vendredi 29 mai 2009

Greenpeace : la tournée dans les grandes surfaces

Après avoir épinglé la Wal-Mart aux USA, des hypermarchés dont Auchan en Espagne, Greenpeace vient de noter les grands supermarchés au Canada selon ses critères « Pêche durable ».

Lisez l’article de Stéphanie Bérubé publié le 23 mai 2009 dans la Presse canadienne, il ne manque pas de sel !

La pêche durable à l'épicerie ? Pas pour demain...

La pêche durable est-elle une préoccupation pour les grands supermarchés du Canada? Pas si on se fie à Greenpeace qui a remis hier ses bulletins aux épiceries canadiennes. Les notes sont lamentables. On ne voudrait surtout pas que fiston rentre à la maison avec un pareil bulletin en main...

En tête de la liste, le groupe Loblaw récolte un mince 24% au final. Sobeys, qui compte les épiceries IGA et Rachelle-Béry au Québec, suit avec 11%. Et Wal-Mart, 10%. Costco obtient 7% et à la queue de la liste, Métro coule au fond avec un minuscule 1%. Pourquoi une note aussi lamentable?

L'épicier vend presque toutes les espèces qui se trouvent sur la liste rouge de Greenpeace qui compte des poissons dont la méthode de pêche ou de production engendre des répercussions négatives sur l'écosystème. Ou alors des espèces carrément menacées pour cause de surpêche. Le bar du Chili, la morue de l'Atlantique, le thon, le saumon d'élevage de l'Atlantique et la crevette tropicale sont notamment citées sur cette triste liste. De plus, l'évaluation tenait compte de la traçabilité et de l'étiquetage.

Ceux qui croient que les groupes de supermarchés n'ont rien à cirer des évaluations de Greenpeace se trompent peut-être. L'automne dernier, de gros poissons ont manifesté devant certains Loblaws. Greenpeace avait organisé des manifestations pour les sensibiliser à l'importance de s'approvisionner en poissons venant de pêches durables.

Eh! Bien, Loblaws annonçait cette semaine que tous les produits de la mer vendus dans ses magasins proviendront de source durable d'ici quatre ans. Même les poissons et fruits de mer en conserve et congelés. Ils obtiendront certainement une meilleure note au prochain bulletin....

Et en France ?

A notre connaissance, les militants de Greenpeace n’ont pas mené d’actions auprès des supermarchés en France. Mais, le samedi 16 mai 2009, les membres de Greenpeace Poitiers se sont regroupés devant l’Intermarché à La Rochelle, non pas par rapport à l’armement Scapêche du groupe Intermarché (le plus grand armateur à la pêche en France) mais pour sensibiliser les consommateurs sur la création d’une grande réserve marine au large des côtes charentaises dans le cadre de Natura 2000 en mer. Greenpeace milite aussi pour sanctuariser 40% des surfaces océaniques !

Autre article :

Pour plus d'informations :

Pour aller plus loin...

Le 12 mai 2014

Thon tropical. "Oriental & Pacific" se plie aux exigences de Greenpeace

Une marque de thon en conserve européenne leader ne proposera, à partir de 2015 « que du thon approvisionné de manière responsable »

Source : Agritrade

Greenpeace a salué l’engagement pris par une des plus grandes marques de thon en boîte, Oriental & Pacific, de ne fournir que « du thon provenant de pratiques responsables » à partir de 2015.

Le groupe de grande distribution Tesco a récemment fait l’objet de virulentes critiques par Greenpeace et le célèbre chef cuisinier britannique, Hugh Fearnley-Whittingstall, parce qu’il achetait du thon à prix réduit auprès d’Oriental & Pacific, dont les fournisseurs utilisent des dispositifs de concentration du poisson (DCP) qui sont connus pour capturer un grand nombre de juvéniles, de requins, de raies et de tortues. Selon Greenpeace, seul le thon pêché à la ligne ou par des filets sans DCP peut être considéré comme un produit issu d’une exploitation durable des ressources.

Plus de 85 000 personnes ont exhorté le supermarché Tesco à retirer de leurs étalages les boîtes de thon estampillées Oriental & Pacific, mais celui-ci a refusé d’agir. Toutefois, Oriental & Pacific a contacté Greenpeace et annoncé « qu’à partir du mois d’avril 2015, elle ne vendra que du thon provenant de sources d’approvisionnement durables ».

Greenpeace a salué la décision mais continue à émettre de fortes critiques envers le groupe Tesco. Le supermarché s’était engagé au préalable à créer sa propre marque de thon « durable » mais une fois sa promesse faite, « il a introduit du thon fourni par Oriental & Pacific ne provenant pas de sources durables, sapant ainsi son engagement public pris vis-à-vis de la protection des océans », a fait savoir un militant britannique de Greenpeace Oceans.

Le célèbre chef cuisinier avait également loué la décision, et est allé encore plus loin en demandant à ce que Tesco « insiste pour qu’Oriental & Pacific mette une étiquette claire précisant le mode de capture afin de s’assurer que ces engagements soient bien tenus ». « Je crois que tout consommateur devrait se refuser à acheter du thon en boîte qui ne spécifie pas la méthode de capture » a-t-il-précisé.

L’Association Greenpeace a annoncé qu’elle mènera une enquête sur le thon vendu dans les supermarchés discount comme Aldi et Lidl, qui ont une clientèle de plus en plus importante. Bien que les deux magasins proposent sur leurs étalages du thon pêché à la ligne, la majeure partie du thon proposé a été pêché au moyen de sennes coulissantes/de dispositifs de concentration du poisson.

Illustration : montage copie écran : Greenpeace et  The Independent : Tesco accused of selling 'dirty tuna' by top chef Hugh Fearnley-Whittingstall

Cliquer Ici pour plus d'informations sur Cta / Agritrade

Commentaire éditorial

Ce cas révèle que les produits « issus de la pêche durable » proposés sur les étalages constituent principalement un moyen pour les supermarchés de diversifier l’offre et d’accroître le nombre de clients, pour répondre à la fois aux besoins des consommateurs sensibles aux questions environnementales et à ceux qui regardent davantage les prix. Il montre aussi l’importance pour les pays fournisseurs, y compris les pays ACP d’avoir une vue plus claire sur ce que le « thon issu de pratiques durables » implique, de manière à adapter leurs stratégies de production. La seule prise en compte des méthodes de pêche pour définir si le poisson provient de pêcheries durables, comme l’a proposé Greenpeace, s’avère trop simpliste. D’autres facteurs devraient aussi être pris en considération comme le niveau de capacité/l’effort de pêche – critère que le label du Marine Stewardship Council prend en compte, ou comme les critères sociaux liés à la production, que les labels Naturland ou Pacifical garantissent. Au cours de la réforme de l’Organisation commune du marché (OCM), il a été demandé à la CE de proposer un label écologique européen pour les produits du poisson, ce qui aurait au moins le mérite d’apporter des clarifications sur ce qui constitue les normes officielles de durabilité. La réforme de l’Organisation commune des marchés (OCM) garantit également que l’étiquette des produits de la mer indique le type d’engins utilisés pour la capture du poisson (sauvage): chaluts, sennes coulissantes, filets dérivants, hameçons, lignes, dragueurs et pièges, ce qui répond à la requête des militants britanniques.

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Le 3 juin 2010

Greenpeace sur tous les fronts de la pêche à la grande distribution….
Greenpeace talonne les épiciers (Radio Canada)
 
Greenpeace estime que les huit plus grandes chaînes de supermarchés canadiennes doivent encore faire « beaucoup plus » pour protéger les océans.
 
Du côté des bons points, le rapport Mer sous inventaire, publié mercredi, note que « les grands épiciers examinent leur chaîne d'approvisionnement en aliments de la mer, cessent la vente de certaines espèces de la Liste rouge (espèces issues de la surpêche, de techniques d'élevage ou de pêches destructrices) et adoptent des politiques d'achat durables ».
 
Mais l'organisme estime que la plupart de ces entreprises se bornent à des déclarations de bonnes intentions, plusieurs vendant encore des espèces menacées……

Le rapport de Greenpeace Canada avec le classement des GMS (juin 2010) : Mer sous inventaire

" Touche pas à mon thon ! " : mobilisez-vous avec Greenpeace le 5 juin 2010
 
Greenpeace appelle la population à venir à la rencontre des militants des groupes locaux, afin de mieux connaître, en image et en texte la pêche au thon rouge, le samedi 5 juin 2010 dans 21 villes de France.
 
Tandis que deux bateaux de l'association écologiste naviguent actuellement au large de Malte, prêts à défendre l'espèce en danger, Greenpeace organise une journée nationale de mobilisation pour la sauvegarde du thon rouge, qui aura lieu le samedi 5 juin prochain dans toute la France, sous le slogan " Touche pas à mon thon ! ".
 
Les villes participantes sont Avignon, Angers, Bordeaux, Chambéry, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Pau, Perpignan, Poitiers, Rennes & Brest, Rouen, Strasbourg, Toulouse.
 
Greenpeace propose également de venir assister à une projection gratuite du film "Global Sushi" de Jean-Pierre Canet à Dijon, Lyon, Nantes et Toulouse…..

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