samedi 5 mai 2012

Québec : Top départ de la 137e saison de pêche au homard aux Îles-de-la-Madeleine...

Samedi 5 mai 2012 : nouvelle saison du Homard des Îles, principale richesse de l'archipel des Îles-de-la-Madeleine....

Le compte à rebours est lancé...

5 mai 2012 : Mise à l'eau des cages

7 mai 2012 : Début de la pêche aux Îles de la Madeleine

Vers le 9 mai 2012 : Homard des Îles disponible sur le marché québécois

La 137e saison de pêche au homard aux Îles-de-la-Madeleine a pris son envol ce samedi matin, en présence du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Pierre Corbeil, et du député des Îles-de-la-Madeleine, Germain Chevarie.

L'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales des Îles-de-la-Madeleine procure de l'emploi à plus de 2000 pêcheurs, aides-pêcheurs, aquaculteurs et travailleurs d'usine pour une population totale de 14232 madelinots. (1)

En 2011, la valeur des débarquements de poissons et de fruits de mer sur le territoire insulaire était estimée à environ 36 millions $ (28 millions d'euros) et le homard représente 74 % de la valeur des débarquements des Îles-de-la-Madeleine.

Suivez la trace du Homard des Îles....

Le consommateur québécois pourra désormais reconnaître le homard des Îles lors de son achat.

Le ministre Corbeil a annoncé une aide financière de 200.000 $ (155.000 euros) pour la réalisation du projet de traçabilité du homard vivant, de l'Association des pêcheurs propriétaires des Îles-de-la-Madeleine.
Le projet permettra de reconnaître les homards pêchés aux Îles-de-la-Madeleine et vendus sur le marché québécois, grâce à un identifiant fixé à l'une des pinces du crustacé et sur lequel sont gravés un code alphanumérique et le logo d'Aliments du Québec.

Le site Internet Homards des Îles-de-la-Madeleine permettra d'indiquer au consommateur le lieu d'origine de la capture du homard et de lui fournir de l'information.

En 2011, les débarquements de homard aux Îles-de-la-Madeleine étaient estimés à 26,6 millions $.


«La nouvelle saison qui débute constitue un événement d'importance aux Îles et représente un véritable regain pour toute l'industrie de la pêche de l'archipel», a déclaré M. Corbeil, vendredi.

Le ministre a aussi profité de son passage dans l'archipel pour assister à l'inauguration de l'usine de transformation de produits marins de l'entreprise Cap sur Mer.

Il a également annoncé la reconduction, pour l'année 2012-2013, du Programme d'appui financier à la relève dans le secteur de la capture. Source : Homard des Îles. Début de la pêche

(1) pour plus d'informations sur les Îles de la Madeleine, cliquer Wikipedia





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Le 11 août 2012

Homard. Les pêcheurs canadiens acceptent de repartir en mer pour 3 $ la livre !

Au Nouveau-Brunswick, la saison de pêche du homard d’automne va débuter à un prix négocié entre 3 $ et 3,50 $ la livre après plusieurs jours de manifestations.

(Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo : Crise du homard)

Le prix du homard a provoqué la colère des pêcheurs canadiens. Ils exigeaient pour leurs propres prises au moins 4 $ la livre, sans quoi ils ne pourraient rentabiliser leurs activités. Les transformateurs leur proposaient plutôt 2,50 $.

Les pêcheurs canadiens dénoncent l’importation de homards à bas prix depuis les USA… Des pêcheurs du Nouveau-Brunswick ont bloqué l'accès à plusieurs usines de transformation et ils ont empêché le déchargement de homards importés du Maine (USA)….

Après plusieurs jours de crise du homard...

Vendredi 10 août, les pêcheurs ont accepté l'offre des transformateurs. Ils conviennent ainsi de cesser de manifester, et d'entamer la saison de pêche d'automne dès lundi, comme ils l'avaient convenu.

Les transformateurs leur ont offert de payer entre 3 $ et 3,50 $ la livre pour leurs homards, selon Maurice Martin, qui représente les pêcheurs dissidents de la zone 25.

Les propriétaires d'usines de transformation ont fait cette offre vendredi après-midi, lors d'une réunion qui aura duré quatre heures en présence d'une facilitatrice, à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick. L'objectif était d'arriver à une entente avant l'ouverture de la pêche prévue lundi.

Les pêcheurs se sont ensuite réunis, vendredi soir, pour discuter du contenu de l'offre. Plus de 300 pêcheurs ont participé à la rencontre, selon M. Martin. Il rapporte que la majorité a voté en faveur de la proposition.

« On n'a pas eu le prix qu'on voulait, mais on n'avait plus le choix. » — Maurice Martin, pêcheur.

Selon Maurice Martin, les pêcheurs étaient plutôt mécontents du prix offert par les transformateurs. Ils ont toutefois convenu qu'il était plus prudent d'accepter de vendre leurs homards à ce prix, pour éviter de retarder davantage le début de la saison de pêche.

Des transformateurs ont pour leur part qualifié leur offre de « raisonnable », au terme de la réunion entre les pêcheurs et les propriétaires d'usines.

Les pêcheurs de homards de la zone 25 sont appelés à voter, ce samedi, pour officialiser la proposition des transformateurs. D’après Radio Canada : Les pêcheurs de homards acceptent d'aller en mer dès lundi et Entente sur le homard au N.-B. : les pêcheurs se prononcent

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Le 27 avril 2013

La pêche au homard aux Îles-de-la-Madeleine débute

La 138e saison de pêche au homard a été lancée ce samedi matin (27 avril 2013) aux Îles-de-la-Madeleine.

Le ministre des Pêcheries et vice-premier ministre, François Gendron, a notamment assisté à la mise à l'eau des cages, au petit matin.

L'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales des Îles-de-la-Madeleine procure de l'emploi à plus de 2000 pêcheurs, aides-pêcheurs, aquaculteurs et travailleurs d'usine. La valeur des débarquements de poissons et de fruits de mer dans le territoire insulaire est estimée à environ 36 millions $. Plus de 70 pour cent du homard pêché au Québec provient des Îles.

Le ministre a profité de son passage dans l'archipel pour présenter son plan d'action quinquennal pour l'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales au Québec. Le plan contient 27 actions qui seront réalisées graduellement au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement y consacrera plus de 56 millions $ en 5 ans. Le programme de traçabilité du homard, sur lequel un gros accent est placé cette année en Gaspésie, fait partie des projets financés par le Plan d'action sur les pêches et l'aquaculture commerciales annoncé par le ministre François Gendron.

Plan d'action quinquennal pour l'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales au Québec

« L'industrie des pêches et de l'aquaculture du Québec procure plus de 8 000 emplois et réalise des ventes de plus de 350 millions par année. L'activité et l'emploi générés par ce secteur sont primordiaux, en particulier pour l'économie des régions maritimes du Québec et les communautés côtières qui en dépendent. C'est pourquoi notre gouvernement entend soutenir ce secteur en lui consacrant un plan d'action articulé qui permet de passer à l'étape du développement », a déclaré M. Gendron.

Le plan d'action permettra au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) de favoriser le développement et la pérennité de cette industrie, afin qu'elle puisse continuer à contribuer à l'offre de produits bioalimentaires québécois, à générer des emplois et des retombées économiques.

Le plan est le résultat des discussions et des travaux qui ont émané de la Table ronde sur les pêches et l'aquaculture commerciales, qui s'est tenue à Québec le 18 décembre dernier.


Politique de souveraineté alimentaire en préparation

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec consacrera 12,5 millions $ par an en 2013 et en 2014 à son Plan d'action des pêches et de l'aquaculture commerciales du Québec. C'est une hausse de 20 % par rapport aux sommes annuelles du dernier plan quinquennal.

Le ministre François Gendron a indiqué qu'il pouvait sembler singulier qu'une hausse budgétaire caractérise un plan d'action dans un contexte d'austérité comme celui vécu au Québec, mais il avait une explication.

«Nous avons une politique de souveraineté alimentaire en préparation et qui sera annoncée en mai [...] On ne peut avoir de la crédibilité sur le corpus, donner de l'oxygène au secteur bioalimentaire [...] et dire: "Je m'excuse, c'est du développement, mais avec moins d'accompagnement financier"», a souligné le ministre Gendron.

Le ministre n'a pas annoncé les enveloppes pour les années 2015-2018, tentant de se faire rassurant sur la possibilité de maintenir les sommes de 2013 et de 2014, et même de les augmenter. Il a aussi précisé que les 25 millions $ pour deux ans accordés au plan d'action n'étaient pas annulés par des coupes dans les programmes réguliers de son ministère.

«Nous aussi, on a fait notre effort [de compressions], mais il n'y a pas d'effet sur les programmes», a-t-il promis. Le plan de 2008 à 2013 contenait une enveloppe annuelle d'un peu plus de 10 millions $ par an.

Les priorités du plan d'action sont le développement, la compétitivité, la pérennité de secteur agroalimentaire, la mise en valeur des produits aquatiques et l'occupation dynamique du territoire. Ces priorités concernent quatre des six axes retenus lors de l'exercice de consultation mené avant la rédaction du document. Il s'agit de la capture, l'aquaculture, la transformation alimentaire et la commercialisation.

Dans le concret, le ministre s'est engagé à «continuer d'encourager des programmes de rationalisation» de permis de pêche, afin de protéger la ressource et assurer de meilleurs revenus aux pêcheurs qui demeurent. Il s'est aussi montré prêt à mener une «lutte avec le gouvernement fédéral pour avoir la juste part des ressources» halieutiques revenant aux pêcheurs québécois, une part qui est en érosion depuis des années.

«On ne peut tourner en rond toute sa vie en aquaculture», a-t-il dit, à propos de l'élevage de poissons en eau douce. En mariculture, ou élevage en mer, un secteur qui a eu sa part de problèmes, comme l'élevage de moules dans la baie des Chaleurs, «on va se concerter pour trouver quelque chose qui peut faire progresser».

« La commercialisation est un aspect qui m'interpelle particulièrement puisque l'identification et la valorisation des aliments du Québec sont au cœur de notre politique de souveraineté alimentaire. Nos produits aquatiques, à la fois originaux et de grande qualité, ont tout ce qu'il faut pour séduire. Il faut mieux les mettre en valeur », a conclu le ministre, en soulignant que la concertation et l'innovation sont deux éléments essentiels à la réussite du plan d'action.

Pour en savoir davantage sur le plan d'action visant à développer l'industrie des pêches et l'aquaculture commerciales du Québec : Plan d’action 2013-2018 pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales
 
D'après La Presse Canadienne et Le Soleil : Pêche et aquaculture commerciales: Québec gonfle le budget

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Le 16 mai 2013

Tout sur mon homard certifié de Gaspésie

Un médaillon d’identification est accroché à une pince de chaque homard de Gaspésie.

Source : Métro par Roxane Léouzon

Il est désormais possible de connaître le pêcheur du homard qui se trouve dans notre assiette. Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG) lance un nouvel outil de traçabilité pour créer un lien personnel avec les consommateurs.

Depuis le 20 avril et jusqu’à la fin du mois de juin, c’est la saison de la pêche au homard dans la baie des Chaleurs, en Gaspésie. «C’est à ce moment que les homards sont les meilleurs, car ils sont entre deux mues et leur carapace est dure et pleine de chaire goûteuse, estime Jean Côté, directeur scientifique du RPPSG. Ils pèsent alors en moyenne 1,25 lb.»

C’est donc en ce moment qu’on trouve une grande quantité de ces bêtes dans les viviers des épiceries du Québec et sur nos tables. En portant bien attention, on remarquera qu’une étiquette en forme de médaillon est attachée à chaque homard provenant de la Gaspésie. Dessus, un numéro et une adresse web.

«Nous offrons une expérience non seulement gastronomique, mais aussi culturelle et traditionnelle. Au fond, c’est un voyage en Gaspésie.» – Jean Côté, directeur scientifique du Regroupement des pêcheurs professionnels du Sud de la Gaspésie

C’est que, depuis cette année, le ministère des Pêcheries (MAPAQ) attribue un numéro à chaque pêcheur et lui remet un certain nombre de médaillons, en fonction de sa quantité de prises de l’année précédente. Le pêcheur appose ensuite lui-même les étiquettes sur ses homards. Lorsque le consommateur visite le site web en question, il peut enregistrer le numéro indiqué et avoir accès à de l’information sur le pêcheur, sur son bateau et sur sa sous-zone de pêche. Il peut même mettre un visage sur ce dernier grâce à une petite vidéo le montrant en plein exercice de son métier!

«Aujourd’hui, les consommateurs veulent savoir ce qu’ils mangent, d’où ça vient et comment c’est produit, croit M. Côté. On a voulu amener le scénario le plus loin possible en personnalisant la relation entre le pêcheur et le consommateur, qui peut même lui envoyer un courriel pour le remercier.»

La traçabilité fait également partie d’un effort plus grand du RPPSG pour obtenir une écocertification du programme international MSC (Marine Stewardship Council).

Portrait des pêcheurs de homard
En Gaspésie, il existe 182 pêcheurs de homards propriétaires de permis.

En 2012, un pêcheur gaspésien a capturé en moyenne 12,83 lb de homard, soit environ 10 260 bêtes. Le métier se transmet généralement de père en fils. Mais un problème de relève se profile à l’horizon, croit Jean Côté, directeur scientifique du RPPSG. Selon lui, la moyenne d’âge des pêcheurs se situe au-dessus de 55 ans, et le métier peine à attirer des jeunes. «Il faut aimer la mer, précise M. Côté. Les permis se vendent cher et la pêche est difficilement rentable de nos jours, car le prix de vente est en bas du seuil de rentabilité.»

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