dimanche 26 octobre 2008

Chinook ou l'acharnement d'un peuple à défendre ses racines à travers le saumon

Comment expliquer l'acharnement de la société civile et des communautés de pêcheurs à défendre son saumon sauvage devant l'avancée irrésistible des salmonicultures au pays du Chinook et du Sockeye son cousin ?

Il faut probablement remonter dans l'histoire de la colonisation européenne de cette région de Colombie Britannique (Canada) où les peuples autochtones avant leur soumission avaient bati tout une culture autour du saumon. Avec la reconnaissance des droits de pêche pour ces peuples autochtones par la Cour Suprême du Canada en 1990, le saumon redevenait le totem de la côte Est du Pacifique.

"Les premières Nations sont responsables de la conservation, de la protection et de la réhabilitation des écosystèmes, des ressources de poisson et de leur habitat. Cette responsabilité de protection de la Terre nous vient du Créateur. Nous avons des liens spirituels, culturels et historiques avec toutes les ressources de la pêche, et tout particulièrement avec le saumon. Les Musqueam sont un peuple antique et leurs ancêtres ont vécu près de l'embouchure de la rivière Fraser pendant des milliers d'années. Les Musqueam ont toujours pêché le saumon dans cette rivière et les nombreux petits ruisseaux qui coulent en bas des collines où se trouve maintenant Vancouver, et leur économie s'est toujours appuyée sur la pêche. En plus du saumon, nos ancêtres récoltaient des coquillages sur les côtes de Stanley Park, de Bowen island et de Boundary Bay. Ils capturaient aussi l'esturgeon, le hareng,..."
(Suite.... Musqueam fisheries)

Cette amour pour le saumon est retransmis dans les sites internet notamment celui de l'histoire de l'entreprise BC Packers

Le 3 septembre 2010

L'Assemblée des Premières Nations appuie les Premières Nations de la Colombie-Britannique en réclamant des consultations en bonne et due forme sur la réglementation provinciale proposée en matière d'aquaculture

OTTAWA, le 3 sept. /CNW/ - Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo, et la Chef régionale de l'APN en Colombie-Britannique, Jody Wilson-Raybould, ont lancé aujourd'hui un appel au ministère des Pêches et des Océans dans le but de s'assurer que le nouveau projet de règlement sur l'aquaculture répondra aux besoins de toutes les parties intéressées et qu'il fera l'objet d'une étroite collaboration avec les Premières Nations, de manière à ce que celles-ci aient l'occasion de jouer un rôle actif et tangible dans l'élaboration de la nouvelle réglementation.

« Je suis très inquiet de constater que le ministère des Pêches et des Océans n'a accordé qu'une journée de discussions aux Premières Nations de la Colombie-Britannique depuis que le projet de règlement a été rendu public, la date limite de présentation des commentaires approchant à grands pas », a fait savoir le Chef national Atleo. « Cette réglementation contribuera à établir de nouvelles normes de gestion du secteur de l'aquaculture en Colombie-Britannique, ce qui touchera de nombreux membres des Premières Nations. Comme les Premières Nations sont des acteurs clés dans ce dossier et qu'elles ont des droits autochtones et des droits aux ressources uniques, il est capital d'entamer avec elles un dialogue constructif et authentique. L'APN appuie les Premières Nations de la Colombie-Britannique qui réclament des pourparlers immédiats avec les gouvernements provincial et fédéral, dans une optique collaborative. »

Le 10 juillet 2010, le ministère des Pêches et des Océans a rendu public le projet de réglementation intitulé Règlement du Pacifique sur l'aquaculture. La date limite de présentation des commentaires et des observations relativement à ce règlement est le 8 septembre, et les Premières Nations n'ont pas eu l'occasion de fournir les leurs de façon éclairée. L'APN a réclamé une réunion urgente avec l'honorable Gail Shea, ministre des Pêches et des Océans, dans le but de discuter de l'établissement d'une meilleure relation de travail avec les Premières Nations de la Colombie-Britannique dans le cadre d'un processus conjoint sur la mise en œuvre des règlements et des initiatives de réforme dans le secteur de l'aquaculture.

« Je me permets d'insister sur la nécessité de mener des consultations significatives auprès des Premières Nations et de faire preuve d'accommodement quant aux activités ayant une incidence sur leurs droits et leurs territoires », a déclaré la Chef régionale de l'APN en Colombie-Britannique, Jody Wilson-Raybould. « Cette façon de faire, en plus d'être la plus convenable, favorisera la planification stratégique, la coordination et la responsabilisation dans la gestion de l'aquaculture. La réforme de l'aquaculture est porteuse de nombreux défis, et les Premières Nations souhaitent trouver un juste milieu entre la prospérité économique et l'adoption de pratiques durables et écologiques. Les Premières Nations qui comptent sur les ressources halieutiques seront touchées par ces nouveaux règlements pendant des siècles. Par conséquent, nous devons prendre le temps nécessaire pour les mettre en œuvre de façon adéquate. »

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada

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