lundi 20 octobre 2008

Poissons de mer, huîtres et moules sont des aliments sans OGM

Courriel envoyé à l'association Vivre Sans OGM suite à la parution de sa liste de produits sans OGM en septembre 2008
Bonjour,
Dans la liste des produits sans OGM que vous conseillez, je constate pour les poissons un oubli de taille : les poissons sauvages capturés en mer par les pêcheurs. Vous n'indiquez que des poissons d'élevage (truite, saumon, bar, daurade royale, turbot) ainsi que crevettes (d'élevage ?) et produits transformés (saumon et truite fumés) issus aussi de l'aquaculture (à l'exception de filets de saumon sauvage d'Amérique du Nord de Labeyrie). Pourquoi n'avoir indiqué que des poissons d'élevage et ne pas parler des poissons sauvages pourtant à la base de l'alimentation des poissons élevés. Par exemple : qu'il soit bio ou non, un saumon de 2 kg consomme l'équivalent de 10 à 12 kg de poissons de mer sauvages (hareng, chinchard, maquereau, anchois, sardine,...).
D'autre part, pourquoi ne pas indiquer dans votre liste, les huîtres et les moules élevées naturellement (sans apport d'aliments OGM) ; elles se nourrissent de phytoplancton.

Pour conclure, en omettant dans votre liste, les produits de la pêche (merlu, lotte, sardine, maquereau, maigre, langoustine, etc, etc) et les produits de la conchyliculture (huître, moule) qui proviennent encore pour une grande partie d'entreprises familiales de nos régions côtières françaises, vous risquez de favoriser les produits de la pisciculture qui proviennent en grande partie de grands groupes français et surtout multinationaux. L'élevage de saumon est controlé par une trentaine d'entreprises dans le monde, la plupart des multinationales cotés en bourse comme Marine Harvest, Cermaq, Aquachile, AntarChile, Cook aquaculture, Marine Farm, Invertec group,...). Nos grands groupes de la distribution se fournissent dans ces grands groupes de l'aquaculture et non pas auprès des petites piscicultures qui produisent elles des truites ou des saumons vraiment "bio" en pratique et dans l'esprit.
Actuellement, aux USA, il y a un débat autour du saumon (bio et sauvage) voir le site : http://www.puresalmon.org/. Certaines organisations environnementalistes et de pêcheurs demandent un moratoire à la salmoniculture au Chili (2ième producteur mondial) et au Canada (3ième producteur).
Pour plus d'infos vous pouvez me contacter
A bientôt
Philippe FAVRELIERE

Informations complémentaires :

Le 23 octobre 2009

Adoption de l’étiquetage sans OGM par des groupements fermiers (Agro-alimentaire)
Pour les consommateurs, la loi européenne sur l’étiquetage de la présence ou non d’OGM dans un produit était incompréhensible, voire ridicule. L’affichage de la présence d’OGM dans les produits transformés contenant plus de 0,9% d’OGM est obligatoire, mais ne l’est pas pour les produits provenant d’animaux nourris avec des aliments contenant de l’OGM. Ainsi, les représentants des Fermiers de Loué, du Porc de la Sarthe et du Bœuf fermier du Maine ont dévoilé à la presse le 23 juillet dernier leur nouvelle étiquette commune « sans OGM », avec la mention « nourri sans utilisation d’OGM ».
Cette étiquette est là pour informer avant tout le consommateur, mais sert aussi à véhiculer les positions et montrer les efforts qu’a accompli la filière, indique les groupements. A noter que ce genre d’étiquetage était auparavant interdit et n’a pu être appliqué qu’après l’avis favorable sur l’étiquetage de l’absence d’OGM dans l’alimentation des bêtes, rendu par le CNC le 19 mai dernier. Outre les trois groupements fermiers, d’autres filières se disent aussi à l’origine de cette démarche, et d’autres ne tarderont pas à y adhérer. Pour les volailles, les éleveurs qui veulent adhérer n’auront besoin que de six mois pour adapter leurs exploitations aux exigences du label, indique Yves de la Fouchardière. Toutefois, il faut rappeler que cet étiquetage ne fait pas l’unanimité au sein de la filière… question de coût.

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