La vie d'un poisson n'est pas facile de nos jours...

La vie d'un poisson n'est pas facile de nos jours. Ils vivent dans des eaux polluées au point qu'ils en crèvent, changent de sexe ou se retrouvent obligés de se reproduire entre cousins, isolés entre les barrages. Ils sont les victimes inconscientes d'une politique d'extermination par la surpêche, par la destruction de leurs habitats marins et par ces politiques qui autorisent le prélèvement sélectif des meilleurs géniteurs, sans parler de l'aquaculture et de ses impacts cumulatifs encore pires. Depuis le début de la colonie, les humains ont dévasté les milieux de reproduction et de vie préférés de nos espèces aquatiques -- les embouchures des rivières -- par des remblayages et du béton à la base de nos villes. Ailleurs, ce sont les mangroves qu'on détruit, ici les marais qu'on assèche et qui fait que la chaîne de la vie s'enraye à son point de départ, les bayous qu'on canalise, les forêts sous-marines qu'on détruit avec les dragues des chalutiers.

Vaut mieux, en cette période de crise, être une grosse carpe de la grande industrie, dont le régime salarial plafonne à quelques millions par mois, ou un requin-spéculateur qui ne pourra pas changer sa vieille BMW de deux ans! Même s'ils nagent en eaux troubles, ceux-là ne risquent pas se retrouver sur la liste des espèces menacées! Et pourtant, la vie de nos poissons devrait être meilleure aujourd'hui, car il y a 23 ans,... Suite de l'article de Louis-Gilles Francoeur dans le Devoir

Photo de Martin Savard (Wikipedia) : Saumon Atlantique (Salmo Salar) à la passe à saumon de Matane, Québec, Canada, Août 2003

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