dimanche 14 décembre 2008

Trop de zones marines protégées pourraient nuire aux communautés rurales, avertit le Seafish au Royaume-Uni

Les aires marines protégées (AMP) ne sont pas les seules réponses à une protection durable de l'environnement marin. Et trop de zones de protection pourraient mettre en danger l'économie et les compétences des zones rurales qui ne seront pas facilement remplacées.

Philip MacMullen, Responsable "Environnement" à Seafish, administration des pêches au Royaume-Uni, vient de réagir à un appel de l'organisation de défense des droits humains "The Co-opérative" qui demande que 30 % des mers autour des îles britanniques deviennent d'ici 2020 des réserves marines afin que l'écosystème marin se reconstitue après "des décennies de destruction des habitats et de surpêche."

"The Co-opérative" a lancé une campagne "Des Réserves Marines Maintenant" en partenariat avec la Société de Conservation Marine (MCS), mais M. Mac Mullen leur dit : "nous nous trompons si nous croyons qu'en appliquant une mesure aussi disproportionnée soit suffisante pour règler les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Et il ajoute : "Nous pensons que les Zones de protection Marine (MCZs) ne sont qu'une des réponses pour créer un environnement marin durable. Une trop grande proportion de MCZS risquerait de mettre en danger les économies rurales et les compétences de ces zones."

Selon lui, les autres réponses sont :

  • "Encourager et développer les pratiques responsables de pêche qui sont de plus en plus adoptées par les pêcheurs, soit volontairement, soit dans le cadre du nouveau plan de gestion de l'effort de pêche."
  • "Avant tout, arrêter les pratiques destructrices et limiter les rejets. Seafish est activement engagé aux côtés des pêcheurs et des industriels de la filière dans cette voie de diminution des gaspillages."

Mac Mullen explique que la campagne de "The Co-operative" crée une certaine confusion dans l'esprit du grand public quant aux capacités des réserves marines pour répondre aux problèmes. "Nous reconnaissons tous que les mers ou plus précisemment les écosystèmes marins doivent être mieux gérés, mais nous devons être capables de bien identifier les problèmes afin d'apporter les réponses les mieux adaptées à chaque site. Sans objectifs raisonnables, il est impossible de rédiger des dispositions précises de gestion.

"Des déclarations qui appellent à sauvegarder un pourcentage de l'océan sans expliquer le pourquoi et le comment, ne mènent à rien sans l'engagement des parties prenantes principales (ndlr pêcheurs et industriels de la filière) dans le processus."
Source : Fishnewseu.com

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