mardi 28 juillet 2009

Les Grands Chefs français font leur marché de poissons en Australie !!!

A lire la presse australienne et plus généralement les médias anglophones, l’Australie vient de signer l’accord commercial du siècle pour ses produits de la mer. De quoi s’agit-il ?

Un accord entre le gouvernement de l’Etat d’Australie du Sud et « Euro-Toques International ». Cette organisation européenne regroupe des hôtels et restaurants parmi les plus prestigieux en Europe. Mais ce qui exalte encore plus les acteurs australiens est que le contrat soit passé avec l’antenne française de l’organisation ; ils imaginent déjà leurs poissons sur les menus de plus de 400 hôtels et restaurants, de renommée internationale comme le Ritz à Paris.

Vision australienne du marché français

La France est présentée comme un pays d’« affamés » en poisson et autres produits de la mer dont les quantités sont insuffisantes sur le marché européen pour assouvir l’appétit insatiable de ses habitants.

Par ailleurs, les australiens considèrent la France comme la porte d’entrée idéale pour inonder le plus grand marché mondial qu’est l’Europe.

Un comble que cet accord en période de mévente chronique dans les criées françaises !

Quels produits halieutiques recherchent nos Grands Chefs en allant si loin en Australie ? Quels produits ne trouvent-ils donc pas dans les ports de pêche français ? Pas de réponse sur le site « Euro-Toques International ».

Dans Fishupdate News, un journaliste britannique indique que les pêcheurs de son pays n’ont à rien craindre…. car l’accord ne concerne pas les produits du 2e fournisseur sur le marché français (après la Norvège) notamment les crabes, homards, langoustines, saint-jacques et autres coquillages produits au Royaume-Uni.

De la sériole d’élevage « yellowtail kingfish »

Pour Paul Caica, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, le contrat avec les plus Grands Chefs français va stimuler la production aquacole de son Etat. « En Australie du Sud, l’aquaculture a fait un bond très important ces dernières années, elle emploie déjà plus de 3000 personnes. » «Par cet accord, Paris devient un tremplin pour nos produits sur le reste de l'Europe. »

Pour Hagen Stehr, Président de la société aquacole, Clean Seas Tuna Limited, « En nous appuyant sur des cuisiniers de renom, c’est une occasion unique pour faire connaitre la qualité de nos produits d’aquaculture et pour développer la vente de sériole d’élevage « yellowtail kingfish » sur le plus grand marché mondial des produits de la mer».

Pour plus d'informations sur le marché français

Le marché français des produits de la mer vu de :

Lire et répondre à l'enquête lancée par la commission européenne sur le commerce des produits de la mer entre l'Europe et le Canada : Questionnaire on Trade in Fish and Fishery Products between EU and Canada (July 2009)

Voir : France : Chiffres Clés de la filière Pêche et Aquaculture - Edition 2009 (FranceAgriMer)

Le 24 novembre 2009

Euro-Toques : La qualité au menu des chefs (Presse Océan)
La Baule. Hervé Novelli a clos le congrès d'Euro-Toques
Le secrétaire d'État a apporté son soutien à l'association.
Les cuisiniers d'Euro-Toques France se sont engagés à ne plus servir de thon rouge Atlantique et Méditerrannée, lors de leur congrès, hier à l'Hermitage.
L'association, qui regroupe plus de 4 000 cuisiniers européens dont 500 français, défend une alimentation de qualité.
Par cette action, les chefs d'Euro-Toques France entendent contribuer à la préservation de cette espèce.
« On peut défendre la planète en cuisinant », a insisté Bernard Fournier, président honoraire de l'association en France.
Un rôle d'éducateur
Une centaine de cuisiniers français, adhérents de l'association Euro-Toques, étaient présents à La Baule. Ils ont aussi évoqué les problèmes de l'obésité et de l'art culinaire.

Le 9 janvier 2010

Planète Cuisine : le guide de l’écogourmand par le WWF (cdurable)
Que manger ? Entre crise écologique et questions de santé, cuisiner suscite parfois plus d’inquiétudes que de plaisir. Du poisson, oui mais lequel ? Les produits du maraîcher bio sont-ils préférables aux productions locales ? Faut-il être végétarien pour être un gourmand écologique ? Les saisons concernent-elles tous les produits ? Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration entre deux experts : le WWF (association de protection et défense de la nature) et Euro-Toques (association de préservation du patrimoine culinaire). Ils nous apportent des réponses concrètes : les produits à choisir pour préserver l’environnement et 50 recettes délicieuses pour cuisiner responsable. En bonus, quatre conso-guides détachables à glisser dans son sac : poissons, produits de saison, labels alimentaires. Pour faire ses courses en respectant la planète ! Vive l’écogourmandise !

Quelques conseils simples et peu contraignants à suivre en hiver : Les produits de la mer : Pour un maintien des espèces pour les générations futures, il faut privilégier le saumon fumé labellisé MSC (Marine Stewardship Council), la crevette grise ou encore tous les autres poissons issus de la liste verte du WWF (http://www.pourunepechedurable.fr/). Outre les poissons de la liste rouge du WWF, comme le thon rouge ou la sole, on évite l’anguille, le saumon atlantique, ou encore le brochet, ces poissons de rivières étant en déclin en France. Profitez aussi des produits de saison : palourdes, coquilles Saint-Jacques, huîtres… dont les coquilles stockent le carbone.

Photographie de Sériole (Wikipedia)

Aucun commentaire: