mercredi 22 avril 2009

Guyane - Des pêcheurs de crevette, acteurs du changement

Les pêcheries de crevettes occasionnent beaucoup de rejets en mer. On parle de près de 10 kg de captures accessoires pour 1 kg de crevettes ! Voyons le travail des pêcheurs de crevettes en Guyane pour améliorer la sélectivité des engins de capture. Une initiative soutenue par le WWF.

Démarche volontaire, les crevettiers guyanais ont équipé leurs chaluts d’un système « d’exclusion » ingénieux pour limiter les prises accidentelles : un effort salutaire pour l’ensemble des ressources marines, qui profite aux uns et aux autres…


Certaines méthodes de pêche ne sont pas assez sélectives. Elles englobent des poissons trop petits ou non ciblés. Dans la plupart des cas, ces prises fortuites sont rejetées à la mer, blessées ou mortes. Les estimations concernant la gravité du problème varient. Personne ne connaît véritablement la réalité du fléau. Quoiqu’il en soit, l’ampleur de cette mortalité est telle, que dans certains lieux, elle peut affecter le fonctionnement des écosystèmes.

Au niveau mondial, les captures accessoires représentent une menace majeure pour de nombreux organismes marins qui ne sont pourtant pas dans la mire des pêcheurs : c’est ce que révèle une publication du WWF parue au mois d’avril 2009.

A l’instar de ces pratiques impactantes, le chalutage crevettier de Guyane, dans son fonctionnement d’origine, reste une cause considérable de trouble de l’ensemble de la faune marine. Selon l’Ifremer, c’est près de 300 espèces de poissons que les chaluts pêchent par accident, alors que les crevettes ne représentent qu’environ 10% des prises globales. Ainsi, pour chaque bateau, une journée moyenne de pêche génère la capture accessoire d’environ deux tonnes d’espèces sous-marines, des invertébrés microscopiques aux grands vertébrés. Au début des années 2000, l’Ifremer imputait environ 30 000 tonnes de captures accidentelles à la flottille crevettière de Guyane, chaque année. Suite WWF....

Voir l'étude complète de l'IFREMER qui présente en détail les principales pêcheries de Guyane (Poissons blancs, vivaneaux et crevettes) : DuHal : DUrabilité des activités HALieutiques et maintien de la biodiversité marine en Guyane (CPER 2000-2007)

Autre article :

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Revue de presse


Le 31 mai 2012

Réforme de la PCP. Pour la prise en compte des spécificités de la pêche ultramarine

A la veille des débats au Parlement européen sur la réforme de la politique commune de la pêche, la Délégation sénatoriale à l'Outre-mer appelle à la sauvegarde des pêches ultramarines

Dans la perspective de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP), la délégation sénatoriale à l’outre-mer, présidée par M. Serge Larcher (Soc. App., Martinique), a confié en février dernier à MM. Maurice Antiste (Soc. App., Martinique) et Charles Revet (UMP, Seine-Maritime) la mission de faire le point sur les incidences de cette politique sur le secteur de la pêche des départements d’outre-mer (DOM).

Le 31 mai, les co-rapporteurs ont présenté à la délégation le fruit de leurs travaux qui donnera lieu au dépôt d’une proposition de résolution européenne dans la perspective d’une adoption en séance publique à la reprise des travaux parlementaires.

Après avoir rappelé le statut de deuxième puissance maritime mondiale détenu par la France grâce à ses outre-mer, les co-rapporteurs ont souligné le rôle économique et social vital du secteur de la pêche pour les DOM, secteur dont le potentiel de développement est unanimement reconnu.


Dressant le constat d’une totale inadéquation des règles européennes aux réalités de la pêche ultramarine, caractérisée par une sous-exploitation des ressources halieutiques et une flotte constituée majoritairement d’embarcations anciennes et de petite dimension, la proposition de résolution, sur le fondement de l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) qui permet l’édiction de règles spécifiques aux régions ultrapériphériques (RUP), appelle à l’instauration de dispositifs qui leur seraient propres, tels que :
- une dérogation à l’interdiction des aides à la construction de navires ;
- l’adaptation des aides aux investissements à bord des navires ;
- l’autorisation des subventions au fonctionnement afin de financer, notamment, les dispositifs de concentration de poissons (DCP) ancrés collectifs, procédés sélectifs au service d’une pêche durable ;
- la création d’un comité consultatif régional permettant aux RUP de faire entendre leur voix dans la mise en œuvre, au quotidien, de la PCP.

Soulignant la menace représentée par certains accords de partenariat économique (APE) conclus avec les pays ACP par l’Union européenne pour le développement de la filière pêche dans les départements et les collectivités d’outre-mer, la proposition de résolution invite la Commission européenne à mieux articuler entre elles les politiques communautaires, la politique commerciale devant prendre en compte les réalités de la pêche ultramarine. Source : Sénat

La proposition de résolution européenne est disponible à l’adresse suivante : http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppr11-575.html

Proposition de résolution européenne en application de l'article 73 quinquies, visant à obtenir la prise en compte par l'Union européenne des réalités de la pêche des régions ultrapériphériques françaises,

Présentée le 31 mai 2012

Par MM. Maurice ANTISTE, Charles REVET et Serge LARCHER, sénateurs

Pour télécharger la proposition

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Le 6 janvier 2012

Cri d’alarme de la pêche artisanale guyanaise

Durant l'année 2011, nous avons constaté une forte mobilisation des hommes politiques de Guyane et du Gouvernement sur le dossier sensible de la lutte contre l'orpaillage illégal, et avons pleinement approuvé cette action légitime de nos élus pour éradiquer ce fléau.

Mais qui se préoccupe du piratage de nos eaux ?

En effet, personne ne peut ignorer l’AMPLEUR du pillage de nos ressources maritimes, exercé régulièrement par les navires de pêche brésiliens et surinamais dans les eaux territoriales de notre Département, sans oublier les attaques à mains armées pour voler les moteurs, les filets, et les produits de la pêche.

Malgré les actions de sensibilisation du Comité Régional des pêches depuis plus de 10 ans auprès de l'Etat, ce phénomène ne cesse de s’accroître et menace fortement la pérennité de la ressource halieutique ainsi que la viabilité économique du secteur (nous constatons, en 2011, une très forte baisse dans les débarquements d'acoupa rouge, cette espèce étant la plus pêchée sur nos côtes par les pêcheurs illégaux ....)

Nous rappelons que dans une Guyane très fortement dépendante des importations alimentaires, nous sommes le seul secteur économique qui couvre en totalité les besoins de consommation de la population et exporte, par ailleurs, chaque année, plus de 1800 tonnes de poissons vers le marché des Antilles françaises.
En outre, la pêche est également un secteur qui offre à la Guyane, dans le cadre d’une gestion raisonnée exemplaire mise en place par le CRPMEM Guyane, de réelles perspectives de développement et d'emplois, tant à terre qu'en mer.

En ce début d'année nous lançons donc un CRI D’ALARME afin d’obtenir une mobilisation ferme et constante de l'Etat et des Elus auprès des autorités gouvernementales Brésilienne et Surinamaise, pour faire respecter notre espace maritime et éviter ainsi, le naufrage d'un des secteurs stratégiques déjà fortement pénalisé pas les directives européennes et nationales.

Pour que cette lutte contre les PIRATES, soit efficace, il faut que le gouvernement adapte son arsenal juridique et judiciaire en conséquence.....afin que les courageux marins de la Marine Nationale puissent faire respecter dignement dans notre espace maritime "LA PLEINE SOUVERAINETE DE LA FRANCE"

Pour terminer, nous ne pouvons passer sous silence notre inquiétude sur le projet du Groupe SHELL de production de pétrole offshore au large de la Guyane, sur 2 points en particulier :
  • La non prise en compte par le Gouvernement d'imposer au groupe SHELL dans les futures campagnes d'exploration la réalisation de véritables études d'impacts indépendantes sur les ressources halieutiques
  • En cas d'une pollution marine liée au projet SHELL devant conduire à l'arrêt des activités de pêche, qui sera responsable des lourdes conséquences économiques portées au secteur?

Christian MADERE – Entreprise Industrielle de Transformation & Membre du CRPMEM Guyane
Aland SOUDINE – Armateur Pêche Artisanal & Membre CRPMEM Guyane

Source : Blada

En avant sur les layons de 2012 ! C'est parti !

Souvent silencieux, ils ne sont pourtant pas les derniers à souffrir du pillage de la ressource : Les pêcheurs lancent un cri d'alarme pour une mobilisation contre le piratage de la ressource maritime guyanaise.

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Le 17 août 2011


Las de capturer des poissons et tortues dans leurs filets, les pêcheurs crevettiers guyanais, en collaboration avec le WWF et l'Ifremer, ont élaboré un nouveau dispositif pour limiter ces prises accessoires. Ils espèrent valoriser cette démarche par une certification et enrayer la disparition de la filière.

Il n'y a pas si longtemps, les pêcheurs crevettiers guyanais dressaient quotidiennement ce même constat : pour un kilo de crevettes, le filet ramenait en moyenne 9 kg de pêches accessoires, parmi lesquels des poissons sans aucune valeur économique, et des tortues marines venues pondre sur les côtes deux mois par an. « On ne peut plus continuer à pêcher comme ça », désespérait alors Antony Ellis, marin-pêcheurs depuis vingt ans. « Une fois que l'on a trié les crevettes, on rejette à l'eau des quantités de tortues et de poissons morts. Si rien ne change, ces espèces auront bientôt disparu des eaux guyanaises. »

Un système de pêche importé des États-Unis

Ces pratiques de pêches crevettières appartiennent heureusement à un autre temps. L'adoption du dispositif « TED » (pour Turtle Excluder Device), élaboré par des chercheurs américains à la fin des années quatre-vingt, a en effet révolutionné l'activité en Guyane. Le concept est simple : une grille fixée à l'intérieur du filet empêche les tortues marines et autres gros poissons de poursuivre leur course vers le fond du chalut. Ainsi bloqués, ils remontent vers une trappe, par laquelle ils s'extraient du filet et retrouvent leur liberté. De fait, les bénéfices du dispositif TED sont multiples : outre la protection de la biodiversité marine, il optimise le temps de travail des marins-pêcheurs sur le pont (qui ont moins d'espèces à trier pour récupérer les crevettes) et préserve le stock de poissons pêchés par les fileyeurs côtiers, méthode qui consiste à déposer des filets et à les relever ensuite.

Initialement conçu pour limiter les captures accidentelles de tortues marines, ce système a largement fait ses preuves en Amérique Centrale et en Amérique Latine. Au point que les États-Unis, plus gros consommateurs de crevettes au monde, conditionnent l'importation de crevettes sauvages à l'utilisation du TED. Dans un premier temps, ce passage en force, « à l'américaine », a fortement déplu aux pêcheurs guyanais, peu enclins à se voir imposer quoi que ce soit de la part des États-Unis. Mais sous l’impulsion du WWF et de quelques pionniers, la profession s’est convertie peu à peu au dispositif….

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Le 28 août 2009

Quelle évolution pour la pêche en Guyane ? (RFO)

La délégation régionale de l’IFREMER mène depuis quelques mois un projet d’étude bioéconomique sur la pêche côtière auprès de la dizaine de stations de débarquement du département.

Les pêcheurs indépendants ont du mal à s’en sortir © DR Les premiers résultats l’IFREMER (l’Institut français pour l’exploitation de la mer) sont tombés ; ils complètent un ancien projet DUHAL piloté en 2005. L’étude confirme une tendance : depuis 2 ans les petites embarcations peinent à survivre.

Fragilité des petits pêcheurs

Les temps sont durs pour ces embarcations - celles de moins de 9 mètres - comme semblerait le montrer le projet DEPECHE, initié au premier janvier 2009, qui met en évidence une fragilité des petits pêcheurs. Deux facteurs sont en cause. D’abord, le marché local qui est trop restreint. Ensuite, la fixation des prix très particulière en Guyane. Aucune criée ne se tient et les prix sont fixés de gré à gré, d’où des prix de vente souvent bas, de l’ordre de 5 euros le kilo.

Quelle solution ? A l’heure actuelle, il serait envisageable se tourner vers le marché antillais. Un marché juteux, moins dynamique que celui de la Guyane et où le poisson peut se vendre jusqu’à 2 fois plus cher que dans ce département.

A l’assaut des Antilles

Mais seulement, sur les 130 à 140 bateaux qui sortent chaque jour, si les patrons de pêche de plusieurs navires peuvent envisager d’aller à l’assaut des Antilles, que dire des pêcheurs indépendants ? Il semble difficile d’imaginer qu’ils puissent suivre le pas. Une solution possible serait alors la fusion des petites embarcations pour faire face à une concurrence sévère.

L’autre paramètre que le projet DEPECHE met en avant serait un maintien de la biomasse halieutique sur les côtes à 2.400 tonnes de poissons blancs par an. Les premiers résultats de l’étude semblent aller dans ce sens en ce qui concerne les acoupas rouges.

Au final, ce projet devrait permettre de mieux comprendre l’évolution actuelle et d’envisager des solutions pour faire face à la fluctuation des conditions de pêche. Le programme s’achèvera d’ici trois ans.

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Le 10 septembre 2009

Guyane française et Guyana : Un rapprochement de bon augure pour la gestion durable des ressources naturelles (WWF)

Robert Persaud, le ministre de l’Agriculture , de la Forêt et de la Pêche du Guyana s’est rendu le 24 août en Guyane pour une visite diplomatique éclair. L’initiative, soutenue par le WWF , marque une nouvelle phase de la coopération régionale . Ce rapprochement devra se faire sous l’hospice de la gestion durable des ressources naturelles , dans deux champs particuliers : celui de l’agriculture et de l’exploitation forestière.

Malgré leur proximité géographique, leur intérêt commun pour la gestion durable des forêts et des histoires parallèles, le Guyana et la Guyane française évoluent le plus souvent dans des mondes à part. Tandis que la Guyane entretient d’importantes relations commerciales et diplomatiques avec la France et l’Europe, le Guyana privilégie, lui, les échanges avec les nations des Caraibes. Ces deux territoires auraient pourtant tout intérêt à collaborer pour mieux préserver leurs espaces naturels.

Afin d’encourager une démarche de coopération régionale, le WWF s’est engagé depuis plus de 10 ans dans un programme qui rapproche les trois pays du Plateau des Guyanes : le Guyana, le Suriname et la France (Guyane). L’approche du programme « Gestion durable des ressources naturelles du Plateau des Guyane » s’ancre dans un constat simple : les défis régionaux exigent des solutions pensées et mises en place à l’échelle régionale.

Suivant cette approche, de nombreux résultats techniques ont pu être atteints dans des domaines aussi divers que la gestion des aires protégées, l’exploitation forestière, la gestion des espèces animales emblématiques et la lutte contre la pollution liée à l’exploitation aurifère. Mais au-delà des réussites techniques, le programme poursuit indéniablement des objectifs plus généraux en terme de rapprochement des autorités compétentes de la région en charge de la gestion des ressources naturelles.

Ainsi, le déplacement du ministre de l’Agriculture, de la Forêt et de la Pêche du Guyana en Guyane française ne peut être que salué. Comme l’a expliqué le ministre lors de la conférence de presse donnée à l’Hôtel de la Préfecture de la Guyane, « C’est une nouvelle page de l’histoire de la coopération entre les deux pays qui s’ouvre aujourd’hui. […] Ce rapprochement entre nos deux pays doit être pensé autour de thématiques fortes liées à la gestion durable des ressources naturelles, car cela nous concerne tous. En terme de coopération concrète, je pense immédiatement à des actions d’échanges d’expérience et de technologie dans le domaine de l’agriculture et de l’exploitation forestière. Dans ces domaines, nous avons beaucoup à apprendre les uns avec les autres ».

La venue de Monsieur Persaud donne suite à celle de la députée française Mme Berthelot il y a quelques semaines. Elle sera très certainement suivie par la visite diplomatique du préfet de la Guyane au Guyana avant la fin de l’année. Les échanges entre les deux pays pourraient déboucher sur la signature d’un accord de coopération en matière d’agriculture et de gestion forestière. Une initiative qui réjouit le WWF, partisan d’une alliance trans-frontalière salutaire pour la sauvegarde de ces patrimoines d’exception.

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Le 5 novembre 2009


Les assises de la pêche se sont déroulées toute la journée du 5 novembre à la Région à Cayenne.

Des assises voulues par l’ancien ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, après décision européenne, avec comme objectif la réforme de la Politique commune de la pêche. Une réforme qui devrait s’appliquer en 2012. La Guyane aura donc, comme les autres territoires français, à faire émerger les problématiques de la pêche, les attentes des acteurs économiques et produire un document qui sera pris en compte au niveau national.

La filière pêche représente le troisième secteur économique de Guyane après le spatial et l’orpaillage.

Les professionnels se sentent délaissés

Ces assises, pour les professionnels du secteur, c’est plus que jamais l’occasion de porter à la connaissance du monde politique - territorial et national - les besoins et les difficultés rencontrées au quotidien. Car elles sont nombreuses, et de plus, les professionnels se sentent délaissés.

C’est bien ce qui est ressorti de ces heures de débat : la filière pêche en Guyane fait face à de nombreux problèmes et elle a beaucoup de mal à les faire prendre en compte alors qu’elle représente le troisième secteur économique de Guyane après le spatial et l’orpaillage. D’où une demande des acteurs d’être entendus par les hommes et femmes politiques.

Ont été évoquées, évidemment, des difficultés liées aussi bien à l’installation des PME et des artisans, qu’aux quotas de pêche avec des données scientifiques qui montrent notamment que la surexploitation guette le vivaneau. On a aussi débattu autour du droit de pêche avec les flottes antillaises, surinamaises, guyanaises et brésiliennes citées comme de vilains pilleurs des mers. A l’exemple de ce pêcheur de Saint-Georges qui soulignait à juste titre que ses huit pirogues inscrites à la Chambre de commerce subissent la concurrence sur le marché des vendeurs de poisson brésiliens.

Moderniser les embarcations

Il faut bien soulever le problème de la pêche artisanale, surtout quand les petites embarcations peinent à garder leur place dans un marché toujours plus concurrentiel et toujours plus moderne.
 
Tous les acteurs présents aux assises de la pêche sont tombés d’accord sur la nécessité de moderniser les embarcations : passer au diesel, gagner en légèreté et en coût d’entretien avec des coques en aluminium plutôt qu’en bois, et c’est un grand chantier parce que presque 95 % de la flottille guyanaise exerce sur coque en bois.

Rafraîchir si ce n’est créer des ports dignes de ce nom avec de l’eau potable, des pontons qui se tiennent, des conditions de salubrité décentes pour décharger le poisson…

Et enfin cette constatation sans appel : 95 % des marins qui officient sur les bateaux inscrits à la Chambre de commerce n’ont pas la nationalité française. Pour autant ce n’est pas l’immigration qui a été montrée du doigt, mais plutôt le manque de jeunes formés sur le territoire guyanais.

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Le 2 février 2011

Accord de pêche avec le Vénézuela

Proposition de décision du Conseil concernant l'accès des navires de pêche battant pavillon de la République bolivarienne du Venezuela à la zone économique exclusive située au large des côtes du département français de la Guyane. Bruxelles, le 7.1.2011 / COM(2010) 807 final / 2010/0392 (NLE)

Contexte de la proposition

Les navires de pêche battant pavillon vénézuélien sont autorisés à opérer dans la zone économique exclusive (ZEE) de la Guyane, département français d'outre-mer, depuis maintenant plusieurs décennies. Or, le règlement (CE) n° 1006/2008 du Conseil du 29 septembre 2008 (règlement relatif aux autorisations pour les activités de pêche) notamment son article 21, prévoit que la délivrance d'autorisations de pêche à des navires de pays tiers souhaitant opérer dans les eaux de l'UE est subordonnée à l'existence d'un accord international en matière de pêche. L'Union européenne n'ayant pas conclu d'accord international en matière de pêche avec le Venezuela, la pratique actuelle ne remplit pas les conditions fixées par ledit règlement.

Compte tenu néanmoins de l'importance économique et sociale de ces activités de pêche, le Conseil et la Commission ont jugé inopportun de mettre brusquement un terme à cette pratique. Le règlement (UE) n° 53/2010 du Conseil du 14 janvier 2010 (règlement relatif aux TAC et quotas 2010) prévoit donc encore, à l'annexe VIII, la délivrance d'un certain nombre d'autorisations de pêche en faveur des navires vénézuéliens opérant dans les eaux de la Guyane française. Parallèlement, le Conseil et la Commission ont déclaré, concernant les débarquements effectués par les navires vénézuéliens dans les ports de la Guyane française, qu'il fallait que la situation soit régularisée avant le 31 décembre 2010, faute de quoi les licences délivrées à ces navires ne seraient pas renouvelées passée cette date. Suite…

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Le 27 Mars 2013

Estimation de la pêche illégale étrangère en Guyane française

Levrel Adrian 

Source : Ifremer 2012

Résumé

La pêche illégale, non déclarée et non règlementée (INN) constitue partout dans le monde une menace pour la viabilité des pêcheries et pour la gestion et la conservation des ressources halieutiques et de la diversité biologique marine (FAO, 2007). En Union Européenne, tout est mis en œuvre pour combler les lacunes permettant aux opérateurs contrevenants de tirer profit de leurs activités:

La Guyane, bien que Française constitue un cas particulier. La pêche y est le troisième secteur productif et malgré une croissance démographique importante, on n’y constate pas de surpêche (au sens halieutique). Cependant, la durabilité de la pêche y a été souvent remise en question par les professionnels ces dernières années à cause de la pêche illégale des pays frontaliers. Ce rapport présente les premiers résultats d’une quantification de cette pêche illégale, sur la base des données recueillies par la Marine nationale et la Gendarmerie maritime. Cette étude servira également pour affiner les estimations de stock, notamment le stock d’Acoupa rouge, dans le cadre du projet DEPECHE (Développement durable de la pêche côtière en Guyane : potentiel économique et bio-écologique).

Conclusion

Des eaux plus poissonneuses et des contrôles en mer limités, voici deux des facteurs responsables de l’apparition de la pêche étrangère illégale en Guyane française.

Le nombre de navires illégaux est important, avec en tête les navires d’origine brésilienne. Aujourd’hui la ressource serait davantage exploitée par les navires étrangers (60% des navires en 2010) que par les embarcations locales.

Non seulement cette flotte semble augmenter (à vérifier fin 2012) mais le taux de récidive également (40% en 2010). Dans 4 à 5 ans, si la tendance actuelle se perpétue, environ la moitié des navires observés pêchant illégalement dans les eaux côtières de la Guyane seraient des récidivistes, des « habitués » venant pêcher illégalement en toute connaissance de leur illégalité. Concrètement, la présence étrangère dans la ZEE exploserait.

Un pêcheur local verrait, en moyenne, aujourd’hui plus de trois fois plus de bateaux étrangers illégaux qu’il y a à peine 3-4 ans.

De plus, la pêche illégale est plus efficace : filets pouvant atteindre 5km, existence de «Tapouilles-filles», des équipages souvent plus nombreux (régulièrement supérieurs à 10 marins), des navires plus gros et plus rapides, etc...

La conséquence de tous ces facteurs combinés est que la production illégale estimée dépasse la production locale et serait, en 2010, approximativement 2.5 à 3 fois supérieure.

En considérant que les navires illégaux ne remplissent leurs cales qu’à moitié (hypothèse la plus faible), la production illégale resterait 1.4 fois supérieure. Il est souhaitable de travailler de concert avec la marine nationale et organiser des embarquements réguliers afin de pouvoir estimer cette production illégale par espèce.

La communauté de pêcheurs impute parfois leur baisse de productivité à la pêche illégale. Reste donc à déterminer l’état actuel des stocks en espèces côtières et l’impact de cette pêche illégale sur la ressource. Quoi qu’il en soit, la pêche illégale est significative et devra être prise en compte dans l’évaluation des stocks.

La pêche est un secteur clé du développement de la Guyane. Les structures tendent à se développer mais la concurrence illégale des transfrontaliers pourrait bien faire obstacle à cette croissance attendue.

Au-delà des préoccupations économiques se posent les questions environnementales. L’équilibre actuel de l’écosystème côtier pourrait être remis en question si les espèces exploitées étaient surpêchées.

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7 octobre 2013

RUP : Création d'une zone de pêche réservée jusqu'à 100.000 nautiques des côtes

"Cette zone des 100.000 nautiques sera réservée aux pêcheurs immatriculés dans nos régions ou qui ont un historique de pêche dans cette zone. C'est selon moi l'avancée la plus importante", explique Younous Omarjee, député européen...


Les Régions ultrapériphériques (RUP) sont des territoires qui appartiennent à l'Union européenne tout en se trouvant en dehors du continent européen. Reconnus pour la première fois dans une déclaration annexée au Traité de Maastricht (1992), ils sont définis depuis 2009 à l'article 349 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui y précise la façon dont le droit européen peut y être adapté.


L’Union européenne compte à l’heure actuelle huit régions ultra périphériques (RUP) qui font partie intégrante de son territoire : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Saint-Martin, La Réunion (France); les îles Canaries (Espagne); les Açores et Madère (Portugal).

Les régions ultrapériphériques se différencient des autres territoires ultramarins dépendant de pays membre de l'Union européenne. Ceux-ci, appelés pays et territoires d'outre-mer (PTOM), ne font pas partie du territoire communautaire bien que leurs ressortissants possèdent la nationalité d'un État membre de l'Union. Les PTOM ont un statut d’association avec leurs États membres (Danemark, France, Pays-Bas et Royaume-Uni)... Pour la France : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, TAAF, Wallis-et-Futuna,... D’après Wikipedia
 
Pêche : Les eurodéputés Y.Omarjee et P. Tirolien signalent "des avancées pour les RUP"

Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion (CRPMEM) a invité les députés européens Patrice Tirolien et Younous Omarjee à faire le point sur les réformes de la politique commune des pêche (PPC) et du Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche (FEAMP), qui sera voté très bientôt.

Source : Zinfos974  par Gabriel Kenedi

Le deux élus ont également pu échanger avec les pêcheurs réunionnais, dont les inquiétudes sont nombreuses. A l'issue de leur réunion, qui s'est tenue au Port, nous avons rencontré les deux eurodéputés pour faire un point sur les réformes engagées.

Pour Younous Omarjee, "les pêcheurs ont des difficultés telles qu'ils aimeraient que tout soit révolutionné en un jour". Un constat partagé par son collègue guadeloupéen, Patrice Tirolien (PS), actuellement en visite à La Réunion. "Les professionnels ont constaté qu'il y avait eu un certain nombre d'avancées mais que celles-ci sont largement insuffisantes. Ils souhaiteraient qu'on puisse mieux prendre en considération leurs problèmes", souligne-t-il.

Zone des 100.000 nautiques

Mais Younous Omarjee l'assure, "on a jamais obtenu autant d'avancées pour la pêche dans les RUP en un temps aussi court. Dans la réforme de politique commune des pêches et  le texte qui organise le FEAMP, quasiment toutes les demandes qui avaient été posées par les comités régionaux des pêches et que nous avons défendu ont été satisfaites".

Un Conseil consultatif spécifique pour la pêche dans les Régions Ultra Périphériques (RUP) a notamment été créé, subdivisé en deux bassins (Atlantique et Océan Indien). Cette structure n'existait pas auparavant. "Dorénavant les pêcheurs de la Réunion et de Mayotte seront pleinement associés et décisionnaires dans la gouvernance et la gestion de la pêche dans la zone Océan Indien", explique Younous Omarjee.

Autre souhait obtenu par les députés européens représentant les RUP, la création d'une zone de pêche réservée jusqu'à 100.000 nautiques des côtes. "Cette zone des 100.000 nautiques sera réservée aux pêcheurs immatriculés dans nos régions ou qui ont un historique de pêche dans cette zone. C'est selon moi l'avancée la plus importante", détaille Younous Omarjee.

La commissaire européenne bientôt à la Réunion ?

Autre problématique évoquée, les surcoûts qui empêchent les petits pêcheurs en particulier, d'être compétitifs. Un amendement du FEAMP prévoit  l'obtention de financements pour la rénovation des navires de pêches artisanale et côtière de plus de 35 ans.

Toutes ces avancées ne sont pas négligeables pour les députés européens. "On partait de loin", souligne Patrice Tirolien. "Cela n'enlève rien à la difficulté qu'il y a pour nos pêcheurs à valoriser toutes les potentialités. Et il y en a. Mais il ne faut pas faire peser sur des réformes assez limitées tout l'enjeu du développement. La bataille continue et doit se développer aussi au niveau national", ajoute pour sa part Younous Omarjee.

Quant à Patrice Tirolien, il compte rapporter "les doléances des pêcheurs réunionnais, qui se sentent isolés" à la commissaire européenne en charge des affaires maritimes et de la pêche, Maria Damanaki. Celle-ci "devrait venir à la Réunion très bientôt", a-t-il souligné, afin d'apporter des réponses aux pêcheurs inquiets.

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Le 28 Octobre 2013

Accord de pêche entre une entreprise Surinamienne et Guyanaise



Source : Guyane 1ere Soir par Thomas Gouin /  Reportage : Marc Philippe Coumba et Yves Robin

Les deux entreprises de pêche la Cogumer en Guyane et SAIL au Surinam ont sellé un accord de coopération pour la transformation du poisson et de la crevette. Ce dernier a pour but de mutualiser les coûts d'investissement et de fonctionnement pour mieux répondre à la demande de poissons et crevettes.

Un accord de coopération pour la pêche et la transformation des poissons et crevettes à été signé entre les deux entreprises SAIL au Surinam et Cogumer en Guyane. Ce dernier va permettre aux deux entreprises de partager les coûts de développement nécessaires pour répondre à la demande du vivaneau aux Antilles et pour gagner des parts de marché en Europe. De nombreux emplois devraient être créés des deux côtés du Maroni.

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