jeudi 19 mars 2009

Marché du poisson : Le coup de gueule du président des poissonniers

Acteurs de la filière "pêche", les poissonniers sont aussi préoccupés par l'évolution du marché du poisson. Le développement de la vente directe du poisson dans le Sud-Ouest de la France les concerne tout particulièrement. On peut comprendre alors le coup de gueule du Président du syndicat des poissonniers du Cap Ferret en Gironde. Mais, les poissonniers n'ont-ils pas intérêt à s'entendre avec les pêcheurs pour mettre en place à partir des ports de chaque région, un circuit de distribution qui valorise la pêche fraîche française ? Sinon voir l'article : Malgré la crise économique, le saumon de Norvège se porte bien !

Lire l'article de Sud-Ouest : Le poissonnier du Cap-Ferret vent debout

Aquitaine. Le président du Syndicat des poissonniers s'élève avec vigueur contre la surpêche d'espèces comme le bar et la sole pendant la période de ponte.

Bien sûr, il y a les clients qui se plaignent de devoir payer un poisson de 1,8 kg alors que celui-ci, une fois vidé devant leurs yeux, pèse 500 grammes de moins. En cette période, l'écart de poids est dû essentiellement au fait que les deux principales espèces pêchées (le bar et la sole) sont pleines. Les oeufs représentent environ un sixième de l'excédent de poids. Le phénomène est naturel. Pourtant, Patrice Lucine, président du Syndicat des poissonniers d'Aquitaine, est vent debout.

Patron depuis vingt-sept ans d'une grosse poissonnerie familiale au Cap-Ferret (Gironde), il fait partie de ceux que leur chiffre d'affaires, égal ou supérieur à 763 000 euros, oblige à payer la taxe du poissonnier, dite Sarkozy. Celle-ci, instaurée l'an dernier au moment de la crise du gazole pour aider les pêcheurs, est aujourd'hui maintenue pour la gestion de la ressource. Si elle était effective, Patrice Lucine ne trouverait rien à redire, mais, selon lui, nous sommes loin du compte. Il s'est d'ailleurs fendu d'une lettre datée du 4 mars qu'il a expédiée au ministère de l'Agriculture et de la Pêche, à l'Ifremer, aux Affaires européennes et à bien d'autres destinataires. La missive est accompagnée de quelques photographies prises par ses soins dans la poissonnerie où l'on peut voir des bars et des soles en provenance de la criée d'Arcachon, éviscérés avec leurs oeufs.

Pourquoi ce coup de gueule ? Patrice Lucine.

Parce que le problème est grave, que cela fait vingt-cinq ans que cela dure et que personne n'en parle. Mon père avait été l'un des premiers à s'élever contre la pêche non sélective avec les pélagiques et les filets dérivants pendant la période de frai. Tout pêcheur qui se respecte sait que seulement 10 % des oeufs arrivent à maturité, le reste servant à nourrir la chaîne alimentaire. Pas besoin d'estimer la ressource pour dénoncer le carnage. Pas facile, évidemment, de mettre le cas sur le devant de la scène quand on sait que les présidents des comités locaux de pêche et des grosses unités de pêche sont juge et partie. Dans tous les ports de France, les armateurs sont les patrons. Ils sont une dizaine à tout détenir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils se fichent du poisson.

Comment ça ?

Actuellement, l'abondance de poisson est exceptionnelle avec une météo favorable. Les poissons se rapprochent des côtes pour venir pondre. Et, malheureusement, comme je le dis dans la lettre, les pêcheurs prélèvent de plus en plus alors que l'on devrait réduire la pêche de moitié en cette période. Cela permettrait de maintenir les cours du poisson à des prix raisonnables. Aujourd'hui, les gars rentrent avec 3 ou 4 tonnes tous les jours alors que moi, par exemple, je me contente de 150 kilos de sole par semaine. En début d'année, si l'on y ajoute la crise qui sévit, il n'y a pas beaucoup de ventes. Résultat : on vend sous le manteau sans passer par les criées ou on détruit les surplus de poissons dans les ports sans aucun scrupule. Les armateurs, eux, sont assurés d'être payés et c'est ainsi qu'ils amènent toute une profession dans la tourmente de la pénurie.

Mais alors que proposez-vous, sachant que les pêcheurs sont dans leur bon droit ? Les quotas vont de début janvier jusqu'à fin décembre.

Je propose un arrêt biologique avec des bateaux qui restent au port dix jours par mois, de la mi-janvier à la mi-mars. Cela éviterait des cours qui sont actuellement totalement déprimés. On achète aujourd'hui des bars et des soles au prix de retrait, entre 5 et 8 euros le kilo. Dans quelques semaines, ils coûteront 25 euros. On ne peut pas continuer comme ça. Un prix moyen, en tenant compte de ma proposition pour janvier, février et mars, avec une ouverture des quotas plus tardive, permettrait à tout le monde de s'y retrouver et au poisson de survivre.

Mais ce devrait être une décision européenne ? Évidemment.

On a déjà pratiquement épuisé le merlu, le cabillaud et la morue de Terre-Neuve. En revanche, de bonnes décisions ont été prises pour la langoustine en augmentant le maillage des chaluts et la coquille Saint-Jacques dont la pêche a été limitée à 3 jours par semaine à raison de 2 heures par jour.

Il y a quinze ans, cette dernière espèce était en voie d'extinction et aujourd'hui c'est l'abondance.

Comme quoi, si on réglemente les méthodes de pêche au pélagique et aux filets dérivants pendant l'hiver, on peut effectivement préserver la ressource.
Auteur : Jacky Sunado

Image Google Earth : Bassin d'Arcachon (Gironde)

Information complémentaire ajouté le 20 mars 2009 :

Les artisans poissonniers montent aussi au créneau

Des poissonniers venant de toute la France et affiliés à l'Union nationale de la poissonnerie française, se sont retrouvés à Boulogne en début de semaine. Ils ont notamment dénoncé la vente directe (qui semble ne pas dater d'aujourd'hui) à laquelle s'adonneraient certains marins-pêcheurs. Et ils considèrent que c'est autant de chiffre d'affaires en moins pour eux...

Jusqu'alors, on ne les avait pas beaucoup entendus, les poissonniers. Mais à présent qu'ils endurent une perte de chiffre d'affaires « de 8 à 12 % » selon eux, ils montent au créneau.

Réunis à Boulogne en début de semaine, ils ont souhaité « que des actions soient menées pour lutter contre les ventes sauvages (des pêcheurs) ».
Ils ont aussi dénoncé les nombreux contrôles, pour vérifier les tailles de poissons, auxquels ils sont confrontés. « Le problème devrait être pris à la base, au débarquement et à la mise en vente en criée » et non pas en poissonnerie car cela engage la responsabilité du poissonnier.
Les membres de l'Union nationale de la poissonnerie française entendent s'organiser pour « défendre et promouvoir » leur métier. Mais aussi « renforcer l'efficacité des poissonneries artisanales ».
Acteur de la filière
Pour cela, leur volonté est de mieux représenter la profession auprès des instances nationales pour devenir « un acteur indispensable de la filière ». Pierre-Georges Dachicourt, président du Comité national des pêches, présent à leur réunion, a entendu leur message.
Source : La Voix du Nord

Le 31 mars 2010

Nouvelle poissonnerie à Noirmoutier-en-l’île ce 1er avril (Ouest France)
David Fortineau et Benjamin Gallais ouvrent leur poissonnerie dans la rue piétonne de Noimoutier-en-l'île ce jeudi 1er avril.
Événement ce jeudi 1er avril à venir, avec l’ouverture dans la rue piétonne de la poissonnerie « Aux délices de l’Océan » !
Le choix de la date est pure coïncidence, même si cela amuse bien évidemment.
David Fortineau et Benjamin Gallais ont tout deux une forte expérience du rayon poissonnerie. S’ajoute à cette bonne connaissance des produits, la filiation de Benjamin, fils et petit-fils de marins pêcheurs de l’Herbaudière. Aux murs, un tableau du navire « L’Entêté », celui de Fabrice Gallais, le père de Benjamin. Ce bateau de pêche affiche la volonté des nouveaux exploitants de travailler le plus localement possible : « on s’approvisionnera à la Criée de l’Herbaudière tous les jours et même parfois en direct des bateaux afin d’offrir un rapport qualité-prix irréprochable ».

Le 25 mai 2010

Quimper : Poissonnier. La stratégie du merlu (Le Télégramme)
Haliotika II, le centre de découverte de la pêche en mer du Guilvinec organise avec la fédération des poissonniers artisans un concours pour ouvrir l'appétit sur le poisson de saison. Jean-Luc Goyat, installé à Douarnenez, fait le point sur un métier en difficulté.
Jean-Luc Goyat est poissonnier à Douarnenez, à quelques encablures des halles au centre-ville. Ce jeudi, il a laissé son employé s'occuper des clients qui défilent, en fin de matinée. «Il y a quelques années, nous étions sept. Aujourd'hui je n'ai plus qu'un salarié» constate-t-il. Jean-Luc Goyat participe comme une cinquantaine de poissonniers cornouaillais au concours Haliotika «Le goût du large» (voir ci-dessous). Il y a quelques jours il avait consacré son samedi après-midi à l'opération «Quimper port de pêche». Lui et ses collègues ne ménagent par leur peine pour tenter de dynamiser la corporation. Une fédération bretonne des poissonniers a même été créée il y a deux ans.
Ni exotique, ni élevage
«J'achète mon poisson à Audierne, Le Guilvinec, Loctudy, dit le Douarneniste. Soit je me déplace soit par Internet pour les côtiers. Je connais bien les bateaux. Je peux acheter les yeux fermés». Jean-Luc Goyat travaille uniquement le poisson ramené par les pêcheurs cornouaillais…..

La mer arrive jusqu'au village avec Richard, poissonnier itinérant (Midi Libre)
Depuis le début du mois de mai, sous la pluie ou avec un fort mistral, Richard imperturbable installe son étal tous les mercredi matin de 11 heures à 12 heures sur la place devant le foyer communal à côté de Bernard le primeur itinérant. Comme dans de nombreux villages dans lesquels il n'y a plus d'épicerie, à Montpezat ce nouveau service de proximité apprécié par tous, revêt une importance particulière pour les personnes âgées ou sans moyen de locomotion.

Le 3 août 2010

P comme Poissonnerie : trois enseignes étaploises présentes sur le port (Voix du Nord)

Les Étaplois et les touristes ont le choix : des étals et trois poissonneries peuvent assurer les ravitaillements. La ville d'Etaples, cité des pêcheurs, s'est développée grâce à la pêche, d'où la présence de trois poissonneries sur le port. Avec normalement une concurrence qui devrait se répercuter sur les prix….

La poissonnerie L'Espadon, présente sur le grand boulevard, possède un nouveau propriétaire depuis trois semaines, Patrick Leprêtre. Ancien marin-pêcheur, il met en avant la fraîcheur des produits d'Etaples. « Nous travaillons en famille, grâce à mes connaissances dans le domaine, d'où une certaine maîtrise des produits. » La seconde du boulevard, La Halle, est tenue par la famille Fulgueiras depuis un an maintenant : « Nous avons fêté nos un an le 11 juillet », déclare le fils, vendeur et responsable en poissonnerie. Cette poissonnerie est fière de faire partie du groupe Atlantys, le premier en France. Enfin, la dernière poissonnerie, Aux pêcheurs d'Etaples, est présente sur le quai depuis plus de cinquante ans et « sa réputation n'a jamais changé » selon l'adjoint de l'établissement. Bien évidemment, elle se fournit auprès des petits bâteaux de la CME, dont elle est une émanation....

Le 22 août 2010

Auray : Une matinée avec un poissonnier, sous les Halles (Ouest France)

À la différence d'Ordralfabétix, le poissonnier de la bande dessinée Astérix et Obélix, Erwann Germain propose du poisson vraiment frais. Ce poissonnier des Halles se lève vers deux heures du matin pour aller acheter la marchandise au port de Lorient. Hier matin, la vente commençait à trois heures. « C'est sûr, il faut se lever tôt. Pour cela, ce n'est pas un métier facile », explique celui qui a repris l'entreprise familiale en 2002.

Vers 7 h, il arrive devant les Halles avec sa voiture et sort les caisses pleines à craquer de poissons. Véronique Lalanne, son associée et poissonnière depuis 27 ans, est déjà en train d'installer le poisson sur l'étal depuis 6 h 30. Des dizaines de caisses de plusieurs kilos sont à déplacer jusqu'au stand. Le métier est physique…..

……Comme un artiste qui peint une toile, le poissonnier doit composer en fonction des couleurs et des formes. « On ne met jamais deux poissons plats l'un à côté de l'autre. Il faut que ce soit harmonieux pour les yeux, souligne Véronique Lalanne. Il faut éviter d'avoir un stand complètement gris. Tout doit être le plus gai possible », renchérit Erwan Germain, tout en déversant les langoustines sur son présentoir. Celles-ci sont encore vivantes et sautent dans tous les sens. Les araignées aussi sont vivantes, attention aux pinces ! Bars, saumons, maquereaux, merlus, bigorneaux... Vers huit heures, tout est fin prêt. Il ne reste plus qu'à afficher les prix. Les caisses qui contenaient les poissons sont rincées et rangées, en attendant la prochaine livraison de demain. Pour attirer le client, chaque poissonnier a sa technique. À quelques pas du stand d'Erwan Germain se trouve celui de Frédéric Tenier. « Je place les gros poissons aux coins de mon étal, c'est là qu'il y a le plus de passage. Les crevettes, je les mets à côté de la balance, cela incite les gens à en acheter. »….

Le 12 septembre 2010

Le dernier poissonnier du canton savinois (Sud-Ouest)

Parmi les espèces en voie de disparition, on compte beaucoup de poissons mais, à bien y regarder, si l'on sort la tête de l'eau, on constate que les poissonniers sont, eux aussi, devenus rares. En Pays savinois, Vincent Delale est le seul poissonnier installé sur l'ensemble du canton. « Il y a, bien entendu, mes confrères qui assurent - tous les samedis - une présence sur le marché de Saint-Savinien, souligne-t-il, mais il est vrai que je suis le seul à tenir, ou plutôt à maintenir ici une poissonnerie. »

De la criée au consommateur - Originaire de Charente-Maritime, Vincent Delale est né dans les vignes mais c'est pourtant vers l'océan qu'il a très vite tourné le regard. Petit, il pêchait des anguilles qu'il revendait dans les restaurants pour se faire de l'argent de poche ; plus grand, le voilà derrière l'étal d'une poissonnerie. Installée à Saint-Savinien depuis quatre ans déjà, la poissonnerie Delale n'a de cesse de proposer des produits de qualité. Il faut dire que Vincent ne ménage pas ses efforts : « Je suis à la criée de la Cotinière dès 5 heures du matin pour faire mes achats du jour, je charge le poisson et la glace, puis je prends la route direction la boutique, j'installe la marchandise sur le banc de glace et suis prêt à accueillir mes clients. »…. Vincent Delale s'est doté d'un site Internet : www.poissonnerie-delale.com.

Le 29 septembre 2010

Le marché de Beaumont s'étoffe avec l'arrivée d'un poissonnier d'Étaples (Voix du Nord)

C'est une aubaine pour les habitants de Beaumont (et pour tous ceux qui travaillent sur la zone commerciale toute proche). Leur marché qui s'était résumé longtemps à un seul commerçant voit sa fréquentation augmenter depuis quelques temps. En plus des fruits et légumes, on trouve régulièrement des vêtements et un bazar. Dernier arrivé, un poissonnier qui vient d'Étaples et qui s'approvisionne directement au bateau du... mari de sa soeur.

Lucie Sergent est diplômée dans le secteur commercial mais elle rêvait de créer son entreprise. Restait cependant à trouver dans quel domaine ? De discussion en discussion avec son mari, marin pêcheur, l'idée est apparue de commercialiser une partie du poisson que celui-ci rapporte avec son bateau, « Dieu a bien fait », un 25 m avec six marins à bord et qui est amarré à Étaples. Ouvrir une poissonnerie était impossible en raison du coût. Restait donc l'idée de faire les marchés. Il se trouve que le beau-frère, Vincent Margollé, est un ancien marin. Il avait quitté son métier pour passer un BEP en poissonnerie et exerçait depuis trois ans au Touquet.

Micro-entreprise - L'idée de créer une micro-entreprise s'est alors imposée, au mois de décembre. Un atelier a été installé dans la maison de Lucie Sergent. Celle-ci peut vendre du poisson mais il faut un BEP poissonnerie pour le « travailler », justement la spécialité de Vincent Margollé. Tous les deux sillonnent les routes du littoral depuis plusieurs mois, vendant leurs produits sur les marchés d'Audruicq, Montreuil, Étaples, Boulogne. En saison estivale ils vont à Stella le dimanche. Mais ils n'avaient jusqu'alors rien pour le jeudi. Renseignements pris, ils se sont décidés pour le marché d'Hénin-Beaumont qu'un quiproquo leur a fait croire se dérouler le jeudi. Le véhicule est donc arrivé cet été un jeudi matin à Hénin-Beaumont où il n'y a forcément pas de marché. Les commerçants apprennent alors qu'il en existe un à Beaumont, juste à côté. Pour ne pas être venus pour rien, ils décident de s'y installer. Et c'est la surprise, les clients sont au rendez-vous. Ils ont donc gardé ce marché dans leur planning.

Directement du bateau - « Nous sommes des artisans », expliquent Lucie et Vincent qui apprécient le contact avec les gens qui leur fait oublier les kilomètres parcourus. « On leur fait connaître nos produits », explique Vincent, fier de montrer les filets de poisson qu'il propose sur son étal, principalement du turbot ou du barbu. Mais il travaille aussi à la demande. La spécialité de cette poissonnerie est la Saint-Jacques puisque le bateau en pêche pendant six mois, le reste de l'année étant consacré aux poissons plats. L'affaire se développe pour le plus grand plaisir de ses créateurs. Et si c'était à refaire, « on le refait sans hésiter, répondent-ils. De toute façon on n'a pas pris beaucoup de risques car nous étions sûrs de la qualité de nos produits. Nous n'avons pas de poissons d'importation comme certains. Et quand je n'ai plus assez de filets de poisson sur l'étal, je puise dans le camion réfrigéré et je le prépare devant le client », souligne Vincent Margollé.

Les poissonniers prennent aussi quelques sacs de moules pour leurs clients…..

Le 2 octobre 2010 : Poissonnier pour 37000 euros

Gironde : Un nouvel étal (Sud-Ouest)

Mathias Pascaud, 29 ans, sera papa d'un petit garçon dans un mois. Originaire de Talais où réside sa famille, ancien pêcheur professionnel embarqué à Arcachon, puis chômeur pendant un an, il a décidé de prendre son destin en main et de créer sa propre entreprise commerciale de vente de poissons sur les marchés de la région.

Depuis un mois, chaque dimanche matin, on peut le retrouver sur la place du Grand-Chêne au Verdon. Sur son étalage, outre des poissons, il vend des coquillages, des crustacés, des fruits de mer. « à la demande, je prépare des plateaux de fruits de mer. Je peux aussi faire les livraisons », propose-t-il. Sa banque l'a joué gagnant puisqu'elle lui a avancé les 37 000 euros nécessaires pour son installation, dont 13 000 euros pour l'étalage, 13 000 euros pour le véhicule réfrigéré et 5 000 euros pour la machine à glace. Riche… de courage et de jeunesse, conscient de ses futures responsabilités, il projette à court terme de compléter par une indispensable chambre froide et un laboratoire. « Sans me vanter, je fais la meilleure soupe de poissons du Nord-Médoc » sourit-il. Encore lui faut-il les installations nécessaires pour obtenir l'agrément. Pour procéder dans un ordre logique, il lui faudra d'abord trouver la maison individuelle qu'il recherche actuellement. « Je commence à me faire une clientèle et je compte sur les fêtes de fin d'année pour l'élargir », espère-t-il. Mathias Pascaud est présent le dimanche matin au Verdon, le mercredi à Sainte-Eulalie, le jeudi matin devant l'épicerie de Jau- Dignac- Loirac et le vendredi matin au marché de Naujac. Pour les commandes : 06 58 63 46 23.

Le 7 octobre 2010

Mirande : Du poisson frais aux halles (Sud-Ouest)

Le marché du lundi compte désormais un commerce de plus sous l'enseigne L'île aux poissons. Bernard Jangrin et son épouse Martine, installés à Auch dans leur boutique et sur les marchés de la ville proposent désormais leurs services aux Mirandais. Une arrivée due au hasard, raconte Bernard Jangrin, « nous sommes venus sur Mirande un lundi et nous sommes naturellement passés par la halle. Un lieu superbe, parfaitement aménagé, comme il en existe peu pour les marchés et j'ai été très étonné de ne pas y voir de poissonnerie. C'était il y a deux mois et notre décision a été très rapidement prise. » Bernard est un pro de la vieille garde : « 41 ans de métier derrière moi et dans toute la mesure du possible nous garnissons l'étal au rythme de la pêche et des saisons évitant autant que possible les poissons d'élevage ». Sur commande les Mirandais pourront aussi bénéficier de plats cuisinés préparés dans sa boutique auscitaine.

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Le 29 octobre 2010

Carquefou (44) - Le poisson fait son retour aux halles (Ouest France)

Bonne nouvelle pour tous ceux qui n'osaient plus y croire : une nouvelle poissonnerie vient de s'ouvrir aux Halles. À la tête des Douceurs de l'océan, Marina Piraud et Virginie Guilbaud ont déjà pignon sur rue, boulevard de l'Égalité, à Nantes. Ces passionnées des produits de la mer et de leurs déclinaisons se sont formées pour l'une à Etel et pour l'autre au Min (marché d'intérêt national). « Tartare d'algues, salade de crabe (avec de la véritable chaire de crabe), brandade de morue : nous proposons différentes préparations, du fait maison exclusivement », expliquent les poissonnières. Une farandole de petits plaisirs qui côtoie l'étal coloré des poissons tout frais pêchés : « Le poisson vient pour l'essentiel de l'Île d'Yeu et nous est livré par les pêcheurs. Mais nous pouvons aussi aller le chercher à la criée. Tout dépend. Seul le saumon est d'élevage, mais attention c'est un saumon d'Isigny, élevé en Normandie et pêché pour nous à la commande ». Le chaland ne manquera pas non plus les superbes coquilles Saint-Jacques « Des saint-jacques en provenance d'Erquy. » Ouvert tous les matins du mardi au dimanche, de 8 h 30 à 13 h 30.

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Le 20 novembre 2010

Lanvollon (Côte d’Armor) : Dominique Le Guilloux, poissonnière sur le marché depuis 1983 (Ouest France)

8 h, tous les vendredis matin, jour du marché à Lanvollon, Dominique Le Guilloux arrive de Paimpol, au volant de sa camionnette. Elle s'installe sur la place du Martray pour vendre du poisson.

C'est la première boutique que l'on rencontre en venant de la rue du Commerce.

Trente ans de marché

Une boutique ? C'est plutôt un parasol et quelques tréteaux ! Annick, de Lanvollon, est une cliente fidèle. Elle ne tarit pas d'éloges à propos du poisson de Dominique Le Guilloux : « Elle a du poisson bien frais. Du vrai poisson, du poisson sauvage, de saison. Ce n'est pas de l'élevage. Regardez ce bar de ligne, vraiment c'est du très, très beau. »…

Voici Henri et Chantal, de Pludual. Eux aussi, connaissent Dominique depuis toujours : « Elle a des beaux homards ! » souligne Chantal. Aujourd'hui, ils repartent avec des coquilles Saint-Jacques et un bar de ligne….

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Le 9 décembre 2010

Boulogne-sur-Mer : Tiens, on est jeudi, le jour du poisson : rencontre avec deux professionnels (La Voix du Nord)

Chez les Ducrocq père et fils, on se décarcasse pour vous proposer du poisson de qualité. Chaque jeudi, au « petit marché » de la place du Maréchal-Lyautey, on trouve Jean-Michel Ducrocq (le père) et Tristan (le fils). ... Ils tiennent l'une des deux poissonneries du marché. Ils habitent Boulogne-sur-Mer, ce qui est pratique pour acheter le poisson mais beaucoup moins pour rejoindre Lille, Roubaix, Douai et Mons-en-Baroeul où se trouve leur clientèle. Il faut compter plus de 1000 km de trajet chaque semaine.

Bernadette, une cliente, vient ici tous les jeudis. Aujourd'hui elle a lancé son dévolu sur une tranche de saumon sauvage. « Tous mes poissons proviennent de la pêche artisanale, précise Jean-Michel. Je ne vends que des poissons sauvages, que ce soit du saumon, du bar ou du cabillaud. C'est volontaire. J'essaie de proposer à mes clients une offre différente de celle des supermarchés. » - « J'habite Saint-Maurice Pellevoisin, enchaîne Bernadette. Il y avait un merveilleux poissonnier, rue du Faubourg-de-Roubaix, qui était l'un des derniers de l'agglomération. Dernièrement, il a fermé. Ici, je retrouve la même qualité. C'est pour cette raison que, chaque jeudi, je me rends à Mons-en-Baroeul. Le prix reste abordable et j'en profite pour acheter mes légumes et tout ce dont j'ai besoin.

» Jean-Michel vit dans le poisson depuis toujours : de la manutention sur les quais à l'emballage du transport frigorifique international à la création, en 2005, de sa propre entreprise il n'a jamais quitté le milieu. « Je connais beaucoup de monde à Boulogne, explique-t-il. J'achète directement sur le quai. Je propose, de semaine en semaine, des produits différents en fonction des prix du marché qui fluctuent de jour en jour. C'est ma manière de serrer les prix. Ce que je vends ici, je l'ai acheté la veille. Cela réduit à trois jours le délai entre le moment où le poisson est pêché et celui où il est consommé. J'ai choisi une filière différente de celle de la pêche industrielle !....

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