mercredi 1 octobre 2008

La crise des océans: le capitalisme et la dégradation des écosystèmes marins

Malgré les avertissements de l'imminence de l'effondrement des stocks de poisson, la crise océanique n'a fait qu'empirer. Une équipe de scientifiques a analysé l'impact de dix-sept facteurs anthropiques (par exemple, la pollution organique liée aux effluents agricoles, la surpêche, les émissions de dioxyde de carbone, etc) sur les écosystèmes marins. Les conclusions sont claires : aucune zone de l'océan mondial n'est épargnée par l'influence de l'homme, et plus de 40% des écosystèmes marins sont fortement touchés par de multiples causes. Les mers polaires sont sur le point de connaître des changements significatifs. Les récifs coralliens et les plateaux continentaux ont subi de graves dégradations. En outre, l'océan mondial joue un rôle crucial dans le cycle du carbone, il absorbe environ un tiers à la moitié du dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère. L'augmentation de dioxyde de carbone induit une élévation de la température des océans et une baisse du pH des eaux de surface - ce qui les rend plus acide perturbant ainsi la croissance du plancton et des récifs coralliens.
Les analyses scientifiques montrent une évolution parallèle des activités humaines et de l'environnement marin au cours de l'ère industrielle capitaliste. Les problèmes environnementaux spécifiques à l'océan ne peuvent être dissociés de ces activités, et leur correction en dépendra. Cette crise écologique est liée à la prédominance du capitalisme dans l'exploitation des ressources halieutiques avec comme seul but, le profit. Ici, nous examinerons les effets du libéralisme sur les océans : (a) examiner les causes anthropiques de l'épuisement des stocks de poissons, (b) détailler les conséquences écologiques de la production capitaliste en cours par rapport à l'environnement océanique, et (c) mettre en évidence les contradictions écologiques de l'aquaculture industrielle.
Brett CLARK et Rebecca CLAUSEN
Texte complet en anglais dans Monthly Review de juillet-août 2008

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