

Ce rapport, intitulé Reconstruire les pêcheries La route à suivre (disponible en anglais pour le moment : Rebuilding Fisheries: The Way Forward) propose aux responsables de l’élaboration des politiques de la pêche un ensemble de principes et lignes directrices réalistes et pragmatiques à retenir pour concevoir et mettre en œuvre des plans de reconstitution qui contribuent à la croissance verte et préservent les moyens de subsistance des populations vivant directement ou indirectement de la pêche.

Rebuilding Fisheries | OECD Free preview | Powered by Keepeek Digital Asset Management Solution

Rendu public aujourd’hui par Yves Leterme, Secrétaire général adjoint de l’OCDE, et Carl Christian Schmidt, chef de la Division des politiques des pêcheries de l’Organisation, à l’occasion de la journée de l’OCDE dans le cadre de l’EXPO 2012 à Yeosu (Corée), le rapport fait valoir que la pêche et l’aquaculture jouent un rôle essentiel dans l’économie et la sécurité alimentaire mondiales. Les produits issus de ces activités, qui arrivent en tête dans le commerce international de produits alimentaires, constituent la principale source de protéines pour plus d’un milliard d’habitants tout en assurant des millions d’emplois aux populations côtières des pays développés et en développement.

Toutefois, la situation d’un grand nombre de pêcheries de la planète laisse à désirer, d’un point de vue à la fois économique et biologique. Malgré la mise en œuvre de plans de rétablissement, la surpêche a provoqué l’effondrement des stocks d’espèces emblématiques comme le cabillaud de l'Atlantique Nord-Ouest – près de 30 % des stocks mondiaux de poissons sont surexploités ou appauvris, selon les estimations. Parallèlement, les pêcheurs, leurs familles et les communautés concernées ont gravement pâti d’une baisse de productivité et d’un manque de rentabilité.

La demande croissante de nourriture et les pressions sur les ressources naturelles, ainsi que les effets du changement climatique, vont accentuer les incertitudes pour le secteur. Les mesures de gestion fondées sur des droits – droits de propriété et quotas de pêche, par exemple – sont dictées par des motifs économiques, mais elles peuvent aussi aller dans le sens d’objectifs écologiques, à commencer par la reconstitution des stocks halieutiques.

À titre d’illustration, l’instauration d’un système de droits négociables a contribué à la reconstitution des pêcheries de grenadier bleu en Nouvelle-Zélande, tandis qu’en Islande, grâce à un régime de quotas, les stocks de capelan proches de l’effondrement en 1980 sont maintenant revenus à des niveaux viables.

Un dialogue avec des acteurs tels que les pêcheurs, les gestionnaires et autres parties prenantes peut apporter des éléments décisifs aux plans de reconstitution et aider à vaincre les résistances initiales aux projets relevant d’une gestion fondée sur des droits. L’analyse de l’OCDE indique que le rétablissement concluant d’une pêcherie fragilisée peut lui donner une valeur plus grande, en fonction de ses caractéristiques écologiques, économiques et réglementaires. Ce rapport à l’intention des responsables de l’action publique contient notamment les recommandations suivantes pour la formulation d’un plan de reconstitution des pêcheries efficace :

  • procéder à une évaluation détaillée des aspects écologiques, économiques et sociaux de la pêcherie
  • définir clairement des objectifs généraux, des buts précis, des règles de capture et des indicateurs pour l’évaluation ;
  • nouer un dialogue avec les acteurs concernés sur des questions telles que les coûts et les avantages d’un plan de reconstitution ;
  • mettre en œuvre des instruments adaptés de suivi, de contrôle et de surveillance ; et
  • prendre en compte les prises accessoires et les captures non retenues, et inclure des mesures pour en réduire le nombre autant que possible.

Le Secrétaire général adjoint de l’OCDE Yves Leterme et le Président de l’Institut Maritime de Corée (KMI) Hak-So Kim ont signé une aujourd’hui déclaration d’intention qui souligne la volonté des deux organisations de resserrer leur coopération pour les travaux relatifs à l’avenir de l’économie bleue.

>> Visualiser les données sur l’économie bleue et les défis à prévoir pour les océans, face à une demande croissante de nourriture, de transport et d’énergie à l’échelle planétaire.

Les journalistes sont invités à intégrer ces liens dans leur compte rendu.

>> Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent prendre contact, par courriel ou par téléphone, avec Carl-Christian Schmidt, (+33 (0)62949977), chef de la Division des politiques des pêcheries, à la Direction des échanges et de l’agriculture de l’OCDE.

>> D’autres informations concernant les travaux de l’OCDE sur la pêche sont consultables à l’adresse : www.oecd.org/pecheries.

Aussi disponible :

====== 9 juillet 2012 ======

Perspectives de l’alimentation. Analyse du marché mondial du poisson

La forte demande de poissons et de produits de la pêche stimule la production aquacole mondiale et entraîne une hausse des prix. La production mondiale devrait croître d’au moins 2 pour cent en 2012, en raison d’une forte progression de la production aquacole.

Les échanges devraient rester soutenus et en 2012 la valeur des exportations devrait à nouveau augmenter.

Comparé aux autres denrées alimentaires, le marché mondial du poisson est plus dynamique...

Les cours mondiaux des denrées alimentaires semblent s’être stabilisés à un niveau relativement élevé d’environ 214 points, tel que mesuré par l’indice FAO des prix des denrées alimentaires. Bien que les perspectives concernant le second semestre de cette année et l’année prochaine indiquent une amélioration générale de la situation de l’offre, la demande reste forte, et en 2012 la facture mondiale des importations de produits alimentaires ne devrait que légèrement reculer par rapport au niveau record atteint en 2011.

Le marché des poissons et des produits halieutiques en bref

La demande soutenue de poissons et de produits de la pêche dope la production de l’aquaculture mondiale et fait grimper les prix, malgré une certaine résistance des consommateurs des marchés traditionnels du sud de l’Europe. La production globale en 2012 devrait s’établir à 157,3 millions de tonnes, en hausse de 2,1 pour cent, compte-tenu d’une augmentation de 5,8 pour cent de la production aquacole qui a largement compensé une légère baisse des pêches de capture, due aux restrictions des prises de petits pélagiques dans le Pacifique.

La forte demande de poissons s’explique par une augmentation de la consommation moyenne de poisson par habitant, qui a progressé de 1,1 pour cent en 2011 et qui devrait encore augmenter de 2,6 pour cent en 2012 pour atteindre 19.2 kg par an. Les poissons issus de la production aquacole devraient satisfaire l’essentiel de cette augmentation, mais du fait d’une réduction de l’utilisation de poissons comme aliments pour animaux en 2012, les pêches de capture contribueront également à la croissance de la consommation alimentaire de poissons.

Le commerce international devrait augmenter de 9,4 pour cent en 2012, soit un ralentissement par rapport à la croissance du commerce en 2011.

Les prix ont augmenté au cours des trois derniers trimestres, en particulier ceux des espèces de capture comme le thon, le hareng, le maquereau et le calmar. Les prix du poisson d’élevage ont connu des tendances inégales, le prix du saumon est en baisse par rapport à 2011, tandis que le repli de la production de crevettes d’élevage a fait grimper le prix des crevettes. L’indice FAO des prix du poisson a augmenté de 12,4 pour cent l’année dernière et devrait continuer à augmenter. Source : Perspectives de l’alimentation Analyse des marchés mondiaux

Pour plus de détails sur le marché mondial des différentes espèces halieutiques de capture et d'aquaculture : Global Fish Economy : 2012 Outlook Page 54

====== 7 juillet 2012 ======

COFI - Comité des pêches - Trentième session

FAO

Rome, Italie

9 - 13 Juillet 2012

Le Comité des pêches (COFI), un organe subsidiaire du Conseil de la FAO, a été établi par la Conférence de la FAO à sa treizième session en 1965.

Le Comité est actuellement le seul forum intergouvernemental mondial dans lequel les grands problèmes des pêches et de l’aquaculture mondiales sont examinés et des recommandations adressées aux gouvernements, aux organes régionaux des pêches, aux ONG, aux travailleurs du secteur, à la FAO et à la communauté internationale, périodiquement et sur une base mondiale.

Le COFI a également servi de forum pour la négociation d’instruments non contraignants et d’accords mondiaux.

Pour plus d’informations sur le programme, cliquer COFI

====== 6 juillet 2012 ======

La Chine s'installe pour durer en Mer de Chine Méridionale

Dans des archipels revendiqués par le Vietnam, les Philippines ou la Malaisie...

Installation d'un centre de recherche aquacole dans les îles Paracel au large du Vietnam... Un archipel potentiellement riche en pétrole...

La Chine construira un centre de recherche sur l'aquaculture en mer de Chine méridionale

Un centre de recherche sur l'aquaculture sera construit dans la ville de Sansha, en mer de Chine méridionale, ont annoncé jeudi les autorités locales.

Ce centre sera situé dans la région de Manbu Ansha, un haut-fond immergé des îles Zhongsha (Paracel sur la carte ndlr), a-t-on appris du département de l'océan et de la pêche de la province de Hainan.

Le centre étudiera l'élevage de poissons, de crevettes et d'algues, ainsi que les ressources halieutiques en général.

Le Conseil des affaires d'Etat, gouvernement chinois, a approuvé en juin l'établissement de la ville de niveau préfectoral de Sansha pour administrer les trois archipels de Xisha, Zhongsha et Nansha et leurs eaux adjacentes en mer de Chine méridionale, tandis que le siège du gouvernement se situera sur l'île de Yongxing, dans les îles Xisha, selon un communiqué du ministère des Affaires civiles. Source : Chine informations

====== 5 juillet 2012 ======

Walmart. Maltraitance chez un sous-traitant des produits de la mer...

Le travail esclavagiste est régulièrement dénoncé sur les bateaux de pêche au large de l'Afrique et dans le Sud-Est asiatique... Cependant, la filière poisson ne s'arrête pas au chalutier dans les pays du Sud. Elle est aussi gangrénée dans les usines de transformation au Nord comme nous le démontre le géant étatsunien Walmart.

Aux USA, la National Guestworker Alliance (NGA) dénonce le travail forcé "24H/24" à l'intérieur de la société CJ’s Seafood, une usine de transformation des produits de la mer qui travaille pour Walmart, le plus grand distributeur au monde...

Lire aussi : Achetez du poisson ! Votre hypermarché presse le citron !

Plus d'informations dans Agro-Media :


La société CJ’s Seafood, basée en Louisiane, est accusée de mauvais traitements envers ses employés. En effet, ce spécialiste des produits de la mer contraindrait ses employés à travailler jusqu’à 24 heures d’affilée en période de pointe, enfermés dans l’usine.

L’entreprise est également soupçonnée d’avoir exercé des pressions sur ses salariés et leurs familles, et carrément accusée de maltraitance par certains d’entre eux. En réponse à ce scandale qui gonfle outre-Atlantique, le géant de la distribution mondiale, Walmart, a suspendu CJ’s Seafood, « le temps que les investigations judiciaires soient menées ».

Et ce type de scandale pourrait bien ne pas être le dernier pour Walmart, dans le collimateur de la National Guestworker Alliance (NGA), organisme qui aide les employés à s’organiser et à former des actions en justice en cas d’infraction à la sécurité et à la santé au travail.

La NGA accuse 12 autres entreprises travaillant pour Walmart d’être coupables d’agissements douteux envers leurs salariés. Alors que l’enseigne fête ses 50 ans, cette affaire s’additionne à d’autres qui ternissent toujours un peu plus l’image du géant Walmart. L’enseigne a par exemple récemment été accusée par des rapports d’avoir payé 24 millions de dollars à des officiels mexicains en dessous-de-table pour favoriser l’obtention de permis de construire… Source : Walmart, des cadavres dans le placard pour fêter ses 50 ans...(Agro-Media)

====== 4 juillet 2012 ======

Chasseurs de baleine, pêcheurs ?

Toujours pas de sanctuaire pour les baleines

Les pays pratiquant la chasse à la baleine ont gagné une nouvelle manche. Lundi 2 juillet, la commission baleinière internationale (CBI), réunie pour son assemblée annuelle jusqu'à vendredi à Panama, a rejeté la création d'un sanctuaire dans l'Atlantique Sud pour protéger les cétacés, notamment la baleine bleue, la baleine à bosse, la baleine franche australe et le rorqual commun. Au total, 38 de ses membres ont voté en faveur de la proposition et 21 s'y sont opposés. Or, pour être approuvé, le texte aurait dû recueillir au moins 75 % de voix favorables.

"Le but de cette motion était de renforcer davantage la protection des baleines : en cas de levée du moratoire, il existerait ainsi toujours des portions d'océans fermées à la chasse commerciale, explique Jean-Benoît Charrassin, maître de conférence au Muséum national d'histoire naturelle et membre du comité scientifique de la CBI. Mais cette proposition de sanctuaire était surtout politique, dans la lutte qui oppose les pays chasseurs aux Etats protecteurs."

Si un moratoire international interdit la chasse commerciale des baleines depuis 1986, et deux sanctuaires les protègent dans l'océan Indien (depuis 1979) et dans l'océan Austral (1994), certains Etats continuent néanmoins de capturer ces mammifères :

  • Le Japon, le premier d'entre eux, dispose ainsi d'une dérogation pour "prélever" des spécimens (entre 400 et 1 000 selon les années) au nom d'une pêche scientifique qui masque en réalité des activités commerciales.
  • La Norvège et l'Islande, qui ont posé une objection au moratoire, poursuivent, eux, une chasse commerciale (700 baleines pêchées, selon les derniers chiffres de 2010-2011 de la CBI).
  • Enfin, une poignée de pays, le Danemark au Groenland, les Etats-Unis en Alaska, la Russie et Saint Vincent et Grenadines (dans les Caraïbes), jouissent de dérogations pour mener une pêche de subsistance (soit 400 captures en 2010-2011). Mardi, la CBI a prolongé pour six ans les droits de chasse accordés aux peuples indigènes de ces trois derniers pays, par 48 voix contre 10….

(...)

La pêche à la baleine pourrait-elle décroître à l'avenir ? Le rapport de force au sein de la CBI, aujourd'hui au statut quo, pourrait évoluer en faveur des pays protecteurs en cas de fort développement de l'activité touristique liée aux cétacés. Le whale-watching (observation des baleines) intéresse en effet de plus en plus de pays côtiers pour attirer les touristes, notamment en Amérique du Sud.

Selon une étude présentée lors de la réunion de la CBI de 2010, cette activité pourrait potentiellement rapporter 3 milliards de dollars américains par an et créer 24 000 emplois dans le monde, soit des gains en mesure de contrebalancer les 2,1 milliards de dollars de recettes générées chaque année par le commerce de la viande de baleine. Source : Le Monde

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Suite de la revue de presse 2012, cliquer 2e trimestre 2012

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