jeudi 4 juin 2009

Le marché du bio s’envole… Qu'attendent les conchyliculteurs ?

Le marché des produits alimentaires biologiques (mention AB) ne connait pas la crise. Qu’attendent les conchyliculteurs et les pêcheurs français pour positionner leurs produits sur ce marché en pleine expansion ? L'Irlande, le Royaume-Uni et la Norvège occupent déjà la part de marché laissée vacante et se préparent à l’avenir.

Et depuis décembre 2011 : Les 2 premières entreprises ostréicoles bio avec

Liste des piscicultures bio et autres aquaculteurs bio en France : 27 octobre 2011 : 46 entreprises référencées en aquaculture biologique en France (Agence Bio) : Truite, bar, crevette impériale, algues....


A l’occasion du lancement du 10ème Printemps bio qui se déroule en France durant la première quinzaine de juin, l’Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique, révèle les chiffres de sa nouvelle enquête. Avec une croissance de 25 % par rapport à l’année dernière, les produits bio couvrent aujourd’hui 1,7 % du marché alimentaire, pour un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros. Si les français achètent plus de produits bio pour leur consommation à la maison, l’Agence note qu’ils en consomment aussi plus qu’avant à l’extérieur de chez eux. La restauration collective a en effet fait de remarquables progrès, en 2008, 36 % des cantines publiques ou d’entreprises servaient des repas bio, au moins de façon occasionnelle.

Tous les produits alimentaires sont concernés, en passant par les légumes, les produits laitiers, le pain, la viande, mais aussi le poisson. Si la demande continue sa progression, notamment avec l’engagement du grenelle de l’environnement concernant les restaurants collectifs dont le tiers pourrait passer au bio d’ici 2012, des efforts devront être consentis pour soutenir les producteurs et ceux qui souhaitent « se convertir ». Sur le site de l’Agence Bio, il y aurait 11 piscicultures françaises certifiées AB dont la production est insuffisante pour couvrir le marché des produits halieutiques biologiques. Ces piscicultures produisent essentiellement 4 espèces : truite, saumon, bar et dorade.

Des poissons AB, bientôt des huîtres et moules bio

En Europe, trois pays ont compris l’importance de développer les produits halieutiques biologiques, la Norvège, l’Irlande et le Royaume-Uni. Les norvégiens viennent de décider que 10% des concessions piscicoles (saumon, truite, cabillaud,…) seraient réservées à la Bio. En Irlande, le saumon bio représentait 7000 tonnes en 2008, produites principalement par la multinationale norvégienne, Marine Harvest. En Ecosse, la production de saumon bio a dépassé 5500 tonnes en 2008, soit près de 4% du total des salmonidés.

Au Royaume-Uni, les productions biologiques sont encadrées par la Soil Association. Que voit-on dans la liste des produits aquatiques avec un cahier des charges bio ? Naturellement des poissons (saumon, truite, carpe) qui se retrouvent pour certains sur nos étals en France, mais aussi des coquillages (huître et moule) ! A quand des huîtres et des moules bio, origine : UK, sur le marché français ?

Actuellement, Le bio ne concerne que les produits d’élevage. Outre les produits chimiques, l’un des arguments forts qui pousse les consommateurs vers les produits alimentaires bio est l’absence d’OGM. Qu’attendent aussi les organisations professionnelles de la pêche pour se positionner sur le créneau « Poisson sauvage sans OGM ». Le Conseil Régional de Bretagne vient de sortir un guide « Consommer sans OGM en Bretagne : Viandes, volailles, œufs, produits laitiers, poissons nourris sans OGM » ? Dans ce guide régional, Biocoop, le plus grand réseau français de produits biologiques, tient une grande place dans les listes de fournisseurs par département breton, ses magasins distribuent du saumon bio d’Ecosse et d’Irlande, truite, bar et daurade d'élevage. Dans la liste des produits de la mer de la plus grande région halieutique française, uniquement des algues, des truites, du saumon,...!!!

Personnellement, je suis intervenu auprès de l'association en Loire Atlantique « Vivre sans OGM » qui a publié un guide avec le soutien du Conseil Général pour que soient ajoutés dans la rubrique des poissons sans OGM, les produits de nos pêcheurs, les huîtres et les moules de nos conchyliculteurs. Sinon, il n’y avait que des poissons d’élevage, bar, truite et saumon ! J’ai eu moins de chance avec Greenpeace qui a aussi publié un document « Guide de Noël des produits avec ou sans OGM : Pas de cadeaux pour les OGM ! »
Philippe FAVRELIERE (actualisé le 5 juin 2009)

Autres articles :

Pour plus d'informations :

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Le 30 octobre 2010

Un point sur la situation de l'aquaculture biologique dans le monde


Lors de la réunion du Comité Consultatif de la Pêche et de l'Aquaculture (CCPA) à Bruxelles le 3 juin 2010, l’IFOAM (Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique) a présenté la situation de l’aquaculture biologique en Europe et dans le monde : Organic Aquaculture - EU Regulations (EC) 834/2007, (EC) 889/2008, (EC) 710/2009 -Background, assessment, interpretation

Nombre d'élevage bio en Europe (+ en projet)
Carpe : 42 (7)
Cabillaud : 1 (0)
Microalgue : 2 (0)
Moule : 6 (1)
Saumon : 22 (1)
Bar : 7 (9)
Esturgeon : 1 (1)
Truite : 49 (7)
Total : 124 (26)
Ecloserie : 8 (0)
Aliment : 13

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Après les saumons bio norvégiens, écossais et irlandais.... Les moules bio de Norvège et bientôt d’Irlande.

Oldermann Seafood AS est un grand producteur de moules bio en Norvège. Cette entreprise possède plus de 50 sites de production tout le long des côtes norvégiennes. Ce qui lui permet de livrer des moules vivantes pendant toute l'année.

Une production en harmonie avec la nature : Les fjords fournissent l’environnement naturel idéal pour la culture des moules, qui se nourrissent exclusivement de plancton présent dans ces eaux froides riches en éléments nutritifs. Les moules sont élevées en suspension sur des longues lignes….. Une partie des moules est exportée dans le nord de la France. Source : Producer of organic mussels (Nortrade)

En savoir plus sur Oldermann Seafood AS : http://www.oldermann.no/

Norvège: Moule biologique de la société Oldermann Seafood

L'organisation des producteurs en agri-Aquaculture biologique de Norvège : Oikos

Oikos : Qu'est-ce que des moules biologiques ?

La caractéristique des moules bio, c'est qu'elles sont cultivées en suspension (long-line) ; elles ne reposent pas sur le fond, elles sont bien espacées.... La qualité de l'eau normalement excellente en Norvège est importante ; c'est le facteur confiance dans le marché. Oikos souligne aussi que les installations doivent être esthétiques et ne pas prendre trop de place dans le paysage. Tor Kristian Stevik de Oldermann Seafood AS qu'avec toutes ces caractéristiques il obtiendra rapidement la confiance des marchés à l'exportation....


Bientôt des moules bio d’Irlande. La société « Kerry firm Kush Shellfish » est candidate pour devenir le premier producteur de moules de corde certifiées biologiques en Irlande. Source : Pioneering organic mussels (Fishfarmingxpert)

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Avis d'Ecocert

Pour Ecocert, principal organisme certificateur bio en France, les produits de la mer à l’état sauvage ne peuvent pas être bio (ainsi que les huîtres et autres coquillages qui ne sont pas issus d'écloserie), mais les produits de la pisciculture alimentés avec ces produits sauvages peuvent être certifiés en bio !

Vrai bio, faux bio, produits naturels et d'origine sauvage. Un exemple : pourquoi les produits de la mer, naturels par essence ne peuvent-ils pas bénéficier de cette appellation. Le sauvage et naturel peut-il être indiqué sur l'étiquetage ?

Le règlement Bio est un règlement agricole, il ne s'applique qu'aux productions végétales et animales où il y a maîtrise par l'homme du cycle biologique de la plante et de l'animal. Il ne peut couvrir la cueillette, la chasse et la pêche que dans des conditions complémentaires hors réglementation bio. Ainsi, les huîtres et les moules et les coquillages dont on ne contrôle pas le naissain ne peuvent pas être bios en France. Donc, on ne peut déclarer Bio un poisson sauvage de pêche même si certains organisme de contrôle et de certification à l'étranger dépassent allègrement ces frontières. En France, on fait appel à d'autres types de certification de type privé : exemple du Bar de ligne en Bretagne. Par contre tous les poissons d'aquaculture peuvent être certifiés en bio depuis août 2000 en France.

Dans le futur quand nous aurons un logo Ab Bio sur du gibier par exemple, il proviendra d'élevages en plein air, sans stress animal avec des aliments bios, avec des cahiers des charges très proches des bovins de plein air, mais il ne proviendra jamais d'animaux sauvages de chasse (cas des cervidés, des bisons, des faisans...).

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Algoculture/Conchyliculture et le Bio

Réflexion d’Olivier Bourtourault d’Aleor, société d’algoculture basée en Côtes d’Armor, sur l’algoculture Bio et plus généralement sur l’aquaculture Bio en mer ouverte et les critères d'attribution (basés sur les techniques agricoles)...

Oh Label Bio

Le 5 août 2009, la commission européenne adoptait le règlement n°710/2009 (accessible ici), donnant les critères d’éligibilité des algues au label BIO.

Ce règlement donne le cadre, mais pour qu’il ait pu être appliqué en France, et qu’une entreprise française ait pu commercialiser des algues labélisées BIO, il a fallu que l’INAO établisse un cahier de lecture précisant les critères sur les milieux, produits et méthodes à contrôler par les organismes certificateurs (OC) permettant cette labélisation en France, en coordination avec ces derniers, mais aussi les entreprises et organisations professionnelles, les agences de l’eau et autres institutions de surveillance du littoral.

Cela a pris 20 mois, 20 mois durant lesquels nous avons vécu les vicissitudes administratives malheureusement classiques, nous avons été amenés à fournir des éléments bancals en réponse à des questions ineptes, à nous substituer aux organismes publics pour fournir certains éléments objectifs, avons assuré les navettes entre les différents services concernés, enfin pas trop concernés… mais là n’est pas le sujet. En effet, 20 mois plus tard, aleor reçoit un des premiers certificats attribués en France pour la production d’algues marines labélisées BIO.

Tout est bien qui finit bien ? Ce label, maintenant opérationnel, pose pourtant questions, je vous propose à mon tour un petit guide de lecture.

Dites plutôt l’esprit de LA BIO, comme les initiés… Il s’agit de contrôler les intrants volontaires et involontaires pour les matières premières alimentaires cultivées ou élevées. Le label a été créé en réaction à l’augmentation des quantités de produits chimiques auxquelles sont exposés les aliments avant qu’ils n’arrivent dans nos assiettes....

(....)

Première contradiction pour les algues, la plus évidente : comment peut-on se targuer de contrôler la composition de l’eau de mer à un endroit précis ? Sur nos côtes, nous vivons des marées de 10 mètres d’amplitude, et des courants de plus de 6 noeuds 4 fois par jour. L’eau de nos littoraux est à chaque instant le résultats de mélanges, brassages, marées, affluants et influences très complexes. Alors, si je peux produire un historique qui prouve que sa composition est bonne et l’a été, je ne peux pas prouver qu’il en sera de même demain. Je ne maîtrise pas les intrants du milieu que j’exploite....

(....)

Corollaire intéressant : la période de conversion. Pour les cultures terrestres, cela correspond au temps jugé nécessaire pour que la terre dans laquelle on cultive se soit débarrassée des traces de traitements chimiques appliqués avant la conversion au BIO. Il est estimé à 3 ans, 3 années durant lesquelles le cultivateur doit se plier aux méthodes BIO, sans pouvoir commercialiser ses produits sous le label BIO. Ce point est souvent bloquant et explique la réticence de beaucoup d’agriculteurs à se « convertir ».

On m’a posé la question pour la mer : « Quelle période vous semblerait pertinente pour une conversion en mer ? ». J’ai répondu « Au grand maximum, 6 heures ». Bah oui, une demi marée. Inacceptable pour l’administration, ça ne ferait pas sérieux, pourtant l’argument est entendu, compris, accepté, alors ils ont tranché, ce sera 6 mois. Ca ne correspond à rien, mais c’est maintenant la règle. « Ne vous en faîtes pas, puisque la labélisation peut être rétroactive, et puisque les algues séchées se conservent, finalement, ça n’a aucun impact pour vous, ça ne fait que retarder vos ventes. »

Suite et article intégral....

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Le 3 novembre 2010

Espagne : Des conserves de moules Bio pour le marché européen

La conserverie « Conservas Antonio Pérez Lafuente » vient de recevoir des moules certifiées biologiques en provenance de la Ria de Arousa (Galice), Elle va bientôt commencer à les commercialiser sous la supervision technique du Conseil de régulation de l'agriculture biologique en Galice (Craega)…

Les premières boîtes de conserve de «Mejillón ecológico en escabeche ecológico» (Moule biologique à la sauce bio) seront présentées entre le 11 et 12 novembre à Berlin, en Allemagne, a déclaré Eduardo Dromer, directeur de Pérez Lafuente. Selon lui, la certification bio peut relancer la commercialisation de conserve de moules et les pays d’Europe centrale sont à la recherche de ce type de produit. « En cette période de ralentissement, les produits biologiques se vendent mieux, » a déclaré Dromer. Source : Conservera begins selling eco-certified mussels (Fis)

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Au Chili, des moules éco-certifiées Friend of the Sea

Les moules bleues (Mytilus chilensis) de l’entreprise mytilicole chilienne « Empresa Pesquera Apiao SA » viennent d’être éco-certifiées Friend of the Sea (FOS). Basée sur l’île de Chiloé, cette entreprise fait partie de Pesquera Itata et du Fondo de Inversión A-5 group. Source : Mussel company gets Friend of the Sea certification (Fis)

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La société Mytilimer propose des moules AOC, des moules Bio et des moules Aquaculture durable "Friend of the Sea"

Mytilimer Production est un groupement de mytiliculteurs de la baie du Mont Saint-Michel qui monte en puissance par croissance externe. Prise de participation dans Autremer à Hillion (Baie de Saint-Brieuc), dans Edulis distribution à La Rochelle et association avec l’irlandais Kush sea farm.

Ce groupement dirigé par Christophe Le Bihan avec 10.000 tonnes de moules pour 18 millions d’euros de chiffre d’affaires atteint une taille européenne correspondant aux 7 grosses entreprises hollandaises, les fameuses « seven big » qui contrôlent la production et la distribution des moules de Zélande, de la Mer du Nord et en partie du Royaume-Uni de leur base de Yerseke au Pays-Bas.

Avec l’extension géographique des zones de production, Mytilimer augmente son offre de moules sur l’année ainsi que la qualité de ses produits pour répondre à une clientèle de plus en plus exigente (Moule Bio, Moule AOC et Moule Aquaculture durable « Friend of the Sea ») : Moule de cordes et de bouchot de la baie de l’aiguillon, moule de bouchot de la baie de Saint-Brieuc, moule de cordes et moule biologique d’Irlande, et moule de bouchot AOC de la baie du Mont-Saint-Michel. A partir d’un article de Produits de la Mer n°124 - décembre 2010/Janvier 2011

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Le 26 juin 2009

Douarnenez : la conserverie Chancerelle (marque Connétable, 77 millions d’euros de chiffre d’affaires) s’est lancée dans la fabrication d’une gamme de produits biologiques, vendue en grande distribution, sous la marque "l’arbre à poissons". Son fournisseur de truites biologiques ne pouvant lui assurer un volume suffisant, la conserverie doit en trouver un autre, faute de quoi elle devra arrêter cette production. (Les Marchés)

Le 27 juillet 2009

Les règles européennes pour l'aquaculture biologique votées le 29 juin 2009 à Bruxelles (SynaBio)
Après plus d'un an et demi de dicussion au sein du Comité Permanent de l'Agriculture Biologique à Bruxelles, les Etats membres ont voté le texte relatif la production aquacole biologique le 29 juin dernier. Au vu de la multiplicité des cahiers des charges à la fois publiques et privés pré-existants, un consensus réunissant l'ensemble des Etats membres fut difficile à trouver.
Le règlement devrait paraître prochainement au Journal Officiel européen.

Règlement aquaculture voté. Le projet de règlement aquaculture bio européen a été voté hier en Comité Permanent de l'Agriculture Biologique à Bruxelles. La FNAB s'était fortement opposé à ce texte en raison de ses graves insuffisances (pas de distances minimales entre élevages bio et conventionnels, pas de pourcentage minimum d'alimentation bio pour les poissons omnivores, pas de seuils maximum de polluants, etc...), mais aussi des densités trop faibles pour les modèles d'élevages français de truites et de saumons (petites unités, essentiellement en rivière). Le texte n'a pas encore circulé, mais la Commission aurait accepté avant le vote une augmentation de la densité des truites et saumons, une période dérogatoire sur les densités jusqu'en juillet 2013, ainsi que le principe d'une révision du texte à cette date, basée sur un programme de recherche sérieux à mener d'ici là.
Source : La brève bio de la FNAB n°39 du 30.06.2009

Le 30 janvier 2009

L’Agence bio lance son 4e appel à projets (Actu-environnement)
Afin d’encourager le développement de l’agriculture biologique à l’horizon 2012, un fonds de structuration des filières a été mis en place. Il est doté de 3 millions d'euros par an pendant 5 ans à partir de 2008 et géré par l’Agence Bio. Trois appels à projets ont été lancés depuis la mise en place du fonds, successivement en mars 2008, septembre 2008 et février 2009. Le 10 juillet dernier, l’Agence bio a lancé son 4ème appel à projets.
En vue d’atteindre les objectifs de développement des filières biologiques à savoir consacrer 6% des terres agricoles à cette filière d’ici 2012 contre 2,12% fin 2008, les projets susceptibles d'être soutenus devront se caractériser par l'engagement de plusieurs partenaires, un programme cohérent d'actions sur plusieurs années et une envergure nationale ou suprarégionale.
Cet appel à projets est susceptible de financer des études, les frais de préparation et d'animation et la réalisation d'investissements matériels et immatériels. Il sera clôturé le 14 septembre.
La rentrée de l’Agence bio sera également marquée par le lancement le 8 septembre prochain des « Trophées de l’Excellence Bio » destinés à distinguer et récompenser les démarches bio les plus innovantes et l’organisation des Assises Européennes de la Bio, le 9 septembre.

Le 16 septembre 2009

L’agriculture biologique et l’approvisionnement alimentaire mondial (IFOAM)
L’agriculture biologique est un système de production qui maintient et améliore la santé des sols, des écosystèmes et des personnes. Elle s’appuie sur des processus écologiques, la biodiversité et des cycles adaptés aux conditions locales, plutôt que sur l’utilisation d’intrants ayant des effets adverses. L’agriculture biologique allie tradition, innovation et science au bénéfice de l’environnement commun et promeut des relations justes et une bonne qualité de vie pour tous ceux qui y sont impliqués. Lire la suite IFOAM

Le 3 novembre 2009

L’avis du HCB sur le « sans OGM » : contexte et enjeux (info OGM)
Le 3 novembre 2009, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) présentera en conférence de presse son avis sur la qualification « sans OGM ». Cet avis intervient conformément à l’article 2 de la loi du 25 juin 2008 sur les OGM (1), qui prévoit que les OGM ne peuvent être utilisés que dans le respect « des filières de productions et commerciales ‘ sans OGM ‘ ». Il reviendra ensuite aux ministères d’arrêter la définition de cet étiquetage. Cette qualification pourrait s’attacher :
aux produits végétaux ;
et aux produits issus d’animaux qui n’auraient pas été nourris avec des OGM.

Le 4 novembre 2009

Le HCB préconise un seuil de 0,1% pour les aliments «sans OGM» (Jdle)
Le Haut conseil des biotechnologies (HCB) a rendu hier son avis sur la définition des filières dites «sans OGM», suite à la saisine du 15 juin dernier des ministères de l’environnement, de l’agriculture et de la consommation, en application de la loi du 25 juin 2008 (1). Les associations saluent un premier pas positif mais encore insuffisant.

La loi sur les OGM (2), adoptée en mai 2008 suite à des débats houleux au Parlement, a affirmé la liberté de produire et de consommer avec ou «sans OGM». Dans l’attente d’une définition européenne, elle prévoit que la qualification «sans OGM» soit définie par voie réglementaire, après avis du HCB. Instauré par la loi de 2008, suite au Grenelle de l’environnement, le HCB, instance indépendante d’évaluation, d’expertise et de concertation, compte 63 membres (scientifiques, élus, ONG et industriels). Présidé par Catherine Bréchignac, il a été mis en place en avril dernier. L’avis publié hier est la recommandation de son comité économique, éthique et social (CEES), présidé par Christine Noiville, juriste et chercheur au CNRS, spécialiste des liens entre droit et sciences....

La définition du «sans OGM» est cruciale car elle conditionnera les règles de coexistence des cultures GM et non GM, celles-ci devant être définies en 2010 par le gouvernement. L’avis du Haut conseil concerne uniquement les produits alimentaires. Ils ’est fondé sur trois principes: permettre aux consommateurs de choisir des aliments sans recours aux OGM, permettre aux filières ne recourant pas aux OGM d’être repérées, et établir une définition du «sans OGM» acceptable par les différents acteurs. Rappelons qu’à l’heure actuelle, seul un étiquetage pour les produits végétaux contenant plus de 0,9% d’OGM est imposé par la législation européenne.

Le HCB recommande un étiquetage «sans OGM» pour les produits végétaux contenant moins de 0,1% d’ADN transgénique, correspondant au seuil le plus bas techniquement réalisable pour le contrôle. Pour les produits issus d’animaux (lait, viande, fromage) nourris avec des aliments contenant moins de 0,1% d’ADN transgénique, il préconise également une mention «nourri sans aliments OGM» ou «issu d’animaux nourris sans aliments OGM». Il estime toutefois justifié d’étendre cet étiquetage aux produits issus d’animaux nourris avec des aliments non étiquetés OGM mais susceptibles d’encontenir entre 0,1 et 0,9%, afin de valoriser les efforts des éleveurs souhaitant utiliser des aliments non OGM mais dépendants des d’importations de pays tiers comme le Brésil. Enfin pour les produits issus de l’apiculture, le CEES estime que la mention «sans OGM» devrait être fondée non pas sur un seuil mais sur une distance minimale entre le rucher et les cultures d’OGM.

Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE), «cet avis va dans le bon sens mais il est loin de trancher le débat, notamment sur la coexistence des filières OGM et non OGM, un non-sens scientifique». Il lui attribue toutefois certains mérites, comme avoir rompu «avec la doxa des semenciers» qui prônaient un seuil de 0,9%, avoir reconnu l’existence «d’une zone grise entre 0,1 et 0,9%», et proposé un étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux OGM, «chose qui n'a jamais été acceptée jusqu'à présent».

Fait notoire, la Confédération Paysanne, farouchement opposée aux OGM, se montre également satisfaite de la recommandation du Haut conseil, qui «facilitera les démarches des agriculteurs, des filières et des consommateurs qui veulent produire et se nourrir avec le moins d’OGM possible», même s’il s’agit d’un «pas encore insuffisant». Pour Greenpeace, cette définition du «sans OGM» est «la moins mauvaise possibilité» pour pérenniser et développer des filières sans OGM. L’ONG rappelle néanmoins son désaccord avec la loi OGM et le concept de coexistence, «impossible dans les faits». Pour les associations, seul un seuil de 0% serait en effet acceptable. La CLCV, une des plus importantes associations de consommateurs et d'usagers, a également salué «une avancée importante pour de nombreux consommateurs qui souhaitent pouvoir distinguer les aliments produits avec ou sans OGM».

(1) Dans le JDLE «Le projet de loi sur les OGM définitivement adopté» et «Publication de la loi relative aux OGM»
(2) Organismes génétiquement modifiés

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Le 16 novembre 2010

RMT Développement de l’Agriculture Biologique (Devab)

Le Réseau Mixte Technologique "Développement de l’Agriculture Biologique" est un réseau de compétences spécifiques à l’AB en recherche, formation et développement permettant de construire des projets intégrateurs pour l’AB et de développer la visibilité européenne de la France. L’enjeu de ce RMT est d'aider à développer la production en AB.

Appel à projet européen ! - Un premier appel à projets dans le cadre du projet européen Era-Net Core Organic II a été lancé le 5 juillet 2010, auquel participent l'Inra et le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche pour la France. Ce projet européen, démarré en 2010, regroupe 22 pays européens et vise à coordonner les recherches en agriculture biologique. Pour en savoir plus ...

Le RMT DévAB a organisé une journée sur le thème Agriculture biologique et enjeux environnementaux, le 1er octobre 2010 au MEEDDM, à la Grande Arche de la Défense. Les présentations de cette journée sont disponibles en ligne. Pour en savoir plus...

Le RMT DévAB, la SFER et l'Université de Strasbourg organisent un colloque à Strasbourg les 23 et 24 juin 2011 avec pour thème "Les transversalités de l’agriculture biologique". N'hésitez pas à envoyer vos propositions de communication. Pour en savoir plus, c'est ici !

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Poissons, coquillages et algues marines : l’élevage bio réglementé

Depuis le 1er juillet, la production aquacole bio de poissons, coquillages et algues marines est encadrée par de nouvelles règles européennes. Applicables dans tous les États membres de l’Union, celles-ci régissent l’environnement de la production aquacole et la séparation des unités de production bio et non bio. Elles fixent aussi les conditions relatives au bien-être animal, notamment les densités de peuplement maximales.

Outre de garantir la qualité de l’eau, elles interdisent l’utilisation d’hormones pour provoquer le frai, et limitent l’usage des médicaments vétérinaires. Les aliments pour animaux doivent être bio, et ceux à base de poissons doivent provenir de pêcheries gérées de façon durable.

En 2008, l’Europe comptait quelque 123 exploitations aquacoles bio certifiées, sur un total de 225 à travers le monde. Ces exploitations étaient à l’origine de plus de la moitié de la production mondiale, soit 50 000 tonnes en 2008. Les cinq plus gros producteurs de l’Union sont le Royaume-Uni, l’Irlande, la Hongrie, la Grèce et la France. Le saumon reste l’espèce vedette. Source : Echobio.fr / Auxiliaire Bio n°9

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1 décembre 2010 : Le point sur l'aquaculture biologique

En France, le marché du poisson bio s’élevait à près de 17 millions d'euros (2008)

En France, le marché des produits halieutiques étiquetés bio (AB) s’est élevé à près de 17 millions d’euros et sa croissance a été de 220% entre 2007 et 2008. En 2008, 123 fermes aquacoles étaient certifiées en aquaculture biologique dans l’Union Européenne pour un total de 225 dans le monde entier. L'UE représente près de la moitié de la production mondiale qui est estimée à 50.000 tonnes.

En termes de production, les cinq États membres les plus importants : Royaume-Uni, Irlande, Hongrie, Grèce et France. Elle concerne principalement les élevages de saumon, truite, bar, daurade et carpe (ndlr + production de crevette impériale bio en Charente-Maritime). Le marché du saumon bio connait une très forte croissance en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

Le Règlement communautaire sur l'aquaculture biologique 710/2009 est entré en vigueur le 1 juillet 2010. Il définit les conditions de production aquacole biologique (densité, espacement, alimentation, utilisation produits chimiques...)

Par exemple, la densité maximale pour le saumon est fixée à 10 kg par m³ (kg/m3) dans les cages en mer et 20 kg/m3 dans les bassins en eau douce. Pour le bar et la daurade, la densité maximale est de 15 kg/m3 en mer et de 4 kg/m3 en bassin ou lagune…

Remarque personnelle : si cette réglementation a permis d’uniformiser les règles de l'aquaculture bio au niveau européen, elle est très critiquée par les pionniers de l’aquaculture bio qui observent un nivellement vers le bas au profit de l’aquaculture industrielle. Actuellement, les plus grands producteurs bio dans l'Union Européenne sont les salmoniculteurs norvégiens qui possèdent des fermes en Irlande et en Ecosse. Source : Organic aquaculture laws go into effect (Fis)

Autre remarque : Huître triploïde et certification bio

IFOAM, l’organisation internationale « gardienne » de la bio dans le monde, indique clairement l’incompatibilité entre polyploïdie et produit biologique. Dans les règles concernant la production en aquaculture, elle indique page 57 « Les opérateurs ne doivent pas utiliser des organismes artificiellement polyploïdés. »

Télécharger le document : Les normes IFOAM pour la production et la préparation en agriculture biologique version 2005

D’autre part, l’huître triploïde en tant qu'organisme polyploïde est considérée comme une espèce exotique dans la réglementation communautaire. Cliquer Ici

Elle entre donc dans le champ de la législation des espèces exotiques : Règlement (CE) n° 708/2007 du Conseil du 11 juin 2007 relatif à l'utilisation en aquaculture des espèces exotiques et des espèces localement absentes. Ce règlement vise à créer un cadre régissant les pratiques aquacoles afin d'assurer une protection adéquate du milieu aquatique contre les risques associés à l'utilisation en aquaculture d'espèces non indigènes. Ce règlement s'applique aux mouvements (introduction ou transfert) d'espèces exotiques ou localement absentes en vue de leur utilisation en aquaculture dans l'Union européenne (UE). Il porte sur des espèces d'origine animale ou végétale (y compris les organismes unicellulaires) ainsi que sur les parties de ces animaux ou végétaux. Le règlement s'applique à tous les types d'installation aquacole et à tout type d'aquaculture….

Question : Est-ce-que le plan de relance de l'ostréiculture (avec près d'1 milliard d'huîtres triploïdes mises à l'eau dans les semaines à venir) respecte cette réglementation communautaire ?

L’aquaculture bio tenait aussi ses assises…

Les Assises de l’agriculture biologique se sont tenues le 28 septembre 2010. L’Agence bio y a présenté la situation en France notamment celle de l’aquaculture biologique. En 2009, on dénombrait 39 aquaculteurs bio en France.

Le cahier des charges français fixant les règles de production et de transformation des espèces aquacoles, publié en août 2000, a été remplacé par un règlement européen sur l’aquaculture biologique entré en application le 1er juillet 2010.

Ce nouveau règlement d’application précise les règles détaillées pour la production bio de poissons, d'algues marines et de crustacés.

On comptait en 2009 :

- 29 pisciculteurs certifiés bio, un chiffre qui a plus que doublé par rapport à 2008,

- 7 producteurs de crevettes biologiques (dont 6 en Charente-Maritime)

- 3 producteurs d’algues biologiques (tous en Bretagne)

La liste des espèces certifiées bio s’estélargie au fil des années : les pisciculteurs biologiques produisent désormais des truites, des saumons, des bars, des daurades, des ombres et des carpes.

Pour plus de détails cliquer Ici

Dossier de presse : 7ème Baromètre Consommation et perception des produits biologiques Agence BIO / Produits Bio : Les français confirment leur intérêt et le professionnels renforcent leurs actions

Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France - Rapport N°0901164 – Edition 2009 – Agence Bio / CSA

Le Bio décolle en France (Jdle)

Le CA 2009 de l'agriculture bio française a été de 3 milliards d'euros.

Déjà notable en 2009, l’augmentation du nombre d’exploitations bio en France s’amplifie en 2010, selon les derniers chiffres présentés ce matin 29 septembre par l’Agence Bio. La consommation et l’importation sont également en hausse. Le ministre de l’agriculture a annoncé hier un renfort de 6 millions € pour les aides à la conversion en 2010.....

Interrogation de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) sur l’aquaculture biologique : Le développement de l’aquaculture biologique passe par le respect des principes généraux qui régisse

Aquaculture biologique - Quelque soit l’espèce élevée ou cultivée suivant le mode de production biologique, son référentiel de production doit être cohérent avec les principes généraux de notre mode de production, tels qu’énoncés par IFOAM (organisation international du bio dans le monde). Quels sont-ils, et comment l’aquaculture biologique peut-elle s’y conformer, pour un développement harmonieux, et harmonisé sur l’ensemble du territoire européen ?

La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France, créée en 1978, représente quelques 70% des producteurs biologiques, au travers des Groupements régionaux qui la constituent. Se définissant comme un « syndicat de développement », elle porte la parole des producteurs biologiques, favorise les partages d’expériences, et coordonne les actions menées en régions pour développer la production. Adhérente d’IFOAM, l’internationale des organisations bio, elle est membre de l’exécutif de sa branche européenne. Elle a initiée en 2001 un réseau informel de producteurs bio européens (ENOFO ) qui se veut à terme la parole des producteurs au sein d’IFOAM et une possibilité, là encore d’échanges de savoirs et savoirs-faire. Elle est également membre fondateur de l’Association des adhérents français d’IFOAM (AsAFI), qui permet à l’ensemble de la profession biologique française de parler d’une seule voix au niveau européen chaque fois que possible. Enfin, la FNAB a organisé, en novembre 2003, un séminaire de pisciculteurs bio européens, sur les possibilités de construire un référentiel commun pour l’aquaculture biologique.

Quelque soit l’espèce élevée ou cultivée suivant le mode de production biologique, son référentiel de production doit être cohérent avec les principes généraux de notre mode de production, tels qu’énoncés par IFOAM. Quels sont-ils, et comment l’aquaculture biologique peut-elle s’y conformer, pour un développement harmonieux, et harmonisé sur l’ensemble du territoire européen ?....

23 novembre 2010 : Modification de la réglementation européenne sur les espèces exotiques

Espèces exotiques et espèces localement absentes dans l'aquaculture

Le Parlement européen a modifié le règlement qui régit les pratiques aquacoles en ce qui concerne les espèces exotiques et localement absentes. La nouvelle législation offre une définition actualisée d'"installation aquacole fermée" où, sous certaines conditions, le degré de risques liés à l'utilisation d'espèces exotiques et localement absentes pourrait être réduit à un niveau acceptable. L'objectif est de rendre plus facile l'introduction d'espèces exotiques ou la translocation d'espèces localement absentes pour une utilisation dans de telles installations en les exemptant de l'obligation de permis, tout en assurant une protection adéquate de l'environnement. La résolution, rédigée par João Ferreira (GUE/NGL, PT), a été adoptée par 638 votes pour, 16 contre et 11 abstentions, Il s'agit d'un accord en première lecture avec le Conseil, qui devrait entériner le projet de règlement en temps voulu.

Réglementation européenne concernant l'utilisation en aquaculture des espèces exotiques et des espèces localement absentes

P7_TA-PROV(2010)0423 - Utilisation en aquaculture des espèces exotiques et des espèces localement absentes ***I (A7-0184/2010 - Rapporteur: João Ferreira)

Résolution législative du Parlement européen du 23 novembre 2010 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) n° 708/2007 du Conseil relatif à l'utilisation en aquaculture des espèces exotiques et des espèces localement absentes (COM(2009)0541 – C7-0272/2009 – 2009/0153(COD)) 165

P7_TC1-COD(2009)0153 - Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 23 novembre 2010 en vue de l’adoption du règlement (UE) n° .../2010 du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) n° 708/2007 du Conseil relatif à l'utilisation en aquaculture des espèces exotiques et des espèces localement absentes....

Pour plus d'informations et lire le texte adopté par le Parlement Européen, cliquer Ici


------ 2 février 2011 ------


Depuis peu, la gamme de produits proposée par la coopérative des sauniers de l'île de Ré s'est enrichie d'une nouvelle certification, Nature et Progrès, qui permet désormais de proposer 10 % de la production totale en bio, même si le terme n'est pas approprié car le sel est minéral et non végétal ni animal. Cinq producteurs ont rempli, depuis 2006, le lourd cahier des charges pour un biotope de qualité. Jean-Yves Beau, saunier à Ars-en-Ré, est l'un de ces cinq producteurs : « Cette démarche correspond à ma philosophie de travail dans mes marais, basée sur le respect de l'environnement, mais tout repose sur le développement commercial. On espère ainsi accéder à de nouveaux marchés. »

Pour les magasins spécialisés

Un contrôle annuel par l'association Nature et Progrès valide la certification. Tout y passe : l'état des marais, le matériel, les contenants qui transportent le sel qui est traité à part, favorisant la traçabilité, essentielle pour cette norme. La production est ensuite déclinée dans la gamme Fine de saline composée de gros sel, sel fin et fleur de sel. En sachet ou en pot de verre, la vente cet « or de l'or blanc » est réservée aux magasins spécialisés et épiceries fines. Emmanuel Mercier, saunier et président de la coopérative, explique : « Nous avons la volonté de développer notre gamme dans les petites boutiques et, pour ces produits, nous devions répondre à une demande de bio certifié pour, par exemple, les boulangers. »....

Charte Nature et Progrès

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Les défis de la conversion à l'agriculture biologique (FNAB)

L'agriculture biologique est à la croisée des chemins. Connaissant une dynamique de croissance sans précédent avec nouvelles 15 conversions par jour, la filière doit faire face à de nombreux défis pour que son développement soit le plus harmonieux possible dans les territoires et pour toutes les parties prenantes, du producteur au consommateur.

C'est pourquoi la FNAB a décidé de publier une série de notes sur "les défis de l'agriculture biologique". Celles-ci paraitront de novembre 2010 jusqu'à mars 2011. Elles ont pour objectif de faire connaître les enjeux de la bio comme les positions et propositions issues du réseau FNAB, présent partout en France au service de l'ensemble des producteurs bio.

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Des moules bio chez Auchan (Bio 91)

Des moules de Corde issues de l’agriculture biologique, c’est chez Auchan que l’on peut en trouver en ce moment. Ces moules élevées en Irlande ont reçu les labels AB et label bio européen. Elles sont vendues net­toyées et prêtes à cuire, en barquettes de 2 litres (1,4 kg), au prix de 6,50 € (soit 4,64 € le kilo).

A essayer sans tarder ! D’autant qu’Auchan revendique son engagement en faveur de la promotion des espèces non menacées, notamment les huîtres et les moules.

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17 février 2011

Les moules bio, c'est parti !

Les premières moules biologiques en provenance d'Irlande...

Des moules de filières élevées en Irlande et estampillées Agriculture biologique (AB) sont maintenant dans les rayons de nos supermarchés.

Dégustation en avant première de ce nouveau produit sur le marché français. Résultat : caoutchouteux !

A quand les moules de bouchot bio pour retrouver la saveur de la bonne moule d'élevage ?

L'Agence Bio lance son appel à projet pour l'année 2011. Y aura-t-il des mytiliculteurs français à se lancer dans la certification Bio ?

Sans quoi ce créneau commercial va être pris par les mytiliculteurs étrangers (Irlandais, écossais et norvégiens). Et pourquoi pas des moules bio des antipodes de Nouvelle-Zélande et du Chili ? et bonjour les dégâts en matière de coût environnemental : Bio et énergivore !

Voir le site irlandais en français sur Les Moules : production biologique et Écolabel

Lancement du 6ème appel à projets Avenir Bio (Bio Marché)

Source: Agence Bio

Le 6ème appel à projets "Avenir Bio" vient d'être lancé par l’Agence Bio et se clôturera le 04 avril 2011. Depuis 2008, cinq appels à projets ont été lancés depuis la mise en place du "Fonds de structuration des filières en agriculture biologique", dit Fonds "Avenir Bio". Ce fonds vise à soutenir des entreprises et des producteurs s’engageant pour un développement harmonieux de l’offre et de la demande de produits issus de l’agriculture biologique en France. Ce Fonds s’inscrit dans le plan de développement de l’agriculture et de l’alimentation biologiques à horizon 2012. Le fonds de structuration des filières, géré par l’Agence Bio, est doté de 3 millions d’euros par an pendant 5 ans.

Avec ce fonds, l’ambition est de soutenir des professionnels s’engageant pour développer l’agriculture bio en France, afin de satisfaire les attentes des consommateurs et des collectivités publiques.

Télécharger les cahiers des charges et les formulaires de demande ici.

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Le 6 juillet 2011

Le marché du bio en Europe

Le marché du bio en Europe

The organic market in Europe

FIBL/SIPPO

Manuel sur l'importation de produits bio en Europe

Le Swiss Import Promotion Programme (SIPPO) et l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) ont publié un manuel conjoint pour faciliter l’accès du marché bio européen aux pays en développement et en transition.

Le marché du bio est en plein expansion, mais pour importer des produits bio en Suisse et dans l’Union européenne, il faut bien connaître les conditions d’entrée sur le marché. Le Swiss Import Promotion Programme (SIPPO), programme intégré au dispositif suisse de promotion économique de l’Osec, et l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) ont joint leurs efforts pour publier "The Organic Market in Europe", un ouvrage d’information novateur destiné aux pays en développement ou en transition en quête de débouchés pour leurs produits bio en Europe.

En 150 pages, ce guide fait le tour des marchés biologiques de l’Union européenne et de l’AELE et compare les réglementations européenne et suisse (notamment dans le domaine de l'aquaculture bio). Ce manuel a pour mission d’aider les producteurs des pays en développement ou en transition à se positionner plus facilement sur le marché européen du bio. Source : Bio-marché.info

Les producteurs, les distributeurs et les consommateurs sont toujours plus nombreux à reconnaître et à apprécier les avantages de l’agriculture et des produits biologiques. Les chiffres du marché mondial du bio sont très réjouissants. Vingt-sept millions d’hectares dans le monde sont exploités en cultures biologiques. Et le chiffre d’affaires mondial des produits bio, stimulé par la hausse de la demande, a plus que doublé entre 2003 et 2009 pour passer de 25 à 55 milliards de dollars. L’Europe est le deuxième marché du biologique après les Etats-Unis.

L’accès au marché facilité

Le Swiss Import Promotion Programme (SIPPO), programme intégré au dispositif suisse de promotion économique de l’Osec, et l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) ont joint leurs efforts pour publier «The Organic Market in Europe», un ouvrage d’information novateur destiné aux pays en développement ou en transition en quête de débouchés pour leurs produits bio en Europe. En 150 pages, ce guide fait le tour des marchés biologiques de l’Union européenne et de l’AELE et compare les règlementations européenne et suisse. Ce manuel a pour mission d’aider les producteurs des pays en développement ou en transition à se positionner plus facilement sur le marché européen du bio. Fibl : L’importation en Europe de produits bio facilitée

Plus d'information, cliquer FIBL

Pour télécharger le document, cliquer SIPPO

------ 23 août 2011 ------

Kush Shellfish : Des moules bio distinguées....


L'irlandais Kush Shellfish est la première entreprise de produits de la mer en Irlande et au Royaume-Uni à obtenir le Carbon Trust Standard.

Ce titre distingue les entreprises qui font des efforts pour diminuer leur émission de carbone.

Kush Shellfish qui élève des moules bio sur filières, vend ses produits en Irlande, mais aussi en France, Suisse et ailleurs. Source : First seafood firm in Ireland and Britain to achieve the Carbon Trust Standard

Pour commander ces moules bio à faible carbone : Kush Shellfish (Vu que le transport "émet" beaucoup de carbone, il vaut peut-être mieux acheter les moules près de chez soi !)

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24 septembre 2011


Entrée en vigueur en juillet 2010 le règlement CE 710/2009 (*) portant sur la production biologique d’animaux d’aquaculture (poissons, mollusques et crustacés) et d’algue marines vise à permettre au consommateur européen d’identifier de façon plus précise les produits issus de l’aquaculture satisfaisant à la norme européenne de production biologique. L’objectif est de garantir une production de haute qualité en limitant l’incidence sur le milieu marin.

Jusqu’à la mise en œuvre de ce nouveau règlement européen, la certification pratiquée par les Etats membres de l'Union européenne se référait à des standards privés ou un cahier des charges national. Désormais ce texte impose une série de critères minimaux communs à l’ensemble des Etats de l’Union européenne.

Cette mesure est d’autant plus importante que jusqu’alors seuls deux pays – le Danemark (2004) et la France (2007) – disposaient d’une législation nationale sur l’aquaculture biologique. L’Irlande qui élaborait un cadre juridique en 2007, l’avait mis en sommeil dans l’attente de ce texte européen. Par ailleurs dans l’ensemble de l’Union, la majorité des opérateurs sont privés mais, seuls quelques-uns sont présents dans plus d’un Etat. Cette situation hétérogène rendait par conséquent les procédures complexes, la traçabilité plus difficile, et les exportations plus coûteuses.

En effet, l’absence de systèmes de labellisation transfrontaliers en Europe conduisait les opérateurs à supporter des coûts de re-certification des produits qu’ils souhaitaient commercialiser dans des pays tiers. Désormais un seul règlement s’applique avec une commercialisation sous un logo bio commun qui encourage les producteurs en valorisant les bonnes pratiques environnementales.

« Les nouvelles normes de productions entendent assurer un réel bien-être aux poissons. Les densités établies par le texte européen sont en ligne avec celles généralement pratiquées par les certifications bio existantes, et nettement plus strictes que la productions dite conventionnelle »(**).

L’innovation essentielle porte aussi sur le fait que les algues marines sont incluses dans le périmètre du règlement. « Aucun texte jusque-là ne permettait aux algues d’être labellisées bio », Jean-François Arbona de C-Weed Aquaculture indiquant par ailleurs que s’agissant des zones de récoltes « la transposition du règlement a contribué à le rendre encore plus stricte si bien qu’à l’heure actuelle seuls 20 % des côtes bretonnes sont éligibles » (***).

Les points de blocage sont essentiellement liés au classement des eaux côtières conformément à l'application de la DCE (Directive Européenne 2000/60 dite "Directive Cadre sur l'Eau") et conformément au zonage conchylicole. S’il ne s'agit pas de classer l'ensemble du littoral breton en zone éligible Bio, il convient d’établir un protocole d’accord et de suivi rigoureux des masses d'eau éligibles Bio en lien avec les différents organismes concernés par la transposition en droit français de la DCE (les Agences de l'Eau, Ifremer, le Ceva, les DDTM...).

Le règlement n’impose pas un changement brutal aux exploitations aquacoles en bio existantes, puisque des délais d’adaptation sont prévues jusqu’en 2013 pour satisfaire à l’ensemble des critères. En revanche l’ensemble de ces mêmes critères contenus dans le cahier des charges européen s’imposent à toute nouvelle implantation de ferme d’élevage en bio.

Quelques repères pour mieux connaître les algues :

Sur les 16 mil lions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8Md$.….

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Le 24 novembre 2011

Aquaculture : Micro filière pour macro algues bio (Biofil)

Inscrite dans le règlement bio européen, la production d’algues bio a démarré en France. Inter Bio Bretagne (IBB) coordonne la structuration de cette filière naissante, la majorité des acteurs se situant sur les côtes bretonnes. La certification a démarré le 1er juillet 2010.

“Les cultures d’algues produisent 70 % de notre oxygène et absorbent le CO2, ce sont de grandes frayères naturelles, des forêts vierges où la chaîne alimentaire se reconstitue d’elle-même”, affirme avec force Jean-François Arbona qui, tout comme sa compagne Magali Molla, est un algoculteur passionné.

L’algue est récoltée depuis des siècles à l’état sauvage. Son utilisation a évolué au fil des avancées scientifiques, dans l’alimentaire, les cosmétiques, la pharmacie, l’industrie, l’agriculture… Riche en vitamines et oligoéléments, ses qualités nutritives ne sont plus à démontrer. Si sa consommation est courante dans les pays asiatiques, elle reste encore confidentielle sous nos latitudes, mais séduit de plus en plus. Près de 67 000 t d’algues ont été récoltées en 2009 en Bretagne, une des premières régions productrices d’Europe (2). Les professionnels misent sur la certification bio, désormais possible, mais les critères d’obtention sont complexes, notamment sur la question du classement des eaux. Si, en Espagne, la procédure est déjà opérationnelle, en France, elle peine à s’étendre. En attendant, des algues bio sont importées de pays hors Union (Chine, Argentine, Chili…), parfois à des prix défiant toute concurrence.

Seules les macros algues, de culture ou sauvages, entrent dans le champ d’application du règlement bio européen. En Bretagne, l’algue sauvage, dite algue de rive, est le domaine d’une cinquantaine de professionnels et près de 500 “occasionnels”. La création d’une filière bio devrait accentuer la professionnalisation du secteur.

Des critères d’éligibilité drastiques

“Selon le cahier des charges, un site de production doit être classé en bon état chimique, écologique et sanitaire ; notre matériel est recyclable ou réutilisable ; on n’utilise ni intrant, ni fertilisant ; la peinture du bateau n’est pas nocive ; et nous travaillons moteur arrêté”, énumèrent Jean-François Arbona et Magali Molla, de C-Weed Aquaculture, algoculteurs installés sur l’estuaire de la Rance, près de Saint-Malo, en zone Natura 2000. Ils y cultivent le wakamé, algue brune alimentaire de la famille des laminaires. Ils sont les premiers en France à avoir obtenu la certification bio, il y a tout juste un an. “Nous sommes ici en zone aquacole et nous n’avons rien eu à changer à notre mode de production”, précise le producteur, en remontant de l’eau les algues qu’il récolte chaque année en mai. Le site de culture de 12 ha est en effet conforme aux critères de l’Inao (3), en charge de l’application du cahier des charges bio, notamment via la rédaction du guide de lecture français. Il cumule un bon état chimique de l’eau et un bon état (ou très bon état) écologique selon les classements de la Directive Cadre sur l’eau (DCE). De plus, il bénéficie du classement en zone conchycole A ou B. Or tous les sites de récoltes bretons ne sont pas logés à la même enseigne. La DCE considère en effet des zones globales : “Pour l’Agence de l’eau qui en a la charge, il est difficile de faire du sur mesure, alors un seul critère peut déclasser une zone entière, c’est un vrai casse-tête”, estime Michaël Böhm, coordinateur du programme Algmarbio à IBB. Autre frein, une grande partie des sites de récolte d’algues n’est pas située en zone conchylicole.

Lever les obstacles

Vingt-six analyses effectuées sur une durée de 13 mois sont nécessaires au classement d’une zone en conchyliculture (règlement CE 854/2004), pour un coût d’environ 20 000 euros. (...)

Frédéric Ripoche

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28 décembre 2011

Frédéric Voisin : pionnier de l'ostréiculture bio (Phare de Ré)

Frédéric Voisin est ostréiculteur à Loix. Il est aussi éleveur de palourdes, de crevettes impériales et producteur de salicorne. Il vient d'obtenir ses certifications bio pour les quatre produits qu'il commercialise. Il nous raconte le sens de sa démarche, une démarche qui va bientôt “faire des petits” chez les producteurs d'huîtres de Charente-Maritime et d'ailleurs.

Pour Frédéric Voisin, avoir obtenu avant les fêtes de fin d’année, et après trois longues années de conversion, les certifications bio pour ses quatre produits, et notamment pour ses huîtres, est l’aboutissement d’une longue démarche qualité entamée bien avant. C’est aussi le fruit de lourds investissements pour l’installation de ses claires (1) et de procédés de travail longs et exigeants. Il n’hésite pas, d’ailleurs, à dire que ses huîtres sont “en thalasso permanente”. Il leur a même installé un “jacuzzi”. Entretien.

Le Phare de Ré : Quelles sont les principales contraintes du cahier des charges pour obtenir la certification “huîtres bio” ?

Frédéric Voisin : Le fait que mon établissement soit situé en zone très protégée a beaucoup compté. Ma cabane est installée à Loix, non loin du Grouin. Mes parcs en mer sont situés sur 3 hectares en mer et 4 hectares en marais dans la fosse de Loix et dans le Fier d’Ars. Mes huîtres y grossissent en moyenne deux ans avant de terminer leur croissance ou leur affinage en claire. Mes choix d’aménagement, dès mon installation en 2002, ont permis d’obtenir un outil cohérent et compatible avec une démarche qualité intégrant déjà un cahier des charges environnemental.

Cet engagement, dans une démarche bio de l’Union européenne pour une production associée d’huîtres, palourdes, crevettes impériales, salicorne, a nécessité la signature d’un contrat de contrôle et de certification. La délivrance de ma licence et celle de mon certificat annuel sont intervenues après l’habilitation par un organisme certificateur. C’est une démarche longue et précise. J’ai signé mon plan de contrôle début 2009 et obtenu mes certificats fin 2011. La constitution d’un plan de gestion durable est une partie du processus de certification bio. On y trouve notamment une étude d’impact de l’élevage des crevettes impériales et leur interaction bénéfique sur la production d’huîtres et de palourdes en claire. Le fait de mêler ces différentes productions permet d’optimiser l’écosystème des claires et de produire en extensif.

Qu’est-ce qui vous a incité à entamer cette démarche ?

Ma culture familiale a été très déterminante dans mes choix professionnels, notamment le contact de mon arrière-grand-père, Léopold Gourmel, de Sainte-Marie-de-Ré. Attiré très jeune par la biologie et l’écologie, la production de qualité nécessite de la passion et de l’acharnement. J’aurais choisi une autre voie si mes motivations étaient purement financières.

Quel est l’organisme de certification qui vient vérifier la mise en application pour la conversion et quel est le processus ?

L’obtention et le maintien des agréments passent par des contrôles et des auto-contrôles nombreux, aussi bien sur les milieux de production que sur les productions elles-mêmes. Les analyses sont réalisées par le laboratoire de Lassat à La Rochelle. Les garanties apportées par une certification sont notamment des seuils très bas de contamination en métaux lourds et en pesticides. Il ne s’agit pas de modifier la production des crevettes ou de la salicorne, car tout apport se retrouverait ensuite dans les huîtres ou les palourdes… La traçabilité est un élément déterminant du plan de contrôle, de l’origine certifiée des semences, des naissains et des larves de crevettes. L’absence d’OGM est garantie, le croisement des huîtres dans le but d’obtenir des huîtres stériles (triploïdes) n’est pas toléré. Les huîtres peuvent être d’origine naturelle ou d’écloserie.

Quelle est la différence entre une huître diploïde et une triploïde ?

Il faut distinguer l’huître dite laiteuse de l’huître dite charnue : c’est une question de maturité. Si tous les tissus sont épais et fermes, c’est qu’ils sont chargés de glycogène. Si l’huître est prête à pondre, ses réserves sont en grande majorité mobilisées et transformées en une sorte de lait blanc : le frai. Ce qui déclenche la maturation, c’est notamment l’élévation de la température de l’eau. Une huître élevée dans des eaux froides devient laiteuse si on la transfère dans des eaux plus chaudes, sauf si elle est stérile, donc triploïde. C’est pour cette raison que les triploïdes ne sont pas laiteuses l’été, ce qui nous permet de continuer à commercialiser en période estivale d’excellentes huîtres non bio. L’élevage d’huîtres triploïdes avec des huîtres diploïdes n’est possible en certification bio que si la traçabilité est parfaite, les triploïdes étant exclues de la démarche de certification.

Est-ce que cette certification bio se répercute sur les prix du ­produit ?

Il a déjà fallu répercuter les coûts liés aux mortalités des naissains. Aussi est-il difficile de répercuter le surcoût d’une démarche de certification qui, d’ailleurs, n’est pas facile à quantifier.

Mes fines de claire bio et non bio sont à 6,80 €/kg. Mes spéciales de claire “pousses” bio et non bio sont à 9,50 €/kg Les crevettes bio sont plus chères à produire que les crevettes non bio. Je les vends 35 €/kg mais, en revanche, la chair est plus ferme et nourrissante. Idem pour la salicorne bio (12 €/ kg en frais) qu’il ne faut pas confondre avec la salicorne ligneuse et amère de cueillette sauvage.

Pourquoi pensez-vous que produire une huître bio est une démarche importante ?

Mes produits ne sont pas indispensables, on ne les achète que pour se faire plaisir, d’où la recherche de la qualité et le souci de préserver la ­santé…

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Un deuxième ostréiculteur Bio à Marseillan (Thau)

Un réveillon tendance bio (Dépêche)

Consommation. Le marché est en pleine expansion pour les fêtes de fin d'année. Pascal vend ses huitres bio au marché du Ravelin (Toulouse) chaque vendredi.

« Non, ça n'a rien de snob. Les réveillons biologiques ont de plus en plus la cote et pas seulement chez les bobos », lance Pascal Krzyzanski, producteur d'huîtres et de moules bio à Marseillan, près de l'étang de Thau. « Mes huîtres sont élevées en milieu naturel avec deux percées sur la mer, une à Sète et l'autre à Marseillan. L'eau peut ainsi se renouveler deux fois par an ce qui donne à ces fruits de mer ce goût subtil de noisette ». Depuis un an, Pascal « trompe » ces huîtres aussi. En langage du métier, cela signifie qu'il les sort régulièrement de l'eau de façon à recréer la marée. Cette méthode améliore aussi la chair et rend l'huître moins iodée. Depuis septembre, il vient chaque vendredi vendre ses fruits de mer au marché du Ravelin à Saint-Cyprien. « Je suis le seul sur Toulouse et je serai bientôt sur le marché du Capitole ».

(…)

Et un salmoniculteur

La société Larzac élève des truites et du saumon de fontaine bio près de Millau. Danièle, commerciale de la société, confirme l'engouement du public pour ce type d'alimentation : « Nous avons beaucoup de commandes pour Noël. Les consommateurs sont vraiment très vigilants, désormais, sur la qualité des produits ». Truites et saumons sont élevés en bassin de terre spacieux et nourris avec des céréales bio et du poisson de mer deux fois par an. Serge Marquié, producteur de volailles à Villefranche-de-Lauragais, confirme : « Ici, chapons, pintades et poules sont élevés en plein air et nourris aux céréales biologiques ». Quant au prix, il est fonction de la qualité de l'élevage. Compter 14 € pour un chapon de 4 kg contre 9 € pour un chapon classique.

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Le 13 février 2012


Ce cahier des charges prévoit 3 niveaux d’engagement des restaurateurs en termes d’offre biologique, des règles de production et un dispositif de contrôle adaptés à chaque niveau d’engagement. En matière de communication, les dispositions déjà applicables dans ce secteur sont précisées.

Il entrera en vigueur le 1er octobre 2012

Les restaurateurs qui le souhaitent peuvent toujours, d’ici là, faire contrôler à titre volontaire et notifier leur activité en tant que préparateurs.

Qui est concerné ?

Ce cahier des charges concerne les opérations de la restauration définies comme activités principales ou secondaires relevant de la division 56 de la Nomenclature d’Activités Française (NAF) à l’exclusion des activités relevant du règlement (CE) n°834/2007.

Au sein de cette division, le cahier des charges couvre les opérateurs qui préparent et/ou distribuent directement aux consommateurs des denrées prêtes à être consommées, sur place ou à emporter, y compris lorsque tout ou partie de la préparation de ces denrées n’est pas réalisée sur le lieu de vente, et qui souhaitent faire référence à l’agriculture biologique pour tout ou partie de ces denrées alimentaires.

Il ne s’appliquera pas :

  • à la restauration à caractère social (cantines scolaires, restaurants universitaires, restaurants d’entreprises, de prisons, d’hôpitaux, de collectivités militaires ou religieuses…),
  • aux activités ponctuelles de restauration exercées de manière limitée dans le temps et n’excédant pas un total de 15 jours cumulés par an,
  • aux opérateurs ne proposant que des produits préemballés présentés dans leur conditionnement d’origine et portant les mentions de conformité au mode de production biologique, ou pour lesquels l’offre en produits biologiques ne concerne que du café.

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Restaurant bio : un cahier des charges pour y voir plus clair (Eco-sapiens)

Fin 2011 a été publié un arrêté qui règlemente l’activité des restaurants bio.

Jusqu’à aujourd’hui il n’existait pas de réglementation spécifique pour l’exercice d’une activité de restauration commerciale bio conforme aux labels français et européens. Seule l’association Nature et Progrès avait déjà proposé un cahier des charges pour les activités de restauration.

Or, l’augmentation de la consommation de produits biologiques et le développement de restaurants proposant des produits ou menus biologiques nécessitait de clarifier la notion de restaurant bio et de distinguer un restaurant utilisant un ou quelques ingrédients bio de celui qui cuisine exclusivement des produits biologiques.

C’est pourquoi, un cahier des charges pour la restauration bio a été initié et validé le 9 juin dernier par le Comité national de l’agriculture biologique de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine). Ce cahier des charges du bio en restauration commerciale a été homologué par un arrêté publié au journal officiel le 10 décembre 2011.

Qui est concerné ?

Ce cahier des charges concerne les restaurateurs et traiteurs (plats à consommer sur place ou à emporter) qui réalisent tout ou partie des préparations sur place et qui souhaitent faire référence à l’agriculture biologique pour tout ou partie de ces denrées alimentaires.

Il ne s’applique pas à la restauration collective à caractère social (cantines scolaires, restaurants universitaires, restaurants d’entreprises, de prisons, d’hôpitaux, de collectivités militaires ou religieuses…) et aux activités ponctuelles de restauration exercées de manière limitée dans le temps et n’excédant pas un total de 15 jours cumulés par an.

Les restaurateurs ont jusqu’au 1er octobre 2012 pour se conformer à la nouvelle réglementation.

Trois niveaux d’engagement

Le cahier des charges prévoit 3 niveaux d’engagement en termes d’offre de restauration bio :

  • Le premier niveau consiste à introduire un ou plusieurs ingrédients bio parmi les différents produits proposés à la carte.
  • Le second niveau consiste à présenter un plat ou un menu composé dans sa totalité de produits issus de l’agriculture biologique.
  • Le troisième niveau concerne des restaurants 100 % bio. Tous les produits présentés à la carte sont issus de l’agriculture biologique, y compris les vins qui doivent être produits à partir de raisins issus de l’agriculture biologique.

Droit d’utilisation des mentions bio et biologique

Seuls les restaurants de la 3ème catégorie pourront utiliser les termes « bio » ou « biologiques » et les logos équivalents pour caractériser leur établissement....

Nouvelle législation : Cahier des charges relatif à la restauration hors foyer à caractère commercial en agriculture biologique. Arrêté interministériel du 28 novembre 201 - Journal officiel du 10 décembre 2011, cliquer Ici

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Nature et progrès. Cahier des charges « Transformation des produits Alimentaires & restauration»

A l’initiative du premier cahier des charges au monde de l’agriculture biologique en 1974,

Nature & Progrès s’est toujours souciée de la préservation de l’environnement et de la qualité des aliments. Dans cet esprit, la mise en place d’un cahier des charges spécifique aux produits transformés permet de codifier un ensemble de bonnes pratiques.

Alors que les conditions de transformation édictées dans les différents cahiers des charges de la bio européenne restent volontairement très généralistes, Nature & Progrès apporte sa garantie spécifique en :

  • Valorisant le savoir faire artisanal ;
  • Sélectionnant les conditions optimales de fabrication afin de préserver la qualité des ingrédients biologiques utilisés ;
  • Limitant au strict minimum l’emploi des additifs et autres auxiliaires technologiques ;
  • Améliorant l’ensemble des pratiques sociales et environnementales des sites de production.

Dans un souci d’approche globale, le présent cahier des charges aborde l’ensemble des pratiques de transformation des produits alimentaires à l’usage des paysans transformateurs, des transformateurs ainsi que des restaurateurs. Seuls des produits spécifiques tels que le vin, les boissons fermentées ainsi que le pain font l’objet d’un cahier des charges spécifique.

Page 6 : Ingrédients d’origine marine

3.1. Algues

Les algues sont autorisées sous réserve de leur innocuité pour la santé du consommateur. La récolte sauvage respecte les dispositions du point 2. Dans le cas d’un risque de pollution avérée par les hydrocarbures dans la zone de prélèvement, des analyses sur les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) peuvent être demandées.

3.2. Huîtres, moules et autres coquillages

Ces produits de la mer doivent être conformes au cahier des charges « conchyliculture » de Nature & Progrès.

3.3. Poissons et crustacées

D’élevage

Les poissons et crustacées doivent être conformes au cahier des charges «aquaculture » de Nature & Progrès et/ou certifiés en agriculture biologique.

D’origine sauvage

Afin de favoriser une pêche respectueuse des ressources halieutiques, le poisson doit provenir de pêcheries engagées dans une gestion respectueuse des écosystèmes.

En conséquence est autorisée :

  • La pêche locale issue d’artisans pêcheurs garantissant un poisson frais issu d’espèces gérées par quota et obtenu par une technique de pêche sans équipement excessif (Exemple des petits filets du type Bolinche)

Interdit

  • Pêche par chalut pélagique

Pour télécharger le cahier des charges : Nature et Progrès

Voir aussi : Provenances : Pas bio, mon restau ? Point sur la réglementation

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Le 30 juin 2012

Rapport sur l'application du règlement bio européen

La Commission Européenne vient de publier son rapport sur l’application du règlement européen bio.

Ce rapport, prévu dans l'article 41 du règlement européen 834/2007 est adressé au Parlement et au Conseil des Ministres et s'exprime sur trois aspects de la législation européenne bio : son champ d'application (notamment en ce qui concerne la bio en restauration collective, les cosmétiques et les textiles), les OGM (faisabilité de seuils de tolérance, disponibilité des produits non-OGM, etc.) et sur le fonctionnement du marché intérieur et du système de contrôle.

Dans ce rapport de 17 pages, disponible en français et en anglais, la Commission dresse le bilan de l’expérience acquise dans l’application du règlement depuis le 1er janvier 2009 et met en évidence certains autres sujets qui font l’objet de discussions avec les États membres.

Lire le résumé du document par Bio Marché.infos

Télécharger le document de la Commission Europpéenne daté du 11 mai 2012 : Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil sur l’application du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques, cliquer Europa

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Pas de poisson à la cantine, le jour du repas bio !

Les paysans bio s'organisent pour répondre au Grenelle de l'Environnement quant au repas bio dans les cantines...

Introduire des produits bio en restauration collective : quelques repères

D’après le baromètre CSA/Agence Bio 2008, un enfant sur quatre a déjà eu un repas avec des produits biologiques dans son restaurant scolaire en France. 78% des parents des enfants qui n’en ont jamais eu le souhaiteraient. Par ailleurs, 42% des Français se disent intéressés par des repas avec des produits biologiques au restaurant, et 38% des actifs, par des produits bio dans leur restaurant d’entreprise.

Ces chiffres sont en adéquation avec les engagements pris suite au Grenelle de l’Environnement, notamment celui de porter à 20% la part des produits biologiques dans la restauration collective publique, en commençant par celle de l’Etat (circulaire du 2 mai 2008 relative à l’exemplarité de l’Etat).

Voici quelques repères pour les acteurs qui souhaitent introduire des produits biologiques dans leurs menus, que ce soit pour le domaine public (restaurants scolaires, administratifs, hôpitaux…) ou privé (restaurants à caractère commercial, restaurants d’entreprises, maisons de retraite…). Cliquer Ici c'est l'Agence Bio

La FNAB, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture (MAAPRAT), l’Agence Bio, et l'Association des Maires de France (AMF) a initié un espace de recueil d’expériences d'introduction de produits bio en restauration collective !

Visitez le ! ou Ici

Manger Bio Ici et Maintenant : alimenter la restauration collective en France

Aujourd'hui, plus de 180 producteurs et 40 distributeurs répartis dans toute la France sont investis dans la filière de restauration collective de l’association Manger Bio Ici et Maintenant (MBIM).

Créé en 2010, ce réseau national avec 9 plateformes de production en France s'est fixé comme objectif de structurer les filières bio et locales pour la restauration collective sur le territoire national, en mutualisant les savoir-faire et outils des plateformes de production et de distribution.

"Le réseau facilite la négociation des producteurs avec de potentiels partenaires, que ce soient des ministères, des sociétés de restauration concédées ou des communautés de communes», analyse Eric Grunewald, coordonateur du réseau MBIM.

Celles-ci partagent et défendent une même vision de la restauration collective :

  • Ecologique : basée sur des produits bio, en limitant au maximum les impacts sur l'environnement;
  • Educative : les produits bio servis en restauration collective doivent pouvoir être accompagnés d'actions éducatives auprès des convives et auprès des personnels;
  • Territoriale : les échanges économiques entre production et consommation doivent pouvoir se faire au plus près, en impliquant les acteurs du territoire;
  • Solidaire : la politique commerciale pratiquée doit permettre à chaque maillon de la filière de vivre de son travail et au consommateur final de pouvoir consommer facilement des produits sains.

Pour plus d'informations, cliquer MBIM

Remarque : on ne prépare pas les enfants à manger du poisson....

Pas beaucoup de produits de la mer dans tous ces guides pratiques de cantine Bio (en téléchargement) :


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Le 10 décembre 2012

France. L’aquaculture biologique


42% des exploitations aquacoles bio dans 3 départements : Finistère, Morbihan et Charente-Maritime 

• En 2011, 55 exploitations aquacoles étaient engagées en bio, avec différentes spécialités :
- la pisciculture (28 exploitations), d’eau douce ou marine (truites, saumons, bars, daurades, etc.),
- la production de coquillages et crustacés (18 exploitations - crevettes, huîtres, palourdes et moules),
- la production d’algues (9 exploitations - récolte ou culture).

• 110 préparateurs bio avaient en 2011 comme activité principale la transformation et la conservation de produits aquacoles, soit une progression de 28% par rapport à 2010 et un doublement depuis 2007. 1/3 d’entre elles étaient situées en Bretagne.

• Le marché des produits aquacoles biologiques (mer-saurisserie-fumaison) était estimé à 60 millions € en 2011. Il a augmenté de 20% par rapport à 2010 et a été multiplié par 10 depuis 2007. 83% des ventes ont été réalisées dans la grande distribution.

En 2011, on estime à 80% la valeur des produits bio de ce secteur consommés en France et provenant d’un autre pays. Il s’agit en grande majorité de productions européennes pour lesquelles la production française n’est pas très développée, y compris en conventionnel (principalement le saumon). La part des approvisionnements extérieurs est en retrait depuis 2010 : elle était respectivement de 90 et 92% en valeur en 2008 et 2009.

Agence Bio : L’agriculture biologique en France : par filière dont Aquaculture bio

La Bio, un secteur dynamique dans une conjoncture difficile


Dans un contexte de baisse de la consommation alimentaire au premier semestre 2012, le marché des produits bio continue son essor dans tous les circuits de distributions. Le secteur de la production bio est également dynamique : 880 producteurs et 306 transformateurs et distributeurs supplémentaires se sont engagés en Bio depuis le début de l’année. La Bio « made in France » gagne ainsi du terrain amenant les importations de produits bio à passer sous la barre des 30%.

Au sommaire, notamment :

- LA BIO 2011-2012 : quelques repères
- EMPLOI : la Bio créatrice d'emplois en France
- RESTAURATION : la Bio fait son chemin
- VITICULTURE : le vin bio est arrivé
- LES PROCHAINS GRANDS RENDEZ-VOUS DE LA BIO

Bio : le kit éducatif

Source : Echobio

Pour sensibiliser les enfants des classes du CE1 au CM2 à l’importance d’une alimentation reliée aux questions d’environnement, de biodiversité, de bien-être animal, l’Agence Bio lance en 2012-2013 le programme “Manger Bio, c’est dans ma nature”.

En septembre, 2 500 kits ont été proposés via un mailing aux gestionnaires de la restauration collective et ceux qui les accompagnent. Les kits servent à animer les salles de restauration : affiches, guirlandes, signalétiques sur ventouse. 200 dépliants sont à remettre aux enfants. Ludiques, ceux-ci font découvrir l’agriculture bio et ses produits en s’amusant.

Le kit propose également “Le mémo bio en restauration collective” destiné aux professionnels.

À télécharger sur www.agence.bio.org


Les députés ont prolongé vendredi de deux ans, sur proposition du gouvernement, le crédit d’impôt sur l’agriculture biologique, pour favoriser ce mode de production "respectueux de l’environnement", où la France est importatrice nette de produits.

« L’agriculture biologique est un mode de production agricole non polluant et respectueux de l’environnement, créateur d’emplois et qui fait par ailleurs l’objet d’une demande nationale forte, la France étant importatrice nette de produits issus de l’agriculture biologique », relève l’amendement du gouvernement adopté dans le cadre du budget rectificatif 2012.

Selon l’exposé des motifs de cet amendement, « les surfaces cultivées en agriculture biologique représentaient environ 3,5 % de la surface agricole utile, ce qui reste » très faible.

L’agriculture bio poursuit sa percée en France

Si la crise cisaille les budgets, le secteur du bio semble - au moins pour l’instant - échapper à cette ambiance morose. « Malgré une baisse de la consommation alimentaire de 1 %, celle des produits bio a augmenté de 5 % », observe Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. Mieux, « pour la première fois, 100 % de la demande en lait et produits laitiers peut être couverte, même s’il reste quelques importations en zones frontalières ».

Attention, cependant, aux risques de dérapage. « Nous ne voulons pas connaître le problème de surproduction de 2004...
Cette association envisage de créer une organisation de producteurs (OP) transversale à l’échelle du Nord-Ouest (Bretagne, Basse et Haute-Normandie, Pays de la Loire et Picardie) pour fédérer les éleveurs livrant aux laiteries privées de ces régions. Un travail mené en concertation mené avec Biolait.

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L'utilisation industrielle des algues alimentaires se développe et la cueillette ne suffit plus. Leur culture pourrait offrir aux conchyliculteurs un complément appréciable d'activité et de revenus.

D'un côté, les professionnels utilisant des algues alimentaires (agroalimentaire, nutrition, santé et cosmétique), de plus en plus nombreux, ont du mal à trouver de la matière première de qualité. De l'autre, les conchyliculteurs, en crise, notamment, à cause de la mortalité des jeunes huîtres, ont du mal à joindre les deux bouts... «Pour avoir une ressource de qualité régulière, dans les algues comme dans bien d'autres domaines, il faut faire appel à la culture: la cueillette ne suffit pas», indique Marc Danjon, directeur duCentre de valorisation des algues (Ceva) de Pleubian (22). Justement, les conchyliculteurs sont particulièrement bien placés pour se livrer à cette culture nouvelle que pratiquent, pour l'instant, en Bretagne, une demi-douzaine d'opérateurs «historiques».

Deux métiers qui font la paire

Ils ont déjà réalisé les investissements nécessaires (tracteur, bateau et matériel divers) et disposent de l'accès au «foncier marin». «Or, obtenir une concession de foncier marin est très difficile en France et demande deux ans de démarches», précise Marc Danjon. La culture des algues, compatible avec l'élevage des coquillages et même favorisée par la présence des poches à huîtres, pourrait donc apporter aux conchyliculteurs un complément de revenu d'autant plus appréciable que les deux métiers connaissent des pics d'activité différents: en fin d'année pour l'un, au printemps et en été pour l'autre. L'idée de mettre en contact lesdeux groupes professionnels a donc germé.

1.000 hectares de culture d'ici cinq ans...

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