mercredi 19 janvier 2011

A table ! Du Cobia à la provençale !

A table ! Du Cobia à la provençale !

Cobia, le saumon noir des tropiques élevé par Marine Farms au Vietnam et importé par Gelazur en Provence.

Depuis le saumon Atlantique jusqu'au saumon Tropical…

Marine Farms, le globe-trotter des sociétés piscicoles norvégiennes. Pionnier dans l’élevage de saumon atlantique en Ecosse dès les années 1970, puis dans l’élevage de bar et daurade en Espagne et enfin à partir des années 2000 dans l’élevage de Cobia à Belize et au Vietnam…

Partons dans les tropiques….

Site paradisiaque. Transfert technologique. Aliments performants. Médicaments efficaces. Main d’œuvre bon marché….

Un poisson à chair blanche et ferme, un poisson à croissance rapide domestiqué par les taïwanais…

Tous les ingrédients de la réussite du Cobia, le saumon noir des tropiques….

Cobia au petit nom de Rachycentron canadum, illustre inconnu sur les marchés mondiaux des produits de la mer que l’importateur français Gelazur présentera en avant-première au prochain Sirha de Lyon, le salon international de l’hôtellerie et de la restauration. Au même moment, le grand concours du Bocuse d’or 2011 fera honneur aux produits de la mer écossais : Langoustine, lotte et crabe d'Ecosse…

Pas de saumon atlantique écossais à la table des grands chefs mais du saumon noir au stand de Gelazur…

Philippe Favrelière

Autres articles :

Pour aller plus loin…

  • Présentation de l’élevage de Cobia dans le monde par la FAO, cliquer Ici
  • Elevage de Cobia au Bahamas
Technique étatsunienne de la cage submersible contrairement à Marine Farms qui utilise les cages traditionnelles d'élevage de saumon (cette vidéo montre les différentes phases de l'élevage de cobia)

=================

Le 4 août 2011

Guadeloupe : La réflexion sur le projet de ferme aquacole de l'anse Tortue se poursuit (France Antilles)

Production de poissons marins. Le projet de production d'ombrines tropicales et de cobias à l'anse Tortue, validé lors du conseil municipal du jeudi 30 juin se précise.

Cette ferme de poissons marins, qui s'inscrit dans un esprit écologique, d'hygiène et de qualité afin d'accéder à la certification « bio » , se fera dans l'espoir d'atteindre, outre la vente directe, les hôtels, les restaurants, les entreprises de transformations. Les espèces n'ont pas été choisies au hasard mais, au contraire, bien sélectionnées.

Le cobia est capable d'atteindre 2 mètres avec un poids de 70 kg. Il est généralement élevé en aquaculture, d'où le choix de la municipalité. L'ombrine tropicale, d'origine américaine, est, elle aussi, élevée surtout dans la Caraïbe. L'ombrine possède une qualité majeure pour les éleveurs : sa croissance ultrarapide. Par ailleurs, le rouget est surtout un poisson de la Méditerranée. Il en existe plusieurs espèces.

D'après les premières analyses, la ferme de l'anse Tortue devrait se tourner vers la production de cobias et d'ombrines tropicales, répondant à une demande de consommation de poissons toujours très élevée : 15 000 tonnes par an, 35 kg par habitant et par an. D'où l'obligation d'une importation annuelle d'environ 6 000 tonnes.

Des faiblesses et des atouts

La municipalité, par la voix de son maire, se dit parfaitement consciente des débouchés qu'ouvrira cette ferme aquacole. Elle n'a d'ailleurs pas oublié également la production de la chevrette (crevette) qui, là aussi, aura un débouché naturel.

Les matériels employés devront s'insérer dans une infrastructure adaptée sur mer (cages flottantes circulaires, filets, bateaux, ponton) et sur terre (bâtiments, véhicules, chambre froide, glace, matériels divers).

Les aliments donnés aux alevins seront biologiques, sans OGM ! Concernant la forme juridique de l'exploitation, le choix se porte sur une société par actions simplifiées (SAS), avec comme objectif d'augmenter ses fonds propres afin de réduire la dépendance financière vis-à-vis de l'emprunt. Les avantages seront les actions privilégiées avec allégement d'impôts....

La réflexion concernant les moyens humains n'a pas été oubliée. Aux côtés du porteur du projet, on prévoit un technicien et un employé, qui seront recrutés et formés localement. Dès la 5e année (période dite de routine), quatre salariés seront à côté du chef d'exploitation.

Les faiblesses du projet ont également été décelées. Ainsi, la municipalité sait qu'il se heurtera à un marché étroit du fait d'un périmètre local et régional, de l'éloignement des marchés extérieurs et de la concurrence des produits importés. D'autres paramètres ne sont pas à négliger. C'est le cas des facteurs humains, du contexte social et culturel et des risques naturels. Mais les atouts comme la qualité des eaux, la température (idéale), le site, etc. plaident en faveur du projet. Et puis qui ne tente rien n'a rien... Jean-Jacques COUDIÈRE France-Antilles Guadeloupe 01.08.2011

Aucun commentaire: