jeudi 30 juin 2011

Huître Marennes-Oléron : Deux études pour mieux rebondir face à la crise....

Huître Marennes-Oléron : Deux études pour mieux rebondir face à la crise....

Lire aussi : Huîtres de claire : La grande migration de novembre avant affinage

Le plus grand centre ostréicole, dans le plus grand département halieutique français (Pêche + aquaculture), avec une vente annuelle d’huître de plus de 50.000 tonnes en Charente-Maritime, se dévoile dans une « Étude sur les perspectives à court, moyen et long terme de l'ostréiculture en Charente-Maritime ».

Cette étude permet à la profession ostréicole charentaise de mieux se connaitre afin de mieux rebondir dans toute sa diversité et toute sa complexité face à la crise…

Face à la crise due aux mortalités massives de naissains d'huîtres que nous subissons tous les étés depuis 2008, la profession constatant le manque de réactivité des administrations, des scientifiques et des élus politiques a entrepris de chercher par elle même les solutions de sortie de crise. Cela s'est traduit ce lundi 27 juin 2010 à Bourcefranc par la présentation devant plus de 300 ostréiculteurs des deux premières phases de l'étude lancée depuis octobre 2009 par le Comité Régional de la Conchyliculture Poitou-Charentes.

Un réseau de plus de 900 entreprises familiales

L'ostréiculture en Charente Maritime est encore artisanale et à forte composante familiale. Sur les 910 exploitations, 52 % font moins de 100.000 euros de CA annuel, 66 % commercialisent moins de 40 tonnes avec une médiane à 26 tonnes. Les itinéraires techniques sont multiples, il n'existe pas Une ostréiculture mais autant qu'il y a d'ostréiculteurs.

Chacun s'adapte à la composition de ses parcs, à leur disposition géographique, à leur productivité, à ses filières commerciales. Cela apporte des points positifs par exemple en terme de réactivité face à un problème ou de rapidité d'adaptation, mais comporte aussi des faiblesses comme l'impossibilité de parler d'une seule voix ou d'avoir une politique tarifaire harmonisée.

La moyenne d'âge des exploitants est de 44 ans, les femmes chef d'entreprise ne sont que 8 % et seules 33 % des exploitations ont une forme sociétale.

Autour de certains des choix fondamentaux pour l’ostréiculture de demain, les tensions s’avivent entre promoteurs du « progrès technologique » (écloserie, triploïdie, sélection, nouvelle zootechnie) et tenants de la « sagesse des anciens ». Il existe un risque réel de fracture au sein de la profession.

Les différentes actions à envisager doivent intégrer cette multiplicité de formes. Il semble évident que ce qui pourrait convenir à une exploitation de 300 tonnes ne le serait pas pour une exploitation de taille plus modeste.

Autres articles :

Étude sur les perspectives à court, moyen et long terme de l'ostréiculture en Charente-Maritime

Étude sur les perspectives à court, moyen et long terme de l'ostréiculture en Charente-Maritime

Parties 1 et 2 : état des lieux et diagnostic

Comité régional Conchylicole Poitou-Charentes

Via.Aqua. Aquaculture, Seafood & Marketing / Benoît Gaillard Consultants

Mars 2011

L'état des lieux résulte de la collecte, de l'analyse et de la mise en forme d'un très grand nombre de données en provenance d'une large variété de sources.

A chaque fois que cela a été possible, les sources ont été recoupées pour valider les données présentées ; c'est le cas notamment du fichier compilant les déclarations des calamités agricoles 2009 – qui comportent de nombreuses données économiques et financières – et du fichier CGO.

Les sources ont été indiquées pour chaque tableau et chaque graphique.

Pour faciliter la lecture de certains graphiques , des bulles ont été insérées pour donner un exemple de la façon il faut lire le graphique.

L'état des lieux et le diagnostic sont structurés à partir de trois entrées très simples :

- Les conditions et l'organisation de la production (foncier, techniques, pratiques….).

- La commercialisation des produits et le marché.

- Les réalités humaines et financières des entreprises ostréicoles.

Pour télécharger le document, cliquer : CRC Poitou-Charentes

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Marennes-Oléron : Adaptabilité face aux modifications de l'environnement

Adaptabilité des activités conchylicoles aux modifications de leur environnement : Scénarii et solutions

Le cas du bassin de Marennes-Oléron.

Auteurs : D. Mille (CREAA) et O. Le Moine (IFREMER LERPC-La Tremblade)

Août 2011

Creaa / Ifremer / Ancorim

Les enjeux

Le site étudié est le bassin conchylicole de Marennes-Oléron qui constitue avec le reste des rivages de Poitou-Charentes, l’un des plus importants centres conchylicoles européens et le premier en matière ostréicole.

Bien que bénéficiant historiquement de conditions préférentielles pour la réalisation de l’élevage des coquillages, l’activité conchylicole est aujourd’hui menacée outre par les mortalités précoces de juvéniles d’huîtres, par des risques de plus en plus prégnants : dégradation de la qualité des eaux, raréfaction de l’eau douce et augmentation de la fréquence des phénomènes climatiques violents ce qui entraîne une dégradation globale des conditions de production.

Pour télécharger cette très bonne étude, cliquer Ancorim/ CREAA

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Ancorim

Le Réseau atlantique pour la gestion des risques côtiers (ANCORIM – Interreg IVB Secteur de l’Atlantique) est un projet financé par le fonds européen de développement régional (FEDER), visant à renforcer la capacité d’action des décideurs dans les régions de l’Atlantique, dans le but d’éviter et de réduire les risques côtiers, notamment ceux qui sont liés aux changements climatiques. Il est axé principalement sur la mobilité de la ligne de rivage, la qualité des eaux et les activités économiques côtières, ainsi que l’aménagement du littoral.

L’arc atlantique est constitué de 33 régions européennes qui s’étendent sur un linéaire côtier de 2500 km, comptant environ 70 millions d’habitants. Ces régions sont caractérisées par une forte identité, liée à la proximité de l’océan et présentent également une grande diversité naturelle et culturelle. Elles sont aussi très vulnérables en raison des pressions qu’elles subissent d’origine humaine ou naturelle : tourisme, urbanisation, érosion côtière, pollutions …. Les différents risques sont par ailleurs potentiellement accentués par les effets pressentis du changement climatique : surcôte de tempêtes, inondations, …. Dans ce contexte, le projet ANCORIM vise à renforcer les capacités opérationnelles des décideurs et gestionnaires du littoral des régions atlantiques dans le but de faire face aux risques littoraux. Il se propose ainsi de mettre en réseau les ressources scientifiques et techniques existantes à l’échelle de l’espace atlantique européen, ainsi que de fournir des outils d’appui à la décision, et de valoriser les exemples de bonnes pratiques existantes dans les différents territoires concernés. Le projet ne consiste pas à développer des travaux de recherche scientifique mais à intensifier les échanges opérationnels entre la communauté scientifique et les décideurs en vue d’améliorer la prévention et gestion des risques côtiers. Pour plus d'informations, cliquer Ici

Autre étude : Enquête sur les besoins des décideurs et des acteurs pour la gestion du littoral Poitou-Charentes

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Archive de l'INA : C'est à voir....

En 1970, l'ostréiculture du bassin de Marennes-Oléron connaissait beaucoup de problèmes avec l'huître portugaise "maladive"...

1970, c'est l'année des grandes mutations dans l'ostréiculture charentaise :

  • introduction de l'huître japonaise plus poussante,
  • passage à l'élevage sur table,
  • mécanisation...
  • Et l'éternel Professeur Daste et sa navicule bleue dans le laboratoire du Château d'Oléron...

Marennes : Les huîtres

Poitou Charentes actualités - 29/12/1970 - 10min48s - Si problème de chargement, cliquer Ina



Sur l'ile d'Oléron, le bassin de Marennes connait une forte activité ostréicole qui s'étend sur plusieurs kilomètres. En effet, la production d'huîtres dans cette région est très importante, le chiffre d'affaire croit et la consommation augmente. Cependant, les ostréiculteurs connaissent de plus en plus de difficultés qui aboutissent à une perte de leur production. Des solutions scientifiques sont alors envisagées: un bassin biologique a été mis en place pour étudier le verdissement de l'huitre ainsi qu'un laboratoire de biologie ostréicole et marine, à Poitiers, a été ouvert. Ce centre effectue des recherches sur le plancton dont l'huître se nourrit. Aussi, l'évolution ostréicole se veut industrielle et les cultivateurs doivent adapter leur structure à cette évolution.

Production : Office national de radiodiffusion télévision française Poitiers

Journaliste : Renaud, Edgard

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Quel avenir pour la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique française ?

Conseils économiques, sociaux et environnementaux de l’Atlantique

Mars 2012

CESER Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de Loire, Bretagne

La pêche de coquillages, une activité ancestrale

La pêche de coquillages pour la consommation humaine est une activité ancestrale apparue dès la Préhistoire.

Des amoncellements de coquilles d’huîtres et de moules sont ensuite retrouvés autour des habitations des zones côtières datant de l’Antiquité. L’huître était alors si commune qu’à Athènes, où est née la démocratie, on utilisait sa coquille comme bulletin de vote servant à bannir un citoyen jugé indésirable (de là vient le mot d’ostracisme).

Au Moyen-âge, les huîtres étaient consommées par les populations aisées dans les villes et constituaient un plat de pauvres dans les régions de production.

A la Renaissance, de nombreux marchands d’huîtres à l’écaille firent leur apparition à Paris, ville qui faisait une grande consommation d’huîtres.

A partir du 18ème siècle, l’exploitation des ressources augmenta prodigieusement. Partout, on prélevait de plus en plus et la pénurie s’annonçait. Dès 1750, on tenta de protéger la ressource par des réglementations, très difficiles à faire accepter par les populations locales dont la survie dépendait de cette activité.

La naissance de l’ostréiculture moderne

C’est au milieu du 19ème siècle que naît l’ostréiculture moderne : ce terme traduit le passage de la cueillette des huîtres sauvages à leur élevage. En France, un système de plancher-collecteur est inventé afin de collecter les larves

– appelées alors naissain – en période de reproduction des huîtres. Le naturaliste Victor Coste, étudiant le captage et l’élevage du naissain, expérimente les premiers parcs d’élevage à Arcachon puis en Baie de Saint-Brieuc.

Il s’inspire pour cela de techniques romaines qu’il adapte : c’est en effet un Romain, Sergius Orata, qui inventa le premier système de parc à huîtres et parvint ainsi à faire grossir dans des lagunes des huîtres provenant du littoral, ainsi qu’à fixer les larves d’huîtres sur des branches d’arbres, maîtrisant ainsi l’ensemble du cycle de vie.

Les parcs se multiplient donc sur le littoral français, atlantique, mais également en Méditerranée, avec des techniques de plus en plus perfectionnées.

C’est en 1868 que la langue française intègre le terme ostréiculture.

L’histoire récente de l’ostréiculture : une succession de trois espèces

Jusqu’à la fin du 19ème siècle, l’huître plate (Ostrea edulis) est la seule espèce présente dans les eaux françaises.

Elle fut alors fragilisée et se raréfie progressivement, jusqu’à disparaître totalement en 1920 à Arcachon et en Charente. En Bretagne, on assiste à un regain de production de l’huître plate à partir de 1929 : elle atteint 24 000 tonnes en 1970. Victime de deux parasitoses en 1973, la production retombe à un niveau très faible (500 tonnes en 1980). Avec environ 1 200 tonnes par an, l’huître plate est aujourd’hui loin d’avoir retrouvé son tonnage des années 1970 et n’est produite qu’en Bretagne.

Deux espèces d’huîtres creuses se sont parallèlement succédé :

- l’huître « portugaise » (Crassostrea angulata) : introduite du Pacifique Ouest par les navigateurs portugais au XVIIème siècle, elle a été importée fortuitement en France dans les années 1870 par un navire devant se décharger de sa cargaison de coquillages pour affronter une tempête. Suite à cette introduction accidentelle, l’huître portugaise se développa très bien dans les eaux françaises. Elle sera ensuite cultivée jusque dans les années 1970, victime alors d’une épizootie d’origine virale.

- et l’huître dite « japonaise » (Crassostrea gigas) : originaire du Pacifique, elle a été introduite massivement dans les années 1970 ; c’est l’huître exploitée aujourd’hui. De récents résultats scientifiques en génétique montreraient que l’huître dite « portugaise » ne serait qu’une variété importée au Portugal de cette huître dite « japonaise ».

L’ostréiculture française aujourd’hui : une filière d’importance

Principal pays producteur d’huîtres en Europe, la France offre une grande diversité de crus et de terroirs à travers ses 7 régions d’élevage situées sur le littoral français, et notamment le littoral atlantique, avec des bassins de production principalement situés sur les côtes bretonnes, les côtes vendéennes, le bassin de Marennes Oléron et le bassin d’Arcachon.

L’ostréiculture est une activité emblématique des régions de la façade atlantique : base traditionnelle dans notre économie, elle est également un élément constitutif de notre richesse paysagère, culturelle et patrimoniale.

Pour mieux comprendre les enjeux de la filière, il est nécessaire, dans un premier temps, de bien appréhender les caractéristiques, le poids socio-économique de l’ostréiculture, le contexte réglementaire dans lequel elle s’exerce et son environnement de production.

Quel avenir pour la filière ostréicole ?

Cette analyse fait apparaître un certain nombre de défis auxquels doit actuellement faire face la filière. Ces défis sont tant structurels, du fait de la dépendance de l’ostréiculture vis-à-vis de son environnement, que conjoncturels, liés au phénomène de mortalité des jeunes huîtres creuses observé depuis 2008.

Dans ce contexte difficile, les réponses apportées à la filière sont de différents ordres. La communauté scientifique, les structures d’accompagnement technique et les interprofessions se consacrent à la compréhension, au suivi du phénomène et aux pistes de sortie de crise. L’Etat et les collectivités territoriales se mobilisent dans des plans de soutien pour compenser en partie les conséquences socio-économiques de la crise.

Les Assises de la conchyliculture, organisées par l’Etat de juin à octobre 2010, ont également permis de faire émerger des propositions consensuelles pour préserver cette activité.

Sur ces bases, les CESER de l’Atlantique ont à leur tour souhaité formuler des préconisations qui puissent être pertinentes au vu des caractéristiques de la façade atlantique, et bénéficier d’une approche interrégionale.

C’est l’objet de la dernière partie de cette contribution.

Le rapport intégral, cliquer Ici

Le rapport synthèse, cliquer Ici


mercredi 29 juin 2011

Au Québec, le marché international mange le poisson du Golfe du Saint-Laurent !

Au Québec, le marché international mange le poisson du Golfe du Saint-Laurent !

En reportage sur les îles-de-la-Madeleine dans le Golfe du Saint-Laurent, Marie-Claude Lortie fait un constat, « À l'usine de transformation Fruits de mer Madeleine, les boîtes de crabe sont couvertes d'écriture en japonais. Pas étonnant. Actuellement, 95% de la production de crabe surgelé vendue par l'usine part au Japon. Pas étonnant non plus, donc, que pendant l'été les touristes aient parfois de la difficulté à trouver du crabe des Îles aux Îles. »

Pendant des décennies, le Golfe du Saint Laurent a fait les beaux jours des pêcheurs européens avec la fameuse morue des bancs de Terre Neuve. Depuis, la morue a quasiment disparu… Et maintenant, les eaux riches du Canada Atlantique continuent d’alimenter le marché de ses produits de la mer avec une grande variété d’espèces : homard, crabe des neiges, crevette, pétoncle, huître, moule, saumon,…

Toujours plus pour le marché international au grand dam de Marie-Claude Lortie, journaliste québécoise, qui se pose la question : Mais où est donc le poisson québécois ?

Autrefois, le cabillaud du Golfe du Saint-Laurent a nourri des générations de français avec la traditionnelle morue salée du vendredi…

Aujourd’hui, le marché international absorbe goulûment homard, crabe des neiges, crevette, pétoncle, huître issus du Golfe du Saint-Laurent. Tous ces produits de la mer suivent un circuit de commercialisation bien huilé depuis le pêcheur jusqu’à la table des étatsuniens, des européens et des asiatiques… Et que reste-t-il sur les tables québécoises ?

Mais où est donc le poisson québécois ?

En région, dans les grands centres et même dans les zones côtières, il est difficile d'acheter et de manger du poisson québécois. Pourtant, l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont remplis de poissons et de fruits de mer savoureux, dont les stocks sont en santé, et qui pourraient être pêchés et commercialisés de façon propre et juste. Pourquoi n'y a-t-on pas accès ?

Réponse de Marie-Claude Lortie, cliquer Mais où est donc le poisson québécois ?

La libéralisation du marché portée aux nues par le gouvernement fédéral canadien, ne profite ni aux pêcheurs, ni aux consommateurs…

Proposition de Marie-Laure Lortie, cliquer Un Équiterre pour les poissons ?

S'intéresser aux produits régionaux est devenu pour les consommateurs l'une des principales raisons d'acheter éthique…. Mais, il manque encore des structures de commercialisation efficaces en ce qui concerne les produits locaux. Lorsqu'il s'agit de les commercialiser, chacun est livré à lui-même que ce soit pour les acteurs de terrain ou les producteurs….

La commercialisation de produits régionaux offre de nombreux avantages :

  • Renforcer la position de l'entreprise par rapport à la concurrence (donner une meilleure image de marque, occuper le créneau des consommateurs sensibles à la provenance régionale des produits) ;
  • Capter la clientèle prête à payer plus cher ;
  • Faire des économies, la distance parcourue par les produits étant plus courte ;
  • Avantager la qualité (ex. produits frais), la distance parcourue par les produits étant plus courte ;
  • Assurer une sécurité accrue des produits en raison du lien direct avec le fournisseur. Source : Bio-marché.info
Autre articles :

Pour aller plus loin....

Reportage : Comme une huître…

À Négouac, dans le golfe du Saint-Laurent, l'eau est fraîche, claire, propre et idéale pour élever l'huitre américaine (Crassostrea virginica). Les huîtres Beausoleil sont cultivées dans des poches flottantes tout près de la surface. C'est la nature qui fait le travail. Il suffit de pouvoir attendre de trois à cinq ans !

Des huîtres élevées sur des filières (1 million d’huîtres dans 6000 casiers flottants)

Des huîtres calibrées automatiquement

Des huitres expédiées à San Francisco en Californie

Pour voir la vidéo, cliquer Radio Canada

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Le 17 août 2011

Le resserrement des liens économiques entre le Canada et la Chine constitue une priorité du gouvernement Harper

Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a participé aujourd’hui à une table ronde avec des membres du Conseil commercial Canada-Chine (CCCC) à Toronto. Lors de la séance, le ministre Fast a souligné la détermination du gouvernement Harper à stimuler le commerce et l'investissement avec la Chine dans l'intérêt des Canadiens.

« Notre gouvernement cherche avant tout à créer des emplois et à accroître la prospérité pour tous les Canadiens qui travaillent dur. Un emploi sur cinq au Canada est lié aux échanges commerciaux, a déclaré le ministre Fast. La Chine est maintenant la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. Par conséquent, il est primordial de resserrer davantage nos liens commerciaux avec ce puissant marché en vue de créer des débouchés pour les entreprises canadiennes, les travailleurs canadiens et leur famille. »

Le Canada et la Chine négocient actuellement un Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE), une entente qui ouvrira la voie à une hausse considérable des investissements bilatéraux.

« Les entreprises canadiennes menant des activités en Chine pourront tirer profit de règles qui établiront un environnement prévisible en matière d’investissement et des mesures de règlement des différends efficaces, a indiqué le ministre Fast. Nous espérons pouvoir conclure cet APIE avec la Chine prochainement. »

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Le 18 août 2011

Vers une politique bioalimentaire, pour donner le goût du Québec

Donner le goût du Québec

Livre vert pour une politique bioalimentaire

Agriculture, pêcheries et alimentation

Juin 2011

Vers une politique bioalimentaire, pour donner le goût du Québec

Le présent document de consultation expose le projet de politique bioalimentaire québécoise. Il définit la vision, les orientations et les objectifs qui, une fois adoptés, guideront les interventions gouvernementales au cours des prochaines années. Un projet de loi viendra poser les assises de cette première politique et permettra des modifications à des lois touchant le secteur afin d’appuyer le virage vers le bioalimentaire de demain.

Pour plus d’information, cliquer Mapaq

Pour télécharger le document, cliquer Livre vert

Une des particularités de la future politique bioalimentaire est qu’elle visera l’ensemble du bioalimentaire québécois, c’est-à-dire l’ensemble des secteurs et tous les maillons de l’industrie, y compris les pêches et l’aquaculture commerciales.

Les pêches, un secteur essentiel du bioalimentaire

Dans les faits, comment le projet de politique bioalimentaire du gouvernement répond-il aux besoins du secteur des pêches et de l’aquaculture? Le livre vert met l’accent sur le consommateur en distinguant les produits, la rentabilisation des entreprises et le respect de l’environnement.

Il s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre du Plan d’action ministériel pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales, qui donnait priorité à la compétitivité, à la commercialisation et à la concertation, et dans le prolongement du Plan de développement sectoriel en aquaculture commerciale, qui ciblait principalement la rentabilité et la compétitivité des entreprises aquacoles ainsi que le développement durable.

Distinguer les produits alimentaires du Québec

L’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales peut et doit faire connaître davantage les produits aquatiques québécois et augmenter sa présence sur le marché intérieur. En misant sur la qualité, la fraîcheur et la proximité de ses produits ainsi que sur les tendances en matière d’aliments santé, elle peut bénéficier de la distinction des produits alimentaires québécois sur les marchés locaux.

Par ailleurs, en répondant aux normes les plus élevées en matière de qualité et de sécurité alimentaire, l’industrie sera en mesure d’accroître sa présence sur les marchés extérieurs, tout en consolidant ses assises dans ses marchés d’exportation traditionnels.

L’industrie québécoise des pêches et de l’aquaculture commerciales est en bonne position pour adopter la certification écologique de ses produits, qui démontrera aux consommateurs qu’elle exerce une exploitation durable des ressources halieutiques. Elle pourra ainsi conserver ses marchés actuels et en conquérir de nouveaux. Dans cette optique, plusieurs pêcheries, notamment la pêche à la crevette et au homard, ont déterminé que la traçabilité et la certification écologique sont des éléments qui peuvent améliorer leur accès aux marchés et répondre aux attentes des consommateurs.

Renforcer la capacité concurrentielle

L’industrie québécoise des pêches et de l’aquaculture commerciales doit relever des défis importants. D’abord, elle est fortement dépendante des variations de la ressource et des soubresauts économiques sur les marchés internationaux. Ensuite, elle doit affronter une forte concurrence internationale dont l’offre de produits est plus diversifiée qu’auparavant, et à des coûts peu élevés.

Afin d’accroître sa compétitivité dans cet environnement, le secteur s’est donné comme priorités la réduction des coûts d’exploitation, l’augmentation de la rentabilité et l’amélioration de la productivité.

L’amélioration des capacités de gestion, une vision proactive de l’environnement d’affaire et une plus grande adéquation entre la production du secteur et les besoins du marché et ceux des consommateurs, tant en ce qui concerne les entreprises que la filière, devraient permettre d’améliorer les perspectives de viabilité économique de l’industrie.

En matière d’innovation, le secteur veut développer davantage le créneau des produits à valeur ajoutée. Il souhaite aussi la mise au point et l’implantation de nouveaux procédés et de nouvelles technologies qui permettront d’augmenter la productivité des usines de transformation et de diminuer les coûts d’exploitation des entreprises de pêche et d’aquaculture.

Valoriser l’environnement et le territoire du Québec

L’industrie québécoise des pêches et de l’aquaculture est directement tributaire d’un environnement aquatique sain et productif. D’ailleurs, l’industrie est soucieuse des impacts de ses activités de capture et d’élevage sur l’environnement et la biodiversité. Elle exerce ses activités dans le respect des principes du développement durable afin de maximiser les retombées économiques à long terme de l’exploitation des ressources halieutiques.

Le secteur de l’aquaculture applique de bonnes pratiques environnementales en poursuivant la réalisation de la Stratégie de développement durable de l’aquaculture en eau douce au Québec. Cette stratégie vise une réduction de 40 % des émissions de phosphore des entreprises dans les milieux aquatiques. Le secteur des pêches commerciales souhaite adopter de nouvelles technologies qui permettront la réduction de sa consommation de carburant, ce qui diminuera en même temps ses frais d’exploitation et l’émission de gaz à effet de serre.

L’industrie des pêches et de l’aquaculture représente une composante essentielle dans la vie socioéconomique du Québec maritime. Elle constitue un interlocuteur à privilégier pour l’établissement de mesures de protection et de conservation du milieu marin. À ce titre, elle peut contribuer au rayonnement des régions maritimes du Québec en intégrant ses activités et sa production à l’offre de produits touristiques.... Source : Mapaq

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Le 27 octobre 2012

Canada/UE : Le ministre canadien vante les accords de libre échange aux pêcheurs de Nouvelle-Ecosse

Le ministre MacKay souligne les avantages d’un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne pour la Nouvelle-Écosse...

Selon le Ministre, les pêcheurs néo-écossais ont tout à y gagner... 

L’élimination des obstacles tarifaires permettrait d’accroître les ventes de produits de la mer de calibre mondial de la Nouvelle-Écosse sur le lucratif marché de l’Union européenne, lequel compte quelque 500 millions de consommateurs. Cela profiterait directement aux travailleurs néo-écossais grâce à la création d’emplois, à la hausse des salaires et à une prospérité accrue à long terme.

Le renforcement des échanges commerciaux avec l’Union européenne favorisera la création d’emplois bien rémunérés, la croissance et la prospérité à long terme pour les travailleurs de la Nouvelle-Écosse, affirme le ministre MacKay.

L’Union européenne est le plus grand marché du monde pour les produits de la mer. De 2009 à 2011, ses importations annuelles se sont chiffrées, en moyenne, à 25 milliards de dollars. Les droits que perçoit actuellement l’Union européenne sur les produits de la mer du Canada s’élèvent, en moyenne, à 11%, mais atteignent parfois 25%. Ces droits élevés seraient éliminés aux termes d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne.

« Plus de 60 p. 100 des revenus annuels du Canada (produit intérieur brut) et un emploi sur cinq au pays dépendent du commerce », a souligné le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast. « C’est pourquoi notre gouvernement met en œuvre actuellement le plan d’expansion du commerce le plus ambitieux de l’histoire du Canada, lequel comprend un accord global de nouvelle génération avec l’Union européenne. Un tel accord permettrait d’augmenter de 20% nos échanges bilatéraux et d’injecter 12 milliards de dollars par année dans l’économie canadienne. Cela se traduirait par une augmentation de 1 000 dollars du revenu de la famille canadienne moyenne ou la création de 80 000 emplois. »

L’Union européenne est le deuxième partenaire commercial du Canada en importance et la plus vaste économie intégrée du monde : elle compte plus de 500 millions de consommateurs et enregistre un PIB supérieur à 17 billions de dollars.

Emplois, croissance et prospérité à long terme pour les travailleurs de la Nouvelle-Écosse

Un accord commercial ambitieux avec l’Union européenne aurait des retombées positives considérables au Canada, car il mènerait à une hausse de 20 p. 100 des échanges bilatéraux et à une augmentation de 12 milliards de dollars du revenu annuel du Canada (produit intérieur brut).

Cela se traduirait par une hausse de 1 000 dollars du revenu de la famille canadienne moyenne ou par la création de 80 000 emplois, ce qui reviendrait à ajouter à l’économie canadienne cinq fois le nombre d’emplois qu’on trouve actuellement dans la ville de New Glasgow.

De nombreux secteurs clés de l’économie de la Nouvelle-Écosse bénéficieraient d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne :

Produits de la mer

Ce secteur emploie plus de 10 000 personnes en Nouvelle-Écosse.

L’Union européenne constitue le plus important marché du monde pour les produits de la mer. De 2009 à 2011, les importations de produits de la mer de l’Union européenne en provenance du monde entier ont atteint, en moyenne, 25 milliards de dollars par année.

L’Union européenne impose actuellement des droits de douane moyens de 11% sur les exportations canadiennes de produits de la mer, et certains atteignent même 25%. Ces obstacles tarifaires importants seraient éliminés dans le cadre d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne.

L’élimination des obstacles tarifaires permettrait d’accroître les ventes de produits de la mer de calibre mondial de la Nouvelle-Écosse sur le lucratif marché de l’Union européenne, lequel compte quelque 500 millions de consommateurs. Cela profiterait directement aux travailleurs néo-écossais grâce à la création d’emplois, à la hausse des salaires et à une prospérité accrue à long terme.

Source : Affaires étrangères et Commerce international Canada

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lundi 27 juin 2011

G20 Agriculture : La faim de poisson !


G20 Agriculture : La fin du poisson !

Pourquoi parler de poisson dans un G20 agricole consacré à l'alimentation ?

1. Le poids grandissant de la pisciculture dans l'offre mondiale en poisson et les besoins en produits issus de l'agriculture pour nourrir ces poissons d'élevage !!!

2. La place importante des produits de la pêche et de l'aquaculture dans l'alimentation des populations les plus pauvres et dans la lutte contre la malnutrition (voir le tableau ci-dessous des apports en protéines d'origine végétale ou animale dans différents pays).

Les 22 et 23 juin 2011, les ministres de l'agriculture des 20 pays les plus puissants dans le monde (G20 Agriculture) devaient s’attaquer à la volatilité du prix des denrées alimentaires sur le marché mondial afin d’amortir les impacts dévastateurs sur les populations les plus pauvres et tout particulièrement sur les quelques 1 milliard de personnes affamées partout dans le monde, des personnes qui poussées par la faim sont potentiellement « dangereuses » avec l’émergence des foyers de soulèvement….

La coordination des ONG françaises dans un document préparé à l’occasion de ce premier G20 spécifique à l’Agriculture « Favoriser une régulation efficace des marchés agricoles au service de l’agriculture familiale et paysanne et des consommateurs » nous rappelle qu’à l’entrée des années 2000, les gouvernements du G8 s’étaient engagés à soutenir leurs efforts pour atteindre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), et notamment le premier qui vise à réduire de moitié le pourcentage de personnes souffrant de la faim d’ici à 2015.

Selon des experts en alimentation et des ONG internationales, les décisions prises par les ministres de l’agriculture du G20 et rapportées dans un document de 24 pages « Plan d’Action sur la Volatilité des Prix Alimentaires et sur l’Agriculture », n'ont pas « de dents pour mordre le cou de la crise. » Après avoir rendu hommage à Bruno Le Maire qui a présidé la première réunion d’un G20 Agriculture, Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, a lui-aussi émis des doutes sur les actions programmées en déclarant au journal en ligne Irin : « Le plan d'action traite les symptômes et non les causes de la crise actuelle. Il y aurait beaucoup plus à faire ».

L’année 2011 a débuté avec des prix alimentaires aussi élevés que pendant la crise 2007/08. Irrégularité des conditions climatiques, spéculateurs, conflits, restrictions commerciales, coût du carburant et utilisation des céréales pour produire du bioéthanol sont autant de facteurs qui influent sur les cours des principales céréales alimentaires de base.... Shenggen Fan, directeur général de l'organisation étatsunienne International Food Policy Research Institute (IFRPRI), qui s'était déplacé à Paris pour la réunion, a déclaré que le G20 n'a pas identifié « les priorités les plus urgentes », ni donné les détails sur la façon de traiter les problèmes pour surmonter la crise alimentaire.... « Fixer un système alimentaire mondial et mettre fin à la crise des prix alimentaires nécessitent une intervention chirurgicale majeure, mais le G20 n’avait qu’un sparadrap », a déclaré Jean-Cyril Dagorn, conseiller politique dans l’ONG Oxfam…. Source : Food : G20 not biting off more than they can chew (Irin) et en Français : Alimentation : Le G20 aurait pu aller plus loin (très bon article).

FAO et OCDE "spéculent" sur la forte hausse des cours du poisson et de sa farine !

A l’issue de la réunion du G20, les ONG émettent de sérieux doutes sur la volonté des Puissants à combattre la volatilité et la hausse des prix des denrées alimentaires qui touchent tout particulièrement les plus pauvres.

En effet, dans un document sorti quelques jours avant le G20 de Paris « Produits de la pêche et de l'aquaculture - Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2011-2020 », les experts de la FAO et de l’OCDE projettent d’ici 2020 une augmentation des cours de la plupart des denrées alimentaires d'origine animale et tout particulièrement des produits de la pêche et de l’aquaculture (voir graphique ci-dessus).

Bien que les ministres de l’agriculture du G20 n’aient pas abordé spécifiquement la hausse des prix du poisson, se concentrant sur la volatilité des cours des céréales alimentaires de base plus préoccupante à court terme, il est important de rappeler le poids de plus en plus important des intrants agricoles dans les productions halieutiques. Au même titre que le bétail, les poissons d’élevage en plus des farines et huiles de poisson sont nourris avec des céréales et des protéagineux issus de l'agriculture…

Hausse de l'insécurité alimentaire dans les pays démunis puisque dépouillés...

D'autre part, en axant le développement de l’aquaculture sur des espèces d’un niveau trophique élevé (comme le saumon, le bar, la daurade,…) et sur des systèmes d’élevage de type industriel, la demande en farine et en huile de poisson se maintiendra à un niveau très élevé avec des prix qui continueront à grimper (voir graphique du haut). Mais surtout, avec le risque de voir des petits pélagiques destinés traditionnellement à l’alimentation humaine, détournés par les usines minotières pour produire de la farine et de l’huile à destination des élevages piscicoles. Depuis le passage de la barre des 2.000 $ la tonne de farine de poisson, beaucoup d’industriels envisagent la solution "Pêche minotière" pour les stocks de petits pélagiques (sardines, sardinelles, chinchard, maquereau,…) notamment en Afrique de l’Ouest. Dans ce cas, l'insécurité alimentaire des populations les plus pauvres augmente. En plus de la sécurité alimentaire, c'est la souveraineté alimentaire de ces pays démunis qui est en jeu dans les années à venir....

Philippe Favrelière (modifié le 30 juin 2011)

Autres articles :
Pour aller plus loin....

Il ne suffit pas de produire plus pour éliminer la faim !!!

Selon, Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, « Partant du diagnostic erroné liant la faim à un simple manque de nourriture au niveau global, les gouvernements se bornent depuis des années à augmenter la production agricole par des moyens industriels, tant pour nourrir les villes en expansion que pour alimenter un marché international, considéré comme solution miracle à l'"insuffisance" des productions nationales. Les efforts en vue de faire croître l'offre ont tenu lieu de politique de sécurité alimentaire. Or, nous sommes chaque jour témoins de l'échec de ces "solutions" longtemps prônées…. »

Pour lui, cinq priorités peuvent permettre à la présidence française de jouer un rôle capital dans l'amélioration à long terme de la sécurité alimentaire mondiale. En tant que rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, j'appelle donc le président Nicolas Sarkozy à faire siennes ces priorités dans les semaines à venir et à convaincre ses partenaires de les mettre en œuvre.

Réguler et rendre plus transparents les marchés des produits dérivés agricoles. L'impact de la spéculation financière sur la flambée des prix alimentaires est désormais largement reconnu, et ce phénomène doit être contrôlé au plus vite. Les Etats-Unis ont légiféré sur les produits dérivés il y a près d'un an. Le G20, sous présidence française, pourrait encourager les autres puissances économiques à leur emboîter le pas.

Encourager le développement d'infrastructures de stockage régionales. Les petits agriculteurs sont les premières victimes d'une volatilité des prix qui, à l'avenir, risque de s'aggraver encore. Face à l'instabilité croissante de la production liée aux changements climatiques, il est urgent de renforcer les systèmes de stockage régulateurs à l'échelle régionale. Actuellement, 30 % des récoltes dans le Sud – 40 % des fruits et légumes – sont perdues faute de moyens de stockage adéquats. Pourvu qu'ils soient gérés de manière transparente et participative, ces stocks peuvent être de nature à lisser les prix entre les périodes de bonnes récoltes et les périodes creuses, caractérisées par une hausse des prix. Le G20 doit encourager les institutions internationales et agences de coopération à davantage soutenir ces infrastructures de stockage régionales.

Appuyer la fourniture de biens publics. Pour renforcer la productivité des petits agriculteurs des pays en développement, il est nécessaire d'accélérer la fourniture de biens publics tels que les services de vulgarisation agricole ou la construction de routes reliant les agriculteurs aux consommateurs urbains. Il est également crucial d'aider les petits producteurs à s'organiser en coopératives et syndicats, afin de renforcer leur position dans les chaînes alimentaires et de les ériger en interlocuteurs des gouvernements dans la définition des programmes de soutien qui sont censés leur bénéficier.

Soutenir la capacité de tous les pays à se nourrir eux-mêmes par des stratégies fondées sur le droit à l'alimentation. Depuis le début des années 1990, la facture alimentaire des pays les moins avancés a été multipliée par cinq ou six du fait d'un manque d'investissement dans l'agriculture vivrière. La promotion continue d'une agriculture d'exportation a rendu ces pays très vulnérables à la volatilité des changes et aux flambées des prix sur les marchés internationaux. Cette tendance peut être inversée par la mise en place de stratégies nationales pluriannuelles, destinées à rétablir une agriculture vivrière efficace. Adoptées de façon participative, ces stratégies doivent inclure des mécanismes de suivi des engagements du gouvernement et obliger celui-ci à rendre des comptes à sa population. L'expérience de certains pays d'Amérique latine prouve que de telles stratégies axées sur le droit à l'alimentation peuvent améliorer la sécurité alimentaire de façon durable. Le G20 devrait réitérer ce message. Après d'autres, il doit reconnaître l'importance de cadres institutionnels et de gouvernance adéquats dans toute stratégie visant à la sécurité alimentaire.

Renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire. Afin d'améliorer la coopération entre Etats et la coordination des agences internationales, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a été réformé à la suite de la crise alimentaire de 2007-2008. Le CSA constitue aujourd'hui le seul forum alliant gouvernements, institutions internationales et société civile dans l'amélioration des politiques de sécurité alimentaire. Le G20 doit affirmer son soutien à ce pas important vers l'amélioration de la coordination des efforts au plan international. Il n'est plus acceptable que les politiques suivies dans les domaines du commerce ou de l'investissement international, par exemple, contre-disent les orientations prises dans le domaine du développement rural afin d'améliorer la situation des petits agriculteurs pauvres.

La faim n'est pas une calamité naturelle. Mais elle est, pour cela justement, un scandale qu'il faut faire cesser. La France a aujourd'hui une opportunité unique d'y contribuer de manière décisive. Je suis confiant dans le fait qu'elle saura la saisir. Source : Le Monde

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Juin 2012

Perspectives de l’alimentation. Analyse du marché mondial du poisson

La forte demande de poissons et de produits de la pêche stimule la production aquacole mondiale et entraîne une hausse des prix. La production mondiale devrait croître d’au moins 2 pour cent en 2012, en raison d’une forte progression de la production aquacole.

Les échanges devraient rester soutenus et en 2012 la valeur des exportations devrait à nouveau augmenter.

Comparé aux autres denrées alimentaires, le marché mondial du poisson est plus dynamique...

Les cours mondiaux des denrées alimentaires semblent s’être stabilisés à un niveau relativement élevé d’environ 214 points, tel que mesuré par l’indice FAO des prix des denrées alimentaires. Bien que les perspectives concernant le second semestre de cette année et l’année prochaine indiquent une amélioration générale de la situation de l’offre, la demande reste forte, et en 2012 la facture mondiale des importations de produits alimentaires ne devrait que légèrement reculer par rapport au niveau record atteint en 2011.

Le marché des poissons et des produits halieutiques en bref

La demande soutenue de poissons et de produits de la pêche dope la production de l’aquaculture mondiale et fait grimper les prix, malgré une certaine résistance des consommateurs des marchés traditionnels du sud de l’Europe. La production globale en 2012 devrait s’établir à 157,3 millions de tonnes, en hausse de 2,1 pour cent, compte-tenu d’une augmentation de 5,8 pour cent de la production aquacole qui a largement compensé une légère baisse des pêches de capture, due aux restrictions des prises de petits pélagiques dans le Pacifique.

La forte demande de poissons s’explique par une augmentation de la consommation moyenne de poisson par habitant, qui a progressé de 1,1 pour cent en 2011 et qui devrait encore augmenter de 2,6 pour cent en 2012 pour atteindre 19.2 kg par an. Les poissons issus de la production aquacole devraient satisfaire l’essentiel de cette augmentation, mais du fait d’une réduction de l’utilisation de poissons comme aliments pour animaux en 2012, les pêches de capture contribueront également à la croissance de la consommation alimentaire de poissons.

Le commerce international devrait augmenter de 9,4 pour cent en 2012, soit un ralentissement par rapport à la croissance du commerce en 2011.

Les prix ont augmenté au cours des trois derniers trimestres, en particulier ceux des espèces de capture comme le thon, le hareng, le maquereau et le calmar. Les prix du poisson d’élevage ont connu des tendances inégales, le prix du saumon est en baisse par rapport à 2011, tandis que le repli de la production de crevettes d’élevage a fait grimper le prix des crevettes. L’indice FAO des prix du poisson a augmenté de 12,4 pour cent l’année dernière et devrait continuer à augmenter. Source : Perspectives de l’alimentation Analyse des marchés mondiaux

Pour plus de détails sur le marché mondial des différentes espèces halieutiques de capture et d'aquaculture : Global Fish Economy : 2012 Outlook Page 54

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Le 15 juillet 2011

Chine. Exportateur net, le pays va devenir importateur net en produits aquatiques

La hausse du niveau de vie de plusieurs centaines de millions de chinois aura des répercussions considérables sur la filière des produits aquatiques dans le monde...

La Chine est devenue le foyer du développement économique de la filière des produits aquatiques. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) place la Chine au premier rang mondial des exportateurs de produits aquatiques, avec un volume d'exportation équivalent à 10,2 milliards USD. En outre, les Chinois consomment près de 26 kg de produits aquatiques par personne et par an, plus que n'importe quel autre peuple au monde.....

Par tradition, les Chinois achètent toujours du poisson frais et il n'y a encore que cinq ans, il était très rare de trouver des plats de poisson surgelés dans les épiceries chinoises. Toutefois, l'essor de la classe moyenne, très demandeuse de produits aquatiques, sous des formes de plus en plus variées de surcroît, est de bon augure pour les investissements sur ce nouveau marché de grande consommation qu'est la Chine. 

Parallèlement, la hausse du coût de la main d'œuvre et l'appréciation du yuan ont fait monter les coûts de transformation des produits aquatiques en Chine. Certaines sociétés regardent déjà du côté du Laos et du Vietnam pour déplacer leurs centres de fabrication. George Chamberlain, président de l'ONG The Global Aquaculture Alliance, a présenté, lors du Salon international des produits de la mer de Boston (International Boston Seafood Show) cette année, le résultat d'études montrant que d'ici fin 2011, la Chine cessera d'être un exportateur net de produits aquatiques pour devenir un importateur net… Source : Fondements d'un mouvement en faveur des produits aquatiques durables en Chine (Alliance produits de la mer)

Pour plus d’informations sur les différentes interventions aux conférences de l’International Boston Seafood Show 2011 : Boston Conference Session Addresses Approaching Seafood Shortage et sur l’intervention de George Chamberlain, président de l'ONG The Global Aquaculture Alliance : GAA

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Le 17 juillet 2011


« Les spéculateurs s’enrichissent grâce à leur compréhension de la volatilité et à la garantie qu’ils fournissent contre celle-ci. Ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine de la volatilité, sauf dans des circonstances très spéciales »

Un nouvel outil permettant de mesurer la volatilité des prix sur les marchés agricoles mondiaux pourrait aider les pays pauvres ou les organisations humanitaires comme le Programme alimentaire mondial (PAM) à décider où et quand acheter des denrées de base, selon Maximo Torero, directeur de la division marchés, commerce et institutions, à l’Institut international de Recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), un groupe de réflexion américain.

Mis au point par l’IFPRI, cet outil d’alerte précoce, du nom de NEXQ (Modèle non paramétrique des quantiles extrêmes), repose sur une modélisation économique sophistiquée permettant d’obtenir des évaluations quotidiennes de la volatilité des prix de quatre produits principaux (le blé dur, le blé tendre, le maïs et le soja) ; il vise à aider les analystes à anticiper la volatilité des prix. A l’aide de données sur les prix quotidiens des céréales remontant à 1970, ce modèle permet de déterminer si et dans quelle mesure les prix ont diminué ou augmenté par rapport à leur prix normal attendu. « Si nous sommes dans une période d’instabilité excessive, l’outil fournit des mises à jour basées sur les prix mondiaux à venir, qui seront répercutés dans les pays en développement au cours des jours suivants ou même des semaines suivantes », a expliqué Maximo Torero.

Homi Kharas, membre de la Brookings Institution, écrit dans un texte d’opinion que c’est la volatilité des prix, ou « les changements rapides et imprévisibles des prix des vivres qui font des ravages sur les marchés, la politique et la stabilité sociale, et non les tendances structurelles des prix des vivres à long terme, auxquelles nous pouvons nous préparer et nous adapter ». Il convient également de noter que la volatilité est à double tranchant : les prix augmentent et diminuent. Si les prix des vivres augmentent à ce point, cette année [2011], c’est uniquement parce qu’ils ont diminué très rapidement après avoir atteint des sommets en 2008. Les hausses et les diminutions rapides des prix des vivres peuvent toutes deux causer des problèmes ».

Le NEXQ devrait aider aussi bien les décideurs que d’autres responsables de la sécurité alimentaire « à prendre des décisions plus éclairées, et notamment à décider s’il faut mettre à disposition les réserves de céréales d’urgence, et à quel moment », a expliqué M. Torero. Cet outil a été mis au point en vertu de deux recommandations formulées dans le Plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture, adopté par les ministres de l’Agriculture des Etats membres du G20, le 23 juin à Paris, a-t-il ajouté.

« Les spéculateurs s’enrichissent grâce à leur compréhension de la volatilité et à la garantie qu’ils fournissent contre celle-ci. Ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine de la volatilité, sauf dans des circonstances très spéciales » L’une des décisions des ministres du G20 était de mettre en place un Système d’information des marchés agricoles (AMIS) pour assurer la communication d’informations entre les marchés agro-alimentaires et améliorer le renseignement alimentaire. Le NEXQ permettra d’alimenter l’AMIS, a indiqué M. Torero. 

Les ministres du G20 ont également proposé de soutenir un programme pilote destiné à mettre en place un système de réserve alimentaire ciblée, dédiée aux situations d’urgence humanitaire. Une étude de faisabilité sera réalisée par le PAM et ses partenaires en septembre 2011 ; elle permettra également de déterminer les pays pouvant prétendre à bénéficier de cette réserve….

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Globalisation in Fisheries and Aquaculture : Opportunities and Challenges

Globalisation in Fisheries and Aquaculture: Opportunities and Challenges
La mondialisation de la pêche et de l'aquaculture: opportunités et défis
OCDE 2010

Les marchés mondiaux pour les poissons et produits de la pêche ont changé considérablement au cours des dernières décennies et continuera de le faire, avec toujours plus d'interactions entre les pays et continents. Le changement a apporté des bénéfices substantiels pour l'économie mondiale et un certain nombre de défis à relever pour les gouvernements.

Pour relever ces défis, sans compromettre les avantages de l'interaction croissante du marché, les pays doivent élaborer et appliquer des cadres de gestion des pêches et l'aquaculture stratégies qui tiennent compte de la mondialisation sans compromettre la durabilité des ressources.


Pour commander le document, cliquer : OCDE

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Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2012-2021

Juillet 2012

La production agricole devra augmenter de 60 % sur les quarante prochaines années pour répondre à la demande croissante de produits alimentaires. Il sera essentiel d’accroître la productivité pour contenir les prix alimentaires, compte tenu de l’aggravation des contraintes de ressources, et pour réduire l’insécurité alimentaire mondiale.

Les prix agricoles se maintiennent à un palier plus élevé

Si, d’après les projections, les prix mondiaux de nombreux végétaux vont rester élevés, ils vont cependant baisser à court terme par rapport aux niveaux atteints en 2011, la production mondiale continuant de réagir aux prix élevés des dernières années, les stocks se reconstituant et la demande augmentant moins vite, dans un premier temps, sous l’effet de conditions macroéconomiques moins favorables. Suite…

Poissons - Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2012-2021

Le secteur du poisson devrait entrer dans une décennie marquée par des prix, mais aussi des coûts de production, plus élevés.

Situation du marché

Après la reprise de 2010, le secteur de la pêche et de l’aquaculture a continué de se développer en 2011 et début 2012, comme en témoigne l’augmentation de la production, de la demande, des échanges et des prix du poisson et des fruits de mer. Selon les données préliminaires, la production totale a atteint 154 Mt en 2011, la pêche de capture progressant de 2 % et l’aquaculture de 6 % par rapport à 2010. Les exportations totales de poisson frais et transformé (farine et huile de poisson comprises) ont battu un nouveau record en 2011, puisqu’elles ont représenté plus de 126 milliards USD, soit 16 % de plus qu’en 2010.

Compte tenu de la hausse de la demande, la consommation apparente de poisson par habitant dans le monde a atteint pour la première fois 18.8 kg (équivalent poids vif). Le poisson a constitué environ 16 % de la consommation mondiale de protéines animales et 6 % de la consommation totale de protéines.


En 2011, les prix du poisson ont tout d’abord enregistré une forte hausse pour ensuite s’infléchir légèrement en fin d’année et au début de l’année 2012, restant toutefois toujours plus élevés que ceux des années précédentes. L’indice FAO des prix du poisson indique qu’en moyenne les prix courants du poisson ont atteint des niveaux sans précédent, en passant par un record absolu en août 2011 (14 % de plus qu’en août 2010), après quoi les niveaux agrégés d’indice ont lentement régressé.

Durant les dernières décennies, les marchés mondiaux du poisson frais et transformé ont considérablement évolué. Depuis un certain temps en effet, les opérateurs de la filière (pêcheurs, aquaculteurs, négociants, transformateurs et détaillants) cherchent à exploiter de nouveaux créneaux, à réduire leurs coûts de production et à opérer des investissements rentables dans un cadre d’activité de plus en plus internationalisé. Les nouveaux produits et méthodes de production, la fragmentation et l’externalisation des activités de production, de même que la modification des chaînes de valeur témoignent de l’évolution et de l’adaptation permanentes des marchés mondiaux du poisson. Les pêcheries ont pour particularité de faire partie du patrimoine commun et leur gestion nécessite une coopération régionale et internationale pour assurer que les stocks de poissons sont exploités de façon durable et responsable.


Principaux éléments des projections

Selon les projections, la production halieutique et aquacole mondiale devrait atteindre environ 172 Mt en 2021, ce qui marque une hausse de 15 % par rapport au niveau moyen de 2009-11. Cette hausse est à mettre au compte principalement de l’aquaculture, qui augmentera de 33 % pendant la période couverte par les Perspectives, la pêche de capture progressant quant à elle de 3 %. Cependant, la croissance de l’aquaculture devrait marquer le pas, le taux de croissance annuel moyen, qui était de 5.8 % durant la dernière décennie tombant à 2.4 % pendant la période considérée.

La production de poisson est l’une des sources de protéines animales qui se développe le plus vite. La production halieutique et aquacole mondiale devrait augmenter de 15 % pendant la période de projection. Cependant, avec une croissance de 33 % de sa production, l’aquaculture surclassera la pêche proprement dite et deviendra la principale source de poisson destiné à la consommation humaine en 2018.

Le secteur du poisson devrait entrer dans une décennie marquée par des prix, mais aussi des coûts de production, plus élevés. Sous l’effet de l’augmentation des prix des farines de poisson, de l’huile de poisson et des autres produits d’alimentation animale, le prix moyen des espèces d’élevage devrait connaître une hausse un peu plus élevée que celui des espèces sauvages pendant la période couverte par les Perspectives.
La mondialisation de la filière se poursuivra, une grande partie de la production totale de poisson (34%) étant destinée à l’exportation.

La consommation apparente de poisson par habitant devrait atteindre 19.6 kg en 2021, soit 16% de plus que le niveau moyen pour 2009-11. En raison de la hausse des prix du poisson, la croissance de la consommation de poisson devrait diminuer de 0.3 % par an durant la période de projection contre 1.7 % par an au cours de la précédente décennie.

Les économies émergentes s’arrogeront une part croissante du commerce mondial de produits agricoles, lui même en augmentation. Figureront au premier plan des pays comme le Brésil, l’Indonésie, la Thaïlande, la Fédération de Russie et l’Ukraine, qui investissent beaucoup dans l’agriculture pour stimuler leur capacité de production. En 2021, les pays en développement assureront la majeure partie des exportations de riz, de graines oléagineuses, d’huile végétale et d’huile de palme, de tourteaux protéiques, de sucre, de viande bovine, de volaille, et de poisson frais et transformé. Source : Ocde

Pour aller plus loin....

La dix-huitième édition des Perspectives agricoles, élaborée conjointement pour la huitième fois avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) présente des projections à ...



Poissons et fruits de mer (cliquer sur les images pour lire)



Graphiques :
  • Hausse des prix du poisson résultant de l'augmentation des prix de l'alimentation animale et de la forte demande
  • La hausse des coûts enraye la baisse des prix du poisson
  • L'aquaculture permet de maintenir le volume total de la production de poisson au-dessus de celui de la production de viande de bœuf, de porc et de volaille
  • Les produits de l'aquaculture devancent ceux de la pêche dans la consommation humaine
  • Une part croissante de la farine de poisson est tirée de déchets de poisson
  • Croissance de la consommation par habitant, à l'exclusion de l'Afrique
  • Volume des produits certifiés par le MSC
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Le 10 août 2013

Créer et relier des réseaux d’information sur le commerce international du poisson


Source : FAO le 22 Juillet 2013

La valeur des exportations, dans le monde entier, de poisson et de produits associés a connu une véritable explosion ces dernières décennies, passant de 15 milliards d’USD en 1980 à 130 milliards d’USD aujourd’hui. Parallèlement, la chaîne d’approvisionnement et de valeur du poisson a connu de profondes mutations, l’aquaculture s’est énormément développée et des améliorations extraordinaires ont été apportées à la logistique, à la distribution et au conditionnement, avec en toile de fond des préoccupations grandissantes en termes d’écologie et de durabilité. GLOBEFISH, l’unité de la FAO chargée de la collecte, de l’évaluation et de la diffusion d’informations et d’analyses sur le commerce international du poisson, a pratiquement trente ans d’expérience dans la mise en place de réseaux d’information régionaux

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La valeur des exportations, dans le monde entier, de poisson et de produits associés a connu une véritable explosion ces dernières décennies, passant de 15 milliards d’USD en 1980 à 130 milliards d’USD aujourd’hui. Environ la moitié de ce chiffre est le fait du monde en développement, où les recettes nettes que les pays tirent de l’exportation du poisson sont supérieures aux recettes combinées de l’exportation du thé, du riz, du cacao et du café. Parallèlement, la chaîne d’approvisionnement et de valeur du poisson a connu de profondes mutations, l’aquaculture s’est énormément développée et des améliorations extraordinaires ont été apportées à la logistique, à la distribution et au conditionnement, avec en toile de fond des préoccupations grandissantes en termes d’écologie et de durabilité. GLOBEFISH, l’unité de la FAO chargée de la collecte, de l’évaluation et de la diffusion d’informations et d’analyses sur le commerce international du poisson, a pratiquement trente ans d’expérience dans la mise en place de réseaux d’information régionaux. Mais elle va plus loin en générant un effet multiplicateur grâce à la coordination du réseau mondial FISHINFONetwork (FIN), qui relie six réseaux régionaux englobant 85 pays. Ce réseau fournit le type d’informations commerciales actualisées dont ont besoin toutes les parties prenantes – ministères, bureaux d’étude marketing, secteur privé – pour veiller à ce que chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement assure le bon déroulement des échanges commerciaux.

Plus d’un tiers de la production halieutique mondiale fait l’objet d’échanges commerciaux internationaux mais, ces dix dernières années, ce commerce a changé de nature. La mondialisation et la libéralisation des marchés, combinées à la croissance économique des pays en développement, à la demande locale croissante et à l’importance accrue de la production de l’aquaculture, ont eu des incidences énormes sur le secteur halieutique mondial en général, et sur le commerce du poisson en particulier. Par ailleurs, alors que le commerce s’est libéralisé, la chaîne alimentaire s’est allongée, rendant plus nécessaires les normes de contrôle de la qualité garantissant la salubrité des produits consommés.

Alors que les ventes du secteur halieutique dépendent de plus en plus du commerce régional et international, il est devenu essentiel pour les parties prenantes de disposer d’informations cohérentes, indépendantes et correctes sur les marchés. L’unité GLOBEFISH de la FAO, créée en 1984, est reconnue comme un leader au niveau international pour la collecte, l’évaluation et la diffusion d’informations et d’analyses qui égalisent les chances des acteurs du marché halieutique mondial.

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