samedi 11 avril 2009

Nouvelle-Calédonie : lagons ou nickel ?

Les lagons de Nouvelle-Calédonie sont reconnus comme des perles de l’Humanité. A côté, la mine de nickel la plus importante au monde est donnée en exploitation à la société brésilienne Vale Inco.

Un accident avant que l’usine ne soit inaugurée…

Une fuite d'acide sulfurique, entraînant une pollution dans l'environnement, a eu lieu à l'usine métallurgique de nickel du Brésilien Vale Inco, dans le sud de la Nouvelle-Calédonie le 1er avril 2009.

Vale Inco a indiqué dans un communiqué que « l'incident était lié à un joint défectueux et que l'essentiel du liquide avait été contenu et maîtrisé, mais que des fuites avaient impacté la rivière de la Baie Nord. » Une quantité de 1.000 à 5.000 litres d'acide s'y serait déversée sur 14 000 à 18 000 litres d’acide, concentré à 98 %, qui se seraient échappés de l’unité. Il n'y a eu aucun blessé.

Les réservoirs d’acide sulfurique de Vale Inco ont un volume de 270 000 litres. Ce qui avait été décrit, jeudi midi, comme un « incident mineur », par la direction de Vale Inco, a en réalité dévasté la faune du creek de la baie Nord, où plus aucun animal vivant n’a été observé depuis l’accident. Au total, 1 850 poissons morts, dont 150 anguilles, ont été repêchés dans le cours d’eau, ainsi que 600 crevettes. La zone maritime, située à 2 km de l’endroit où l’acide s’est déversé, a également été touchée puisque des picots morts ont été découverts. Or, il s’agit ni plus ni moins de la zone tampon protégeant l’un des six sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco


Les lagons de Nouvelle-Calédonie viennent d’être inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO lors de la 32e session de son Comité du patrimoine mondial qui s’est tenue du 2 au 10 juillet 2008, à Québec en tant que « bien naturel », valant reconnaissance internationale de l’exceptionnalité de ses sites, de leur état de conservation et de leur représentativité.


Les organisations environnementales et de citoyens lancent un SOS et disent : « AUCUNE INDUSTRIE NE VAUT LE SACRIFICE DE NOTRE ECOSYSTEME -
AU NOM DE LA VIE, PRESENTE ET AVENIR, ARRETONS CE MASSACRE. »

Pour plus d’informations :

Photographie : île des Pins - Nouvelle Calédonie (Philippe FAVRELIERE)

Pour aller plus loin...


Le 30 mai 2014

Nouvelle-Calédonie : Vale à l’arrêt depuis deux semaines après une nouvelle pollution

L’usine de nickel du groupe brésilien Vale est arrêtée depuis le 7 mai, à la suite d’une fuite d’acide dans l’environnement. Son avenir et celui du port de Prony sont une nouvelle fois en pointillés.

Source : Le Marin

Le déversement de 96 000 litres d’une solution toxique a causé la mort de 1 400 poissons dans le cours d’eau de la baie nord de Prony, dans le sud-est de la Nouvelle-Calédonie.

Illustration : Nouvelle-Calédonie 1e : VALE NC: "nous nous sentons exclus des discussions et nous ne voulons qu'une seule chose, la fermeture de l'usine"
 
La province sud a immédiatement demandé l’arrêt de l’usine et une expertise indépendante de la sécurité de l’usine. Dans les jours suivants, les tribus kanakes voisines ont procédé à des barrages, empêchant l’arrivée du personnel par la route.

Avec un procédé chimique utilisant de l’acide chlorhydrique, l’usine de Vale, qui exploite le gisement de nickel de Goro, a accumulé les problèmes techniques depuis sa création.

Sept incidents plus ou moins graves ont été observés depuis avril 2009 et Vale a déjà été condamné. L’association Ensemble pour la planète (EPLP) a déposé une nouvelle plainte.

La concertation doit se poursuivre jusqu’à ce samedi 24, mais plusieurs autorités coutumières vont jusqu’à préconiser la fermeture de l’usine, qui emploie 1 350 personnes et fait vivre des centaines de sous-traitants.

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Le 28 Mai 2014

Les compagnies minières ne devraient pas être en conflit avec les communautés locales

Droits

Les conflits avec les communautés locales au sujet de l'exploitation minière, pétrolière et du gaz coûtent aux compagnies des milliards de dollars par an. Une seule société a annoncé un coût de six milliards de dollars sur une période de deux ans selon la toute première étude examinée par des pairs sur le coût des conflits dans le secteur des extractions.

Les grandes entreprises minières ont apparemment commencé à comprendre qu'il est nécessaire de travailler avec les communautés locales, et elles mettent en œuvre les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'Homme... Mais ce n'est pas le cas dans le secteur du pétrole et du gaz. "Leur culture est très différente. Elles ne sont pas habituées à traiter avec les communautés".

Source : IPS par Stephen Leahy

D'après l'étude intitulée "Le conflit transforme les risques environnementaux et sociaux en des coûts des affaires" (1), publiée le 12 mai 2014 dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences (PNAS). Un rapport spécial intitulé "Les coûts des conflits entre les compagnies et la Communauté dans le secteur de l'extraction" (2), basé sur l'étude, est également disponible.

Le projet d’exploitation de la mine d'or de Pascua Lama au Chili a coûté à la compagnie canadienne 'Barrick Gold' 5,4 milliards de dollars après 10 années de protestations et d'irrégularités. Aucun or n'a jamais été exploité et le projet a été suspendu sur décision de justice.

Et au Pérou, le projet d’exploitation minière de cuivre de Conga estimé à deux milliards de dollars a été suspendu en 2011 après que des manifestations ont éclaté par rapport à la destruction prévue de quatre lacs de haute montagne. La compagnie 'Newmont Mining Co', basée aux Etats-Unis, qui exploite également la mine voisine de Yanacocha, a maintenant construit quatre réservoirs qui, selon son plan, doivent être utilisés à la place des lacs.

"Les communautés ne sont pas impuissantes. Notre étude montre qu'elles peuvent s'organiser et se mobiliser, ce qui entraîne des coûts importants aux compagnies", a déclaré le co-auteur, Daniel Franks, de l'Université du Queensland, en Australie, qui est également directeur adjoint du Centre pour la responsabilité sociale dans l’exploitation minière.

"Malheureusement les conflits peuvent également entraîner des bains de sang et des pertes de vies", a indiqué Franks à Tierramérica.

L'étude est basée sur 45 interviews confidentielles profondes avec des responsables de haut niveau dans les industries (énergétiques et minières) extractives ayant des activités à travers le monde.


Cette étude intitulée "Le conflit transforme les risques environnementaux et sociaux en des coûts des affaires" a été publiée le 12 mai dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences (PNAS). Un rapport spécial intitulé "Les coûts des conflits entre les compagnies et la Communauté dans le secteur de l'extraction", basé sur l'étude, est également disponible.

"Nous voulions enquêter sur les coûts des mauvaises relations avec les communautés. Les compagnies ne sont pas pleinement conscientes, et seuls certains investisseurs connaissent l'ampleur du risque", a déclaré Franks.

"Si les compagnies sont intéressées dans la sécurisation de leurs profits, alors elles doivent avoir des normes environnementales et sociales élevées et collaborer avec les communautés", a indiqué Franks dans une interview.

Investir dans le renforcement des relations avec les communautés est beaucoup moins coûteux que le conflit. Les populations locales ne sont pas généralement opposées au développement. Ce auquel elles s'opposent c’est le fait d’avoir peu de choses à dire ou de contrôle sur la façon dont le développement évolue, a-t-il ajouté.


"Nous voulons un développement qui profite aux populations indigènes et ne profite pas seulement au frère-frère de quelqu'un", a souligné Alberto Pizango, président de l'Association interethnique pour le développement de la forêt péruvienne (AIDESEP), une organisation de défense des droits des populations indigènes au Pérou représentant 1.350 communautés de la jungle amazonienne.

"Les populations indigènes ont quelque chose à dire sur le développement harmonieux avec la nature. Nous ne voulons pas de développement qui détruit notre Amazonie bien-aimée", a déclaré Pizango à Tierramérica depuis Lima, la capitale du Pérou.

Pizango résiste activement à la vente par le gouvernement du Pérou des concessions pétrolières à des compagnies étrangères sur des terres légalement attribuées aux populations indigènes.

La lutte est devenue violente à l’extérieur de la ville de Bagua, dans le nord du pays, le 5 juin 2009, lorsque la police anti-émeute armée est intervenue pour expulser des manifestants pacifiques qui bloquaient une route. Dans les affrontements 24 policiers et 10 civils ont été tués.

Suite dans : IPS

(1) Pnas : Conflict translates environmental and social risk into business costs

(2) Costs of Company-Community Conflict in the Extractive Sector. Corporate Social Responsibility Initiative Report (John F. Kennedy School of Government, Harvard University, Cambridge, MA)
Davis R, Franks DM, (2014)

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Revue de presse

Le 4 août 2010

L’affaire est en audience publique ce matin au tribunal du commerce de Nouméa. Ce matin avait lieu, au tribunal de commerce, l'audience publique de l'affaire opposant la Société Le Nickel à Aqualagon, une société de pisciculture. L’affaire baptisé Aqualagon/SLN concerne un projet pilote d’élevage de picots à Nouville, détruit par une pollution aux hydrocarbures. Des hydrocarbures qui s’étaient échappés d’une cuve de la SLN.

La Société Le Nickel admet la fuite mais conteste sa responsabilité dans la mort des poissons. C’est le premier procès écologique d’envergure en Nouvelle-Calédonie. La décision de justice est attendue pour le 13 octobre prochain.

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Le 17 juin 2011

A l'aide !!! Nouvelle-Calédonie cherche solution à déchet de poisson....

Comment valoriser 4 à 6 tonnes de déchets de poisson par semaine ?... Des déchets jusqu'alors rejetés en mer au-delà du lagon par le transformateur "Les Pêcheries du Nord"...

Les Pêcheries du Nord face à leurs déchets

Les Pêcheries du Nord, la mairie et le SIVM avaient rendez-vous jeudi soir. Ils cherchaient des solutions pour la gestion des déchets de poisson. Leur délestage en mer semble en voie d’être définitivement banni. Plusieurs pistes sont à l’étude. Après le découpage des poissons, la gestion des carcasses demeure un problème que l’industriel et les collectivités tentent de résoudre afin de bannir leur délestage en mer.

Suite à la réunion qui s’est tenue mercredi après-midi entre les Pêcheries du Nord, la municipalité et des représentants de kitesurfers, le maire, Wilfrid Weiss, le président du SIVM Nord, Alain Levant, assurant la gestion du dépotoir, et le directeur des Pêcheries du Nord, David Massard, se sont retrouvés jeudi soir, autour d’une table ronde pour étudier une solution à court terme à la gestion des déchets de poisson et bannir leur délestage en mer, à 12 milles des côtes.

« Les solutions qui ont été prises se feront sur une zone à terre qui reste à définir. Nous sommes satisfaits dans le sens où tout le monde a conscience du problème : arrêter la polémique et régler le problème. Il y a encore du travail. Des rencontres sont programmées en ce sens », assurait David Massard à l’issue de la réunion....

Pistes. Vendredi matin, après que le maire a informé les élus municipaux, trois pistes de solutions transitoires étaient envisagées : le stockage sur un terrain communal, le stockage sur un terrain privé à proximité de Koumac ou le stockage sur des terres appartenant à la Sofinor, dont dépendent les Pêcheries du Nord. C’est en définitive cette dernière solution qui a été retenue en urgence par les Pêcheries du Nord. « Restant sur ma position de ne pas rejeter en mer les carcasses de poissons en mer, quelle que soit la distance, la commune souhaiterait que l’on valorise durablement ces déchets à terre pour en faire du compost, des farines… », conclut le maire. Source : Les Nouvelles Calédoniennes

------ 11 septembre 2011 ------


Le Picot (Siganus lineatus) est une espèce herbivore de la famille des Siganidés (poissons lapin), il est présent dans l’océan indien et dans le Pacifique central mais pas en Polynésie française. Reconnaissable par sa couleur bleu-gris, avec une marque vive de couleur jaune, il peut mesurer entre 20 et 30 cm pour un poids compris entre 200 et 800 grammes. Principalement capturé au filet, le picot, est un poisson très prisé en Nouvelle Calédonie, qui malheureusement, se raréfie, en raison d’une surpêche, au point que l’on ne voit pratiquement plus de picots de plus de 30 cm.

Cependant, c’est l’un des meilleurs candidats à l’aquaculture, notamment grâce à sa facilité de recrutement pour l’élevage, assurant ainsi, l’économie de coûts d’achats d’alevins.

C’est avec l’idée de partager une expérience que Temauri Foster a visité la ferme Aqualagon, car cette société s’est lancée dans l’élevage de Picots, au regard d’une demande intérieure importante, comme en Polynésie, où l’on mise, pour les mêmes raisons, sur le fameux « paraha peue » dont la commercialisation des premières espèces issues de l’élevage, est en cours. Ainsi, la société Aqualagon, située dans la baie de N’GO, en province sud de la Nouvelle Calédonie est issue d’un projet initié en 2003, à l’université de Nouvelle Calédonie. Le directeur, Franck Legarrec a accueilli avec joie le ministre des ressources marines, Temauri Foster accompagné de Nicole Andrea-Song, conseillère de la province sud, afin de discuter du projet et des filières piscicoles….

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Le 3 novembre 2011

La navigatrice Isabelle Autissier, présidente du Fonds mondial pour la nature (WWF), a qualifié vendredi de "considérable pour l'avenir" la richesse de la biodiversité de la Nouvelle-Calédonie, lors d'un séjour dans l'archipel.

"La Nouvelle-Calédonie a le plus fort taux d'endémisme au monde. C'est un enjeu considérable en termes de conservation et d'avenir car parmi toutes ces espèces, certaines permettront de faire du tourisme vert, de la chimie verte, de la médecine", a-t-elle déclaré à l'AFP.

"Un jour, il n'y aura plus de mines (de nickel), alors que les ressources de la biodiversité, si on les protège, sont elles durables", a également indiqué Isabelle Autissier, en Nouvelle-Calédonie jusque dimanche.

Avec la Guyane, la Nouvelle-Calédonie est le seul territoire d'outre-mer à disposer d'une antenne du WWF, particulièrement active dans l'archipel dans le domaine du reboisement et de la lutte contre les feux.

Lors de son séjour, Isabelle Autissier a survolé en ULM la montagne des sources dans le sud, réserve écologique victime fin 2005 d'un gigantesque incendie, qui avait ravagé plusieurs milliers d'hectares.

"La nature est impactée pour des décennies, voire des siècles. Ca ne repousse pas ou mal sur les zones ravagées par les flammes", a déclaré la navigatrice, qui préside le WWF depuis 2009, rappelant qu'il ne subsiste en Nouvelle-Calédonie que 1% de la surface originelle de forêt sèche.

Jeudi, elle a signé avec la direction de l'aviation civile locale une convention pour restaurer la forêt calédonienne, qui comprend outre le financement de plants, une formation des pilotes pour l'identification immédiate de zones de feux. En 2012, le WWF devrait en outre organiser pour la deuxième fois en Nouvelle-Calédonie des "Assises du feu".

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Le 10 novembre 2011


La sixième édition de la Fête du wajuyu (le vivaneau, en nengoné) se déroule vendredi, samedi et dimanche au nord de l’île. Couplée cette année au padoku (la fête de la chefferie) elle se veut un symbole d’union et de paix.
Les hommes reviennent, le soir venu, d’une bonne journée de pêche, à la mise à l’eau de Roh.

La sixième édition de la fête du wajuyu (vivaneau en nengone) débutera demain sur le site de Roh, tribu traditionnellement tournée vers la pêche. Cette édition sera aussi la fête du padoku, la chefferie, et du petit chef. Ainsi le petit chef de Roh, Daniel Kaiwatr Hnassil, a été chargé depuis début septembre de l’organisation des festivités : « On a fait appel à des groupes de danse, de musique, à l’association Tapene, aux associations de producteurs, de pêcheurs, aux espaces d’information. Les enfants auront cette année une place toute particulière. C’est un énorme travail de coordination pour mobiliser tout le monde. Nous en sommes, depuis septembre, à notre sixième réunion. »

En tête de programme, bien sûr, ces mots forts : « La manifestation est organisée dans un esprit d’ouverture, de dialogue, de partage, d’unité, de joie et de paix. » Une volonté affichée de réunir la population, les intervenants et les visiteurs dans une ambiance apaisée, conviviale et détendue, trois mois après les drames qui ont touché l’île.

Miss. Vendredi matin, près de 220 touristes, inscrits par l’intermédiaire de la Dil (Destination îles Loyauté) sont attendus et logeront chez l’habitant en tribu, en particulier de Roh, à Tenan, à Wakuarori, à Hnawaiyac, et peut-être à Padawa.

Ils pourront également participer à de multiples activités comme les randonnées pédestres (dont la fameuse balade d’Eoc) ou aquatiques ainsi qu’aux parties de pêche. Des concours sportifs et artistiques sont également prévus : on peut citer un biathlon le premier jour et l’élection de Miss wajuyu (voir programme).

Mais un des objectifs principaux est de fournir aux visiteurs suffisamment de vivaneaux, le roi de la fête. C’est ce à quoi s’emploient les pêcheurs de Roh depuis déjà plusieurs semaines. L’objectif semble atteint : « les stocks sont pleins », selon Daniel Hnassil. L’occasion de revenir avec les pêcheurs de Roh sur cette pratique traditionnelle qui s’est modernisée et qui est pratiquée notamment au large de la tribu.

Techniques. Plusieurs bateaux sont armés pour cette pêche de fond : Louis Constant pêche « dans les hauts fonds entre Tiga et Maré. C’est là, entre 200 et 400 mètres, que l’on pêche le wajuyu. » Les lignes font plusieurs centaines de mètres et s’enroulent autour d’un treuil. « Avant, on remontait à la main, aujourd’hui avec le treuil électrique c’est plus facile. » Plus qu’un métier, ils en parlent comme d’une véritable passion : « On part souvent toute la journée. On emmène le casse-croûte. Il faut que le temps soit bon, pas plus de 10-15 nœuds en général. Pour les appâts, on pêche du thon à la traîne et on place ensuite de sa chair sur les hameçons. » En temps normal, le produit de leur pêche (vivaneau, carangue amoureuse, sériole argentée ou loche bagnard) est vendu sur place, à Roh ou au marché au poisson de Lio. Mais ce week-end, les poissons trôneront sur les étals de la fête.
Questions à… Suzanne Kameongo Wamenjonengo

« C’est le poisson noble »

Les Nouvelles calédoniennes : Quel sera votre rôle pendant les festivités ?

Wamenjonengo Kameongo Suzanne : Je serai au buffet d’entrée et je servirai des plats à base de wajuyu. Mon mari, Bainengo préparera le bénitier. C’est sa spécialité. Il les pêche lui-même et certains viennent de loin spécialement pour goûter à sa soupe. La cuisine, c’est beaucoup de ma vie, j’étais enseignante à l’école ménagère de Houaïlou autrefois, au sein de l’école évangélique.

Comment cuisine-t-on le vivaneau à Roh ?

Traditionnellement le vivaneau est le poisson noble. Son goût est très fin et sa chair de qualité. On peut le cuisiner de différentes manières. On peut le faire comme autrefois, tout simplement grillé seul sur les braises. Ou le faire cuire dans le four kanak ou même en marmite en le baignant dans du lait de coco. Mais aujourd’hui, on fait aussi d’autres recettes : du curry, en gratin, cru en salade, en brochette et même en sashimi, comme les Japonais.
Pouvez-vous nous livrer une de vos recettes originale pour le vivaneau ?

Je vais par exemple préparer des quiches au vivaneau. On prépare une pâte brisée. Ensuite on mélange de la crème fraîche à 2 ou 3 œufs et un verre de lait. On sale et on poivre. On étale ensuite ce nappage. Puis on met des morceaux émiettés d’un vivaneau que l’on a fait bouillir, mais pas trop longtemps. Ensuite on recouvre de fromage râpé et on met au four…

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Le 28 novembre 2011

Nouvelle Calédonie. L’urbanisation ne fait pas bon ménage avec l’ostréiculture



Les ostréiculteurs situés à l’embouchure de la Dumbéa sont inquiets. L’urbanisation de la Zac Panda pourrait remettre en question l’exploitation qui attend davantage de soutien de la part des institutions.

La Zac Panda devrait avoir d’importantes conséquences pour la production d’huîtres à Dumbéa. Mais pour trouver un nouveau site de production, il faut environ deux ans de travail, dont une année de tests, et d’importants investissements, selon les gérants de L’Huîtrière.

Les Zacs de Dumbéa sont d’énormes projets d’aménagement et il faut parfois un peu de temps pour bien mesurer tous leurs impacts. C’est le cas de L’Huîtrière qui, depuis deux ans et la découverte de l’étude d’impact, commence à voir son avenir différemment. Alors qu’en juin 2007, les responsables provinciaux étaient présents pour l’inauguration de l’écloserie, ils livraient l’année précédente une étude d’impact de la Zac assez explicite.

Prudence. « L’implantation de la zone conchylicole à l’embouchure de la Dumbéa semble à court terme également menacée par les nombreux projets affectés sur le trait de côte », indiquait le document en août 2006. Une conclusion qui rappelle celle du directeur du Sivap dans son avis pour l’agrément d’hygiène de la société. « Toute autorisation d’installation tendant à modifier les conditions d’environnement de départ (construction d’habitations, activités minières ou agricoles... notamment en amont de la rivière) doit appeler la plus grande prudence de la part des autorités publiques », soulignait Didier Carton en 1998, date de lancement de la production d’huîtres.

En octobre 2003, la Zac Panda était pourtant créée par délibération provinciale. En mars 2004, malgré les mises en garde du Sivap, la direction du patrimoine et des moyens délivre un bail de 35 ans à la société. La province semble se rendre compte de l’erreur un an plus tard. Elle annule cette autorisation en s’appuyant sur un contentieux entre l’ostréiculteur et la Mobil pour une pollution au gasoil en 2004. A deux doigts de partir, L’Huîtrière finit par obtenir gain de cause au tribunal administratif en 2006….

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Le 17 janvier 2012

La Nouvelle-Calédonie se lance dans l’élevage d’holoturie (ou concombre de mer ou)

Les bassins d’élevages à la tribu de Tiabet à Poum ont reçu leurs premiers juvéniles

Des juvéniles, élevés dans des bassins à Boulouparis, ont retrouvé les eaux d’origine de leurs géniteurs. Ce projet pilote réunit les efforts des Provinces Nord et Sud, et ouvre des perspectives intéressantes pour les jeunes.
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Le 18 janvier 2012

Nouvelle Calédonie. Élevage de langoustes et de pétoncles

Par Nouvelle-Calédonie 1ère

Après l’élevage de bèche de mer, gros plan à présent sur celui des langoustes et coquillages !
Pour cela, une ferme aquacole a été créée à la Foa. Découverte de cette grande première.
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Le 18 février 2012

Une vie rêvée ou une vie de rêve...


Des bateaux par milliers en Nouvelle-Calédonie

Chaque week-end, ils sont plusieurs milliers à se mettre à l’eau et prendre le large vers le lagon. Qui sont-ils ? Sur quels bateaux voguent-ils ? Embarquement avec des professionnels de la vente et quelques propriétaires heureux.

La flotte calédonienne compte 23.880 navires, avec 746 nouvelles demandes d’immatriculation chaque année.

Ah notre beau lagon ! Ses eaux limpides, son récif, ses coraux, sa faune et les infinies possibilités qu’il offre. Les Calédoniens ont bien compris qu’un bateau leur permettait de l’explorer en toute liberté car ils n’ont jamais été aussi nombreux à posséder une embarcation. A ce jour, la flotte de plaisance représente à elle seule quelque 23 880 navires. Soit une embarcation pour dix personnes.

Motos marines, plates, bateau moteur, voilier, catamaran… Chaque semaine ils sont plusieurs milliers à prendre le large vers les îlots. Depuis dix ans, en moyenne, 746 nouvelles immatriculations de navire sont enregistrées chaque année auprès des services des affaires maritimes. La plate ou canot en alu, en fibre, est une des embarcations les plus prisées. 39 % des bateaux sont d’une taille inférieure à 4 mètres et 32 % mesurent entre 4 et 5 mètres de longueur.

« Les usagers viennent de tous milieux, de toutes ethnies, de tout le pays. Ils veulent s’équiper pour aller se balader en mer ou pour pêcher. Et ils peuvent trouver leur bonheur à partir de 500.000 francs », relève Michel, commercial chez JKR Marine. Après, comme toute nouvelle acquisition, il faut l’équiper d’un moteur, d’une remorque. Tout n’est qu’une question de budget car les prix grimpent aussi très vite.

Plate. Pour cet heureux propriétaire d’une plate à Tomo, ce type de bateau reste l’embarcation emblématique du pays. « Il peut aller partout, accoster sur le récif pour de la pêche à pied, à l’épervier, pour ramasser des poulpes et des coquillages, pour pêcher. Il peut aussi aller dans la mangrove pour aller chercher des crabes ou des huîtres. Le Calédonien, il ne se casse pas la tête. Il attrape le poisson et le balance dans le bateau. » Le héros de bande dessinée Tonton Marcel a encore de beaux jours devant lui : « La plate, c’est plus pratique pour tout, à transporter, à mettre à l’eau et ça demande peu d’entretien. Ici on a un lagon et nous n’avons pas besoin d’un gros moteur, juste assez pour aller à son point de pêche le plus rapidement possible ».

Pour Gérard Besson, de Marine Corail, le cœur de métier, c’est le confort qu’on trouve sur des bateaux plus gros, des bateaux classiques en fibre, en alu, ou le zodiac. « Ce que recherchent les plaisanciers, c’est un bateau confortable qui met à l’abri les passagers sans trop les remuer sur l’eau par 15 nœuds de vent. En général, l’usage est la sortie à la journée pour se rendre sur les îlots » note ce commerçant. Des bateaux de croisière se vendent, tout comme le semi-rigides qui offrent une certaine polyvalence pour « aller à la pêche, sortir en famille et faire des activités ludiques. Dans l’achat d’un bateau, c’est la famille qui prédomine », analyse ce fin connaisseur.

C’était le choix de Stéphane, fonctionnaire, en s’offrant un semi-rigide. « C’est le bateau idéal. On va au phare Amédée, à l’îlot Signal, Larégnère, on pourrait même aller jusqu’à l’île des Pins. Mais avant tout, je suis très vigilant sur les questions de sécurité, surtout avec des enfants ». Assimilé au « Zoreille », son Bombard permet à cette famille de naviguer jusqu’à 35 nœuds, de quoi procurer de grandes sensations.

Croisière....

Suite et source : Nouvelles Calédoniennes

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Le 25 avril 2013

La Nouvelle-Calédonie interdit la pêche aux requins 

Source : AFP via TV5 Monde

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, archipel français du Pacifique sud, a décidé d'interdire la pêche aux requins dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), a-t-il indiqué mercredi.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, archipel français du Pacifique sud, a décidé d'interdire la pêche aux requins dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), a-t-il indiqué mercredi.

"La Nouvelle-Calédonie a pris la décision d'interdire la pêche, la capture, la détention ou la commercialisation de toutes les espèces de requins", ont annoncé les autorités. La ZEE a une superficie de 1,4 million de kilomètres carrés.

Depuis une quinzaine d'années, les scientifiques constatent une surexploitation, au niveau mondial, des requins, pêchés notamment pour la découpe d'aileron, principalement par les flottes asiatiques, a-t-on indiqué de même source.

Le gouvernement calédonien a également interdit toute activité à titre gratuit ou onéreux, basée sur l'observation des requins préalablement attirés par l'homme par le biais de nourriture, communément appelée "shark-feeding".

La pêche en petites quantités du requin Mako à l'intérieur du lagon reste autorisée.

Dans la région, plusieurs Etats et territoires ont déjà pris la même mesure tels que la Polynésie française, Palau, les îles Marshall ou les îles Cook, s'alignant sur la politique de la Commission régionale des pêches du Pacifique central et occidental (WCPFC).

"Il n'y a pas de flottilles asiatiques qui viennent dans la ZEE de Nouvelle-Calédonie, mais cela empêchera toute tentative. C'est une très bonne décision, car elle concerne toutes les espèces", a déclaré à l'AFP, Théa Jacob, coordinatrice éco-régionale du Fonds mondial pour la nature (WWF).

"Le requin est un élément prépondérant de la chaîne alimentaire et de l'équilibre des écosystèmes marins", a-t-elle également indiqué.

L'ONG Pew a salué la décision de "créer un sanctuaire pour les requins". "Représentant une surface de 1,2 million de km2, soit environ [l'équivalent de] l'Afrique du Sud, l'océan autour de la Nouvelle-Calédonie est encore intact et abrite une vie marine exceptionnelle, dont une cinquantaine de requins", a commenté Josh Reichert de Pew charitable trusts.

Pew rappelle qu'un tiers des espèces de requins sont actuellement en danger d'extinction ou proches de l'être et qu'il y a "urgence à les protéger".

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Le 24 avril 2013

L'Océanie en quête d'un développement durable à son échelle 

Source : AFP via Marine et Océans

Un colloque international s'ouvre mercredi en Nouvelle-Calédonie pour réfléchir à la mise en oeuvre de modes de développement durable adaptés aux micro-Etats insulaires d'Océanie, ont annoncé ses organisateurs.

Organisé à Koné (nord) par l'Institut de recherche pour le développement (IRD), l'Université de Nouvelle-Calédonie et l'association Agora (sciences humaines et sociales), ce colloque réunit jusque vendredi une trentaine de chercheurs et scientifiques de la région Pacifique.

"La conception du développement durable, véhiculée depuis le sommet de Rio en 1992, ne correspond pas aux pays océaniens. Le postulat selon lequel la croissance est infinie s'est avéré faux dans les pays développés, il l'est encore plus dans ces micro-Etats", a déclaré à l'AFP Victor David, l'un des organisateurs.

Continent d'îles de 10 millions d'habitants, l'Océanie abrite une vingtaine de pays et territoires, pour la plupart pauvres en ressources, très dépendants de l'extérieur et à l'environnement naturel fragile.

Octroi d'une personnalité juridique à la nature

"Plutôt que de tout miser sur une croissance économique qui rapporterait de l'argent pour acheter des biens importés, le modèle pourrait être une économie de substitution aux importations, notamment dans les domaines de l'énergie et de l'alimentation", a-t-il indiqué.

Alors que les liens entre l'homme et l'environnement sont extrêmement forts en Océanie, Victor David, spécialisé en anthropologie juridique, prône par ailleurs une conception renouvelée du droit, tel que l'octroi d'une personnalité juridique à la nature.

"En Nouvelle-Zélande, le gouvernement a récemment a accepté de reconnaître la rivière Whanganui, en tant que personne qui a droit à une bonne santé et à un bien-être, après des négociations avec des tribus maories riveraines", a-t-il indiqué.

L'impact du réchauffement climatique, auquel l'Océanie est particulièrement vulnérable, en raison de la montée du niveau de la mer, l'habitat spontané, l'exploitation minière ou la décroissance figurent au rang des autres thèmes abordés.

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Le 6 Novembre 2013

Le bateau de pêche chinois arraisonné dans les eaux calédoniennes n'est pas un cas isolé

Le Yu Hu pris en flagrant délit de pêche illégale vendredi dernier dans la zone maritme exclusive de la Nouvelle-Calédonie sera sanctionné par la justice. Le Vanuatu délivre des licences de pêche à des compagnies chinoises qui franchissent les frontières maritimes sans aucun état d'âme.

Le Hu Yu arraisonné à Nouméa



Reportage de Brigitte Whaap et de Cédric Michaut de NC 1ère.

Bloqué à quai depuis cinq jours au quai des pêcheurs de Nouville à Nouméa, l'équipage du Yu Hu attend de savoir quel sort lui sera réservé par la justice.

Source : NC 1ère par Angela Palmieri publié le 05/11/2013

Ce lundi, les agents des affaires maritimes de Nouvelle-Calédonie ont inspecté les cales du palangrier.

Les premières constatations ont été officiellement confirmées: plus d'une quarantaine de tonnes de poissons congelés (principalement du thon blanc mais aussi quelques ailerons de requins) sont stockés à bord du bateau chinois.

Un bateau chinois arraisonné entre Vanuatu et Belep pour pêche illégale


Par Gonzague de La Bourdonnaye le 04/11/2013

La Gendarmerie maritime a arraisonné un navire chinois qui pêchait illégalement dans les eaux situées entre Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie. Plusieurs tonnes de poisson ont été retrouvées dans les cales de ce bateau.

A n'en pas douter, lorsque la Gendarmerie maritime a arraisonné, mercredi, ce navire battant pavillon chinois, il pêchait illégalement dans les eaux calédoniennes situées entre l'archipel du Vanuatu et celui des Belep. Le flagrant délit n'a pas été compliqué à prouver; plusieurs tonnes de poisson ont été retrouvées dans ses cales. Lorsque le navire est arrivé, vers 15h00 ce vendredi, dans la grande rade de Nouméa, la cargaison était impressionnante : 40 tonnes de poissons et une quarantaine d'ailerons de requin.

Son équipage, composé de 13 personnes fidjiennes et chinoises, a été consigné à bord du navire pour les besoins de l’enquête. Son capitaine est actuellement entendu par les autorités compétentes.

Le délit de pêche illégale est punissable d’une amende de 9 millions CFP (75 000 €) et peut aller jusqu'à la confiscation du bateau et du matériel de pêche.

Depuis que le pays voisin, le Vanuatu a accordé des licences de pêches à des compagnies chinoises, le nombre de bateaux qui viennent profiter de façon illégale de la richesse des eaux calédoniennes semble être en très nette augmentation.

Le Yu Hu a pu être arraisonné vendredi dernier grâce à une patrouille de la Marine nationale qui surveillait la zone maritime de la Nouvelle-Calédonie entre Belep et le Vanuatu au nord de la Grande Terre.

La justice va placer le Yu Hu sous une mesure de saisie conservatoire et fixer le montant d'une caution.

Les peines encourues pour les responsables de cette pêche illégale seront déterminées selon la gravité de l'infraction commise, les pêcheurs calédoniens espèrent que l'affaire du Yu Hu servira d'exemple dissuasif...

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Le 28 juin 2014

Depuis le Sénat, les océaniens lancent un appel à la France... Seront-ils entendus ?

Calédoniens, Wallisiens, Tahitiens et autres Polynésiens français... Sont-ils audibles maintenant que les autorités françaises semblent jeter leur dévolu sur les USA pour la région Pacifique. En effet, Pascal Lamy en tant que Commissaire de la Commission Océan Mondial, "roule" maintenant pour les intérêts étatsuniens....

Représentation de la France au Forum des îles du Pacifique

Sénat - 14 ème législature

Question orale sans débat n° 0782S de M. Robert Laufoaulu (Iles Wallis et Futuna - UMP-R)
publiée dans le JO Sénat du 15/05/2014 - page 1100

M. Robert Laufoaulu attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la représentation de la France au prochain Forum des îles du Pacifique qui se tiendra à partir du 29 juillet 2014.

Il est d'autant plus important que la France marque fortement son intérêt pour le Forum que ce dernier, dont une des missions essentielles est la préservation de l'environnement, avec un volet relatif à la lutte contre le réchauffement climatique, offre un cadre idéal de discussions en vue de la préparation de la conférence sur le climat qui devrait se tenir à Paris à la fin de l'année 2015.

Il lui demande, en conséquence, de lui indiquer si la France sera représentée, dans les discussions du « post-Forum », par un membre du Gouvernement de la République.

Réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger
publiée dans le JO Sénat du 18/06/2014 - page 4886

M. Robert Laufoaulu. Madame la secrétaire d'État, ma question porte sur la représentation de la France au prochain forum du Pacifique qui se tiendra à partir du 29 juillet 2014 aux Îles Palau.

Le Forum, qui réunit seize États membres, ainsi que des membres associés, comme la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie française, et des membres observateurs, comme Wallis-et-Futuna, se tient chaque année et se termine par un dialogue post-forum avec une douzaine de pays partenaires, dont les États-Unis, le Japon, la Chine et, bien sûr, la France, puissance du Pacifique avec ses trois territoires ultramarins de la zone.

Notre pays avait depuis un certain temps compris l'importance stratégique de la zone Asie-Pacifique, importance qu'elle avait un peu perdue à la fin de la guerre froide, mais qu'elle retrouve pleinement dans le nouvel ordre géopolitique mondial. C'est ainsi qu'en 2011, Alain Juppé, alors ministre des affaires étrangères, conduisait la délégation française, à Auckland, lors du dialogue post-forum.

Toutefois, en 2012, à Avarua, aux Îles Cook, tandis que Hillary Clinton était présente, la France, malgré mes demandes renouvelées auprès du Gouvernement, a été représentée non pas au niveau ministériel mais seulement par notre ambassadeur. La situation s'est reproduite, en 2013, à Majuro, aux Îles Marshall.

Je suis tout sauf un homme partisan, madame la secrétaire d'État. Je n'hésite pas à voter les projets de loi du Gouvernement lorsqu'ils me paraissent aller dans le bon sens. Je me sens donc d'autant plus à l'aise pour dire les choses lorsqu'elles ne sont pas satisfaisantes.


Alors voilà : quelle que soit la qualité de nos diplomates, l'absence répétée de membres du gouvernement français au dialogue post-forum est vécue par les pays de la zone comme une marque de dédain. Quant à nous, Français du Pacifique, nous ressentons un profond malaise, pour ne pas dire plus.

Il est pourtant d'autant plus important que la France marque fortement son intérêt pour le forum que ce dernier, dont l'une des missions essentielles est la préservation de l'environnement, avec un volet sur la lutte contre le réchauffement climatique, offre un cadre idéal de discussions en vue de la préparation de la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris à la fin de l'année 2015.

Si nous voulons vraiment que cette conférence sur les changements climatiques, dite « COP 21 », soit un succès, si en tant que pays hôte nous voulons aboutir à cette occasion à un nouvel accord international sur le climat applicable à tous les pays, dans l'objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de deux degrés centigrades, nous devons, en amont, travailler aussi avec les États du Pacifique qui sont tellement concernés par la question.

En conséquence, je souhaiterais savoir si la France sera représentée, cette année, dans les discussions post-forum par un membre du Gouvernement de la République.

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Fleur Pellerin,secrétaire d'État auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger.Monsieur le sénateur, le quarante-cinquième sommet du forum des îles du Pacifique et le dialogue post-forum de Koror, qui se dérouleront du 29 juillet au 1er août 2014, ainsi que la troisième conférence internationale sur les petits États insulaires en développement, qui se tiendra aux Îles Samoa en septembre prochain, sont des échéances extrêmement importantes dans le contexte de la préparation de la conférence Paris Climat 2015.

Nous le savons, monsieur le sénateur, les îles du Pacifique sont parmi les territoires les plus exposés aux impacts du dérèglement climatique. La déclaration de Majuro pour un leadership sur le climat, signée l'an dernier à l'occasion de la quarante-quatrième édition du forum des îles du Pacifique, avait montré l'extrême préoccupation et la forte mobilisation des îles du Pacifique sur ce sujet.

Le réchauffement climatique, la montée du niveau de la mer, l'acidification des océans, les variations de précipitations, les cyclones et les tempêtes tropicales auront des effets importants dans beaucoup de régions du monde. Mais ces évolutions auront des conséquences sans commune mesure avec ce que pourraient connaître les écosystèmes et les économies des territoires insulaires, menacés pour certains de disparaître.

Avec Laurent Fabius, nous sommes parfaitement conscients de l'extrême vulnérabilité de ces territoires, qui méritent toute notre attention.

Pour répondre précisément à votre question, monsieur le sénateur, et vous rassurer par la même occasion, je tiens à vous informer que la France sera représentée au dialogue post-forum par son secrétaire permanent pour le Pacifique. Ce dernier conduira la délégation française qui sera présente lors du forum des îles du Pacifique.

M. le président. La parole est à M. Robert Laufoaulu.

M. Robert Laufoaulu. Madame la secrétaire d'État, je suis un peu déçu de votre réponse. Comme je l'indiquais dans ma question, voilà deux ans que la France n'est plus représentée au niveau ministériel lors des réunions du forum des îles du Pacifique. Les îles de la région y voient a minima une marque de dédain à leur égard. Je réitère donc ma demande : il me semble que le Gouvernement devrait être représenté au niveau ministériel lors de ce forum, réunion internationale de la région du Pacifique.


Pétition de Pascal Lamy à l'adresse du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon

Contribuez à assurer un océan vivant, l'alimentation et la prospérité. 

Proposez de nouvelles normes pour la protection de la haute mer en Septembre 2014

Pascal Lamy (3e à droite) est Commissaire de la Commission Océan Mondial, organisation lancée en 2013 par la fondation étatsunienne PEW (Photo extraite du document : From decline to recovery - A rescue package for the global ocean")


Pascal Lamy, Commissioner, Global Ocean Commission
France

L'océan est en danger. Il est essentiel pour notre avenir. Faisons de sa protection une priorité de l'action des Nations Unies.

Il nous offre des aliments, de l’eau fraîche, de l’énergie, des médicaments, la moitié de l’oxygène que nous inspirons et même le cadre de nos vacances : un océan sain est essentiel à toute vie sur Terre.

Cependant, pendant trop longtemps, nous avons capturé trop de poissons, pollué aveuglément et dégradé de fragiles habitats des fonds marins. Nous poussons le système océanique jusqu’à son point de rupture, risquant ainsi notre propre santé et prospérité.


Les ressources marines et côtières atteignent une valeur de 3 000 milliards de dollars US par an – environ 5 % du PIB mondial – et, à travers le monde, 350 millions d’emplois sont liés à l’océan tandis que 97 % des pêcheurs vivent dans les pays en développement.

Mais sans la mise en œuvre de lois efficaces pour protéger un océan vivant, une minorité continuera à abuser de la liberté de la haute mer, à piller les richesses qui se trouvent sous sa surface, à prélever une part non équitable, et à en tirer profit au détriment du reste du monde, en particulier des plus pauvres.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons l’extraordinaire possibilité de changer le cours des choses.

En septembre de cette année, l’Organisation des Nations unies (ONU) va entamer un débat sur l’avenir de la haute mer et sur la manière dont celle-ci devrait être gouvernée. Cela ne se reproduira pas de sitôt et c’est donc maintenant que nous devons tirer le meilleur parti de cette opportunité.

La haute mer – constituée des eaux internationales et recouvrant 45 % de la surface de la Terre – nous appartient à tous. Elle ressemble pourtant à un État en déliquescence au-delà de la juridiction de tout gouvernement. Personne n’en est globalement responsable, ce qui a pour conséquence alarmante un déclin important de la santé de tout l’océan.

Il est temps d’étendre l’État de droit jusqu’à cette moitié bleue de notre planète. Nous avons besoin d’un nouvel accord international (dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer) afin de garantir le bon état de l’océan, l’utilisation durable et équitable des ressources de la haute mer, et la préservation de celles-ci.

Cela aidera à nous assurer que nous disposons de suffisamment de nourriture pour tous, d’un accès équitable aux nouveaux médicaments issus des organismes d’eau profonde pour lutter contre le cancer et d’autres maladies graves, d’une résistance suffisante face aux effets les plus graves du changement climatique et d’une protection des habitats marins précieux contre les industries destructrices.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est engagé en faveur de la santé et de la protection de l’océan, mais il a besoin de notre soutien pour être en position de force en septembre lorsqu’il appellera les dirigeants de la planète à préparer ce nouvel accord.

Joignez-vous à la mission pour un océan sain et vivant, et demandez à Ban Ki-moon de lancer un appel en faveur de la protection de la haute mer et de la santé de l’océan.

Source : Change.org

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Pêche sportive et manipulation des prises



Secrétariat du Pacifique Sud - SPC CPS

Ajoutée le 10 déc. 2013

Les amateurs de sensations fortes, et plus particulièrement celles et ceux s'intéressant à la pêche sportive, vont apprécier le nouveau film de formation produit par la Section développement du Programme pêche côtière.

Ce film de 17 minutes, réalisé en Nouvelle-Calédonie, nous donne, par le biais de très belles images, des conseils pour pêcher en sécurité et relâcher les prises dans les meilleures conditions possibles. Il s'adresse au grand public, aux pêcheurs du dimanche, ainsi qu'aux guides et apprentis-guides impliqués dans le tourisme de la pêche sportive.

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Le 4 Juillet 2014

Nouvelle-Calédonie : l’affaire du palangrier chinois Hu YU 911

La Cour d’appel de Nouméa considère qu’il y a  une « zone grise » générée par le chevauchement des deux ZEE - Nouvelle-Calédonie et Vanuatu - dans laquelle les pêcheurs des deux pays pouvent légalement exercer leurs activités.

La Cour d’appel de Nouméa vient de prendre le 1er juillet 2014 une bien curieuse décision (arrêt de la chambre des appels correctionnels n° 14/108). Elle a en effet infirmé un arrêt du tribunal correctionnel de cette ville en date du 20 novembre 2013 qui avait condamné un pêcheur chinois qui avait été pris en flagrant délit de pêche illicite dans la zone économique exclusive (ZEE) de la Nouvelle-Calédonie. Le navire en cause était le palangrier Hu Yu 911.

Source : Blog de Jean-Paul Pancracio - Université de Poitiers - Droit de la Mer et des Littoraux

Ce pêcheur était titulaire d’une licence de pêche délivrée par le Vanuatu qui l’autorisait à pêcher… dans la ZEE française de Nouvelle-Calédonie. Le Vanuatu a en effet tracé une délimitation unilatérale de sa ZEE qui la fait venir jusqu’aux abords immédiats de la Grande Terre en incluant les îles Loyauté sous souveraineté française incontestable dont les plus importantes sont Maré, Lifou et Ouvéa.

Le pêcheur avait été condamné en première instance correctionnelle : 4 mois de prison avec sursis, 5 millions de francs NC d’amende outre la rétention de son navire.

Les juges d’appel l’ont totalement relaxé… et la motivation de l’arrêt laisse pantois.

La décision considère qu’à défaut d’accord bilatéral intervenu entre la France et le Vanuatu pour délimiter leurs ZEE respectives, le Vanuatu pouvait valablement revendiquer la limite des 200 milles marins qui vient quasiment poser sa ZEE sur le littoral de la Nouvelle-Calédonie en y incluant les îles Loyauté ! Cela, alors même que la limite de la ZEE française prend en compte la règle majeure de l’équidistance entre les côtes opposées des deux Etats. La Cour a ainsi considéré qu’il y avait en l’espèce une « zone grise » générée par le chevauchement des deux ZEE, dans laquelle les pêcheurs des deux pays pouvaient légalement exercer leurs activités.

Les conséquences sont potentiellement catastrophiques : 1) les navires pêchant sous licence du Vanuatu vont pouvoir pêcher jusque sur les côtes de la Grande Terre et dans tout l’espace maritime des îles Loyauté ; or le Vanuatu n’est pas spécialement réputé pour exercer un contrôle rigoureux sur l’activité de pêche dans sa zone ; 2) Il en est fini de l’action de l’Etat en mer de la Marine nationale et de la régulation des activités de pêche dans cette prétendue « zone grise » qui n’en est pas une et appartient intégralement à la Nouvelle-Calédonie(la notion de zone grise n’est pas une notion juridique. Rappelons qu’elle relève du langage des contrôleurs aériens pour caractériser une zone dans laquelle il n’y a plus de contrôle radar) ; 3) On y reviendra un peu plus loin, mais cette fameuse zone grise laisse également entendre que les îles de la Loyauté ne sont plus, potentiellement, sous souveraineté française !

Les iles de Maré, Lifou et Ouvéa, et plusieurs autres moins étendues de l’archipel Loyauté, sont sans conteste néo-calédoniennes. Il est totalement abusif de la part des autorités du Vanuatu de prétendre tracer une ligne de démarcation de la ZEE du Vanuatu englobant ces îles et venant pratiquement se poser sur Goro, sur la côte sud-est de la Grande Terre (voir carte ci-dessus)

Il est incompréhensible que des juges de la cour d’appel de Nouvelle-Calédonie aient pris pour argent comptant la délimitation unilatérale du Vanuatu pour valider une licence de pêche délivrée par ce pays à un palangrier chinois. De fait, ils ont considéré que cette application brutale de la limite des 200 mn en présence de côtes opposées, aberrante au regard du droit international, pouvait venir valablement chevaucher et contester celle de la France qui, elle, en revanche, respecte le principe essentiel de l’équidistance entre côtes opposées.

Certes, les juges ont beau jeu de relever dans leur décision qu’aucun accord formel de délimitation a été passé entre la France et le Vanuatu pour la délimitation de leurs ZEE respectives. Néanmoins, cette absence d’accord bilatéral ne crée pas pour autant une zone de vacuité juridique au plan international. En effet, le décret 78-142 du 3 février 1978 qui fixe les limites de la ZEE de la Nouvelle-Calédonie respecte partout la ligne d’équidistance au regard des côtes opposées des États voisins : l’Australie les Fidji, les Salomon et… le Vanuatu lui-même. Or ce principe est une règle essentielle de délimitation en droit de la mer et à laquelle se réfèrent systématiquement les juridictions internationales. Il est d’ailleurs parfaitement respecté par tous les Etats qui viennent d’être cités hormis le Vanuatu.

Suite et pour plus d'explications : Blog de Jean-Paul Pancracio

Sur NC 1ère : Le droit coutumier ?

Zone de "chevauchement": la relaxe du palangrier chinois a ouvert un vide juridique

L'affaire du palangrier chinois et la relaxe de la cour d'appel ont mis en avant l'absence d'une réglementation concernant les zones maritimes de la Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu. Une situation qui permet aux navires ayant une licence vanuataise de pêcher à proximité des Loyauté et de Yaté!

Source : NC 1ère  par Angela Palmieri

L'affaire du Yu Hu 911 a mis en lumière, une fois de plus, le flou des frontières maritimes avec le Vanuatu.  A ce jour, aucun accord n'est intervenu entre l'Etat français, compétent dans ce domaine, et l'archipel voisin qui délivre de plus en plus de licences à des bateaux de pêche chinois...

La zone dite de "chevauchement" représente environ 400 000 km2! Elle est revendiquée par endroits par la Nouvelle-Calédonie ou par le Vanuatu, jusqu'à présent aucun accord n'a pu être conclu...

Le point en images avec Nadine Goapana et Judith Rostain de NC 1ère



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